René Verney un médecin normand dans la grande guerre (43e RAC, 74e et 24e RI)

René Verney un médecin normand dans la Grande Guerre

par Antoine Verney

Contact avec l'auteur possible via l'onglet situé dans la partie supérieure (questions - observations - échanges d'information - transmissions des clichés en HD...)

 

 

Blog consacré à la présentation de l’« Album de la guerre européenne »

constitué par René Verney (Quettehou 1881 – Littry 1958) 

Album

L'Album de la guerre européenne, est un document inédit d'origine familiale renfermant 650 clichés originaux annotés et classés chronologiquement par le docteur René Verney au sortir de la Première Guerre mondiale.

Par la volonté de son auteur, l’album possède une dimension collective, se présentant comme le témoignage du parcours non pas d’un homme mais d’un groupe, particulièrement le 3e groupe du 43e régiment d’artillerie de campagne et ce en raison même de la durée de son affectation dans cette unité (août 1914 - février 1918). On constate que le même esprit anime la dernière période au cours de laquelle il est successivement versé dans les 74e et 24e régiments d’infanterie (respectivement de mars à mai 1918 et de juin 1918 à février 1919).

Afin de rendre les photographies intelligibles, nous avons entrepris de les contextualiser de manière la plus documentée possible.  Ce travail rédactionnel inédit que nous avons intitulé la Restitution du  journal de marche de René Verney se décompose douze chapitres consacrés aux différentes campagnes auxquelles il a pris part.

Chaque cliché y est reproduit en haute définition recalibré en contraste et luminosité, et replacé dans son contexte à partir de la lecture croisée des journaux de marches et opérations régimentaires (JMO), désormais accessibles en ligne grâce au travail conjoint de la direction de la Mémoire, du Patrimoine et des Archives du ministère de la Défense et du Service historique de la Défense*. 

 

Restitution du journal de marche R. Verney

 

I - Mobilisation, Campagne de Belgique et Bataille de la Marne 1er août - 12 septembre 1914

II - Front de l’Aisne - 13 septembre 1914 – 22 Mai 1915

III - Front d’Artois 23 mai – 25 octobre 1915

IV - Front de la Somme - 25 octobre 1915 – 28 mars 1916

V - Verdun 29 mars – 20 juin 1916

VI - Les Eparges 22 juin 1916 – 27 mars 1917

VII - Chemin des Dames 28 mars – 1er septembre 1917

VIII - Secteur de Saint-Quentin 2 septembre  1917 – 17janvier 1918

IX - Secteur de Champagne 18 janvier – 20 juin 1918

X - Offensive sur l’Aronde et le Matz 21 juin – 8 septembre 1918

XI - Offensive sur l’Aisne – Sissonne 9 septembre – 11 novembre 1918

XII - Armistice - Occupation du Palatinat 12 novembre 1918 – février 1919

 

Carto Journal de marche 1914-1919

Ce blog dispose de deux index, le premier consacré aux noms de lieux cités dans les légendes des photographies (ici, lien vers l'index des noms de lieux), le second aux noms de personnes figurant dans ces mêmes légendes (ici, lien vers l'index illustré des noms de personnes). Afin de faciliter les recherches, noms de lieux et de personnes constituent autant de Tags associés aux photographies, permettant ainsi de les regrouper thématiquement.

La documentation étant particulièrement riche pour le 43e régiment d'artillerie de campage, nous avons choisi de lui consacrer une page particulière. On y trouve des informations générales sur le régiment et sa composition durant tout le conflit, et pour le 3e groupe, sur l'organisation et les missions dévolues à son service médical ainsi qu'un index nominatif des pertes (morts pour la France, disparus et blessés) réalisé d'après les JMO régimentaires.

 

Ici, lien vers la Présentation du 43e RAC avec relevé des pertes du 3e groupe

Album R. Verney p.039 droite bas

Bois de Gernicourt (Aisne) mars 1915.

Lampe et panoplie  faites à la 9e batterie du 43e RAC avec des projectiles boches (p. 39) 

Aperçu du parcours militaire de René Verney

René Verney, issu d'une famille d'agriculteurs est né à Quettehou (Manche) en 1881. Après un parcours scolaire à Montebourg puis Cherbourg, jeune bachelier de 19 ans, il devance l’appel de la Classe 1901, subdivision de Cherbourg matricule 1223 (registre p.220), par un engagement volontaire effectué à Cherbourg le 12 novembre 1900 dans le 25e régiment d’infanterie. Dispensé au 2/3, il est mis en congé le 21 septembre 1901. 

1900 René Verney Soldat de 2e classe 25e RI Cherbourg (19 ans)

René Verney soldat 2e classe 25e RI, Cherbourg 1900-1901

Dégagé des obligations militaires, il entame ses études de médecine à l’université de Rennes pendant deux ans (1901-1903) et accomplit une première période d’exercices militaires du 11 août au 7 septembre 1903 avant de poursuivre son cursus à Paris (1903-1908). Le 22 août 1905, bénéficiant de quatre inscriptions, il est nommé médecin auxiliaire de réserve.

En octobre 1908 il s’installe comme médecin à Littry (Calvados). Il est parallèlement nommé le 5 juillet 1909 médecin aide-major de 2e classe de la réserve (3eme région militaire).

1909-1913 René Verney Médecin aide-major 2e classe

René Verney en uniforme de médecin aide-major 2e classe (vers 1909-1913)

Du 25 août au 17 septembre 1913, il accomplit une seconde période d’exercices au 119e régiment d’infanterie (casernement  quartier Delaunay à Lisieux) à l’issue de laquelle il est nommé médecin aide-major de 1ère classe de la réserve le 29 décembre 1913. Il est enfin affecté dans ce grade le 18 avril 1914 au 3e groupe du 43e Régiment d’Artillerie de campagne.

Célibataire de 33 ans lors de la mobilisation, il quitte son cabinet de Littry et arrive au corps  du 43e RAC, le 2 août 1914 caserne Decaen, à Caen.  Du 2 août 1914 au 14 mars 1918 il participe à toutes les opérations dans lesquelles est engagé le 3e groupe du 43e Régiment d’Artillerie de campagne.

1915 vers René Verney Médecin Aide-Major 1ère classe 43e RAC 3e Groupe (34 ans)

René Verney médecin aide-major 1ère classe, 43e RAC, été 1916

Le 14 mars 1918, il est affecté au même grade, au 74e Régiment d’infanterie 2e Bataillon. 

Nommé le 23 mai 1918 Médecin Major de 2e classe, il est affecté le 25 mai 1918 au 24e Régiment d’infanterie en tant que Médecin chef de service. C’est dans ce grade et cette affectation qu’il reçoit son congé de démobilisation le 23 février 1919 (durée du service : 4 ans, 6 mois et 21 jours).

1918 René Verney Médecin Major 2e classe 74e ou 24e RI (37 ans)

René Verney, médecin major 2e classe 1918

Dès la fin du conflit  il regagne son cabinet de Littry, se marie en 1921, son fils Jean prenant sa succession à partir du 1er janvier 1951. Il décède en 1958 à Littry (aujourd'hui Le Molay-Littry), commune dont il est le maire pendant une trentaine d'années de 1920 à 1945 puis de 1952 à 1957.

En 1921, il est fait chevalier de la légion d’honneur par promotion exceptionnelle de la commission Fayolle au regard des distinctions reçues au cours du conflit (4 citations : 2 à l’ordre du régiment,1 de la division, 1 du corps d’armée). En 1953 il est élevé au grade d'officier de la légion d'honneur.

Voir la suite

L'album, la Restitution du journal de marche, le site

 

 *Journaux des marches et opérations (JMO) Ministère de la défense, direction de la Mémoire du Patrimoine et des Archives (DMPA), en partenariat avec le Service historique de la Défense (SHD) consultables sur : memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr :

-5e DI artillerie divisionnaire : Mémoire des Hommes (SHD) 26 N/ 270/1 et 2 (1er janvier 1917 - 31 décembre 1918)

-5e DI Service de santé : Mémoire des Hommes (SHD) 26 N/ 270/11 à 20 (5 août 1914 - 19 juillet 1918)

-43e RAC : Mémoire des Hommes (SHD) 26 N 980/1 à 5 (2 août 1914 - 31 décembre 1916 et 11 février 1917 - 31 décembre 1918)

-3e groupe du43e RAC : Mémoire des Hommes (SHD) 26 N 980/22 à 24 (7 août 1914 - 31 décembre 1917)

-3e groupe du43e RAC 7 e batterie : Mémoire des Hommes (SHD) 26 N 982/8 à 11 (7 août 1914 - 30 septembre 1918)

-3e groupe du43e RAC  8e batterie : Mémoire des Hommes (SHD) 26 N 982/13 à 18 (7 août 1914 - 31 décembre 1918)

- 3e groupe du43e RAC 9e batterie : Mémoire des Hommes (SHD) 26 N 983/1 à 4 (2 août 1914 - 31 décembre 1918)   

-24e RI : Mémoire des Hommes (SHD) 26 N 599/7 (1er janvier 1918 - 20 octobre 1919)

-6e DI Services de santé : Mémoire des Hommes (SHD) 26 N 275/4 et 5 (1er janvier 1918 – 2 août 1919)

-74e RI : Mémoire des Hommes (SHD) 26 N 660/16 (1er janvier 1918 – 31 décembre 1919)

 


30 novembre 2016

L'hymne du 43ème d’Artillerie

 

Nous devons la connaissance de cet hymne inédit à Robert Mary Victor TRONSSON (Lisieux 1893 – Bayeux 1949), maréchal des logis au 43e RAC, 3e groupe, 9e batterie (voir sa notice biographique dans l'Index des noms de personnes). Il en a recueilli les paroles dans son Carnet de route (1er août 1914 – 16 février 1916) : document inédit en cours de transcription, amicalement mis à disposition par son petit fils Thierry Grenier.

 

TRONSON

Album R. Verney p.032 gauche bas

Front de l'Aisne, hiver 1914-1915 Bois de Gernicourt (Aisne), 43e RAC, 1ere section de la 9e batterie (Album R. Verney p. 32)

Le maréchal des logis Robert Tronsson figure à l'extrème droite, bras croisés

Carnet de route de R. Tronsson Hymne du 43e RAC

  Carnet de route de Robert Tronsson : Hymne du 43e d'artillerie

 

 

Hymne du 43ème d’Artillerie

(Auteur anonyme sur l'air : Le Rêve passe*)

 

*Musique de Charles Helmer et G. Krier (Editions Paul Beucher 1906 - Paroles originales d’Armand Foucher)

 -Accéder ici à la version enregistrée par Bérard en 1909.

 -Accéder ici à la version enregistrée en 1909 par M. Dhaller, baryton, accompagné des choeurs et de la Musique de la Garde Républicaine.

 

1er couplet

Une sombre rumeur se répand sur la terre

Dans l’Europe soudain vient d’éclater la guerre

Dans l’air monte fétide une acre odeur de sang

Chacun vole au danger et l’on serre les rangs

Une aube de carnage à la frontière flamboie

Et nous voyons déjà le ciel bleu qui rougeoie

Allons braves soldats, sonnez le branle-bas

Des suprêmes combats !

 

Accourez tous aux accents de la Marseillaise

Marchons au feu sans peur affrontons la fournaise

Nos trois couleurs flottent aujourd’hui sur l’Alsace

C’est l’étendard de notre pays qui passe.

 

Ecoutez le tocsin

Frondant dans le lointain

Ce qu’on entend là bas

Est-ce un râle ? Est-ce un glas ?

Au milieu des hourras et des cris de souffrance

On guette l’horizon poindre la délivrance

Tenons-nous prêts pour le suprême assaut

Au Drapeau !

Au Drapreau !

 

Accourons tous aux accents de la Marseillaise

Marchons au feu vite affrontons la fournaise.

 

2ème couplet

Tous debout artilleurs du 43ème

Chacun vous suit des yeux  vous réclame et vous aime

Car vous portez en vous nos sublimes espoirs

Vous remplissez en cœur le plus grand des devoirs

Vous irez à Berlin au centre du royaume

Et vous éventrerez ce bandit de Guillaume

Car vous êtes des gars descendants de Barrat

Que l’on n’arrête pas.

 

C’est le salut c’est l’honneur et c’est l’espérance

C’est la grandeur c’est la revanche de la France

En chevauchant dans les airs les monts et les plaines

Nous reprendrons demain l’Alsace-Lorraine.

 

Et au son du tambour

Nous gagnerons Strasbourg

Nous franchirons le Rhin

Nous conquerrons Berlin !

Quand nous aurons broyé la race germanique

L’Univers tout entier voudra la République

Frères Lorrains le sort en est jeté

Liberté !

Liberté !

 

C’est le salut, c’est l’honneur et c’est l’espérance

C’est la grandeur la revanche de la France

C’est la paix c’est la gloire !

C’est le succès c’est  la victoire !

 

Signé : le Dépôt

 

Rouen - L'étendard du 43e Régiment d'artillerie Carte-photo (coll

L'étendard du 43e Régiment d'artillerie (carte-photo coll. Verney-grandeguerre)

Porte-étendard du 43e RAC (adjudant Bourgoin), entouré de sa garde (maréchaux des logis Gloeser et Thoury). Prise de vue réalisée à Rouen caserne Jeanne-d’Arc à l’issue de la cérémonie de présentation de l’étendard au régiment qui s’est déroulée sur l'esplanade du Champs de Mars le 17 juillet 1911. 

 Accéder ici à la page consacrée à la présentation du

43e Régiment d'artillerie de campagne (43e régiment d'artillerie)

 

 

03 novembre 2016

La 5e DI et la guerre des gaz 1914-1918

 

 

L'album de René Verney renferme un petit nombre de photographies permettant d'évoquer la lutte contre les gaz asphyxiants au sein de la 5e DI, à laquelle il est associé en tant que médecin régimentaire.

La lutte contre les gaz relève en effet de la direction du service de santé divisionnaire placé depuis le 2 août 1914 sous les ordres du Médecin-principal 2e classe Armynot-du-Châtelet, puis à partir du 26 février 1918 du Médecin major 1ere classe Vialet. La mise en contexte des clichés est ainsi favorisée par les informations contenues dans les JMO du service de santé de la 5e DI qui rendent plus précisément compte des dotations en moyens de protection, de la formation des troupes à leur usage, de l'organisation des secours apportés aux blessés et l'évaluation des pertes occasionnées par les intoxications (voir ci-dessous III : Rélévés des JMO du service de santé de la 5e DI).

On peut alors en suivre l'évolution depuis les premières dotations en équipement de protection perçues fin mai 1915 et les premières attaques au chlore par vagues dérivantes subies à Neuville-Saint-Vaast au cours de l'été, puis en 1916, la mise en place progressive d'une organisation structurée des positions et l'étroit encadrement de la formation des troupes, enfin, au cours de l'été 1917, l'organisation de l'évacuation des intoxiqués suivie, au printemps 1918, de la définition d'une thérapeutique d'urgence appliquée aux nombreux blessés dus, dans le secteur de Champagne, aux attaques par l'Ypérite ou gaz moutarde.

Il faut dans ce cadre, attendre les mois de juin et juillet 1917, suite aux premières évacuations et décés enregistrés dans le secteur du Chemin des Dames, pour que les intoxications soient intégrées par le service de santé divisionnaire aux relevés des pertes, permettant ainsi d'évaluer l'impact direct de la "guerre des gaz" sur l'état de santé des combattants.

 

 I

De l'Artois à la Champagne (mai 1915 - mai 1918)

 

Les premières mesures de protection contre les gaz asphyxiants prises par le service de santé divisionnaire ont lieu alors que les unités sont en position sur le Front d'Artois (mai-octobre 1915) : dès le 27 mai distribution de pochettes antiasphyxiantes aux régiments d'infanterie et le 8 juillet suivant, création d'un laboratoire d'analyse toxicologique des gaz rattaché au groupe des brancardiers divisionnaires.

Les clichés de l'album de René Verney complètent ici les informations livrées par le JMO du Service de santé, notamment sur les protections individuelles que les officiers du 3e groupe du 43e RAC perçoivent durant l'été. On peut ainsi identifier : des lunettes de divers types (cf. Album p. 83, 91), des pochettes porte-tampon (cf. Album p. 83), des cagoules et des masques (cf. Album p. 92), enfin des appareils respiratoires dont des appareil Draëger (cf. Album p.91). Si tampons et lunettes sont rapidement adoptés par les officiers dans leur panoplie de combat, la découverte des premiers appareils respiratoires, cagoules et masques donnent lieu, face à l'objectif, à des mises en scènes pittoresques.

Album R. Verney p.083 droite

Neuville-Saint-Vaast (Pas-de-Calais), La Targette, 9e batterie, juillet-octobre 1915 (p.83)

à gauche le lt Dommanget, à droite le cap. Berntzwiller avec, à leur ceinture, lunettes de protection et sachet pour tampon P2.

Album R. Verney p.092 bas droite

Neuville-Saint-Vaast (Pas-de-Calais), juilllet-octobre 1915 (p. 92)

à droite le lt Jean (muni d’une cagoule), à gauche le Dr Verney (muni d'un masque )

Album R. Verney p.091 gauche

Neuville-Saint-Vaast (Pas-de-Calais), juillet-octobre 1915 (p. 91)

lt Raguet muni d’un appareil Draëger [à droite le lt Jean muni d'un appareil photographique]

Album R. Verney p.091 droite

Neuville-Saint-Vaast (Pas-de-Calais), juillet-octobre 1915 (p. 91)

lt Jean muni d’un appareil Draëger

Album R. Verney p.091 centre

 Neuville-Saint-Vaast (Pas-de-Calais), juilllet-octobre 1915 (p. 91)

à gauche le Dr Verney équipé d'un appareil respiratoire, à droite le lt Jean muni d’un appareil Draëger

Un examen attentif des clichés de l'abum permet de souligner qu'aucun homme de troupe ne semble alors bénéficier d'équipement individuel de protection.

Ainsi, lorsque le 2 octobre 1915, le 3e groupe du 43e RAC est pour la première fois confronté à une attaque par gaz asphyxiants, il est rapporté dans le JMO régimentaire que ceux-ci "gênent considérablement le service des pièces notemment à la 7e batterie. Le Maître pointeur Samson téléphoniste, resté à son poste malgré les gaz asphyxiants est emporté évanoui. Le maréchal des logis Duchemin et le Maître pointeur Leharivel de la même batterie, restent seuls à servir une pièce. Tout le reste du personnel est incommodé au point de ne pouvoir faire son service. Les dépôts de munitions sont particulièrement envahis par les gaz. Lorsque le service des pièces devient possible, la batterie ne peut encore y pénétrer et va se ravitailler au dépôt de la 8e".

Heureusement, lors de cette attaque, aucune perte ne semble être à déplorer au sein du groupe d'artillerie, les relevés des pertes enregistrées par le service de santé divisisonnaire ne fait par ailleurs état d'aucun cas d'intoxication durant la présence de la 5e DI en Artois.

 

 

Au cours de la prise de positon de la 5e DI sur le Front de la Somme (octobre 1915 - mars 1916), le JMO du service de santé divisionnaire rend compte des tentatives d'organisation du secteur en matière de lutte contre les gaz, alors qu'aucun cliché de l'album n'illustre cet aspect des combats.

Il est confirmé dès le 4 novembre que le service de santé est chargé de la lutte contre les gaz asphyxiants. Dans ce cadre, la formation du personnel en constitue l'une des actions les plus marquantes, notamment par la mise en place dès le 1er décembre 1915 de conférences, exercices en atmosphère chlorée et exercices d'application des baillons.

Des difficultés d'approvisionnment en matériel de protection sont pourtant soulignées notamment pour la dotation des premières lignes en baquets destinés à la préparation de solutions d'hyposulfite de soude qui par imprégnation des tampons et couvertures protègent du chlore et du brome. Néanmoins, dès le 7 janvier 1916 est effectué le remplacement des tampons P2 par des masques TN protégeant du phosgène. Ainsi, lors de l'attaque aux "gaz lacrymogènes" signalée le 28 janvier 1916, la troupe est munie du nouveau masque TN, aucune perte par intoxication n'étant enregistrée. Dès le lendemain, des tampons P2 (matériel définitivement réformé le 6 mars), sont employés à la protection des populations civiles de Chuignes et Proyart (Somme).

 

Durant la période de prise de position de la 5e DI sur Verdun (mars - juin 1916) si aucun cliché de l'album ne peut être une nouvelle fois mis en rapport avec la lutte contre les intoxications, le service de santé divisionnaire semble alors n'avoir qu'une implication limitée en terme d'action, se concentrant sur l'équipement du fort de Souville, siège du GBD5. En matière d'évolution du matériel de protection, les JMO révèlent néanmoins le remplacement début avril 1916 des masques TN par des masques M2 alors que les troupes sont déjà en position.

 

La situation évolue radicalement lorsque la 5e DI prend position sur le secteur des Eparges (juin 1916 - mars 1917).

Un rapport détaillé daté du 13 août 1916 sur l'organisation contre les gaz, décrit très précisément les moyens de protection à disposition sur le secteur occupé par la 5e DI, démontrant que désormais, la lutte contre les intoxications est matériellement parfaitement structurée.

Le service de santé se concentre sur les équipements de protection individuelle (désormais les apparails Tissot complètent l'arsenal défensif, tous les hommes sont dotés de masques M2 conservés dans un étui métallique) et la formation des troupes (exercices très réguliers de mise en place rapide des masques, passages en atmosphère chlorée).

Album R. Verney p.136 gauche

Mouilly (Meuse), bois de l’hôpital Saint-Hyppolite, été 1916, p. 136

Dr Verney équipé de l'étui métallique de masque M2

L'étui métallique de masque à gaz M2 fait ainsi partie avant l'automne de l'équipement du medecin aide-major Verney, bien que ces étuis ne soient que très rarement présents sur les clichés pris au cours de cette période. Il faut attendre le 28 janvier 1917 pour qu'il soit fait pour la première fois allusion à leur distribution aux corps de troupe de la 5e division.

Les équipements de protection collectifs (signaux d'alerte, protection des abris, matériel de désinfection du terrain) relevent quant à eux du génie.

Album R. Verney p.140 gauche

Mouilly (Meuse), bois de l’hôpital Saint-Hyppolite, PC Calonne, Cloche de Mesnil-sous-les-côtes, été 1916 p. 140

Cette cloche d'église positionnée tranchée de Calonne près du poste de secours, est l'une des quatre cloches dont dispose le secteur des Eparges  pour répéter les signaux d'alerte aux gaz de l’avant (voir également : Album Valois BDIC VAL 210/050, VAL 210/049, VAL 210/052, VAL 210/051).

Aucune mesure particulière ne semble prévue pour l'évacuation des intoxiqués (voir le Plan du fonctionnement du service de santé en cas d'attaque rédigé en date du 17 juillet 1916 et le rapport relatif à l'organisation du service dans le secteur daté du 23 septembre 1916). Néanmoins, le 10 novembre des instructions spécifiques sont données pour la première fois aux personnels infirmier et brancardier sur les premiers soins à leur apporter.

 

Durant les premiers mois de la prise de position de la 5e DI sur le Chemin des Dames (mars-août 1917), l'entretien du matériel de protection, la formation et l'instruction des troupes se poursuit, mais les attaques de l'été au palite qui provoquent les premières pertes par intoxication, engage le service de santé à mettre en place des procédures d'évacuation spécifiques auxquelles répondent les premiers relevés des blessés et tués par gaz au sein des tableaux statistiques mensuels. Il seront désormais systématiques.

Alors que le 17 juin les postes de secours sont dotés de perles d'éther et de poudre d'épicéa "en vue de la thérapeutique des intoxications", le 29 juin 1917, sont relevées les premières pertes par intoxication au sein de la 5e DI (3 hommes du 74e dont décédé à l'ambulance). Le 18 juillet, un décompte particulier des intoxiqués (blessés et tués) apparait pour la première fois dans les relevés mensuels des pertes enregistrées par le médecin divisionnaire. Du 7 juin au 17 juillet 1917 c'est un total de 49 hommes intoxiqués au palite qui sont ainsi évacués (dont 43 pour le seul 74e RI) parmi lesquels 11 succombent au sein des formations sanitares divisionnaires (10 hommes du 74e RI et 1 du 274e RI), aucune perte par intoxication n'étant à déplorer en août.

Début juillet, on assiste à la distribution massive de masques Tissot petit modèle ainsi qu'à l'équipement des lits des ambulances de masques de protections. Parallèlement sont mises en place des procédures spécifiques d'évacuation alors que sont prévus les premiers exercices en chambre infectées au bromure de benzyle (cyclite). Une nouvelle fois rares sont les photographies permettant de révéler cet aspect des combats, le port de l'étui métallique de masque M2 sur quelques clichés en étant l'unique révélateur.

Album R. Verney p.151 gauche haut

Brenelle (Aisne), cabane des offciers de la 7e batterie, avril 1917, p. 151

à l'extrème droite le Dr Verney équipé de l'étui métallique de masque M2

 

Lorsque la 5e DI prend position sur le secteur de Saint-Quentin (septembre 1917-janvier 1918) le décompte des blessés et décédés par les gaz est désormais intégré aux relevés mensuels des pertes. Au sein de la 5e DI elles se limitent à cinq intoxications au 224e RI enregistrées le 13 décembre et considérées comme le résultat d’accidents survenus aux masques de protection.

Le service de santé a en effet poursuivi sa  lutte contre les intoxications par des mesures préventives. Dans chaque unité se déroulent ainsi par semaine : deux exercices d'application de maques ou de Tissot, une revue de masque et de Tissot ; et par mois : un exercice en atmosphère lacrymogène et deux marches d'entrainement avec masque de 1 à 3 km.

 

C'est sur le Front de Champagne (janvier-juin 1918), que René Verney,  désormais passé au 2e bataillon du 74e RI, est pour la première fois en mars 1918 confronté  à une attaque à l'ypérite (gaz moutarde) puissant vésicant utilisé pour la première fois le 12 juillet 1917 près d'Ypres. L'ypérite n’a pas besoin d’être inhalé, un simple contact provoquant des brûlures douleureuses de la peau et des muqueuses, des lésions irréversibles aux yeux et aux voies respiratoires. Dispersé en aérosol, son action perdure plusieurs semaines sur les surfaces contaminées, sa neutralisation devant être effectuée par épandage de chlorure de chaux.

L'attaque, qui se déroule du 20 au 24 mars 1918 sur le secteur de Souain (Marne), donne lieu à un rapport détaillé du médecin du service de santé de la 5e DI dans lequel il décrit les symptômes provoqués par les intoxications, la nature des gaz employés, les traitements de première urgence appliqués et les procédures de désinfection des secteurs touchés. Il y souligne la diversité des gaz utilisés qui intoxiquent 261 hommes au sein de la division, mais considère que lors de l’attaque, l’usage de l’ypérite est prédominant. La thérapeutique mise en place constitue essentiellement en des lavages et ingestions d'eau bicarbonatée, le nombre important de blessés s'expliquant d'après le chef du service de santé divisionnaire, par l’usage tardif qui a été fait des protections mises à la disposition des troupes.

Il convient de noter que, contrairement aux mois précédents au cours desquels une attention particulière était portée à la formation des hommes,  aucun exercice ou revue de masque ne paraît avoir été mis en place depuis le 25 janvier.

Si les évacuations d'intoxiqués et d'ypérités émaillent sporadiquement les relevés quotidiens des pertes du mois d'avril elles sont absentes des relevés de la première quinzaine du mois de mai, mais deux attaques l'une se déroulant pendant la relève de la nuit du 14 au 15 mai et la seconde dans la nuit du 27 au 28 mai provoquent de nouvelles pertes (une trentaine d'hommes Ypérités et une trentaines d'intoxiqués).

 

II

Epilogue

Médecin chef du 24e RI : la 6e DI et la guerre des gaz (juin - novembre 1918)

 

A partir du 1er juin 1918, R. Verney exerce les fonctions de médecin chef du 24e RI, alors en position dans le secteur de Sommepy-Tahure (Marne). Il quitte donc la 5e DI pour se mettre sous les ordres su médecin principal de 2e classe POUS, médecin divionnaire de la 6e DI. Ce dernier ne dresse aucun état des pertes par gaz dans ses états mensuels. Néanmoins, il  rédige des compte-rendus détaillés des deux attaques à l'Ypérite suibies par la division dans le secteur. La première vient de se dérouler sur le sous-secteur de la Dormoise (nuit du 27 au 28 mai) provoquant l'évacuation de 174 hommes du 24e RI sur les 190 victimes que compte la division. Quelques jours plus tard, dans la nuit du 1er au 2 juin, une seconde attaque touche cette fois-ci le 22e RAC, provoquant l'évacuation de 21 hommes. Ces rapports ont le grand intérêt de présententer dans le détail les mesures prises pour l'évacuation et le traitement des victimes.

Alors que très peu de clichés sont à associer à cette courte période, deux d'entre eux illustrant des prises de matériel à l'ennemi, offrent également un regard sur la guerre des gaz.

Album R. Verney p.207 gauche

Région de Sommepy-Tahure (Marne) ? , Juin 1918, p. 207

Ce cliché associé à l'action du 24e RI au cours de l'été 1918, présente un sous-officier français équipé à droite de son étui de masque M2, affublé d'un équipement de protection allemand pris à l'ennemi : un Lederschutzmaske et son étui de tissus porté  en bandouillière à gauche.

Album R. Verney p.207 centre haut

Région de Sommepy-Tahure (Marne) ?, Juin 1918 p. 207

Sur ce cliché présentant le Dr R. Verney à côté d'un minenwerfer pris à l'ennemi, il porte l'étui métallique de masque M2

La 6e DI se déplace ensuite sur l'Aronde et le Matz (juin - septembre 1918). Malgré l’intensité des combats du mois d’août révélée par l'impotance des pertes, les conséquences de la "guerre des gaz" est difficile à estimer en raison des décalages existant entre les relevés des pertes émanant du service de santé divisionnaire et ceux provenant des JMO régimentaires. Par ailleurs, le médecin chef de service du 28e  RI confirme dans une note adressée le 14 août au médecin chef du service divisionnaire qu’« en cas d’action ou simplement de marche en avant rapide comme les 10, 11 et 12 août, il est impossible de fournir la situation rapport régulièrement chaque jour ». Il souligne parallèlement que «  le diagnostic entre suffoqués et ypérités est impossible à faire sur le champ de bataille. ».

Les attaques à l'ypérite nous sont en effet indirectement révélées par les demandes chlorure de chaux destinées à la décontamination. Ainsi le 14 août puis le 23 août  100kg de chlorure de chaux sont demandés d'urgence au service de santé divisionnaire par le médecin chef du 24e RI.

Les évacuations des blessés s'opèrent dès le 15 août à partir de relais d’autos-sanitaires situé à proximité du centre de secours de la station ferroviaire de Roye-sur-Matz. Les hommes du 24e RI y sont dirigés avec départ des voitures pour évacuation des malades légers et éclopés à 13h précises, les gazés étant évacués vers Estrées-Saint-Denis. L’augmentation des dotations en voitures pour accroître leur rotation est demandée par les médecins et transmise par les chauffeurs. Ces voitures ont également pour fonction d’apporter l’aide matérielle sollicitée (dont le chlorure de chaux).

L'album de René Verney renferme un certain nombre de clichés relatifs à la "guerre des gaz" associés à cette période. Y figurent plusieurs équipements tel un ventilateur de caisse Leclerc équipant un poste de commandement (cf. album p. 213), des appareils pespiratoire spéciaux ou ARS  équipant brancardiers ou infirmiers (cf. album p. 215). Sur ce même cliché figure un pulvérisateur Vermorel servant à la décontamination au chlorure de chaux.

Album R. Verney p.213 gauche

Roye-sur-Matz (Oise), PC du colonel, août 1918, p.213

de g. à dr. s/lt Bâton, cdt de Longchamps, s/lt Laloue

à l'arrière plan un ventilateur de caisse Leclercq

 

 

Album R. Verney p.215 gauche

Canny-sur-Matz (Oise), poste de secours du 24e RI, août 1918, p. 215

De g. à dr. allongé Mouton, en pied Bousquet portant à la ceinture un masque ARS, cal Raoul, assis au premier plan Guichard portant à la ceinture un étui métallique de masque ARS. A droite, le long de la paroi, un pulvérisateur Vermorel entre le brancard et les fusils

Durant l'ultime période de combats sur les secteur de l'Aisne et Sissonne (septembre-novembre 1918), aucune information ne nous est parvenue sur "la guerre des gaz".

La reprise de la guerre de mouvement rend très difficile la transmission quotidienne par les médecins régimentaires des décomptes des évacuations opérées à partir du front. Ainsi le médecin chef du service de santé divisionnaire note-t-il dans son JMO à la date du 20 octobre : « Réclamé à nouveau aux médecins des régiments les renseignements nécessaires pour le message quotidien pour la DSS en ajoutant les indisponibles et évacués pour grippe. Aucune réponse. ». Les états journaliers du service de santé divisionnaire sont ainsi très synthétiques et en fort décalage avec les relevés des JMO régimentaires comme nous avons pu le mettre en évidence pour le 24e RI, raison pour laquelle nous ne les présentons pas ici.

 

Pour aller plus loin :

-LEPICK Olivier La Grande Guerre chimique 1914-1918. Paris, Presses universitaires de France, 1998.

-LEJAILLE Arnaud La contribution des pharmaciens dans la protection individuelle contre les gaz de combat durant la Première Guerre mondiale - Extension à la période 1920 -1940.  Thèse d'exercice soutenue pour obtenir le diplôme d'État de Docteur en Pharmacie, Université Henry Poincaré - Nancy I - 1999

 -La guerre des gaz 1915-1918 vue à travers des archives de l'ECPAD

 -Aide mémoire clinique et thérapeutique des intoxications. Ministère de la guerre. Sous-secrétariat d'Etat du service de santé militaire. Paris, Impr. de l'Emancipatrice, 1918.

 

 

III

5e Division d'infanterie

Lutte et protection contre les gaz asphyxiants

Relevés du Journal des marches et opérations du Service de santé de la 5e DI

 

Front d'Artois (mai-octobre 1915)

27 mai 1915 "distribution de 9 000 pochettes antiasphyxiantes aux 4 régiments d'infanterie de la division".

8 juillet "Un laboratoire de toxicologie est créé au GBD5 pour les expertises chimiques, la recherche des gaz toxiques et des engins renfermant des produits de cette nature utilisés par l’ennemi, les prélèvements des pièces anatomiques renfermant des gaz toxiques. Il fonctionne sous la direction du pharmacien aide-major Tabuteau assisté du sergent Denel." 

13 juillet "L’ennemi se sert de gaz asphyxiants : Un éclat d'obus m'est apporté. Son odeur rappelle le lilas. Les hommes ont eu simplement du picotement des yeux et n'ont pas autrement été incommodés. A la compagnie du génie, les hommes ont utilisé par prudence leur pochette antiasphyxiante".

13 septembre "Conférence à tous les chefs de service sur les gaz asphyxiants, l’emploi des capsules huilées, l’usage des pulvérisateurs Vermorel et des appareils Regnier".

4 août "Les laboratoires de toxicologie sont passés au GBD6."

 

Front de la Somme (octobre 1915 - mars 1916)

4 novembre 1915 "Le service de santé est chargé de la lutte contre les gaz asphyxiants (instruction de la troupe, ravitaillement en matériel".

1er décembre "Vérification de l'instruction des brancardiers et infirmiers concernant les gaz asphyxiants. Cette instruction semble satisfaisante. Partout cette instruction est menée de manière intensive, démonstration en atmosphère chlorée, conférences, exercices d'application des baillons."

2 décembre parvient au GBD5 cantonné à Aubigny  (Somme), le matériel de protection demandé dès le 9 novembre : "5 400 tampons P2 avec porte-tampons ; 3 500 lunettes ; 10 300 sachets porte-tampons vides".

6 décembre "Visite du secteur de la 6e DI que nous allons occuper. Il résulte que l'organisation de la lutte contre les gaz asphixiants est entièrement à faire. Il n'y a pas de pulvérisateur Vermorel."

31 décembre "Visite du secteur de Fontaine-les-Cappy. Les appareils générateurs d'oxygène sont en place, l'instruction a besoin d'être complétée."

1er janvier 1916 "Visite du secteur de Foucaucourt. Inspection d'un abri de mitrailleuses 26e territorial  "il possède des appareils à oxylithe draëger, mais le personnel a besoin d'être instruit plus minutieusement. Le 36e RI a trouvé des baquets et des tonneaux a une brasserie à Foucaucourt pour la solution d'hyposulfite."

4 janvier "Visite du secteur de Foucaucourt (36e inf. et 26e territ.). L'instruction est satisfaisante, quoiqu'il reste à faire. Les appareils distribués sont en place. Le 36e a trové des baquets qui sont en place, logés dans des niches creusées dans la tranchée de 1ère ligne. "

7 janvier "On cherche des tonneaux pour doter les tranchées de récipients pour l'hyposulfite ; les tonneaux annoncés de l'arrière n'arrivent pas. Des appareils à oxylithe de tranchée commencent déjà à être rongés par les rats. Il est recommandé de les ranger dans des caisses en bois épais munies de couvercles."

10 janvier "Visite du secteur de Fontaine-les-Cappy (36e et 322e territ.). Conférence aux postes de commandements du chef de bataillons et d'un commendement de compagnie. L'instruction est satisfaisante (gaz asphixiants). Matériel en bon état. La voiture du touring club du GBD5 a été mise à la disposition du 26e territ. à Proyart. M. Seyot pharmacien du laboratoire de toxicologie a mis le médecin du 26e territ. au courant de l'emploi de cette voiture. Remise au corps des masques TN reçus. D'autres sont annonçés."

14 janvier "Le GBD5 achète 15 fûts pour faire des baquets à hyposulfite".

28 janvier "Les ennemis se sont servis d'obus à gaz lacrymogènes. La troupe était en grande partie munie du nouveau masque TN. Il est envoyé d'urgence à Chuignolles et Proyart au 322e territorial et 26e territorial les masques et les lunettes qui leur manquent."

29 janvier "Envoyé des tampons P2 à Chuignes et à Proyart pour la population civile."... "Reçu deux appareils pour prélèvement des gaz. L'un est envoyé à Cappy.".

30 janvier "Demandé 1 000 masques et 1 000 lunettes. La réserve est épuisée par toutes les demandes."

1er février "Distribution aux habitants de Chuignolles et Proyart des tampons P2C3 [C3 : compresse de protection contre la Vincennite]. Un appareil pour prélèvement des gaz est envoyé à Cappy au poste de secours du 129e."

6 mars "Des démonstrations pratiques en athmosphère chlorée ont été faites dans toutes les unités de la division. De nouvelles démonstrations seront reprises pour instruire les renforts arrivés récemment, les échelons d'artillerie et les formations sanitaires. De l'acide chloridrique a été acheté et distribué à toutes les unités de la DI. Les tampons P2 sont supprimés et réformés."

9 mars "de la réserve de matériel antiasphyxiant du GBD5, les corps de troupe sont dotés d'une réserve de 800 masques et 800 lunettes (100 par bataillon et 500 par régiment)."

19 mars "Démonstrations en milieu chloré :

  • -36e Tout le régiment a passé en milieu chloré, les derniers renforts y sont passés le 4 mars.
  • -74e Tout le régiment a passé en milieu chloré les 7, 8 et 9 mars.
  • -129e Tout le régiment a passé. Les compagnies formées en renfort y ont passé le 8 mars.
  • -274e Tout le régiment a passé. Les renforts sont passés en milieu chloré du 8 au 18 mars.
  • -Génie 3/1 Toute la compagnie a passé. Les renforts ont passé en milieu chloré.
  • -Génie 3/51 Toute la compagnie y a passé. Les renforts ont passé le 23 mars.
  • -1er groupe du 43e Les échelons et le TR ont passés le 18 mars. Tout le groupe a passé.
  • -2e groupe du 43e Les batteries y ont passé. Les échelons et le TR passeront sous peu.
  • -3e groupe du 43e Tout le groupe a passé en milieu chloré à Gournay au commencement de mars.
  • -Petit dépôt Démonstration a eu lieu les 7-9-12 janvier. 35 hommes n'ayant pu y assister au 26 mars. 50 hommes de la 8e SMA assisteront à une démonstration au GBD.
  • -PA5 35 hommes de la 2e SMI n'ayant pas encore passé, un exercice aura lieu pour eux le 27 mars.
  • -CVAD5 Les hommes ont passé le 21 mars en milieu chloré.
  • -Amb 4/3 5/3 et GBD5 Tout les officiers et les hommes ont passé en milieu chloré."

 

 Verdun (mars - juin 1916)

5 avril "9 000 masques M2 demandés par l'état-major arrivent en gare de Dugny et sont entreposés au dépôt de matériel sanitaire du GBD33. Un dépôt de matériel antiasphyxiant existe au fort de Souville et est utilisé pour satisfaire à de petites demandes.".

8 avril "Il n'existe aucun appareil de protection collective contre les gaz dans le secteur. En dépôt au fort de Souville 1 200 masques TN, 700 lunettes, 6 Vermorel dont 3 avariés par incurie, 25 obus d'oxygène, 25 à 30 kg d'hyposulfite. 100 kg d'Hypo et 30 kg de carbonate Solvay sont demandés pour le fort de Souville. 9 000 masques M2 vont être mis en service. Les TN et les lunettes devenus disponibles seront affectés à la réserve du fort.".

12 avril "Dispositions prises en cas d'investissement  des forts de Souville, Vaux, Tavannes et Belrupt...3 - Matériel de réserve à ne consommer qu'en cas d'investissement....1 000 masques M2 - 6 Vermorel - 100 kg hypo - 200 kg de carbonate - 5 obus oxygène - 50 mètres de toile pour ouvertures - 4 Draeger - 4 obus  et 4 cartouches de rechange Draëger. Note 363 S/1 - Les TN ou Tambuté provenant des échanges avec des M2 seront déposés dans les forts et constitueront une première réserve."...."Les masques TN sont échangés contre des M2 qui vennent d'être reçus (l'échange se fera au Faubourg pavé)."

14 avril "25 Vermorel sont demandés pour le fort de Souville pour organiser la lutte contre les gaz."

15 avril "A une demande de la direction, il est répondu que l'organisation du secteur au point de vue de la lutte contre les gaz ou peut-être envisagée dans la situation actuelle."

Des mesures destinées à la formation des corps de troupe débutent au moment même où les régiments de la division quittent Verdun pour le Bouchon-sur-Saulx (2- 20 juin) :

27 avril "50 litres d'acide chloridrique achetés et donnés au GBD5 pour des démonstrations en atmosphère chlorée à faire aux renforts."

2 juin "Distribution d’acide chlorhydrique à tous les corps pour démonstration en milieu chloré aux renforts."

4 juin "Demande de masques M2 pour recompléter la DI."

12 juin "Les hommes venus en renfort avec des masques TN reçoivent des M2."

13 juin "Des exercices pratiques ont été faits dans tous les corps en milieu chloré pour instruire les renforts."

15 juin "Tous les corps sont recomplétés en masques M2."

20 juin "Le Médecin aide-major Bosq du GBD5 est désigné pour faire des conférences d’hygiène sur les masques à gaz aux cours d'instruction des élèves-officiers."

 

Secteur des Eparges (juin 1916 - mars 1917)

Dès la prise de position dans la région des Eparges où la 5e division d'infanterie relève la 3e DI, le médecin divisionnaire prend en main l'organisation de la lutte contre les gaz.

26 juin "Organisation et fonctionnement du service de santé dans le secteur de Génicourt-sur-Meuse...Réapprovisionnement...Matériel antiasphyxiant. Le service de santé divisionnaire ne fournit plus que : -les appareils individuels de protection : masques et lunettes, vitres anti-buée de rechange, verre pour lunettes, boîtes métalliques ou sachets, anneaux de caoutchouc. -Appareils destinés aux accidentés : obus d'oxygène et détendeurs, ballons de caoutchouc. - Le matériel fixe ou collectif est demandé au génie. Il est donc demandé que les corps fassent des demandes séparées pour les deux espèces de matériel."

5 juillet "Du matériel de secteur est demandé pour compléter l'organisation contre les gaz asphyxiants."

23 juillet "Visite du secteur - l'organisation contre les gaz asphyxiants laisse à désier."

25 juillet"Visite du secteur - l'organisation contre les gaz asphyxiants et l'hygiène laisse à désier. Compte-rendu fait au général pour réparer les négligences."

26 juillet "Muni le 108e territorial de masques M2. Toutes les unités du génie et de l’infanterie sont dotées de masques M2. L'organisation du secteur est insuffisante. Les demandes de matérel au génie n'ont reçu satisfaction qu'en partie."

29 juillet "Demande 4 500 masques M2 supplémentaires pour doter d’un second M2 les fantassins et les artilleurs les plus exposés à l’action prolongée aux gaz (2e lignes et batteries). Note n°5986 du GCG du 22 juillet 1916."

30 juillet "Demande au génie de matériel contre les gaz asphyxiants."

8 août "Vérification des appareils Draëger et à oxylithe par quart."

13 août Rapport sur l'organisation contre les gaz :

"L'organisation contre les gaz laissée par la 3e DI a été complétée et modifiée. A la date du 13 août elle était constituée de la façon suivante.

En dehors des masques individuels contre les gaz dont tous les hommes sont pourvus, les dispositions suivantes ont été prises.

A - Moyens de protection individuels

  • 1°/ Un second jeu de masques M2 a été donné aux troupes particulièrement exposées à l'action prolongée des gaz (2e lignes et positions de batteries) les masques disposés dans les postes des chefs de section ne seront distribués distribués en cas d’attaque (exécution de la circulaire 1586 du GQG en date djuillet 1916).
  • 2°/ 4000 masques TN et 4 000 lunettes environ constituent les dépôts de tranchées prévus par la circulaire 17338 du GQG en date du 25 février 1916).
  • 3°/ Appareils Draëger et à oxylithe. Ces appareils accompagnés d'une cartouche et d'un obus de rechange et d'une paire de lunettes sont déposés de la façon suivante :

JMO 5eDI service santé 26 N 270 05 p

JMO 5eDI service santé SHD 26N270/15 (Les Eparges13/08/1916)

B - Moyens de protection collectifs

  • 1°/ Vermorel : répartis dans les tranchées, les boyaux, les abris, PC, blokhaus de mitrailleuses, postes de secours, etc...
  • 2°/ Cuves d'eau hyposulfitées : Réparties à proximité des pulvérisateurs :

JMO 5eDI service santé 26 N 270 015 p

JMO 5eDI service santé SHD 26N270/15 (Les Eparges13/08/1916)

  • 3°/ Obus d'oxygène et ballons : Répartis dans les PC et abris importants :

JMO 5eDI service santé 26 N 270 015 p

JMO 5eDI service santé SHD 26N270/15 (Les Eparges13/08/1918)

  • 4°/ Oxylithe en plaquettes : Un approvisionnement sera constitué par abri dès réception de l'oxylithe demandé.
  • 5°/Divers  Pétards de poudre noire, fagotins, botillons de paille, essence, toile pour obstruer les abris en aussi grand nombre que possible.

C - Appareils avertisseurs [girouettes, douilles de 75, klaxons, divers, avertisseurs à air comprimé)

Répartis de la façon suivante :

JMO 5eDI service santé 26 N 270 015 p

JMO 5eDI service santé SHD 26N270/15 (Les Eparges13/08/1918)

D - Cloches

Des cloches sont disposées pour répéter les signaux de l’avant savoir :

  • 1 cloche à Ranzières, sud-ouest
  • 1 cloche route de Mouilly-Vaux près du Rempart
  • 1 cloche à Mouilly clocher
  • 1 cloche tranchée de Calonne près du PS de Calonne

16 août "La division reçoit 30 appareils Tissot qui sont distribués aux sections de mitrailleuses de 1ère ligne."

25 août "Instruction contre les gaz asphyxiants. 36e : instruction pratique aux mitrailleurs sur les divers appareils (Draëger, Tissot etc...). 74e : Exercices d'application de masques par alerte dans la nuit du 23 au 24 août. 129e : Exercices d'alerte le 17 août. 274e : Théories. AD/5 : Exercices d'alerte dans toutes les unités."

5 septembre "Instruction contre les gaz asphyxiants. 36e : instruction aux militaires appelés à se servir des appareils  Tissot, Draëger, Vermorel, etc... 74e : Exercices d'alerte le 2 septembre. 274e : Exercices d'alerte le 3 septembre."

10 septembre : "Gaz asphyxiant : 36e théorie aux mitrailleurs sur l'emploi de l'appareil Tissot et de l'oxylithe."

15 septembre : "Instruction contre les gaz asphyxiants. 36e : Vérification des appareils et de l'organisation. Exercices d'alerte. Théorie. 129e : Instruction sur l'emploi des masques et exercices de mise en place rapide. 274e Exercices d'alerte le 10 septembre. AD5 : exercices d'alerte du 3 au 10 septembre pour toutes les unités de l'AD/5. Génie : Exercices d'utilisation des appareils."

25 septembre "Gaz asphyxiants. 36e : exercices de mise en place rapide des engins. AD5 : Exercices d'alerte dans toutes les unités de l'AD5."

30 septembre "Gaz asphyxiants. 36e : Exercices de mise en place rapide des masques. Conférences aux spécialistes sur les Tissots, Draëger. Exercices en milieu chloré par les récupérés et instructuction spéciale aux brancardiers pour le transport des intoxiqués. 129e : Instruction sur l'emploi des masques M2. Exercice de mise en place rapide des masques. Génie 14/3T : Exercice en milieu chloré."

15 octobre "Gaz asphyxiants. 36e : Exercices de mise en place rapide des masques. 74e : Exercices pratiques. 129e Instruction sur l'emploi des masques, exercices de mise en place rapide, vérivication des appareils de protection. 274e : Théorie sur l'emploi des masques, théorie et exercices pratiques aux mitrailleurs sur l'emploi des appareils Tissot. AD5 exercice d'alerte dans toutes les unités."

20 octobre "Gaz asphyxiants. 36e : Exercice de mise en place rapide des M2."

25 octobre "Instruction gaz asphyxiants. 36e et AD5 : Exercice de mise en place rapide."

31 octobre "Instruction gaz asphyxiants. 36e : Exercice de mise en place rapide dans chaque bataillon. Instruction particulière aux brancardiers. 74e : idem. AD5 : Exercices d'alerte dans toutes les unités."

5 novembre "Instruction gaz asphyxiants.129e : Exercice mise en place rapide. Revue de matériel. Génie 14/3T, 3/15, 3/51 et 3/21 : idem. AD5 : Exercice d'alerte."

10 novembre "Instruction gaz asphyxiants.36e Exercice mise en place rapide des appareils.Instruction spéciale au personnel infirmier et brancardier sur les premiers soins à donner aux intoxiqués. DD5 : Exercice de mise en place rapide. Démonstration en milieu chloré."

15 novembre "Réorganisation du service de protection contre les gaz en exécution e la note du GQG du 16 octobre 1916. Un officier par régiment d'infanterie, par groupe de batterie, par compagnie de génie est désigné pour assurer l'exécution de ce service, les demandes de matériel et sa répartition. Les médecins conservent l’instruction de la troupe à ce point de vue. Des instructions sont données aux médecins pour l'application des nouvelles prescriptions...Instruction gaz asphyxiants. 36e : Exercice mise en place rapide et instructions spéciale au personnel médical. 74e : Exercices pratiques. 274e : Exercices pratiques et revue de matériel. AD5 : Exercice d'alerte."

20 novembre "Instruction contre les gaz asphyxiants. AD/5 : Exercice de mise en place rapide des masques."

25 novembre "Instruction contre les gaz asphyxiants. 36e : Exercice de mise en place rapide et conseils aux hommes sur l'entretien des engins."

30 novembre "Instruction contre les gaz asphyxiants. AD/5 : Exercice d'alerte dans toutes les unités. Génie 3/51 : Exercice de mise en place rapide Génie 14/3T : Exercice en bocal chloré pour les renfort et exercice de mise en place rapide."

4 décembre "Envoi aux médecins des corps de troupe de la note n°9458 de l'EM complétant les instructions sur la protection contre les gaz."

18 décembre "Instruction contre les gaz asphyxiants. 1° démonstration en milieu chloré. Tous les hommes des régiments d'infanterie et des unités du génie et de l'artillerie sont passés en chambre chlorée sauf aux Compagnies 1/1 et 3/21 de génie et aux batteries de 58. 2° exercices d'application des masques sont fait dans toutes les unités ainsi que des inspections des matériels de protection individuelle et une révision du matériel de protection collective."

1er janvier 1917 "Instruction contre les gaz asphyxiants (2e quinzaine de décembre). 1° démonstrations en milieu chloré. On été effectuées à la Compagnie de Génie 3/51, aux échelons du 3e groupe du 43e d'artillerie et aux DD5 pour les hommes venus en renfort. 2° exercices d'application des engins de protection individuelle (masques M2, Tissot et Draëger) ont eu lieu aux 36e, 74e, 129e, 120e T, au Génie 3/1, à l'AD5, au PA/5 et DD/5. 3° Exercces d'utilisation des Vermorel. Ont eu lieu au 3e groupe d'artillerie."

17 janvier "Compte-rendu sur l'instruction contre les gaz asphyxiants (1ère quinzaine de janvier). 1° exercices en milieu chloré. Ont eu lieu au 74e RI, au 3e groupe du 43e et au DD/5 pour les renforts arrivés à ces unités. 2° Exercices de mise en place rapide des masques, appareils Draëger et Tissot. Ont été effectués dans les régiments d'infanterie, d'artillerie divisionnaire et le Dépôt divisionnaire. Rien de particulier à signaler."

28 janvier "Instruction contre les gaz asphyxiants (2e quinzaine de janvier). 1°Démonstrations en milieu cholré. Ont eu lieu aux 36e, 74e, 1er et 2e groupe du 43e pour les hommes venus en renfort. 2° Exercices d'application des masques M2, Tissot, Draëger etc...Ont eu lieu dans toutes les unités de la DI. Des masques en mauvais état ont été changés à la suite des visites passées. Un second masque a été distribué ou sera distribué aux troupes composant la garnison du secteur. Des boîtes métalliques ont été distribuées. Par suite de la distribution du second masque, les réserves réglementaires des régiments ont été en partie épuisées (300 au 36e - 100 au 74e - 300 au 129e - 100 au 274e). Une demande de 8 500 M2 a été faite pour recompléter les réserves et achever la dotation de la garnison su secteur d'un second masque."

10 février "Instruction contre les gaz asphyxiants. 74e : les exercices n'ont pu avoir lieu. Matériel en bon état. 129e : Exercices d'application des masques dans chaque bataillon à chaque période de repos. Matériel en bon état. 274e : Exercices faits aux bataillons de 2e ligne. Matériel en bon état. 1er groupe du 43e : Vérification des Vermorel. Matériel en bon état. PAD/5 : Exercices d'application toutes le semaines depuis le 1er février. Visite des masques 2 fois par mois. DD/5 : Exercice d'application chaque dimanche à l'issue du rapport et inspection du matériel."

 

Chemin des Dames (mars-septembre 1917)

15 mars "Compte-rendu sur l'instruction contre les gaz asphyxiants pendant la première quinzaine de mars. 1° exercices en chambre chlorée. Ont eu lieu à l'AD/5 au PAD/5 et au DD/5. 2° exercices de mise en place rapide des masques. Ont eu lieu au 36e et au 129e RI, au Génie 3/1, 3/21, 3/51 et au DD/5. En outre des revues ont été faites au 36e RI."

31 mars "Instruction Gaz asphyxiants (2° quinzaine de mars). Exercices en milieu chloré. Ont eu lieu pour tout l'effectif au 36e RI. Exercices d'application des masques. Ont été fait très régulièrement dans toutes les unités de la DI. En outre des revues de masques ont été passées dans les différents coprs de troupe de la DI. Le 2eme masque dont la DI avait été doté sera retiré aux hommes. Les masques usagés seront envoyeés à la RMS du Bourget et les M2/2 neufs en exédent après recomplètement des réserves seront par ordre du directeur versés au GBC/3 pour en doter d'autres DI. Ces diverses opération seront réalisées le 10 avril."

17 juin "5 000 perles d’éther [antispasmodique] et 3 Kg de poudre d’ipéca [vomitif et expectorant] sont demandées pour en doter les postes de secours en vue de la thérapeutique des intoxications par gaz."

29 juin "3 hommes du 274e RI sont intoxiqués par gaz suite à un éclatement d'un obus. L'un de ces hommes décède à l'ambulance 5/3 à Longueval après son arrivée. Ordre est donné au GBD/5 chargé du triage à Verneuil de conserver et traiter les asphyxiés graves. Son installation le permet et il en a les moyens."

1er juillet "Ordre est donné de doter les hommes exposés de Masques M2."

4 juillet "Les intoxiqués par gaz dont le transport peut-être effectué, seront soignés au centre hospitalier de Vauxtin (note 1 796/A du DSS du 2 juillet 1917). Ordre est donné aux ambulances 4/3 et 5/3 de constituer dans leur formation un lot de masque égal à celui des lits de façon qu'à chaque lit soit suspendu un masque pour l'occupant présent ou éventuel."

5 juillet "Par ordre du directeur du service de santé...Les intoxiqués par les gaz doivent être envoyés soit sur l'HOE [HOE 32 à Mont-Notre-Dame] soit sur Vauxtin ou Longueval en attendant l'ouverture d'un centre en voie d'installation à la cote 182 entre Fimes et Merval."

14 juillet Suite à une attaque Allemande dans le secteur occupé par le 5e RI et à la contre-attaque consécutive "Des gaz sont envoyés sur la zone arrière."

15 juillet "Instruction contre les gaz asphyxiants (1ère quinzaine de juillet).1° exercice en chambre infecté au brome de benzyle n'ont pu avoir lieu par suite de nécessités militaires. 2° exercice d'application des masques M2, des Tissot, Draëger etc. ont eu lieu dans les diverses unités de la division. 3° entretien du matériel de protection induviduelle. Des reprises de masques assez fréquentes ont été passées. Un second masque a été distribué aux troupes en secteur. Le matériel de protection collective a été complété."

19 juillet "Organisation et fonctionnement du service de santé du 7 juin au 18 juillet 1917...Les blessés par gaz sont évacués vers le poste de secours de Verneuil qui les conserve si leur état l'impose. Ce poste dont les conditions de sécurité sont satisfaisantes, dispose des moyens thérapeutiques nécessaires. Le médecin aide-major du GBD en assure le service. Pendant l'occupation du secteur, la DI est munie d'un deuxième masque M2. Un millier de masques Tissot petit modèle est distribué aux unités. L'organisation du secteur au point de la protection collective est poursuivie. Des obus à oxygènes et des détendeurs sont distribués aux postes de secours."

JMO 5eDI service santé 26 N 270 018 p

JMO Service santé 5eDI Mémoire des Hommes (SHD) 26N270/018 (19/07/1917)

18 juillet "Pendant cette période du 7 juin au 17 juillet les pertes de la division sont les suivantes (disparus non compris) :

JMO 5eDI service santé 26 N 270 018 p

JMO service santé 5eDI 26N270/018 (19/07/1917)

Ces pertes par les gaz ont été importantes. Elles sont dues à des effets de surprise, les hommes étant endormis généralement ou n'ayant pa seu le temps de mettre leur masque. Elles ont été causées par des obus ou des minen chargés au palite ."

11 août "Au cours de la période actuelle de repos, l'instruction contre les gaz est reprise. Les hommes sont passés dans la chambre à gaz dans les diverses unités. Une marche avec masque a eu lieu dans les diverses unités. Les spécialistes ont été exercés à se servir du Tissot."

15 août "Organisation du service de santé dans le secteur d'Ailles... Les blessés légers sont transportés des centres de triages au centre de la cote 182 (entre Fismes et Merval) ainsi que les intoxiqués par les gaz. Les intransportables sont reçus par le groupement d'ambulances de Longueval."

31 août, l'état récapitulaif des pertes de la 5e DI ne rend compte d'aucune intoxication par gaz pour le mois d'août 1917.

 

Secteur de Saint-Quentin (septembre 1917-janvier 1918)

19 septembre "Organisation du service de santé...Evacuation des malades et blessés...Intoxiqués : HOE de Cugny."

30 septembre "Etat récapitulatif des pertes pour le mois de septembre 1917. Pertes par les gaz : néant."

17 octobre "Sur proposition du médecin divisionnaire et dans le but d'uniformiser les exercices relatifs à l'instruction de la troupe pour la lutte contre les gaz, la division prevoit qu'il devra dorénavant être fait dans chaque unité : par semaine 2 exercices d'application de maques ou de Tissot, 1 une revue de masque et de Tissot ; par mois 1 exercice en atmosphère lacrymogène, 2 marches d'entrainement avec masque de 1 à 3 km."

31 octobre "Etat récapitulatif des pertes pour le mois d'octobre 1917. Pertes par les gaz : néant."

2 novembre "Organisation du service de santé...Tous les blessés par le feu ou les gaz sont transportés aux ambulances de triage de Forest ou de Lanchy qui en principe gardent les intransportables et évacuent les autres sur les formations sanitaires des Centres hospitaliers de Cugny ou de Ham (voir plan ci-joint)."

JMO 5eDI service santé 26 N 270 019_p

JMO  service santé 5eDI SHD 26N270/19  (Secteur de Saint-Quentin 02/11/1917)

15 novembre "Instruction de la troupe pour la lutte contre les gaz asphyxiants."

JMO 5eDI service santé 26 N 270 019_p

JMO  service santé 5eDI SHD 26N270/19  (Secteur de Saint-Quentin 15/11/1917)

30 novembre "Etat récapitulatif des pertes pour le mois de novembre 1917. Pertes par les gaz : néant."

13 décembre "5 hommes du 224e RI ont été intoxiqués par gaz pendant la nuit (3 légèrement). Ces intoxication sont arrivées par suite d'accidents survenus aux masques (chute dans des trous ou des fils de fer)."

15 décembre "Lutte contre les gaz asphyxiants (Instruction)."

JMO 5eDI service santé 26 N 270 019_p

JMO  service santé 5eDI SHD 26N270/19  (Secteur de Saint-Quentin 15/12/1917)

30 décembre "En exécution des notes 5723 D.A du 18 décembre 1917 et 1-7414/4 de l'EM de la 3e armée en date du 27 décembre 1917, ordre est donné de créer un centre de triage pour gazés et vésiqués au groupement d'ambulances de Germaine. En raison des circonstances, deux baraques sont simplement réservés aux gazés et vésiqués pouvant être récupérés en quelques jours."

31 décembre "Instruction antiasphyxiants 16 au 31 décembre."

JMO 5eDI service santé 26 N 270 020_p

JMO service santé 5eDI SHD 26N270/020  (St Quentin 1918.01.24)

31 décembre "Effectifs. Etat récapitulatif des pertes pour le mois de novembre 1917. Pertes par les gaz : 5 blessés au 224e RI"


 

Secteur de Champagne (janvier - mai 1918)

24 janvier "Lutte contre les gaz asphyxiants 10-25 janvier 1918." Le tableau ci-dessous rend compte d'une aplication moins rigoureuse du programme d'exercices pratiqué au sein des unités et mis en place le 17 octobre précédent.

JMO 5eDI service santé 26 N 270 020 p

31 janvier "Rapport sanitaire mensuel. Effectifs. Etat récapitulatif des pertes [mois de janvier 1918]. Pertes par les gaz : néant."

28 février "Rapport du mois de février 1918. Effectifs. Etat récapitulatif des pertes. Pertes par les gaz : néant."

19 mars "Dans la nuit du 19 au 20 mars, 3 coups de main sont tentés sans résultat par l'ennemi. 2 sur le quartier Etoile, 1 sur la route de Souain à Somme-Py après un bombardement violent avec obus toxiques du quartier Etoile-Dardanelles, région de la Ain, sud-est de Souain, Maison forestière, Trou Briscot."

20 mars "Evacués 69 dont 12 blessés, 47 intoxiqués par les gaz et 10 malades."

21 mars "Evacués 131 dont 27 blessés, 121 intoxiqués par les gaz, et 10 malades ou éclopés. Bombardements de tout le secteur, particulièrement sur Cabane et Courtois. L'ennemi attaque sur le 74e et le 224e RI, puis sur le 5 et le 224e RI et enfin sur le 74e et le 224e RI."

22 mars "Evacués 103 dont 14 blessés, 79 intoxiqués par les gaz, 1 cas d'oreillons au 5e RI et 9 malades. Beaucoup de petites attaques. L'artillerie envoie une grosse quantité d'obus toxiques."

23 mars "Evacués 38 dont 11 blessés, 17 gazés, 1 tué. L'activité de l'ennemi décroit, encore quelques obus toxiques.

  • Les intoxications ont atteint toutes les troupes de la division, mais particulièrement les 74e et 224e RI. 257 hommes et officiers ont été évacués. Dans la plupart des cas il semble bien que ce soit l'Ypérite qui est en cause, mais les efets de ces gaz vésicants semblent un peu différents de ceux décrits dans les instructions à ce sujet.
  • Le nombre de cas de vésications cutanées même tardifs semble avoir été l'exception, aussi bien pour les parties non protégées par les vêtements que pour celles recouvertes de ces derniers.
  • Il semble bien qu'il y ait eu au dire de quelques malades qui ont donné de leurs nouvelles, des érythèmes tardifs, 8 à 10 jours après l'intoxication, érythèmes accompagnés ou non de phlycthèmes ou de signes de brulûres au 1er degré.
  • Le signe capital nous a toujours paru être la réaction conjonctivale, à allures très variables, tantôt bénigne, passagère, tantôt intense, accompagnée d'un véritable chémosis, des conjonctives avec douleur tellement vive, que les malades réclament des médicaments pour calmer leurs douleurs.
  • Cette conjonctivite est apparue dans la plupart des cas depuis la 8eme heure après le bombardement, jusquà un temps variable 1 à 2 jours et même 3 jours.
  • En même temps que cette conjonctivité les malades accusaient une sensation de brûlure plus ou moins marquée du côté du tube digestif, doueur calmée, temporairement au moins par l'injection d'une solution bicarbonatée.
  • A noter seulement que la 1ère gorgée de cette solution provoque presque toujours un vomissement.
  • Dans la plupart des cas interrogés n'avaient que des réponses vagues au sujet de l'odeur perçue : beaucoup n'avaient rien senti, quelques uns mais rares, la moutarde, d'autres plus nombreux l'ail, enfin quelques autres, le chocolat ou la menthe.
  • Quelques obus non éclatés montraient que le bombardement par obus toxiques avait eu lieu à l'aide de projectiles de calibres divers, en particulier 105 et 77. Tous avaient la peinture jaune avec croix jaune, mais les uns avaeint cette peinture que dans la partie postérieure, d'autres dans le segment antérieur.
  • Chez d'autres malades, l'intoxication était marquée surtout par des éblouissements, une sensation de faiblesse générale, de la sécheresse de la gorge, parfois un peu de dyspmée accompagnées de signes de bronchite, accidents en général rapidement disparus et ne s'accompagnant d'aucune réction du côté des yeux.
  • Il semble bien que dans ce cas les gaz nocifs étaient simplement des gaz dits suffoquants qui sont en général de la série chlorée.
  • En somme il semble que la nature des gaz employés a été très diverse, gaz suffocants, gaz vésicants, arsine et Ypérite avec prédominece marquée de ce dernier, mais nous le répétons, les symptômes observés ne nous ont pas paru cadrer d'une façon complète avec ce que nous avions eu à leur sujet.
  • Y aurait-il en même temps que l'Ypérite un autre produit de la même série, c'est là une question que nous nous posons sans pouvoir la résoudre.
  • Du point de vue tactique, il semble que l'ennemi s'est acharné surtout sur les PC de façon à les annihiler.
  • Au point de vue traitement, les lavages des yeux au sérum bicarbonaté, souvent douloureux ou à l'eau bicarbonatée plus facilement supportée, les gargarismes à l'eau bicarbonatée, l'ingestion de la même solution, le lavage au savon des mains, de la figure et des paries découvertes, le changement de linge quand il était possible, constituait les bases du traîtement appliqué.
  • Dans tous les cas les intoxiqués ont été évacués le plus rapidement possible.
  • La prophylaxie (désinfections des abris du terrain, des trous d'obus par le chlorure de chaux) a été faite dans les meilleures conditions et le plus complètement possible, mais la perfection n'a pu être atteinte en raison du grand nombre de points ainsi cantonnés.
  • En tout cas, une remarque semble avoir été faite : c'est celle que beaucoup d'hommes ont été intoxiqué parcequ'ils n'avaient pas mis leur masque ou ne l'avaient pas mis suffisamment à temps."

24 mars "Evacués 22 dont 1 oreillons, 3 blessés, 11 gazés, 1 officier et 6 malades ou éclopés."

25 mars "Evacués 9 dont 2 intoxiqués par les gaz et 7 malades et éclopés."

26 mars "Evacués 17 dont 3 gazés, 2 blessés, 1 oreillons et 11 malades et éclopés."

27 mars "Evacués 12 dont 3 blessés, 1 intoxiqué par gaz et 9 malades ou éclopés."

30 mars "Evacués 5 dont 1 blessé, 1 Ypérité et 3 malades ou éclopés."

31 mars "Evacués 7 dont 1 Ypérité, 2 blessés, 1 intoxiqué par les gaz et 3 malades. Rapport sanitaire mensuel. Effectifs. Etat récapitulatif des pertes. Pertes par les gaz : 261 blessés ; pertes par le feu 14 tués, 50 blessés, 1 disparu sur un effectif total de 10 900 hommes."

JMO 5eDI service santé 26 N 270 020 p

JMO service santé 5eDI SDH 26N270/020 (Champagne 1918.03.31)

3 avril "Evacués 6 dont 2 intoxiqués par les gaz et 1 tué."

4 avril "Evacués 4 dont 1 blessé, 1 Ypérité et 2 malades."

8 avril "Evacués 8 dont 3 blessés, 1 Ypérité, et 4 malades."

Le 9 avril et mis en oeuvre une réorganisation de évacuations "16° Intoxiqués et vésiqués graves : Amulance de Suippes : 17° Intoxiqués et vésiqués moyens et légers : moitié à Saint-Rémy-sur-Bussy, moitié à Croix_en-Champagne."

10 avril "Evacués 18 dont 2 oreillons, 1 érysipèle, 1 intoxiqué par les gaz, 4 Ypérités et 10 malades ou éclopés."

11 avril "Evacués 26 dont 3 blessés, 6 gazés, 1 ypérité et 16 malades ou éclopés."

12 avril "Le 11 avril nous avons fait des projections de gaz avec les projecteurs en 2 points. Résultats inconnus. L'ennemi a réagi et envoyé des obus à gaz suffoquants. 5 intoxiqués dont 1 très grave (il n'avait pas de masque) qui est mort à son arrivée à l'H.O.E. de Bussy). Les ommes ont senti nettement l'odeur de chlore. Les ignes d'intoxication ont été : céphalées, vomissements et gène  respiratoire."

13 avril "La station avancée pour les Ypérité est prête à fonctionner."

14 avril "Evacuations 19 dont 1 intoxiqué, 17 malades et 1 éclopé."

17 avril "Evacuations 6 dont 1 intoxiqué et 5 malades ou éclopés."

29 avril "Evacuation 16 dont 3 oreillons, 1 suspect de scarlatine, et 2 malades ou éclopés, 1 intoxiqué par gaz.

30 avril "Rapport sanitaire mensuel. Effectifs. Etat récapitulatif des pertes (mois d'avril 1918). Pertes par les gaz : 9 blessés ; Pertes par le feu : 10 tués, 69 blessés, 8 disparus pour un effectif de 11 245 hommes."

 

JMO 5eDI service santé 26 N 270 020 p

JMO service santé 5eDI SHD 26N270/020 (Champagne 30/04/1918)

14 mai "Evacuations 18 dont 2 blessés, 2 intoxiqués, 4 oreillons et 10 malades ou écloppés. Dans la nuit du 14 au 15 mai, au moment de la relève, tirs ennemis par obus toxiques et obus à Ypérite sur les troupes qui montent en ligne. Il est vraissemblable que les renseignements sur les jours et heures de la relève ont été fournis par les hommes disparus 2 jours avant."

15 mai "Evacuations 25 dont 15 Ypétrités et 10 malades ou éclopés."

16 mai "Evacuations 26 dont 17 Ypérités, 1 oeillons, 1 rougeole, 2 blessés et 5 malades ou éclopés."

19 mai "Evacuations 23 dont 6 blessés, 1 intoxiqué, 1 oreillons et 15 blessés ou éclopés, 1 tué."

20 mai "Ecavuations 15 dont 1 Ypérité, 1 oreillons, 1 blessé, 1 blessé accidentel et 7 malades ou éclopés."

28 mai "Evacuations 32 dont 15 intoxiqués par gaz, 5 blessés, 12 malades ou éclopés. Dans la nuit du 27 au 28 l'ennemi prononce sans succès sur le front de la DI plusieurs petites attaques et arrose abondamment la deuxième position avec des obus toxiques, particulièrement le sous-secteur Cameroun."

29 mai "Evacuations 34 dont 26 intoxiqués par gaz et 8 malades ou éclopés. M. Tourribles médecin sous-aide major au 1er bataillon du 26e RIT est évacué sur Mismandre pour intoxication légère par gaz."

30 mai "Evacuations 14 dont 3 intoxiqués, 4 blessés et 7 malades ou éclopés."

31 mai "Evacuations 7 dont 2 blessés, 2 Ypérités, 1 oreillons et 2 malades. Rapport sanitaire mensuel. Effectifs. Etat récapitulatif des pertes (mois de mai 1918). Pertes par gaz : 78 blessés ; Pertes par le feu 13 tués, 32 blessés,1 disparu pour un effectif de 11 356 hommes."

 

JMO 5eDI service santé 26 N 270 020 p

JMO service santé 5eDI SHD 26N270/020 (Champagne 31/05/1918)

 

 

6e Division d'infanterie - Lutte et protection contre les gaz asphyxiants

Relevés du Journal des marches et opérations du Service de santé de la 6e DI

 

Secteur de Champagne juin 1918

 

Le 3 juin "Une dizaine d'obus à Ypérite sont tombés au voisinage de la 7e batterie du 22e RAC dans la nuit du 1 au 2/06. Le médecin divisionnaire est prévenu le 2 vers 10h30 qu'une quinzaine d'hommes étaient atteints probablement assez légèrement et étaient remis au Caps D1. Il a demandé un camion-auto au GBC3. Les hommes atteints ont été remis en camion au Camps D1 vers 13h amenés au GBD à Somme-Suippe où ils ont été douché, savonnés, changés de linge et vêtements. Il est passé ainsi 21 hommes . Sur ces 21,18 ont été ramenés en camoin au Camps D1 ; 3 atteints de conjonctivite et de brulûres dont dû être évacués sur l'ambulance 16/3 de Saint-Rémy. L'état de ces hommes ne paraissait d'ailleurs pas devoir être grave. Les opérations de transport et lavage ont duré 3h. Les mesures de désinfections des trous d'obus ont été prises immédiatement. Ala 8e et 9e batteries quelques obus à gaz (probablement du pallite) sont tombés, n'occasionnant aucune indisposition parmi le personnel."

 

 

Offensive sur l'Aronde et le Matz (juin-septembre 1918)

28 juin "Organisation du Service de santé dans le secteur Neufvy-Gournay-s/Aronde. Période normale...-B.- Evacuations...III Gazés - Cutanés - Galeux - Vénériens...Pour les unités en lignes...transportés au Centre hospitalier d'Estrées-Saint-Denis."

6 juillet "Service de santé. Fonctionnement en période active... -B.- Evacuations...Gazés...dirigés sur le H.O.E. Catenoy."

14 août "Ressons. Au matin sans changement. Le 24e RI ayant subi un bombardement à l'ypérite, demande que le GBD lui fasse parvenir d'urgence en profitant du retour des autos sanitaires du chlorure de chaux. Nécessaire fait."

14 août "Reçu note du Med. chef du 28e RI. : Réponse à la note du 13/8/18. Les chiffres des ypérités, suffoqués, décédés par gaz asphyxiants est donné sur la situation rapport qui vous est adressé ce jour pour la période du 10 au 13 inclus. De même le chiffre des décès au corps. En cas d’action ou simplement de marche en avant rapide comme les 10, 11 et 12 août, il est impossible de fournir la situation rapport régulièrement chaque jour. Le diagnostic entre suffoqués et ypérités est impossible à faire sur le champ de bataille."

15 août "Transmis ordre de la D.I. au GBD de faire parvenir au 24e RI à la station de Roye-sur-Matz 100 kg de chlorure de chaux...Reçu demande de chaux et huile lourde du 287e RAL à tracteur 1er groupe  Bien qu'étranger à la D.I. donne ordre au GBD6 de délivrer ces désinfectants."

23 août "Reçu de la D.I. message du 24e demandant d'urgence par autos sanitaires 100 kg de chlorure de chaux et 130m de toile pour abris. Envoyé au GBD de suite pour exécution conformément ordre écrit du 1er Bureau. 119e demande d'urgence chaux pour désinfection. Fait prendre par son TC à Moyenneville sur bon à faire viser par D.S.S. (convenu par téléphone)."

24 août "Evacuations. Organisation au 24 août...Gazés : Transportés à un relais de voitures et emmenés aussitôt à Estrées-Saint-Denis."

25 août "Evacuations : ...3° Gazés : Centre Hal Estrées-Saint-Denis."

3 septembre "Rémy. Reçu note du 34e C.A. n°11919/M du 1er septembre relative aux évacuations qui devait avoir lieu comme suit à partir du 2 septembre 0h :...Gazés - C.H. Estrées-Saint-Denis."

18 septembre "6° DI Service de Santé n°2168. Fonctionnement des évacuations.

I° Pour les éléments occupants Vauxtain et la zone avant. Catégorie A. Blessés, gazés et malades graves : évacués par voitures sanitaires stationnées à Vauxtain, poste du G.B.D. les corps de troupe transportent leurs blessés à Vauxtain par leurs brancardiers ; si besoin est un renfort de brancardiers divisionnaies est demandé téléphoniquement au G.B.D. à Mont-Notre-Dame. Les évacuations sont faites sur l'ambulance de triage de Quincy-sous-le-Mont...

II° Pour les éléments de la zône de Paars. Catégorie A. Demander téléphoniquement les voitures sanitaires nécessaire au G.B.D. à Mont-Notre-Dame. Les blessés seront pris par les autos au P.S. d'infanterie stationné à Paars. L'évacuation dans les mêmes conditions que pour la zone de Vauxtin.

III° Zône Mont-Notre-Dame, Lhuis, Loupfigne. Catégorie A. Sue demande téléphonique au G.B.D à Mont-Notre-Dame.

26 septembre "Fonctionnement de l'évacuation. De fait, sur Longeville, Dravegny. Point initial de l'évacuation : Sortie sud de Fismes.

I° phase. Les blesssés ne pouvant marcher, les gazés, malades graves sont transportés par brancardiers divisionnaires au Poste de chargement sortie sud de Fismes.

II° phase. Le poste de chargement des blesssés ne pouvant marcher, les gazés, etc... est transporté sur la route Fismes-Baslieux, sud de la cote 154, d'où ils sont évacués.

III° phase. Le poste de chargement sera ultérieurement désigné.

Matériel sanitaire. ....500 kg de chlorure de chaux contre Ypérite seront à la dispositio des corps à Saint-Gilles."

19 octobre Le Service de santé rejoint le PC de la DI à Saint-Ermé. Dans l'après-midi St Ermé est bombardé par l'ennemi vers 2h30. Une trentaine d'obus tombent près du PC. Le soir l'E.M. fait mouvement pour revenir à Bérieux. Evacuation à 18H : 250 dont 120 blessés, 70 gazés légers, 60 malades.

21 octobre Berrieux. Evacuations de la journée : Blessés 10. Malades 40. Gazés 15.

22 octobre Berrieux. Malades évacués 26. Blessés 17. Vésiqués 8.

23 octobre Berrieux... A partir du 23/10 midi selon message n°470 de la D.S.S. du 22/10 19h15, les malades et gazés doivent continuer à être dirigés sur l'ambulance de triage de Beaurieux ; mais tous les blessés doivent être dirigés directement sur l'ambulance du château de Beaurrieux. Evacuations du 22 : Blessés 17. Malades 32. Vésiqués 8.

25 octobre Berrieux. Evacuations du 24 par T.M. : 1 blessé léger. 6 gazés. 14 malades.

27 octobre Berrieux. Evacuations du 26 par T.N. : malades 34. Blessés 50. Gazés 18. Médecin aide-Major Delon du 119e RI évacué le 26 (Ypérité).

27 octobre

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

02 juillet 2016

Patrimoine, destructions et tourisme de guerre

 

 

Comme les pages de ce site en témoignent, l’organisation de l’album de René Verney restitue chronologiquement le journal des marches et opérations des unités au sein desquelles il est affecté tout au long du conflit (voir : Album, journal de marche, le site). Les clichés permettent ainsi à chaque étape de son parcours de documenter une micro-histoire évènementielle.

Quelques vues conservent parallèlement la trace d’éléments extérieurs à ce cadre restreint en raison de leur caractère remarquable ou insolite (voir les pages dédiées : artillerie lourde, véhicules et armements motorisés, troupes coloniales).

La plupart des photographies illustrent en effet les activités ordinaires d’un groupe très restreint d’hommes dont il a été possible de dresser la liste presque exhaustive en annexe. Souvenirs d’une réalité vécue dans le cadre intime et privé formé par l’unité combattante, les clichés sont également un témoignage ethnographique de la relation au cadre de vie matériel et social imposé à l’homme de guerre sur le temps long du conflit. Dans ce cadre, les prises de vue que l’on peut associer à une période de repos et de loisir restent exceptionnelles telles celles illustrant la découverte des puits de Noeux-les-Mines (Pas-de-Calais) datées de fin Juin ou début juillet 1915.

Album R. Verney p.063 haut centre

Visite aux mines de Noeux (Pas-de-Calais), fosse n°7, [29 juin - 3 juillet ?] 1915,

de g. à d. Dr Verney, lt Dommanget, vét. Dupont, cap. Jobit

Album R. Verney p.063 haut gauche

Visite aux mines de Noeux (Pas-de-Calais), fosse n°7, [29 juin - 3 juillet ?] 1915,

 debout 2e à g. s/lt Jacquard, à l'extrême dr. lt Fakler, Gosselin, accroupi à dr. lt Ferembach

L’album recèle néanmoins un grand nombre de clichés de portée plus universelle : vues de villes, villages, monuments historiques et paysages, qu’ils soient épargnés ou marqués des stigmates de la destruction. La plupart sont pris durant les périodes de mouvement ou de cantonnement, correspondant parfois à de véritables excursions effectuées sur des secteurs de première ligne proches des prises de position, comme par exemple les vues des ruines de Neuville-Saint-Vaast (Pas-de-Calais), de Vailly-sur-Aisne ou de Soupir (Aisne).

Toute l'attention ce concentre alors sur l'effet visuel du site, rejetant toute anecdote associée à la présence humaine. Les légendes ne comportent en dehors des précisions géographiques et chronologiques, aucun jugement de valeur esthétique ou historique, terme d'affliction ou propos accusatoires pour les destructions. Or, la récurrence des parallèles possibles entre ces captations de « choses vues » et les cartes postales contemporaines, tant par le choix des sujets que celui du cadrage, assignent au regard du photographe amateur une dimension insolite qui associe la pratique photographique à celle d'un « tourisme de guerre ». Sept cartes postales vierges sont d'ailleurs utilisées par R. Verney dans son album pour restituer dans son itinéraire, ce qui a échappé à l'objectif du photographe.

Pour une meilleure approche de cette notion, nous proposons ci-dessous aux côtés des cartes postales figurant dans l'album, une sélection variée de clichés originaux individuellement confrontés à des cartes postales contemporaines, pour affirmer les caractères propres de ce qui constitue un véritable genre photographique indissociable de la pratique amateur et des albums privés des combattants de la Grande Guerre1.

 

1/ voir notemment :

- Emmanuelle Danchin, « Destruction  du patrimoine et figure du soldat allemand dans les cartes postales de la Grande Guerre », Amnis 10, 2011. URL : http://amnis.revues.org/1371.

-Laurence Van Ypersele, "Tourisme de mémoire, usage et mésusage : le cas de la première guerre mondiale."  Témoigner/Guetigen, 116 : 2013 - Voyages mémoriels, pp. 13-21. URL : https://temoigner.revues.org/267

-Laurent Jalabert et Jean-Pierre Puton, « La photographie de la Grande Guerre, affirmation d’un témoignage patrimonial », In Situ, 23, 2014. URL : http://insitu.revues.o

- Joëlle Beurier, 14-18 insolite. Albums-photos des soldats au repos. Nouveau monde éditions, 2015. pp. 26-39.rg/10992

 

Gerpinnes (Belgique) août 1914

CP Gerpinnes

"Grepinnes. Château de M. de Bruges de Gerpinnes."

Carte postale vierge intégrée à l'album p.20

 

Reims (Marne), octobre 1914

Reims, rue ClovisA gauche cliché R. Verney "Reims, oct. 1914" (Album p. 21 bas gauche);

A droite carte postale "Campagne de 1914-1915 - Bombardement de Reims. Rue Clovis, Maison de M. Villet (21 février 1915)" cliché Jules Serpe, ND Jules Matot edit. Reims.

Accéder à tous les clichés de Reims (Marne) (Journal de marche II L'Aisne : septembre 1914 - mai 1915)

 

 

Gernicourt (Aisne), mars 1915

Gernicour, intérieur de l'égliseA gauche cliché R. Verney "Gernicourt (Aisne), l’église, mars 1915" (Album p. 24 gauche) ;

A droite carte postale "51 - Gernicourt l'église (intérieur)" Coll. A.G.R. Série Guerre 1914-1917. Visé Paris.

Accéder à tous les clichés de Gernicourt (Aisne) (Journal de marche II L'Aisne : septembre 1914 - mai 1915) 

 

 

Berry-au-Bac (Aisne), hiver 1914-1915

Berry-au-Bac, intérieur de l'égliseA gauche cliché R. Verney "Eglise de Berry-au-Bac [hiver] 1914-1915, Ferembach, Dupont" (Album p. 44 bas gauche) ;

A droite carte postale "Berry-au-Bac (Aisne) Intérieur de l'église après bombardement - Interior of Church after the bombardment" Edition Armand Huard, Reims Visé Paris n°789.

Accéder à tous les clichés de Berry-au-Bac (Aisne) (Journal de marche II L'Aisne : septembre 1914 - mai 1915) 

 

 

Pontavert (Aisne), hiver 1914-1915

Pontavers, passerelle sur le canal

A gauche cliché R. Verney "Pont de Pontavert" (Album p. 55 haut droite) ;

A droite carte postale "Passerelle métallique sur le canal".

Accéder à tous les clichés de Pontavert (Aisne) Journal de marche (II L'Aisne : septembre 1914 - mai 1915) 

 

 

Roucy (Aisne), février-mai 1915

Roucy, panorama de la villeA gauche cliché R. Verney "Roucy (Aisne) panorama, févier-mai 1915" (Album p.052 gauche haut) ;

A droite carte postale "Roucy (Aisne), Panorama" ND. Phot.

Accéder à tous les clichés de Roucy (Aisne) (Journal de marche II L'Aisne : septembre 1914 - mai 1915) 

 

 

Seringes-et-Nesles (Aisne), mai 1915

Seringes et Nesles, château de NeslesA gauche cliché R. Verney "Tour du Château de Nesles, mai 1915" (Album p. 58 haut droite) ;

A droite carte postale "Château de Nesles, près Fère-en-Tardenois (Aisne)" Cliché Godard - E. Liron édit. à Fère.

Accéder à tous les clichés de Seringes-et-Nesles (Aisne) (Journal de marche II L'Aisne : septembre 1914 - mai 1915)

 

 

Lucheux (Somme), juin 1915

Lucheux, ancienne salle du château

A gauche cliché R. Verney "Lucheux, 15 juin 1915, Verney, Dupont, Neyreneuf, Raguet, Lecoq" (Album p. 7 bas droite) et "Vieille abbaye de Lucheux" (Album p. 60 bas centre) ;

A droite carte postale "Lucheux - Ruines de la Salle d'armes des comtes de Saint-Pol (XIe siècle)" Fayez édit. Doullens.

Accéder à tous les clichés de Lucheux (Somme) (Journal de marche III L'Artois : mai - octobre 1915)

 

 

Doullens (Somme), juin 1915

Doullens, canons allemands devant l'hôtel de ville

A gauche deux clichés R. Verney "Canons allemands de 77 (Doullens 1915)" (Album p. 13 gauche) et "Obusier allemand de 115 Doullens 1915" (Album p. 13 bas droite) ;

A droite carte postale "Canons Allemands pris à Carency par les troupes françaises le 12 Mai 1915, exposés à l'Hôtel de ville de Doullens" P. Lourlon, Editeur.

Accéder à tous les clichés de Doullens (Somme) (Journal de marche III L'Artois : mai - octobre 1915)

 

 

Béthune (Pas-de-Calais), juin-juillet 1915

Béthune, grand-place, le BeffroiA gauche cliché R. Verney "Beffroi de Bethune" (Album p.063 bas droite) ;

A droite carte postale "6 - Bethune, grand'place le beffroi" Nolle-Delpierre éditeurs Béthune

Accéder à tous les clichés de Béthune (Pas-de-Calais) (Journal de marche III L'Artois : mai - octobre 1915)

 

 

Mont-Saint-Eloi (Pas-de-Calais), juillet-août 1915

Mont-Saint-Eloi (Pas-de-Calais), Tours de l'abbayeA gauche cliché R. Verney "Mont-Saint-Eloi, août 1915" (Album p.071 droite) ;

A droite carte postale "Guerre 1914-1915 - Abbaye de Mont-St-Eloi après le bombardement - Mont-St-Eloi - The abbey after the bombardment" LL / Visé Paris n°584.

Accéder à tous les clichés de Mont-Saint-Eloi (Pas-de-Calais) (Journal de marche III L'Artois : mai - octobre 1915)

Mont-Saint-Eloi (Pas-de-Calais), PanoramaA gauche cliché R. Verney "Mont-Saint-Eloi" (Album p.086 haut droite) ;

A droite carte postale "Guerre dans le Nord - 108 Mont-St-Eloi - Vue panoramique".

Accéder à tous les clichés de Mont-Saint-Eloi (Pas-de-Calais) (Journal de marche III L'Artois : mai - octobre 1915)

  Mont-Saint-Eloi (Pas-de-Calais), cimetière militaireA gauche cliché R. Verney "cimetière militaire près de Mont-Saint-Eloi" (Album p.072 bas gauche) ;

A droite carte postale "L'invasion des barbares modernes - Le cimetière de Mont-Saint-Eloi - Les tours dans le fond" LS édit. Berck-Plage B1454

Accéder à tous les clichés de Mont-Saint-Eloi (Pas-de-Calais) (Journal de marche III L'Artois : mai - octobre 1915)

 

 

 

Neuville-Saint-Vaast (Pas-de-Calais) été 1915

Neuville-Saint-Vaast (Pas-de-Calais), maisons en ruineA gauche cliché R. Verney "Neuville-Saint-Vaast" (Album p. 94 bas droite) ;

A droite carte postale "687. La Grande Guerre 1914-15. Neuville-Saint-Vasst (Pas-de-Calais). Aspect d'un coin du village après la victoire française" A.R. visa Paris 687.

 

Accéder à tous les clichés de Neuville-Saint-Vaast (Pas-de-Calais) (Journal de marche III L'Artois : mai - octobre 1915)

 

 

Neuville-Saint-Vasst (Pas-de-Calais), rue en ruineA gauche cliché R. Verney "Neuville-Saint-Vaast" (Album p. 98 droite) ;

A droite carte postale "2 La Grande Guerre - Neuville-Saint-Vaast (Pas-de-Calais). Rue de Givenchy. A droite au bas de cette rue, on voit les débris de la voie ferrée que les Boches avaient établie pour le transport de leurs munitions. Givenchy Street. At the rigth, remains of the railway established by the Germans for the transport of their ammunitions" Charles Ledieu Arras.

 Accéder à tous les clichés de Neuville-Saint-Vaast (Pas-de-Calais) (Journal de marche III L'Artois : mai - octobre 1915)

 

 

Neuville-Saint-Vasst (Pas-de-Calais), ruinesA gauche cliché R. Verney "Entrée de Neuville-Saint-Vasst" (Album p. 102 gauche) ;

A droite carte postale "N°1 Neuville-Saint-Vaast (Pas-de-Calais) Guerre 1914-1916. Rue de la Targette. Toute cette rue était bordée de belles fermes dont les propriétaires ont peine à reconnaître l'emplacement" Charles Ledieu Arras.

Accéder à tous les clichés de Neuville-Saint-Vaast (Pas-de-Calais) (Journal de marche III L'Artois : mai - octobre 1915)

 

 

 

 

 

Arras (Pas-de-Calais), été 1915

Album R. Verney p.108 droite

"307. La Grande Guerre 1914-15 - Bombardement d'Arras. Incendie de l'Hôtel de ville" A.R. (d'après l'Illustration)

Carte postale vierge intégrée à l'album p. 108

 

Arras (Pas-de-Calais), Hôtel de ville et petite placeA gauche cliché R. Verney "Arras, Place de l'hôtel de ville" (Album p.107 bas droite) ;

A droite carte postale "43 - Arras - Hôtel de ville et Petite place" E. Ruff.

Accéder à tous les clichés de Arras (Pas-de-Calais) (Journal de marche III L'Artois : mai - octobre 1915)

 

Arras (Pas-de-Calais), Hôtel de villeA gauche cliché R. Verney "Arras, Hôtel de ville" (Album p.107 bas centre) ;

A droite carte postale "24 - Arras - Hôtel de ville - Rue Jacques-le-Caron après le bombardement des 6,7 et 8 octobre 1914" E. Ruff.

Accéder à tous les clichés de Arras (Pas-de-Calais) (Journal de marche III L'Artois : mai - octobre 1915)

 

Arras (Pas-de-Calais), panorama des environs de l'Hôtel de villeA gauche cliché R. Verney "Arras, quartier de l'Hôtel de ville" (Album p.107 haut droite) ;

A droite carte postale "Guerre universelle. Arras - Panorama des environs de l'Hôtel de ville après divers bombardements. Arras - Panorama around the Town Hall after many Bombardments" E. Ruff.

Accéder à tous les clichés de Arras (Pas-de-Calais) (Journal de marche III L'Artois : mai - octobre 1915)

 

Arras (Pas-de-Calais), ruines de la cathédraleA gauche cliché R. Verney "Arras, Hôtel de ville" (Album p.107 haut gauche) ;

A droite carte postale "Arras - Ruines de la cathédrale" coll. Rol.

Accéder à tous les clichés de Arras (Pas-de-Calais) (Journal de marche III L'Artois : mai - octobre 1915)

 

Arras (Pas-de-Calais), la gareA gauche cliché R. Verney "Arras, gare" (Album p.107 haut centre ) ;

A droite carte postale "Arras (Pas-de-Calais) - La Gare et la Rue Gambetta bombardée par les Allemands. The station and Gambetta street bombarded by the Germans" V.P., Visé Paris, n°2079.

Accéder à tous les clichés de Arras (Pas-de-Calais) (Journal de marche III L'Artois : mai - octobre 1915)

 

 

Amiens (Somme) hiver 1915-1916

Amiens (Somme), le cathédraleA gauche et au centre clichés R. Verney "Cathédrale d'Amiens" (Album p.111 centre et droite) ;

A droite carte postale "5 - Amiens1915 - La Cathédrale avec son portail protégé par des sacs contre l'incursion des taubes. The Cathedral. The Portal with the sacks counter the misdeed of the Tauben".

Accéder à tous les clichés de Amiens (Somme) (Journal de marche IV Front de la Somme : octobre 1915 - mars 1916)

 

 

Framerville-Rainecourt (Somme) décembre 1915 - février 1916

Framerville-Rainecourt (Somme), l'égliseA gauche et au centre clichés R. Verney "Eglise de Framerville,décembre 1915 - février 1916" (Album p.112 gauche haut) ;

A droite carte postale "L'Eglise de Framerville. Framerville Church" Caron Phot. édit. Amiens.

Accéder à tous les clichés de Framerville-Rainecourt (Somme) (Journal de marche IV Front de la Somme : octobre 1915 - mars 1916)

 

 

Herleville (Somme) hiver 1915-1916

Herleville (Somme),l'église après le bombardementA gauche et au centre clichés R. Verney "Eglise d'Herleville" (Album p.114 gauche) ;

A droite carte postale "358 La guerre 1914-15-16. Herleville (Somme) L'église après les bombardement" R.P. Visé Paris 358.

Accéder à tous les clichés de Herleville (Somme) (Journal de marche IV Front de la Somme : octobre 1915 - mars 1916)

 

 

Verdun (Meuse) mars-juin 1916

Verdun (Meuse), Place ThiersA gauche cliché R. Verney "Maisons détruites dans Verdun" (Album p.121 droite) ;

A droite carte postale "20. - Verdun. Place Thiers" Librairie Marchal, Verdun.

Accéder à tous les clichés de Ville de Verdun (Meuse) (Journal de marche  V Verdun : mars - juin 1916)

 

 

Stainville (Meuse) juin 1916

Jovilliers (Meuse), ancienne abbayeA gauche cliché R. Verney "Ferme de Jovilliers près Le Bouchon" (Album p.135 bas) ;

A droite carte postale "Environs de Bar-le-Duc. - Jovilliers - Ancienne abbaye des Prémontrés - Façade" Vve Em. Collot, édit. Bar-le-Duc.

Accéder à tous les clichés de Jovilliers (Meuse) (Journal de marche  V Verdun : mars - juin 1916)

 

 

Braine (Aisne) 16 avril 1917

Braisne (Aisne), barrage sur la VesleA gauche cliché R. Verney "La Vesle à Braine, 16 avril 1917" (Album p.150 droite) ;

A droite carte postale "La Guerre 1914-18 - 765. Braine (Aisne) - Barrage sur la Vesle. Sloping of the water on the Vesle" L.C.H., visé Paris.

Accéder à tous les clichés de Braine (Aisne) (Journal de marche  VII Chemin des Dames : mars - septembre 1917)

 

 

Vailly-sur-Aisne (Aisne) avril 1917

Vailly-sur-Aisne (Aisne), rue d'AisneA gauche cliché R. Verney "Rue de Vailly, avril 1917" (Album p.155 haut droite) ;

A droite carte postale "Vailly - Rue d'Aisne. Aisne Street" Edit. B.Nougarède et H. Lestrat Soissons

Accéder à tous les clichés de Vailly-sur-Aisne (Aisne) (Journal de marche  VII Chemin des Dames : mars - septembre 1917)

 

Vailly-sur-Aisne (Aisne), Saint-PrécordA gauche cliché R. Verney "Vailly-sur-Aisne, Saint-Précord, avril 1917" (Album p.155 haut droite) ;

A droite carte postale "L'Aisne dévastée. Vailly (Aisne) - Quartier en ruines. - Ruined quartier" ND Phot. Visé Paris n°939.

Accéder à tous les clichés de Vailly-sur-Aisne (Aisne) (Journal de marche  VII Chemin des Dames : mars - septembre 1917)

 

 

Soupir (Aisne) juin 1917

Soupir (Aisne), châteauA gauche cliché R. Verney "Château de Soupir, juin 1917" (Album p.168 droite) ;

A droite carte postale "616. Soupir (Aisne) - Château et église, vue prise de l'intérieur du parc. The Castle and Church, view taken inside the Park" La Guerre 1914-1917. - L.C.H., Visé Paris.

Accéder à tous les clichés de Soupir (Aisne) (Journal de marche  VII Chemin des Dames : mars - septembre 1917)

 

 

Jumigny (Aisne) août-septembre 1917

Jumigny (Aisne), égliseA gauche cliché R. Verney "Jumigny, église poste de secours, août-septembre 1917" (Album p.180 gauche) ;

A droite carte postale "2115. La Grande Guerre 1914-1918 - Jumigny (Aisne) - l'Eglise en ruines" Photo-Express - Visé Paris.

Accéder à tous les clichés de Jumigny (Aisne) (Journal de marche  VII Chemin des Dames : mars - septembre 1917)

 

 

Le Quesnel (Somme) 3-9 septembre 1917

Le Quesnel (Somme), châteauA gauche cliché R. Verney "Le Quesnel, château" (Album p.183 haut gauche) ;

A droite carte postale "13 - Le Quesnel (Somme). Le château (côté nord)" Cliché A. Bigorgne, Montdidier.

Accéder à tous les clichés de Le Quesnel (Somme) (Journal de marche  VIII Secteur de Saint-Quentin : septembre 1917 - janvier 1918)

 

 

Savy (Aisne) octobre 1917 - janvier 1918

Savy (Aisne), église détruite par les Allemands en mars 1917A gauche cliché R. Verney "Eglise de Savy" (Album p.185 haut gauche) ;

A droite carte postale "3. Savy - L'église détruite par les Allemands en mars 1917" Damesnil-Marguin, Vincennes.

Accéder à tous les clichés de Savy (Aisne) (Journal de marche  VIII Secteur de Saint-Quentin : septembre 1917 - janvier 1918)

 

 

Epernay (Marne) mars 1918

Album R. Verney p.196

"Epernay. Panorama" LL. Visa Paris n°1

Carte postale vierge intégrée à l'album p.196

 

 

Boursault (Marne) mars 1918

Album R. Verney p.197 gauche

"2 Boursault - Le château"

Carte postale vierge intégrée à l'album p. 197

Album R. Verney p.197 droite

[Boursault - Le château]

Carte postale vierge intégrée à l'album p. 197

 

 

Suippes (Marne) mars-juin 1918

Suippes (Aisne), l'église

A gauche cliché R. Verney "Eglise de Suippes, mars-juin 1918" (Album p. 200 haut droite) ;

A droite carte postale "La guerre de 1914-15. 349 Suippes (Marne). L'église détruite par les Allemands. Suippes (Marne. The Church destroyed by the Germans" L.C.H Paris.

Accéder à tous les clichés de Suippes (Marne) (Journal de marche IX Secteur de Champagne : mars-juin 1918)

 

 

 

 

Souain (Marne) mars-juin 1918

Souain (Aisne), l'égliseA gauche cliché R. Verney "Eglise de Souain, mars-juin 1918" (Album p. 202 bas droite) ;

A droite carte postale "La guerre de 1914-15. 482 - L'église de Souain (Marne)" L.C.H Paris.

Accéder à tous les clichés de Souain (Marne) (Journal de marche IX Secteur de Champagne : mars-juin 1918)

 

 

 

 

Valmy (Marne) juillet 1918

Album R. Verney p.206 gaucheGrande

"La Guerre en Champagne-Argonne 1914-15-16-17. Les monuments de Valmy élevés à la mémoire de Kellermann et des volontaires de 1792, à l'horizon, la forêt d'Argonne" Edit. Moisson, Ste Menehould

Carte postale vierge intégrée à l'album p. 206

Album R. Verney p.206 droite

"L'argonne - Valmy - Statue de Kellermann" Edit. Moisson, Ste Menehould

Carte postale vierge intégrée à l'album p. 206

 

 

Gournay-sur-Aronde (Oise) juillet 1918

Gournay-sur-Aronde (Oise), le châteauA gauche cliché R. Verney "Château de Gournay-sur-Aronde, juillet 1918" (Album p. 210 haut gauche) ;

A droite carte postale "7. Gournay-sur-Aronde (Oise) - Le château" Sinneçon photo, éditeur.

Accéder à tous les clichés de Gournay-sur-Aronde (Oise) (Journal de marche X Offensive sur l'Aronde et le Matz : juin-septembre 1918) 

 

 

 

Roye-sur-Matz (Oise) août 1918

 

Roye-sur-Matz (Oise), la gareA gauche cliché R. Verney "Gare de Roye-sur-Matz, poste de secours du 24e RI, août 1918" (Album p. 213 haut droite) ;

A droite carte postale "Roye - La gare" Edition G. Rouen à Roye.

Accéder à tous les clichés de Roye-sur-Matz (Oise) (Journal de marche X Offensive sur l'Aronde et le Matz : juin-septembre 1918)

 

 

 

Lataule (oise) septembre 1918

 

Lataule (Oise), le châteauA gauche cliché R. Verney "Château de Lataule, septembre 1918" (Album p. 216 haut droite) ;

A droite carte postale "Lataule. Le chateau vu du parc après bombardement" Fresquin éditeur, Ressons.

Accéder à tous les clichés de Lataule (Oise) (Journal de marche X Offensive sur l'Aronde et le Matz : juin-septembre 1918)

 

 

 

 

 

06 avril 2016

BRAUN père et fils : de Verdun à Verdun 15 avril 1916

 

Les premières pages de l'Album de la guerre européenne de René Verney renferment un portrait individuel du commandant Lucien Braun amicalement dédicacé. Sa place en tête du recueil affirme les liens unissant les deux hommes tout en constituant un hommage à l'ancien chef d'escadron du 3e groupe du 43e RAC.

Ce portrait a été réalisé par un photographe professionnel entre juillet et décembre 1916. Lucien Braun porte au bras gauche les trois barettes soulignant sa participation au conflit depuis 1914 et arbore sur la poitrine la croix de guerre étoile d'argent (il est cité à l'ordre de la division le 3 juin 1916) ainsi que la décoration d'officier de la Légion d'honneur (il est promu dans ce grade le 12 juillet 1916). Il revêt la tenue bleu horizon de commandant du 43e RAC (le 22 décembre 1916, il est promu lieutenant-colonel à titre temporaire et quitte cette unité pour la 168e DI : voir informations connexes dans Index des noms de personnes).

Si le cliché peut être ainsi facilement documenté, il ne révèle pourtant rien du drame personnel qui vient de toucher l'officier d'artillerie sur le champ de bataille de Verdun où lui-même et ses deux fils, jeunes officiers du 36e RI et du 47e RAC sont engagés face au Fort de Douaumont, dans le secteur du bois de la Caillette.

Nous tentons ici de retracer ce parcours, qui illustre le sacrifice de toute une famille au service de la patrie et dont le destin a été scellé à Verdun le 15 avril 1916.

 Album R

Portrait du Commandant Lucien Braun, chef d'escadron du 3e groupe du 43 RAC juillet-décembre 1916 (p. 4)

Album R

au verso dédicace signé L. Braun, datée de janvier 1917 adressée au Dr René Verney.

 

Lorsque le 29 mars 1916, le commandant Braun gagne Verdun avec son unité (voir Restitution du journal de marche partie V), il rejoint un secteur qui lui est familier : une ville de garnision dans laquelle il a été affecté pendant plus de cinq ans entre 1893 et 1898 et où ses deux enfants voient le jour en 1895.

Album R. Verney p.120 gauche  Album R. Verney p.121 gauche  Album R. Verney p.122 gauche  Album R. Verney p.120 droite  

Verdun (Meuse) les fossés, avril -mai 1916, p. 120-122

Album R. Verney p.135 gauche

Verdun (Meuse) quais de la Meuse et la cathédrale, avril -mai 1916 p. 135

Album R. Verney p.121 droite

 Verdun (Meuse) maisons détruites [place Thiers], avril-mai 1916, p. 121.

(plus d'infos consulter : Patrimoine, destructions et "tourisme de guerre")

 

Samuel Pierre BRAUN est en effet né à Verdun le 13 février 1895, comme son frère cadet Robert né le 25 décembre 1895.

Leurs parents, Lucien BRAUN (Paris 1864 – Fontainebleau 1940) et Palmyre COBLENTZ (Mulhouse 1870 - 1942 ?) se sont unis à Paris un an plus tôt. Leur père, jeune officier d'artillerie, polytechnicien (1882) et ancien élève de l'école d'application de l'artillerie et du génie, est alors en garnison à Verdun en tant que capitaine en 2e au 5e Bataillon d'artillerie à pied (adjoint à la direction de Verdun). Au gré des affectations, la famille Braun réside ensuite au Mans (1901-1909), puis à Vincennes (1909-1912), enfin à Caen à partir de 1912 lorsque Lucien Braun est versé au 43e RAC en tant que chef d'escadron.

Le jeune Samuel Pierre quant à lui, après avoir fréquenté le collège Jacques Aymiot de Melun, le lycée Poincarré de Nancy, le lycée Hoche à Versailles, puis le lycée Montesquieu au Mans, achève ses études secondaires au Lycée Pierre Corneille de Rouen.

C'est dans cette ville, le 10 octobre 1913, qu'il s'engage pour 8 ans, incorporé au titre de l’école spéciale militaire de Saint-Cyr (promotion "Croix du drapeau"). Le 15 août 1914, il est affecté au 36e RI (casernement à Caen) au grade de sous-lieutenant. (voir Registre de matricule, bureau de Caen classe 1915 n°970 / visionneuse p.775).

Le père et le fils sont donc officiers de la 5e Division d'infanterie (Division Mangin) et participent aux mêmes opérations depuis le début du conflit, comme ici à Verdun en avril 1916.

Précisément, le 15 avril 1916, les batteries du 43e RAC en position au sud du Fort de Douaumont et agissant sur le secteur du bois des Caillettes, sont alors placées dans leur ensemble sous les ordres du père (il assure le commandement de l'AD5 du 4 au 25 avril).

JMO 43e RAC 3e groupe 26N980 22 p

 

Cartographie du secteur du "Bois des Caillettes" (détail) établie par l'état-major de la 5e DI (04/04/1916).

 

Source : JMO 3e groupe du 43e RAC Mémoire des Hommes (SHD) 26N980/22

 

Elles soutiennent par plus de 28 000 tirs de 75 l'assaut du 36e RI auquel prend part le fils, promu lieutenant le 26 décembre 1915 et dont l'action est saluée par une citation postume à l'ordre de l'armée.

Samuel Pierre Braun : "Vaillant officier chargé de la direction d'une attaque, le 15 avril 1916, a brillamment entraîné sa troupe à l'assaut des tranchées ennemies puissamment organisées et vigoureusement défendues. A été très grièvement blesssé au cours de cette action". Pour l'ensemble de l'opération consulter le compte-rendu de la journée dans le JMO de la 5e DI 26N268/9.

Mortellement atteint, il est en effet évacué à l'hôpital militaire de Verdun où il décède quelques heures plus tard, alors que vient de lui être décernée la croix de chevalier de la Légion d'honneur (Base Léonore dossier LH/353/68). Il avait 21 ans.

Natif de Verdun, son nom figure sur la plaque commémorative de la synagogue qui rend hommage aux membres de la communauté israélite morts pour la France. Il est inhumé dans la .

Plaque commémorative de la Synagogue de Verdun - carte postale ancienne
Source : Musée d'art et d'histoire du judaïsme inv. CP/0115.02

Le même jour, son frère Robert BRAUN sous-lieutenant affecté à l'état-major du 1er groupe du 47e RAC, unité rattachée à la 14e DI, attend à Lempire (Meuse) de monter en ligne pour une seconde fois sur Verdun afin de participer à la défense du fort de Vaux (voir historique régimentaire). Dans la nuit du 25 au 26 avril, son unité relève le premier groupe du 43e RAC, au nord du bois de la Caillette.

Pour son action du 1er mai 1916 en tant qu'observateur en 1ère ligne, sur les lieux-mêmes où son frère a trouvé la mort quinze jours auparavant, il est cité à l'ordre de la division.

Le jeune homme, s'est engagé volontairement à Caen pour 8 ans le 12 août 1914 au titre de l’école polytechnique. Il est incorporé le 13 août au 43e RAC au grade de canonnier 2e classe. Dès le 17 août, il passe au 22e RAC et est nommé brigadier le 25 octobre 1914, avant d'être affecté au 17e RAC le 11 novembre 1914. Promu sous-lieutenant à titre temporaire, il passe au 47e RAC le 28 janvier 1915 (voir Registre de matricule bureau de Caen classe 1915 n°969 / visionneuse p.773-774).

Nommé sous-lieutenant à titre définitif le 1er juin 1916 et affecté à l'état-major du 3e groupe du 47e RAC, il est désigné pour suivre les cours d’instruction spéciale de Fontainebleau le 15 novembre 1916. De retour dans son unité, il est blessé dans le secteur Cauroy-lès-Hermonville (Marne) le 16 avril 1917 au cours d'une mission de renseignement et reçoit une citation à l'ordre du Corps d'armée. Promu lieutenant à titre définitif le 1er juin 1917, il passe au 121e régiment d’artillerie lourde le 1er juillet 1917. Une nouvelle fois cité à l'ordre de la division pour son action du 18 au 26 juillet 1918 entre la Marne et l'Ourq, affecté au 106e régiment d’artillerie lourde.

Agé de 24 ans, il entre à l’école polytechnique le 12 mars 1919 mais, grièvement malade, il décède quleques semaines plus tard le 20 avril 1919 et est inhumé à Paris, cimetière Montparnasse.

Le lieutenant-colonel BRAUN et son épouse désormais privés de descendance, se retirent après la guerre à Caen, 21 rue de l'ancienne comédie, Lucien BRAUN s'éteignant à Fontainebleau le 18 mars 1940. Palmyre COBLENTZ sa veuve est alors agée de 70 ans.

Le journal L'illustration à la planche 434 de son Tableau d'honneur de la guerrre, a publié le portrait de Lucien Braun associé à celui de son fils Samuel Pierre BRAUN, lieutenant au 36e Régiment d'infanterie.

L'illustration pl

  L'Illustration - Tableau d'honneur de la guerre pl. 434 (extrait)

 


31 mars 2016

Médecin dans l'enfer de Verdun avril-mai 1916

 

 

Le 43e Régiment d’artillerie de campagne participe à la montée au front de la 5e DI sur Verdun (3-21 avril et  18-25 mai).

Le fort de Souville (Album p. 124-125, 127) accueille non seulement le PC de la division placée sous les ordres du général Mangin, mais aussi le groupe de brancardiers divisionnaires et  les postes de secours centraux des 36e, 74e RI et 274e RI (Service de santé 5e DI JMO 26N270/13).

Album R. Verney p.124 droite bas

Fleury-devant-Douaumont (Meuse), Fort de Souville, mai 1916, p. 124

Le 7 avril, le chef du service de santé divisionnaire (le médecin-principal 2e classe Armynot du Châtelet) s’alarme sur l’hygiène déplorable qui y règne (JMO 26N270/14). Le 8, la désinfection commence.  Le poste de secours central du 129e est installé à la redoute de Fleury, celui du 3e groupe du 43e RAC à la poudrière de Fleury (Album p. 126).

Album R. Verney p.126 gauche haut

Fleury-devant-Douaumont (Meuse), poudrière (poste de secours), avril 1916, p. 126

de g. à dr. Cloès, Dallemagne, Delmas, Renée

Témoignant de l'âpreté des combats, dès le 19 avril, ces structures maçonnées sont jugées trop exposées pour qu’on y laisse des postes de secours (cf. rapport du médecin chef du service de santé le la 5e DI JMO 26N270/14). La poudrière de Fleury, est ainsi abandonnée par le 3e groupe du 43e RAC, qui construit un nouvel abri casematé près de l’ancienne ligne de chemin de fer reliant Fleury à Verdun (Album p. 131-133).

Album R. Verney p.131 droite bas

Fleury-devant-Douaumont (Meuse), Construction du nouveau poste de secours du 3e groupe, avril 1916. p. 131

de g. à dr. Vautier, Renée, Neureneuf, Jean , Donnelay

Le 12 avril face aux pertes subies par le groupe de brancardiers divisionnaires est sollicité un renfort de 60 brancardiers auprès de la 4e DI. Ils arrivent le 16 participant à l’évacuation de 2 500 blessés du 3 au 18 avril. Les mêmes besoins sont exprimés le 22 mai (attaque de Douaumont) débouchant sur l’arrivée de 30 brancardiers de la 35e DI. Il est ainsi procédé à l’évacuation de 700 blessés dans la nuit. L’équipe est renforcée le 23 mai par 350 territoriaux permettant l’évacuation du 19 au 29 mai de plus de 2 000 blessés.

Les services de santé déjà éprouvés en avril (20 tués ou blessés du 3 au 12 avril au sein du service divisionnaire) l’est encore en mai : 1 médecin tué et 1 aumônier blessé, 4 infirmiers tués et 20 blessés au sein groupe de brancardiers divisionnaires, 15 tués, 50 blessés et 23 disparus au sein des services régimentaires de la divison. Le service de santé du 43e RAC est lui-même fortement touché. Le 21 mai, le poste de secours du 1er groupe s’effondre sous un obus, tuant le médecin Aide-major Paul Charles Ravet le brigadier-infirmier Marcel de Félicis et 4 brancardiers alors que parmi les 15 blessés recensés au sein du 3e groupe en mai, on dénombre 3 membres du service de santé (1 brigadier infirmier, 1 infirmier et 1 brancardier).

L’intensité des duels d'artillerie durant les trente jours au cours desquels le 3e groupe du 43e RAC est engagé sur le front, est soulignée par la consommation de 80 689 munitions pour les trois batteries. Les pertes sont lourdes pour le 3e groupe en pertes humaines (15 tués, 31 blessés dont un décédé des suites de ses blessures), en chevaux (39 tués, 27 évacués) et en matériel (48 canons démolis).

05Verdun tués et blessés

Parallèlement, au cœur des combats, les cas d’indisponibilité des hommes pour des raisons de santé parviennent à des niveaux encore jamais atteints (176 journées par mois en moyenne). Il doit être signalé que les synthèses mensuelles du service de santé divisionnaire sont alors en très fort décalage avec les résultats fournis par les états journaliers sur lesquels nous nous basons ici.

05Verdun indisposés et évacués

Les conditions d’hygiène précaires et la promiscuité favorisent en effet la propagation des maladies contagieuses particulièrement en avril (198 cas, contre 29 en mai et 24 en juin), mais une nouvelle fois au sein du 3e groupe du 43e RAC, les cas épidémiques sont écartés.

Ce sont les troubles des voies digestives et intestinales qui constituent les maladies contagieuses ordinaires les plus nombreuses (62% des cas enregistrés), les affections respiratoires et courbatures fébriles ne représentant que 35% des cas recensés.

05Verdun maladies

 

Pour aller plus loin :

 - A suivre, les 7 et 8 octobre 2016 : Les journées "Verdun, Terre de santé"

 

 

Accéder au journal de marche de R. Verney illustré HD (Verdun)

 

 

 

 

20 mars 2016

Véhicules et armements motorisés 1915-1918

 

Différents matériels automobiles utilisés par diverses unités de l’armée française figurent au sein de l'album de René Verney. Les clichés sont très peu nombreux et répartis tant dans la partie introductive (p. 14-16) que dans les parties consacrées aux différentes prises de position (Front de l’Aisne p. 44 et Secteur de Champagne p. 195). Nous présentons ci-dessous l’ensemble de ces clichés en tentant de préciser au mieux le contexte dans lequel ils ont été réalisés, regroupés par types de véhicules.

 

Automitrailleuses (Artois, été 1915)

Trois des clichés de l’album rassemblés dans la partie introductive (p. 14-15), présentent un groupe d’automitrailleuses au stationnement. Bien que les légendes ne précisent ni la date, ni le lieu des prises de vue, une rapide analyse permet d'affirmer qu'elles remontent à l’été 1915 et, compte-tenu du parcours du 43e RAC, sont donc vraisemblablement réalisées dans l’Artois (cf. Journal de Marche III Artois).

Les premiers groupes d’automitrailleuses et autocanons (GAMAC) sont en effet des groupes mixtes (GMAMAC) composés majoritairement de marins (on reconnait ici des fusiliers marins) auxquels s’adjoignent des effectifs de l’armée de terre. Un groupe est composé de dix véhicules blindés armés de canons de 37mm ou de mitrailleuses 8 mm servis par un équipage de cinq hommes (ici des automitrailleuses Renault modèle 1915) accompagnés de trois voitures de service dont deux fourgons à munitions.

Fin 1915, on dénombre vingt groupes mixtes servant les grandes unités au front. A partir du printemps 1916, les marins quittent les équipages d’automitrailleuses et sont définitivement remplacés par des éléments de l’armée de terre.

Album R

Auto-mitrailleuse [Artois, été 1915] (Album p. 14)

Album R

Autos-mitrailleuses [Artois, été 1915] (Album p. 15)

Album R

Autos-mitrailleuses [Artois, été 1915] (Album p. 15)

 

Chars Schneider et Saint-Chamond  (Camp de Mailly, février 1918)

A l’occasion de la montée du 43e RAC en Champagne les cadres du régiment participent du 29 janvier au 15 février 1918 à des manœuvres divisionnaires organisées au camp de  Mailly. Les JMO régimentaires nous apprennent que sont alors notamment réalisés des exercices de pointage sur tanks, quatre clichés (cf. Journal de marche IX Champagne 43e RAC) nous permettant de préciser qu’il s’agit de chars Schneider CA1 et Saint-Chamond M1, blindés français engagés sur le terrain respectivement dès avril et mai 1917.

Album R. Verney p.195 gauche haut

Tank Schneider, Camp de Mailly, février 1918 (Album p. 195)

Album R. Verney p.195 droite bas

Tank Saint-Chamond, Camp de Mailly, février 1918 (Album p. 195)

Album R. Verney p.195 droite haut

Tank Saint-Chamond, Camp de Mailly, février 1918 (Album p. 195)

Album R. Verney p.195 gauche bas

Tank Saint-Chamond, Camp de Mailly, février 1918 (Album p. 195)

 

Autobus de ravitaillement en viande fraiche

La partie introductive renferme deux clichés d'autobus parisiens utilisés par l’armée (p. 16). En effet, dès août 1914, est opérée la réquisition des véhicules de la Compagnie Générale des Omnibus (CGO) afin de subvenir au transport des troupes vers le front mais aussi du ravitaillement. Le premier cliché présente un train d’autobus dont la plateforme arrière porte le sigle RVF ce qui permet de confirmer leur appartenance à l’une des sections du ravitaillement en viande fraiche (RVF), unité du service automobile de l'armée dépendant du Train des équipages. Le second cliché présente l’aménagement intérieur d’un de ces véhicules permettant l’accrochage des carcasses à des crocs de boucher. Une section de huit autobus (comme ici sur le cliché de gauche) est affectée à cet usage pour chaque division d’infanterie composée de 4 régiments, mais il n’est malheureusement pas possible de préciser à quelles unités ce train était affecté ni la période, ni le lieu de ces prises de vue.

Album R

Autobus [convoi RVF] et intérieur d'autobus (Album p. 16)

 

Autobus de transport de personnel (Berry-au-Bac, Aisne, 1914-1915)

Un cliché (p. 44) présentant la carcasse d’un autobus ayant servi au transport de troupes figure quant-à-lui dans la partie de l’album correspondant à la période au cours de la laquelle le 43e RAC est engagé sur le Front de l’Aisne durant l’hiver 1914-1915 (cf. Journal de marche II Front de l'Aisne). Cette prise de vue datée de mars 1915 peut être très précisément localisée grâce à sa légende, l’histoire du véhicule qui porte sur la plateforme arrière le numéro 35, étant par ailleurs bien documentée.

Il s’agit d’un autobus parisien  appartenant à une section de transport de personnel (TP) tombé en panne sur la route nationale 44 reliant Reims à Laon (actuelle D1044) à quelques centaines de mètres au nord-ouest de Berry-au-Bac, lors de l’offensive de la Marne en septembre 1914. Le véhicule qui n’a pu être dégagé a donné son nom au secteur de tranchées françaises  située sur cette partie du front dit « secteur de l’autobus » (cf. dictionnaire du chemin des dames).

Album R

Berry-au-Bac (Aisne), route 44, mars 1915

autobus près des tranchées, [secteur de l'autobus] (Album p. 44)

 

Camions de transport de troupes (Artois, 1915)

Un seul cliché (p. 16), malheureusement ni situé ni daté, présente un train de camions de transport de troupe (ici des fantassins) .

Tout au long des opérations au sein desquelles le  43e RAC est impliqué, les mouvements des hommes et du matériel s’effectuent, comme en témoignent les JMO, soit par voie ferrée, soit par route à l’aide des équipages hippomobiles du train régimentaire. Un certain nombre de clichés rendent compte de ces déplacements, notamment lors du mouvement entre les Fronts de l’Aisne et d’Artois à la fin du printemps 1915 (Album p. 57-61).

Dès cette période est parallèlement enregistré le premier transport par camion de l’infanterie de la  5e DI à laquelle est rattaché le 43e RAC (JMO 5e DI 23/05/1915). L’examen attentif de l’équipement individuel des hommes figurant sur le cliché (tenue bleu horizon, absence de casque et d’équipement individuel contre les gaz), comme les mouvements simultanés du 3e groupe du 43e RAC et des 9e et 10e brigades d’infanterie vers leurs cantonnements de Brévillers, Sus-Saint-Léger et Le Souich (Somme) nous incite à proposer une datation pouvant correspondre à ces déplacements opérés entre le 23 et le 25 mai 1915. Néanmoins au cours de cette même période qui se prolonge jusqu'au 3 juillet (voir Journal de marche III Artois), le 3e groupe du 43e RAC placé au repos, croise d'autres unités engagées en Artois (tel le 228e RI cf. JMO régimentaire) auxquelles peuvent également être associées  ce mouvement par camion.

Quant à René Verney, le seul transport par camion qui lui ait été donné de suivre avec son régiment, correspond au transfert du 24e RI en septembre 1918 depuis le secteur du Matz (Oise) vers Chézy-sur-Marne (Aisne) (cf. Journal de marche X Aronde et Matz).

Album R

Cliché non légendé [Artois, fin mai-juin 1915 ?] (Album p. 16)

Album R

Cliché non légendé [troupes du 228e RI, Artois juin 1915 ?] (Album p. 70)

 

Auto-projecteur

La photographie d’un véhicule-projecteur accompagne les clichés des automitrailleuses dans la partie introductive (p. 15). Le marquage du véhicule n’est malheureusement pas visible, la légende n'apportant aucune précision sur le lieu et la date de la prise de vue. Il ne nous est donc pas possible d’identifier l'unité à laquelle appartient ce véhicule, peut-être une des sections de projecteurs automobiles du génie (SAP), unités rattachées aux divisions d’infanterie dès le printemps 1915.

Album R

Auto-projecteur (Album p. 15)

 

Pour aller plus loin :

-A. POLI "Les Groupes mixtes d'Automitrailleuses et d'Autocanons de la Marine pendant la Guerre de 1914", in Revue Historique des Armées, n° 3, 1988, pp. 91-100.

-Jean-Michel BONIFACE et Jean-Gabriel JEUDY Les camions de la Victoire 1914-1918. Paris, Editions Massin, 1996.

-Joseph Aimé Edouard DOUMENC Les transports automobiles sur le front français, 1914-1918. Paris, Plon-Nourrit et Cie, 1920

-Pour l'identification des véhicules blindés, voir site : Chars français.net.

-SAUVEROCHE "Où sont les autobus ? Leur militarisation pour le ravitaillement des troupes en viande fraiche." L’Illustration, Samedi le 22 Aout 1914, 72e Année, No. 3730

-Voir également en pdf téléchargeable : Michel GUIRONNET Les autobus de la Marne La Charte, juillet-août 2010.

 

11 mars 2016

Troupes coloniales : 1915 et 1916

 

 

 

Quelques rares clichés de l'album de René Verney soulignent la présence de troupes coloniales sur les théâtres d'opération de la 5e Division d'infanterie, placée sous le commandement du général Mangin.

Les photographies présentent tirailleurs et spahis tout d'abord croisés en 1915 sur les fronts de l'Aisne (p. 70) et de l'Artois (p. 16, 62 et 69-70), puis une batterie d'artillerie venue appuyer l'action du 43e RAC en janvier-février 1916 (p.114) dans le secteur de Frise  (cf. Journal IV Front de la Somme).

Si l'on consate dans les légendes originales une grande imprécision, voire parfois des erreurs sur l'origine des hommes (confusions entre tirailleurs marocains et sénégalais), les prises de vues sont quant à elles assez précisément datées et situées.

 

FRONT DE L'AISNE

 

Album R. Verney p.070 haut

Album p. 70

Légende à l'encre sous la photographie : Marocains

et annotation au crayon au dos du cliché : Tirailleurs Sénégalais, Muizon (Marne), janvier 1915

 

FRONT D'ARTOIS

 

Album R

Album p. 16

Cavaliers marocains à l'abreuvoir, [Artois], juillet 1915

 

Album R. Verney p.062 bas droite

Album p. 62

 Mingoval (Pas-de-Calais) juin 1915, Arabes [18-19 juin 1915 d'après JMO]

Album R. Verney p.062 haut gauche

P. 62

Mingoval (Pas-de-Calais), juin 1915, Hôpital d'évacuation [18-19 juin 1915 d'après JMO]

Album R. Verney p.070 bas centre

p. 70

Marocains à l'ambulance [Mingoval (Pas-de-Calais), 18-19 juin 1915, d'après JMO]

Album R. Verney p.069 gauche

Album p. 69

Troupes marocaines, Artois, juin 1915 [Mingoval (Pas-de-Calais), face à l'actuel n°11 Grande rue, 18-19 juin 1915]

Album R. Verney p.069 droite

Album p. 69

Cuisine roulante, Artois juin 1915 [Mingoval (Pas-de-Calais), face à l'actuel n°11 grande rue, 18-19 juin 1915 ?]

 

FRONT DE LA SOMME

Album R. Verney p.114 droite bas

p.114

En avant de Proyart (Somme), après Frise, batterie coloniale en plein champ, février 1916

 

 

Pour aller plus loin

- A suivre : 12-14 septembre 2016 "Afrique du Nord et Afrique subsaharienne dans la Grande Guerre."

 

 

19 février 2016

Fausse batterie sur la Somme, janvier-février 1916

 

Entre le 7 novembre 1915 et le 24 février 1916, le 3e groupe du 43e RAC est en position au sud de la Somme, dans la région de Frameville-Rainecourt et Proyart. Il prend alors part aux combats de riposte marqués par d’intenses duels d’artillerie qui font suite aux attaques allemandes lancées les 28 et 29 janvier 1916 dans le secteur de Frise.

L'artillerie divisionnaire qui camoufle ses pièces dans des abris casematés (Album p.113) et met en place des positions antiaériennes (Album p.116) se voit alors renforcée de groupes d’artillerie lourde et d'artillerie coloniale (Album p.114-115) tandis que se  développe parallèlement une stratégie destinée à tromper l’ennemi par le déploiement de fausses positions.

Album R. Verney p.116 droite haut

Près de Framerville-Rainecourt et de Proyart (Somme), fausse batterie de 75, p. 116

Cette tactique du leurre a dèjà été éprouvée un an plus tôt dans les bois de Gernicourt et de Roucy (Aisne) (cf. Journal de marche I Front de l'Aisne). Elle est ici mise en oeuvre avec des moyens particulièrement élaborés très vraissemblablement issus des ateliers de la Section de camouflage de l'armée, créée en août 1915 : faux canons et caissons à munitions en bois peints en trompe-l'oeil (voir l'atelier de la section à Châlons-sur-Marne en avril 1916 dans C. Courtin, p. 79)

 

Orientation pour en savoir plus :

-Page consacrée au camouflage sur le site de la Mission du centenaire

-Cécile COURTIN - Tromper l'ennemi : l'invention du camouflage moderne en 1914-1918, Paris, Pierre de Taillac ed. 2012.

16 février 2016

INDEX DES NOMS DE PERSONNES

 

Cet index regroupe les noms des 172 personnes figurant dans les légendes de l'album. Pour accéder à l'ensemble des images sur lesquelles figure l'un des hommes présents dans ce répertoire : cliquer le lien " Identifié dans les légendes de l’album " ; pour accéder au chapitre du journal de marche illustré permettant de contxtualiser le cliché : cliquer sur le lien entre parenthèses correspondant.

 

Travail en cours : recherches biographiques collaborative

(corrections, compléments ou infos contactez-moi via l'onglet en haut de page)

 

 

ADDINE

43e RAC 3e groupe

ADDINE

Identifié dans les légendes de l’album : p. 47 (Front de l’Aisne 12/09/1914 - 22/05/1915)

 

ALLAIN Louis Raoul (Le Havre 1888 - Le Havre 1937)

Cannonier conducteur 43e RAC

Album R

Registre de matricule subdivision du Havre classe 1908 n°322 Boulanger au recrutement 06/10/1909, dirigé sur le 11e RAC 2e cannonier servant. Passé au 43e RAC le 01/01/1911. Passé dans la réserve de l'armée active le 26/03/1912, certificat de bonne conduite refusé. Rappelé sous les drapeaux arrivé au corps le 03/08/1914. 1er Canonnier conducteur 43e RAC 2e groupe (Aisne) ; 3e groupe (Artois) ; 3e groupe 7e batterie (Chemin des Dames). Blessé à Soupir (Aisne) les 17-18 juillet 1918 par éclas d'obus au bras droit, écvacué l'hôpital jusqu'au 22/11/1917 puis 30 jours de convalescence, rejoint le dépôt le 23/12/1917. Passé au 6e RAC le 23/12/1918. Proposé pour réforme temporaire n°1 avec gratification de 7e Cie 20% pour paralysie du nerf médian droit par la commission de réforme du Havre du 16/05/1919.

Identifié dans les légendes de l’album : p. 58 cérémonie de remise de décoration (Artois 23/05 - 25/10/1915)

Cité à l'ordre de l'armée pour le motif suivant "Au combat du 24 août 1914, les avants-trains de sa batterie étant pris sous un feur d'artillerie très violent a, quoique simple conducteur, puissamment contribué par son sang-froid et son action à ralmener l'ordre parmi les attelages. A dégarni et dégagé lui-même un certain nombre de chevaux tués ou blessés et a reconstitué les attelages de plusieurs avants-trains." Croix de guerre avec palme remise le 16 juin 1915 à Fosseux Pas-de-Calais) cf. cliché p. 58.

Réformé définitivement et proposé pour une pension de 40% pour raideur des quatre dernires doigts de la main droite par commission de réforme de Rouen du 22 mars 1923. A fait l'objet de 1927 à 1934, d'une dizaine de condamnations pour ivresse par le Tribunal correctionnel du Havre avec, à compter le la 3e comdamnation, une peine systématique de prison de 2 mois assortie de 200 fr d'amende et deux ans d'incapacité des droits.

Adresses connues : Le Havre, rue du Champs de foire (1912), Rouen (1912-1913), Le Havre (1914-1921), Rouen (1923), Le Havre (1929-1937).

 

ALMEIDA d’

43e  RAC

ALMEIDA

Identifié dans les légendes de l’album : p. 137 (Les Eparges 22/06 1916 - 27/03/1917)          

                      

AUFRERE

24e RI

AUFRERE

Identifié dans les légendes de l’album : p. 214 (Aronde et Matz 21/06-8/09/1918),  p. 217 (Aisne et Sissonne 09/09-11/11/1918)

 

AUGUSTIN Jacques

Sous-lieutenant 43e RAC 3e groupe 9e batterie (1er janvier 1918)

AUGUSTIN

Arrivé de l’école de Fontainebleau et affecté au 43e RAC 3e groupe 8e batterie le 4 mai 1917, fait partie des officiers de la 9e batterie au 1er juillet 1917, ne fait plus partie des officiers du 43e RAC au 1er janvier 1918 (source JMO régimentaires)

Identifié dans les légendes de l’album : p. 177 (Le Chemin-des-Dames 28/03 -  01/09/1917), 11, 182, 183, 186 (Secteur de Saint-Quentin 02/09/1917 - 17/01/1918), 194 (Secteur de Champagne 14/03– 25/05/1918)

 

BADOÜE

43e RAC 3e groupe, 9e batterie, 2e section

BADOUE

Identifié dans les légendes de l’album : p. 32 (Front de l’Aisne 12/09/1914 - 22/05/1915)

 

BARBARAY

Brancardier 43e RAC 3e groupe

BARBARAY

Identifié dans les légendes de l’album : p. 175 (Le Chemin-des-Dames 28/03 -  01/09/1917)

 

BASNEL ou BUSNEL

 43e RAC 3e groupe

BUSNEL

Identifié dans les légendes de l’album : p. 142 (Les Eparges 29/03 - 20/06/1916

 

BASSIERE

Maréchal des logis 43e RAC 3e groupe, 9e batterie 1e section

BASSIERE

Identifié dans les légendes de l’album : p. 32 (Front de l’Aisne 12/09/1914 - 22/05/1915)

 

BÂTON

Sous-lieutenant 24e RI

BATON

Son action en tant que lieutenant est soulignée dans l'historique régimentaire (chapitre XV. - Vesle et Aisne p. 34-35) : "Dès le 3 [octobre 1918], les sapeurs de la 3/52e et les pionniers du régiment, sous les ordres du lieutenant Baton, profitent de la nuit sombre pour lancer une passerelle sur le canal, et le terrain broussailleux entre le canal de l'Aisne est exploré. L'ennemi se retire en tiraillant".

Identifié dans les légendes de l’album : p. 213 (Aronde et Matz 21/06-08/09/1918)

 

BEAUMONT Clément

Infirmier / brancardier 43e RAC (classe 1906)

BEAUMONT

Blessé à Jumigny (Aisne) le 31 août 1917

Identifié dans les légendes de l’album : p. 133 (Verdun 29/03 – 20/06/1916), 156 (Le Chemin-des-Dames 28/03 -  01/09/1917)

 

BEGUE Jean Pierre [ info Stéphan Agosto]

Lieutenant 74e RI

BEGUE

Identifié dans les légendes de l’album : p. 205 (Secteur de Champagne 14/03– 25/05/1918)

 

BERNTZWILLER Charles Philippe Henri  (Metz 1873 - )

Capitaine 43e RAC 3e groupe

BERNTZWILLER

Registre de matricule subdivision de Nancy classe 1893, matricule n°1340 (page 459). A refusé la dispense que lui a conféré son numéro de tirage au sort. Affecté au 8e régiment d’artillerie 2e Canonnier servant 16 novembre 1894 ; 25e régiment d’artillerie 2e Canonnier conducteur 22 novembre 1894, brigadier 16 mai 1895 ; 40e régiment d’artillerie, même grade 1er octobre 1895. Maréchal des logis 16 novembre 1895 ; Ecole militaire d’artillerie élève officier 4 avril 1899 ; 39e régiment d’artillerie sous-lieutenant 1er avril 1900. Lieutenant en 2e 1er avril 1902 ; 6e bataillon d’artillerie à pied même grade 17 mars 1903 ; 8e régiment d’artillerie 25 mars 1906, lieutenant 1ere 23 juin 1907 ; 43e RAC 9e batterie même grade 24 juin 1910, capitaine 27 mars 1911 ; Blessé à Hanzinelle le 24 août 1914 par balle qui lui a traversé l’épaule droite. Affecté à l’Etat major de l’AD5 au même grade le 10 décembre 1915 ; 43e RAC 3e groupe chef d’escadron à titre temporaire 1er janvier 1917 ; 4e batterie 7 janvier 1917 ;  7e batterie 10 janvier 1917 ; 43e RAC 2e groupe chef d’escadron à titre temporaire 27 février 1919. Rentré au dépôt 4e batterie 4 mars 1919 ; 121e régiment d’artillerie lourde chef d’escadron à titre temporaire 4 septembre 1919 ; mis en congés de 3 ans 15 février 1920 ; Classé au 62e régiment d’artillerie de campagne 24 janvier 1923 Installé à Chaumont en 1922 et Epinal 26 rue de la clef d’or en 1921-1924. Chevalier de la légion d’honneur 1914, officier 1920 (source Léonore dossier 19800035/1274/46759), Croix de guerre avec palme 4 citations : 6 à l’ordre de l’armée, 2 à l’ordre de la division.

Identifié dans les légendes de l’album : p. 4, 5, 11, 28-29, 31-32, 37-38, 41 (Front de l’Aisne 12/09/1914 - 22/05/1915), 9, 10, 59, 83 (Artois 23/05 - 25/10/1915), 11, 109 (Front de la Somme 25/10/1915 - 28/03/1916), 158, 162, 166, 177, 181 (Le Chemin-des-Dames 28/03 - 01/09/1917), 11, 182, 183, 184, 186, 190 (Secteur de Saint-Quentin 02/09/1917 - 17/01/1918), 194 (Secteur de Champagne 14/03– 25/05/1918)

 

BESNARD

43e RAC 3e groupe

BESNARD

Identifié dans les légendes de l’album : 133 (Verdun 29/03 – 20/06/1916), 141 (Les Eparges 29/03 - 20/06/1916)

 

BESNEL [BEYNEL Gabriel François Victor (Chanac-les-Mines 1878 - 1955)]

Abbé 24e RI [?]

BESNEL

Registre de matricule subdivision de Tulle classe 1898, matricule n°233 (page 308). Classé dans les services auxiliaires pour motif de santé : faiblesse générale et cicatrice vicieuse au bas de la face. Petit séminaire de Brive (1900, 1905) ; Curé de Ginel (1914) classé dans le service armé par la commission de réforme de Tulle le 03/11/1914. Incorporé le 17/02/1915, nommé caporal le 01/05/1915. Passé à la 3e section d'infirmiers militaires le 15/06/1917. Mis en congés illimités le 25 février 1919.

Identifié dans les légendes de l’album : p. 208, 209 (Aronde et Matz 21/06-8/09/1918)

Se retire à Cublac (1927). L'abbé Victor Beynel figure en 1932 parmi les membres de l'Association amicale des anciens combattants du 24e Régiment d'Infanterie (il est alors curé-doyen de Saint-Jean-Prophète à Tulle). Chanoine honoraire, professeur puis supérieur à l'école Bossuet de Tulle. Auteur de l'ouvrage Guide pratique pour la version latine. Paris, J. de Gigord, éditeur, l930.

 

BILLARD

Aumônier titulaire affecté au G.B.D. de la 5e D.I.  [info Stéphan Agosto]

BILLARD

Identifié dans les légendes de l’album : p. 200 (Secteur de Champagne 14/03– 25/05/1918)

 

BOIVIN-CHAMPEAU Jacques Alfred Marie (Paris 1892 - Paris 1954)

Sous-lieutenant 43e RAC

BOIVIN-CHAMPEAUX

Présent sous les drapeaux le 02/08/1914. Sous-lieutenant de cavalerie (6e dragon) détaché en liaison d’artillerie à l’Etat-Major de l’ID5 (y est le 18/07/1917). Venant de Fontainebleau est affecté à la 9e batterie du 43e RAC le 24/04/1917, puis à la 8e batterie (y est 01/07/1917 - 01/01/1918). Croix de guerre trois citations, chevalier puis officier de la Légion d’honneur (Ministère des finances)

Identifié dans les légendes de l’album : p. 179-180 (Le Chemin-des-Dames 28/03 -  01/09/1917), 11, 182, 183 (Secteur de Saint-Quentin 02/09/1917 - 17/01/1918)

Intègre le ministère des finances en 1919, Inspecteur des finances (1932-1940 directeur des services financiers de la Compagnie générale transatlantique, 1943 directeur du service du budget et des contrôles de la SNCF) (source Léonore dossier 19800035/5/642)

Marié à Paris le 24/04/1924 avec Suzanne Pauline Naudet, Maire de Moyaux (Calvados) et propriétaire du château de Beauchamp, un fils (Claude décédé en 2012 sans descendance). Son père Paul Louis Victor Sénateur du Calvados (1907-1925), son frère Jean Louis Sénateur du Calvados (1928-1940 et 1946-1954)

 

BOUCHER René Henri Fritz

Sous-lieutenant 43e RAC

BOUCHER

Affecté le 05/05/1917 à l’Etat-Major du 3e groupe y est encore le 01/01/1918

Identifié dans les légendes de l’album : p. 164, 168, 177, 179 (Le Chemin-des-Dames 28/03 -  01/09/1917), 11, 182, 183, 186 (Secteur de Saint-Quentin 02/09/1917 - 17/01/1918), 194 (Secteur de Champagne 14/03– 25/05/1918)

 

BOURDET [Georges Emile (Thérouldeville 1887 - )?]

Infirmier 43e RAC

BOURDET

Identifié dans les légendes de l’album : 133 (Verdun 29/03 – 20/06/1916)

 

BOURNIQUEL

24e RI

BOURNIQUEL

Identifié dans les légendes de l’album : p. 214 (Aronde et Matz 21/06-08/09/1918)

 

BOUSQUET

24e RI équipe médicale (infirmier ou brancardier)

BOUSQUET

Identifié dans les légendes de l’album : p. 215 (Aronde et Matz 21/06-08/09/1918)

 

BOUTELIER

24e RI

BOUTELIER

Identifié dans les légendes de l’album : p. 216 (Aronde et Matz 21/06-8/09/1918)

 

BOUTRON [Léon Emile Alphonse (Rouen 1886 - Mont-Saint-Aignan 1930) ?]

Brancardier 43e RAC 3e groupe

BOUTRON

[Registre de matricule subdivision de Rouen Nord, classe 1906, matricule 869 . Employé de bureau au recrutement (comptable en 1924) incorporé le 01/10/1907 au 1er cuirassiers cavalier de 2e classe. Cavalier 1ère classe le 22/09/1909, libéré le 25/09/1909. Mobilisé le 2 août 1914 22e RAC, passé au 43e RAC. Brancardier 3e groupe (Front de l'Aisne). Nommé brigadier le 8/06/1916. Nommé Maréchal des logis le 28 mars 1918 par ordre du Chef d'escadron commandant provisoirement le 43e RAC 9e batterie. Démobilisé le 26 mars 1919.]

Identifié dans les légendes de l’album : p. 47 (Front de l’Aisne 12/09/1914 - 22/05/1915), p.191 (Secteur de Saint-Quentin 02/09/1917 - 17/01/1918)

[Citation à l'ordre du régiment 12/11/1918. Croix de guerre a droit au port de la fourragère aux couleurs de la croix de guerre à titre exceptionnel.

Adresses connues : Mont-Saint-Aignan (1912) ; Le Houlme, rue Saint Jean (1914-1919) ; Mont-Saint-Aignan (1928-1930)]

 

BRAUN Lucien (Paris 1864 – Fontainebleau 1940)

Chef d’escadron 43e RAC 3e groupe

BRAUN

Elève de l’Ecole polytechnique promotion 1882. Elève de l’école d’application de l’artillerie et du génie sous-lieutenant élève 01/10/1884. Lieutenant en 2e au 10e bataillon d'artillerie de forteresse 01/10/1886. Lieutenant en 1er au 16e régiment d'artillerie 12/09/1889. Capitaine en 2e au 5e bataillon d'artillerie à pied 26/12/1893, affecté ensuite dans le même grade au 15e bataillon d'artillerie à pied 01/11/1898, puis au 18e bataillon d'artillerie à pied 15/02/1899, enfin au 26e régiment d'artillerie 18/05/1901. Nommé avec cette affectation capitaine en 1er 18/05/1901. Affecté dans ce grade à l'Etat major particulier de l'artillerie 01/09/1909, où il est nommé chef d’escadron 26/06/1911.

Affecté dans ce grade à l’Etat-major du 43e Régiment d’artillerie de campagne le 09/02/1912, chef d’escadron du 3e groupe 04/07/1912. Promu lieutenant-colonel à titre temporaire affecté à la 168e DI le 22 décembre 1916, rayé des contrôles le 4 janvier 1917. Chevalier légion d’honneur 1905, officier et croix de guerre 1916 (source Léonore dossier 19800035/449/60138)

Identifié dans les légendes de l’album : p. 3 (Introduction), 8, 49 (Front de l’Aisne 12/09/1914 - 22/05/1915), 9, 10, 59, 68 (Artois 23/05 - 25/10/1915), 10, 11, 109 (Front de la Somme 25/10/1915 - 28/03/1916), 7, 136, 137, 139, 145 (Les Eparges 22/06 1916 - 27/03/1917)

Membre d'une famille en vue de la communauté israëlite de Paris (petit-flis de Salomon Ulmann, Grand rabbin de France), il se marie le 10 avril 1894 à Paris XVIe avec Palmyre COBLENTZ (Mulhouse 1870 - ? 1942 ?), dont il aura deux fils nés à Verdun : Samuel Pierre né le 14 février 1895, et Robert né le 24 décembre 1895. Retiré à Caen (1922) (au grade de lieutenant-colonel) 21, rue de l’ancienne comédie. Il s'éteint à Fontainebleau en 1940 sans descendance directe : son aîné Samuel Pierre, lieutenant au 36e RI étant décédé des suites de ses blessures le 15 avril 1916 à Verdun, le cadet Robert, officier d'artillerie durant tout le conflit décède à Paris le 20 avril 1919 quelques semaines après avoir intégré l'école polytechnique.

Pour plus de détail voir : Braun père et fils : de Verdun à Verdun 15 avril 1916.

Le journal L'illustration publie, à la planche 434 de son Tableau d'honneur de la guerre, le portrait de Lucien BRAUN chef d'escadron du 3e groupe du 43e RAC aux côtés de celui de son fils Samuel Pierre BRAUN, lieutenant au 36e Régiment d'infanterie.

 

BUSNEL voir BASNEL

 

CARDIN Joseph Félix Octave (1895 Ghyvelde - Dinard 1971) [info Stéphan Agosto]

Lieutenant 74e RI 2e bataillon

CARDIN

Identifié dans les légendes de l’album : p. 198, 205 (Secteur de Champagne 14/03– 25/05/1918)

 

CASTERA

Adjudant 43e RAC (Front de l’Aisne) Adjudant 3e groupe, 8e batterie (Verdun)

CASTERA

Croix de Guerre 7 déc. 1915

Identifié dans les légendes de l’album : p. 40 (Front de l’Aisne 12/09/1914 - 22/05/1915)

 

CAULLE

Aide Major vétérinaire 43e RAC 1er groupe (août 1914 au moins 1er janvier 1918)

CAULLE

Identifié dans les légendes de l’album : p. 41 (Front de l’Aisne 12/09/1914 - 22/05/1915), 194 (Secteur de Champagne 14/03– 25/05/1918)

 

CHAUVELGeorges Félicien Eugène Joseph (Elbeuf 1886 - Val-Saint-Germain 1962) [ info Stéphan Agosto]

Lieutenant 74e RI 2e bataillon 7e compagnie [info Stéphan Agosto]

CHAUVEL

Bureau de Rouen nord, classe 1906, matricule n°968. Blessé le 21 juillet 1918

Identifié dans les légendes de l’album : p. 198-199 (Secteur de Champagne 14/03– 25/05/1918

Sculpteur formé à l'école des Beaux-Arts de Rouen dont la carrière s'est principalement déroulée après-guerre voir : Denise Chauvel, « Une figure elbeuvienne : Le sculpteur Georges Chauvel », dans Bulletin de la société d’histoire d’Elbeuf, no 46, 2006. Notice sur Wiki et répertoire d'oeuvres sur les bases de données Ministère de la Culture.

 

CHEDEVILLE

43e RAC 3e groupe

CHEDEVILLE

Identifié dans les légendes de l’album : p. 40, 57 (Front de l’Aisne 12/09/1914 - 22/05/1915)

 

CHEVILLARD

Lieutenant 43e RAC 7e batterie

CHEVILLARD

Le 10 mai 1915 est grièvement blessé d’un éclat d’obus au poignet gauche en revenant des échelons, et évacué.

Identifié dans les légendes de l’album : p. 5, 9, 37, 50 (Front de l’Aisne 12/09/1914 - 22/05/1915)

 

CHOQUET Lucien

Médecin sous-aide major 74e RI 2e bataillon

CHOQUET

Médecin aide-major 2e classe 1er bataillon au 25 octobre 1918

Identifié dans les légendes de l’album : p. 201, 205 (Secteur de Champagne 14/03– 25/05/1918)

 

CLEPOINT

Infirmier 43e RAC 3e groupe

CLEPOINT

Identifié dans les légendes de l’album : p. 77 (Artois 23/05 – 25/10/1915)

 

CLOES

43eRAC 3e groupe

CLOES

Identifié dans les légendes de l’album : 126 (Verdun 29/03 – 20/06/1916)

 

COFFRE Louis Gustave

Lieutenant  43e RAC, 2e groupe

COFFRE

D'après les JMO régimentaires : 43e RAC 2e groupe état-major (01/08/1914, 28/05/1915),  6e batterie (01/07/1916). Capitaine 5e batterie (11/02/1917 et 01/01/1918).

Identifié dans les légendes de l’album : p. 143 (Les Eparges 22/06 1916 - 27/03/1917)

 

COMMUNEAU Marcel (Beauvais 1885 - Beauvais 1971)

Lieutenant au 11 régimement d'artillerie de campagne détaché comme observateur à l'escadrille C4 (25/04 - 20/08/1915) ; Etat-major du 3eme CA (artillerie) à partir de cette date.

COMMUNEAU

Registre de matricule bureau de Beauvais classe 1905 n°1531. Engagé volontaire pour 4 ans à la mairie du 3e arrondissement de Paris  au titre d'élève de l’Ecole Centrale des Arts et Manufactures (major en 1904). Nommé sous-lieutenant de réserve le 11/08/1907. Passé dans la réserve de l'armée active le 01/10/1908 affecté au 22e régiment d'artillerie avec une première période d'exercice du 07/05 au 30/05/1910. Affecté au 11e régiment d'artillerie de campagne en 09/1910, il accomplit une seconde péride d'exercice du 26/02 au 13/03/1912. Promu lieutenant de réserve le 02/04/1912 pour prendre rang au 13/03/1912. Joueur de rugby, capitaine du Stade Français, 21 sélections en l'Equipe de France (1906-1913) dont 18 en tant que capitaine (accéder ici à la collection de clichés rassemblés par Frédéric Humbert) ainsi que les pages du forum "Pages 14-18 mesdiscussions.net" consacrées aux rugbymen pendant la grande guerre.

Rappelé à l'activité arrivé au corps du 11e RAC au grade de lieutenant le 06/08/1914. Pris en subsistance le 09/05/1915 en tant qu’observateur à l'escadrille C4. Blessé le 10 juillet 1915 lors d’une chute d’avion à la suite d’une panne de moteur à Berles-Monchel (Pas de Calais), évacué du 12 au 26 juillet. Rentré à l’escadrille C4 il est transféré le 20/08/1915 à l'Etat Major du 3eme CA (artillerie). Promu capitaine le 24/10/1916. Passé à l'état -major de l'artillerie d'assaut le 25/04/1917. Chevalier de la légion d'honneur, Croix de guerre 2 citations.

Identifié dans les légendes de l’album : p. 18 (L'Escadrille C4 - été 1915).

Mis en congé de démobilisation le 12/03/1919, affecté au 501e RAS le 10/02/1920, au 503e RCC le 14/10/1920, puis au CM d'artillerie n°303 le 04/05/1929. Rayé des cadre le 15/10/1929. Directeur de la société Communeau et Cie, fabricant de couvertures à Beauvais et Herchies (Oise) absorbée en 1930 la Manufacture française de tapis et couvertures

 

CONSTOUR

43e RAC 3e groupe, 9e batterie, 1e section

CONSTOUR

Identifié dans les légendes de l’album : p. 32 (Front de l’Aisne 12/09/1914 - 22/05/1915)

 

CORDIER Alphonse

43e RAC 3e groupe, 9e batterie, 1e section, 4e pièce, 1er CS

CORDIER

Identifié dans les légendes de l’album : p. 32 (Front de l’Aisne 12/09/1914 - 22/05/1915)

Blessé le 28 mai 1916 à Verdun

Classe 1910, menuisier (info carnet de route Robert Tronsson)

 

CORRIGEUX

43e RAC 3e groupe

CORRIGEUX

Identifié dans les légendes de l’album : p. 133 (Verdun 29/03 – 20/06/1916), 175 (Le Chemin-des-Dames 28/03 -  01/09/1917)

 

CUVIGNY Georges Adrien (Saint-Pierre-Sur-Dives 1882 – Falaise 1953)

Lieutenant  24e RI

CUVIGNY

Registre de matricule bureau de Falaise 1902 n°305 (visionneuse p.360). Employé de commerce, incorporé au 132e RI le 16/11/1903 en tant que soldat de 2e classe; 1ère classe le 24/08/1904 ; caporal le 26/09/1904 (même régiment). Envoyé dans la disponibilité le 18/09/1906. Accompli deux périodes d'exercices au 119e RI (Lisieux) 01-23/09/1909 et 18/04-04/05/1911, mobilisé au 119e RI arrive au corps le 03/08/1914. Nommé sergent le 17/10/1914, adjudant de bataillon le 21/11/1914. Passé au 24e RI le 17/07/1916. Promu sous-lieutenant à titre temporaire le 31/07/1916, promu lieutenant à titre temporaire le 27/07/1918. Envoyé en congé illimité le 7/03/1919. Passe dans l'armée territoriale affecté au 17e régiment territorial d'infanterie le 08/11/1919. Croix de guerre avec étoiles de bronze et d'argent : une citationà l'odre du régiment, deux à la l'ordre de la division.

Identifié dans les légendes de l’album : p. 209, 210, 216 (Aronde et Matz 21/06-8/09/1918)

Promu sous-lieutenant à titre définitif par décret du 09/11/1920 pour prendre rang au 21/11/1917, promu lieutenant à titre définitif par décret du 25/11/1920 pour prendre rang au 05/05/1920. Passé au Centre de mobilisation d'Infanterie n°24 le 01/04/1928, puis au CMI 22 le 11/06/1929. Nommé capitaine de réserve à dater du 25/06/1930, maintenu dans les cadres à sa demande par décision ministérielle et affecté au CMI 33 le 26/01/1932. Rappelé à l'active CMI 33 (Cherbourg) le 26/08/1939 - Fait prisonnier est rapatrié d'Allemagne comme grand malade le 14/12/1940. Démobilisé à Perpignan le 07/01/1941. Se retire à Falaise en tant que négociant en faïences et verreries.

Marié le 07/07/1907 à Calais à Marthe Louise Leriche. Adresses connues : 11 rue Dampierre, Calais (1908) ; rue Saint-Gervais à Falaise (1914) ; rue Gambetta à Falaise (1932). Promu Chevalier dans l’ordre national de la Légion d’honneur le 10/10/1930.

 

DALLEMAGNE

43e RAC 3e groupe

DALLEMAGNE

Identifié dans les légendes de l’album : 126, 131 (Verdun 29/03 – 20/06/1916), 141 (Les Eparges 29/03 - 20/06/1916), 175 (Le Chemin-des-Dames 28/03 -  01/09/1917)

 

DANNAUD

Sous-lieutenant 43e RAC 9e batterie

DANNAUD

Etat-major du 3e groupe au 1er janvier 1918

Identifié dans les légendes de l’album : p. 190, (Secteur de Saint-Quentin 02/09/1917 - 17/01/1918), p. 200 (Secteur Champagne 18/01-14/03/1918)

 

DÉJEAN Léopold Marius [info Stéphan Agosto]

Capitaine 74e RI 2e bataillon

DEJEAN

Blessé le 19 juillet 1918 ; Etat-major, capitaine adjoint 25 octobre 1918

Identifié dans les légendes de l’album : p.  198 (Secteur de Champagne 14/03– 25/05/1918)

 

DELAMOTTE

Infirmier 43e RAC 3e groupe

DELAMOTTE

Identifié dans les légendes de l’album : p. 77 (Artois 23/05 – 25/10/1915), 133 (Verdun 29/03 – 20/06/1916)

 

DELAYGUE Adolphe André Marcel (Pithiviers 1883 – Rouen 1956)

Lieutenant puis capitaine 43e RAC 3e groupe

DELAYGUE - Copie

 ici à droite aux côtés de son frère lieutenant
 au 20e bataillon de chasseurs à pied

Registre de matricule bureau de Blois, classe 1903, n°1597. Incorporé au 30e Régiment d’artillerie 12e batterie, 2e Cc le 15/11/1904, 9e batterie brigadier le 04/04/1904, puis même affectation maréchal des logis 07/10/1905. Ecole d’artillerie et du génie sous-officier élève officier 1908. Affecté au 33e régiment d’artillerie, 4e batterie sous-lieutenant 01/10/1909 lieutenant 2e le 01/10/1911.

Affecté au 43e régiment d’artillerie de campagne,  lieutenant 2e  8e batterie le 24/041912 (même affectation août 1914). Capitaine à titre temporaire commandant la 7e batterie le 15/091915 -le 4/08/1915  (JMO). Capitaine à titre définitif le 04/041916.

Deux citations à l’ordre de la division, une à l’ordre du corps d’armée. Croix de Guerre – Chevalier de la légion d’honneur 28 février 1924. Officier 7 avril 1939 (base Léonore dossier 19800035/268/35778). Croix de guerre belge 26 février 1919.

Identifié dans les légendes de l’album : p. 9 (Front de l’Aisne 12/09/1914 - 22/05/1915), 9, 10 59 (Artois 23/05 - 25/10/1915), 6, 11, 109, 113 (Front de la Somme 25/10/1915 - 28/03/1916), 7, 139, 141, 143, 144, 146  (Les Eparges 22/06 1916 - 27/03/1917), 156, 157, 166 (Le Chemin-des-Dames 28/03 -  01/09/1917), 11, 183, 184, 187 (Secteur de Saint-Quentin 02/09/1917 - 17/01/1918), 194, 199 (Secteur de Champagne 14/03– 14/03/1918)

Affecté à l’Etat-major de l’AD5 adjoint au Colonel commandant le 16/01/1919. Chef d’escadron 25/03/1919. Chef d’état major à l’Etat major de la 3e Région 26/07/1919. Etat-major du 3e Corps d’armée 26/07/1919 (adresse connue en 1925 : 3, rue Guy de Maupassant Rouen). Chef d’escadron du 103e régiment d’artillerie lourde le 24/01/1929. Etat-major part. Commandant le CMA 23 (Rouen) le 09/02/1934. Admis à la retraite au grade de chef d’escadron le 09/04/1939 (adresse connue en 1939 : 18 rue Crépier à Rouen).

Marié le 9 avril1920 à Suzanne Poussard (Paris 8e ?) (4 enfants : 1 garçon, 3 filles) un frère : cf. album p. 144 (Les Eparges 22/06 1916 - 27/03/1917)

 

DELHOMME

Lieutenant  24e RI

DELHOMME

Identifié dans les légendes de l’album : p. 211 (Aronde et Matz 21/06-8/09/1918)

 

DELMAS

43e RAC 3e groupe

DELMAS

Identifié dans les légendes de l’album : 126 (Verdun 29/03 – 20/06/1916)

 

DESCHAMPS

Infirmier 43e RAC 3e groupe

DESCHAMPS

Identifié dans les légendes de l’album : p. 4, 32 (Front de l’Aisne 12/09/1914 - 22/05/1915), p. 74 (Artois 23/05 – 25/10/1915), 133 (Verdun 29/03 – 20/06/1916), 8, 141 (Les Eparges 29/03 - 20/06/1916)

 

DEVINOY Pierre Eugène

Sous-lieutenant 43e RAC 3e groupe

DEVINOY

Elève de l’Ecole centrale. Sous-lieutenant, arrive du dépôt au 43e RAC le 15 avril 1915 affecté le 3 mai à la 7e batterie. Affecté à la 8e batterie le 4 août 1915. Passe ensuite à l’Etat major du 3e groupe (y est le 1er février 1917 JMO)

Identifié dans les légendes de l’album : p. 9, 59 (Artois 23/05 - 25/10/1915), 8, 11, 109, 112 (Front de la Somme 25/10/1915 - 28/03/1916), 7, 137, 139, 141, 145  (Les Eparges 22/06 1916 - 27/03/1917), 158, 162, 166, 177 (Le Chemin-des-Dames 28/03 -  01/09/1917), 11, 182, 183, 184, 190 (Secteur de Saint-Quentin 02/09/1917 - 17/01/1918), 194 (Secteur de Champagne 14/03– 25/05/1918)

Insrit au tableau d'avancement pour 1927 pour le grade de capitaine (n°94).

Voir : Pierre Joseph Devinoy (architecte) né à Paris 15è le 28 avril 1922, fils de Pierre Eugène Devinoy, et de Paula Maria Van Landghem (Matricule Ecole des Beaux-Arts : 11079)

 

DIDRY Jules Marie Joseph (Boulogne-sur-Mer 1891 - )

Médecin auxiliaire 43e RAC 3e groupe

DIDRY

Mobilisé au 74e RI. Nommé Caporal au 74e RI (7 inscriptions), nommé Médecin auxiliaire le 16/01/1916 (maintenu au 74e RI 1ère compagnie). Evacué le 05/12/1916 pour anthrax à la nuque rentré au corps le 01/01/1917. Nommé sous-aide major le 03/07/1917 (74e RI) [info Stéphan Agosto]. Remplace Le Cars au 3e groupe du 43e RAC le 21/08/1917.

Identifié dans les légendes de l’album : p. 2 (introduction), p. 11, 182, 183, 192 (Secteur de Saint-Quentin 02/09/1917 - 17/01/1918).

Marié à Paris 18e, le 29 avril 1933 à Cécile Marthe Pinel

 

DOMMANGET Louis Cyrille (Vanault-le-Châtel 1881 – Caen 1944)

Sous-lieutenant puis lieutenant 43e RAC 3e groupe

DOMMANGET

Registre de matricule bureau de Châlons-sur-Marne, classe 1901, n°32 (visionneuse p. 70).. Engagé volontaire pour quatre ans le 22/11/1901 à Châlons-sur-Marne. Arrivé au corps du 22e RAC le 23/11/1901 matricule n°2386. Brigadier le 25/11/1902, maréchal des logis le 11/07/1904. Rengagé pour deux ans le 23/10/1905, maréchal des logis fourrier le 01/11/1906. Regagé pour trois ans le 11/09/1907. Maréchal des logis chef le 31/05/1908. Rengagé pour deux ans le 19/11/1910.

Passé au 43e RAC le 01/01/1911. Nommé adjudant le 01/07/1912, rengagé pour deux ans le 11/11/1912. Nommé adjudant chef le 01/07/1914. Promu sous-lieutenant par décret du 26/10/1917 pour prendre rang le 30/09/1914. Promu lieutenant à titre définitif JO du 30/10/1917 pour prendre rang au 30/09/1916. Affecté à la 9e batterie (y est présent au moins du 28/05/1915 au 01/02/1917 cf. JMO régimentaires). Croix de guerre, trois citations (1 à l'ordre du régiment, 2 à l'ordre de la division). Chevalier de la Légion d'honneur tableau spécial JO 10/07/1920.

Identifié dans les légendes de l’album : p. 6, 8, 10, 11 (Introduction), 10, 41 (Front de l’Aisne 12/09/1914 - 22/05/1915), 6, 8, 59, 63, 76, 83 (Artois 23/05 - 25/10/1915), 11 (Front de la Somme 25/10/1915 - 28/03/1916), 137, 145 (Les Eparges 22/06 1916 - 27/03/1917), 186 (Secteur de Saint-Quentin 02/09/1917 - 17/01/1918)

Promu capitaine par décret du 23/12/1923, chef de section du matériel du C.M.A. n°3 à Caen à compter du 28 juin 1928. Admis à faire valoir ses droits à la retraite à compter du 09/08/1934. Nommé capitaine de réserve, maintenu au C.M.A. n°3 à Caen. Se retire à Caen 70, rue de Vaucelles. Chef de section de la défense passive, décède au PC n°5 (rue de Falaise) lors des bombardements de la ville  le 6 juin 1944.

Marié le 07/08/1909 à Versailles avec Fanny Charlotte FILLEUL (Connéré 1879 - Caen 1944), fait également partie des victimes civiles des bombardements de Caen le 06/06/1944.

 

DONNELAY Louis

Infirmier 43e RAC 3e groupe

DONNELAY

Identifié dans les légendes de l’album : p. 32 (Front de l’Aisne 12/09/1914 - 22/05/1915), 131 (Verdun 29/03 – 20/06/1916)

 

DUBOC

43e RAC 3e groupe

DUBOC

Identifié dans les légendes de l’album : p. 141 (Les Eparges 29/03 - 20/06/1916)

 

DUBOSC

24e RI

DUBOSC

Identifié dans les légendes de l’album : p. 217  (Aisne et Sissonne 09/09-11/11/1918)

 

DUPONT

Infirmier 43e RAC 3e groupe

DUPONT

Identifié dans les légendes de l’album : p. 133 (Verdun 29/03 – 20/06/1916), 8, 141 (Les Eparges 29/03 - 20/06/1916)

 

DUPONT

Aide-major Vétérinaire 43e RAC 3e groupe

DUPONT Vét

Identifié dans les légendes de l’album : p. 12 (Introduction), p. 5, 9, 37, 44-45, 47 (Front de l’Aisne 12/09/1914 - 22/05/1915), 6, 7, 10, 59, 60, 63, 95 (Artois 23/05 - 25/10/1915)

 

DURAND Jacques

Sous-lieutenant 43e RAC 3e groupe

DURAND

Arrivé le 1er avril 1917 (7e batterie)

Identifié dans les légendes de l’album : p. 151, 156, 157, 177 (Le Chemin-des-Dames 28/03 -  01/09/1917), 186 (Secteur de Saint-Quentin 02/09/1917 - 17/01/1918), 194 (Secteur de Champagne 14/03– 25/05/1918)

 

ENAULT

43e RAC 3e groupe, 9e batterie, 1e section

ESNAULT

Identifié dans les légendes de l’album : p. 32 (Front de l’Aisne 12/09/1914 - 22/05/1915)

 

ESTARD

Maréchal des Logis 43e RAC 3e groupe 7e batterie

ESTARD

Identifié dans les légendes de l’album : p. 33 (Front de l’Aisne 12/09/1914 - 22/05/1915), p. 90 (Artois 23/05 – 25/10/1915)

 

EYMARD Maurice

Lieutenant-colonel 43e RAC

EYMARD

Identifié dans les légendes de l’album : p. 186 (Secteur de Saint-Quentin 02/09/1917 - 17/01/1918), p. 194 (Secteur de Champagne 14/03– 25/05/1918)

 

FAGES Henri Charles Albert (Lamelouze 1875 – Rouen ? 1953)

Adjudant puis sous-lieutenant 43e RAC 3e groupe

FAGES

Registre de recrutement de Nîmes classe 1895 n°1439. Affecté au 13e Régiment d’artillerie campagne en Tunisie (1896-1899) (2e CS 1896), brigadier (1897), Maréchal-des-Logis (1897). 3e bataillon d’artillerie à pied puis renvoyé en disponibilité (1899). Rengagé (1900) affecté au 13e Régiment d’artillerie au grade de Maréchal-des-Logis. Affecté au 12e régiment d’artillerie (même grade) en 1905 (campagne en Algérie novembre 1905-janvier 1906). Affecté au 11e régiment d’artillerie (même grade) en 1906. Adjudant même affectation 1909.

Affecté à ce grade au 43e RAC 4e batterie le 01/01/1911. Blessé près de la Ville-aux-Bois par éclat d’obus en procédant à des essais d’un nouveau canon de tranchée le 08/02/1915. Arrive du dépôt affecté à l’Etat-major du 3e groupe le 13 mars 1916. Sous-lieutenant à a 6e batterie le 16/09/1916. Nommé lieutenant à titre temporaire à l’Etat-major du 3e groupe 11/08/ 1917. Ct les échelons 3e colonne de ravitaillement (même grade) le 7 juin 1918. Démobilisé le 31 décembre 1919. Chevalier de la Légion d’honneur 07/10/1917 (source Léonore dossier 19800035/15/1868) ; 2 citations : 1 à l’ordre du régiment, 1 à l’ordre de la division.

Identifié dans les légendes de l’album : p. 7, 139, 143, 144, 146 (Les Eparges 22/06 1916 - 27/03/1917), 179 (Le Chemin-des-Dames 28/03 - 01/09/1917), 186 (Secteur de Saint-Quentin 02/09/1917 - 17/01/1918), 194 (Secteur de Champagne 14/03– 25/05/1918)

Marié à Rouen le 12/11/1910 à Jeanne Augustine Renard : 1 enfant (garçon). Adresses connues : Neaufles-saint-Martin (1921), Gisors (1944)

 

FAKLER Louis Auguste

Sous-lieutenant puis lieutenant 43e RAC 7e batterie

FAKLER

Sous-lieutenant (y est le 28 mai 1915). Lieutenant (y est le 1er février 1917)

Identifié dans les légendes de l’album : p. 10, 47 (Front de l’Aisne 12/09/1914 - 22/05/1915), 6, 9, 10, 59, 63, 87 (Artois 23/05 - 25/10/1915), 4, 6, 11, 109, 113 (Front de la Somme 25/10/1915 - 28/03/1916), 7, 139, 141, 143, 144, 145, 146  (Les Eparges 22/06 1916 - 27/03/1917), 184 (Secteur de Saint-Quentin 02/09/1917 - 17/01/1918)

 

FAVEREAU

Colonel 43e RAC

FAVEREAU

Identifié dans les légendes de l’album : p. 186 (Secteur de Saint-Quentin 02/09/1917 - 17/01/1918), 194 (Secteur de Champagne 14/03– 25/05/1918)

 

FEREMBACH Marcel

Lieutenant 43e RAC

FEREMBACH

9e batterie (août 1914). Etat-major du 3e groupe commandant le groupe des échelons (y est le 28 mai 1915)

Identifié dans les légendes de l’album : p. 44-45, 49 (Front de l’Aisne 12/09/1914 - 22/05/1915), 6, 8, 11, 59, 63, 68 (Artois 23/05 - 25/10/1915), 9, 10, 109 (Front de la Somme 25/10/1915 - 28/03/1916), p. 179 (Le Chemin-des-Dames 28/03 -  01/09/1917)

 

FOIX voir TROIX

 

FRAMERY

43e RAC 3e groupe

FRAMERY

Identifié dans les légendes de l’album : p. 160, 163, 166 (Le Chemin-des-Dames 28/03 - 01/09/1917)

 

FRETAY HALNA du Charles Auguste Marie (Ploaré 1884 – 1959) [info Stéphan Agosto]

Capitaine 74e RI 2e bataillon

HALNA DU FRETAY

Appelé au commandement du 2e bataillon le 21 octobre 1918. Chevalier de la légion d’honneur 20 décembre 1917

Identifié dans les légendes de l’album : p. 204 (Secteur de Champagne 14/03– 25/05/1918)

 

GARNUCHOT  Louis-Marie (Melun 1872 – Aprey 1945)

Capitaine 43e RAC 3e groupe

GARNUCHOT

Engagé volontaire pour 3 ans à Paris le 20/10/1893 en tant qu’élève à l’école Polytechnique promotion 1893. Sous-lieutenant élève à l’école d’application de l’artillerie et du génie à Fontainebleau 01/10/1895 ; lieutenant en 2e au 26e Régiment d’artillerie 1er novembre 1897 ; Ecole de cavalerie de Saumur 1900 ; lieutenant en 1er 26e Régiment d’artillerie le 12/07/1903 ; affecté au même grade au  10e régiment d’artillerie le 09/01/1907 capitaine le 24/01/1907

Affecté au 43e régiment d’artillerie le 01/01/1911 (8e batterie) ; Chef d’escadron à titre temporaire le 29/03/1916 ; Etat major du 1er groupe du 43e RAC ; Chef d’escadron à titre définitif 04/04/1917. Chevalier de la légion d’honneur en 1915 (source Léonore dossier LH/1079/47), ordre royal belge de Léopold 1919 ; 5 citations croix de guerre 2 palmes, 2 étoiles de vermeil, 1 d’argent.

Identifié dans les légendes de l’album : p. 9 (Front de l’Aisne 12/09/1914 - 22/05/1915), 9, 11, 59, 92 (Artois 23/05 - 25/10/1915), 10, 109 (Front de la Somme 25/10/1915 - 28/03/1916), 143, 144, 145 (Les Eparges 22/06 1916 - 27/03/1917), 184 (Secteur de Saint-Quentin 02/09/1917 - 17/01/1918)

Lieutenant-colonel au 129e régiment d’artillerie lourde 1926 ; Colonel commandement du parc d’artillerie régional de Besançon. Epouse le 08/04/1910 à Aprey, Félicité BAUDIN dont il aura une fille Madeleine (1911 – Barbarin, Esp. 1991) religieuse carmélite.

Son frère Paul Marie capitaine au 103e régiment d’infanterie est mort pour la France à Saint-Pierre-à-Arnes (Ardennes) le 8 octobre 1918.

 

GAUGRY (GAUGRIX dans l'album) Max Jean Robert (Le Havre 1893 – Sucy-en-Brie 1955) 

Sous-lieutenant 74e RI 2e bataillon [commandant le groupe franc du II/74e fin 1917 et au 02/05/1918 [info Stéphan Agosto]

GAUGRY

Registre de matricule bureau du Havre classe 1913 n°2033. Sursitaire interprète résidant à Boston, Etats-Unis, 308 Colombus Avenue . A renoncé à son sursis le 09/01/1914. Incorporé au 74e RI à Rouen le 15/01/1914 matricule 5754. Nommé caporal le 15/06/1915, nommé sergent le 16/10/1916, nommé adjudant le 31/05/1916. Promu sous-lieutenant de réserve à Titre temporaire le 28/12/1916. Affecté à l’artillerie d’assaut et classé au 81e régiment d’artillerie lourde le 26/04/1918, rayé des contrôles le 03/05/1918. Nommé sous-lieutenant de réserve à Titre définitif le 05/06/1918 pour prendre rang au 20/04/1918, promu Lieutenant de réserve à Titre définitif le 04/09/1918 pour prendre rang au 06/06/1918, envoyé en renfort sur le 503e GAS le 03/08/1918 ; détaché service auto le 09/03/1919 ; mis en congés illimités le 06/09/1919. Croix de guerre 4 citations 2 à l'ordre de la brigade, 1 de la division, 1 de l'armée. Chevalier de la Légion d’honneur 1921.

Identifié dans les légendes de l’album : p. 198, 205  (Secteur de Champagne 14/03– 25/05/1918)

Démobilisé le 09/09/1919 rattaché au 22e régiment d'artillerie et affecté au 129e RI le 14/04/1920, puis au 505e régiment de chars de combats le 14/10/1920. Affecté au 514e régiment de chars de combats le 10/03/1924, passé au 13 RA par changement de résidence puis affecté au 23e régiment d'infanterie coloniale le 02/10/1924. Promu capitaine de réserve le 31/12/1925. Mis en non disponibilité pour infirmité temporaire le 10/10/1933, mis à disposition du Général commandant la région de Paris. Réaffecté au cm d'Infanterie coloniale n°59 le 24/12/1936. Rayé des cadres pour raison de santé le 13/08/1937. Adresses connues : sans date Paris XVe, Avenue Hoche ; 1920 : Paris, 46, rue du château d'eau.

 

GOHIERRE de LONGCHAMPS Raymond (Poitiers 1874 – Limoges 1957)

Commandant au 24e RI

LONCHAMPS DE

Engagé volontaire à l'Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr, élève 27/10/1894, élève première classe 01/04/1896. Sous-lieutenant affecté au 115e RI 20/09/1896, lieutenant 01/10/1898. Passé au 130e RI démissionnaire le 28/02/1901, (maintenu dans son grade et son emploi par décision du Général Commandant la 15e brigade en date du 13/04/1907). Passé dans l'armée territoriale et affecté au 20e RIT (DM 10/11/1911) promu capitaine 02/04/1912. Rédacteur économique et financier à L'information financière (depuis 1900).

Rappelé à l'active 02/08/1914, promu Chef de bataillon à titre temporaire 13/01/1915, à titre définitif 20/09/1915. Détaché au cours d'instructeurs à Mony.. 14/11/1917. Affecté provisoirement au 5e RI 20/12/1917. Passé au 24e RI 11/04/1918 en tant qu'adjoint au chef de corps. Passé au 418e RI Chef de bataillon DM 21/10/1918, JO 25/10/1918, blessé au molet par éclat d'obus à Le Hérie-la-Viéville (Aisne) et évacué le 30/10/1918. Démobilisé le 29/08/1919. Chef de bataillon d'infanterie de réserve au Centre de mobilisation n°21 de Soissons.

Identifié dans les légendes de l’album : p. 208, 213  (Aronde et Matz 21/06-8/09/1918)

 

Marié à Paris 8e le 22/12/1900 à Marthe Marie Louise Gauthier, de cette union un fils Claude (Paris 1919 ? - Casblanca 1966) et une fille Jacqueline (Paris 1902 - ), épouse en troisièmes noces de Louis Pasteur Vallery-Radot 1886 -1970, membre de l'Académie de médecine puis de l'Académie française, Président du comité médical de la résistance, membre du Conseil constitutionnel).

Remarié après divorce à Paris 16e le 6/11/1924 avec Georgette Hopp. Adresses connues : 26bis rue Jouvenet Paris 16e (1936); Chalus (1957). Voir documents personnels issus du Legs de sa fille Jacqueline (dépôt de l'association des Amis de Pasteur à la Médiathèque du grand Dole).

Rédacteur économique et financier à la Vie financière, le Globe, Pour et contre, puis l'Illustration économique, enfin l'Orientation économique et financière (1936). Administrateur du Crédit foncier de l'Uruguay (1910-1935...), adminsitrateur du Crédit foncier à Dakar (vers 1931-1935...) .

Citation à l'ordre du 1er Corps d'armée 03/09/1918 pour son action du 10 au 20 août 1918; Croix de guerre avec étoile vermeille ou palmeChevalier 21/11/1918, puis officier 25/12/1935 dans l'ordre de la Légion d'honneur.

 

GOSSELIN  Jean Pierre Marie (Saint-Rémy-sur-Orne 1895 - ? 1984)

Sous-lieutenant 43e RAC 3e groupe

GOSSELIN

Registre de matricule bureau de Falaise classe 1915 n°791 (p.480). Ecole polytechnique 1914. Incorporé au 43e RAC à compter du 14 août 1914 comme engagé volontaire pour 8 ans 2e CS, brigadier (1914). Ecole polytechnique 1914. Promu sous-lieutenant à titre temporaire janvier 1915, affecté à la 9e batterie du 43e RAC le 1er mars arrivé le 3 mars. Aspirant août 1915. Sous-lieutenant à Titre définitif juillet 1916. Promu Lieutenant en octobre 1917. Instructeur à l‘école militaire d’artillerie 8 décembre 1917. Rentré au dépôt le 19 mars 1918. Affecté au 40e Régiment d’artillerie 1er avril 1918. Passe au 134e régiment d’artillerie lourde le 4 juin 1918. Passe au 104e RAL le 26 octobre 1918, capitaine à titre temporaire le 26 octobre 1918. Passe à l’Ecole polytechnique janvier 1919. Démission d’officier de l’armée active acceptée le 19 septembre 1920. Croix de guerre 1 citation à l’ordre du régiment.

Identifié dans les légendes de l’album : p. 4, 5, 41-42 (Front de l’Aisne 12/09/1914 - 22/05/1915), 6, 11, 59, 63 (Artois 23/05 - 25/10/1915), 129 (Verdun 29/03 – 20/06/1916), 137, 145 (Les Eparges 22/06 1916 - 27/03/1917), 157, 158, 162, 179, 179 (Le Chemin-des-Dames 28/03 -  01/09/1917), 11, 182,  183 (Secteur de Saint-Quentin 02/09/1917 - 17/01/1918)

Marié à Melle de Sklarevsky. Adresse connue (1961) : Saint-Rémy-sur-Orne.

 

GOUDOU

43e RAC 3e gr 7e bat

GOUDOU

Identifié dans les légendes de l’album : p. 157 (Le Chemin-des-Dames 28/03 -  01/09/1917)

 

GRIMPEZ Charles Louis

Sous-lieutenant 43e RAC, 2e groupe

GRIMPREZ

6e batterie, Etat-Major 2e groupe (Chemin des Dames)

Identifié dans les légendes de l’album : p. 143 (Les Eparges 22/06 1916 - 27/03/1917)

 

GUICHARD

24e RI équipe médicale (infirmier ou brancardier)

GUICHARD

Identifié dans les légendes de l’album : p. 215 (Aronde et Matz 21/06-08/09/1918)

 

GUILLEE Emile François Marie [info Stéphan Agosto]

Lieutenant 74e RI 2e bataillon

GUILLEE

Blessé le 25 juillet 1918. Nommé au grade de lieutenant à titre définitif le 13 octobre 1918

Identifié dans les légendes de l’album : p. 198 (Secteur de Champagne 14/03– 25/05/1918)

 

GUILLON

43e RAC 3e groupe, 9e batterie, 1e section

GUILLON

Identifié dans les légendes de l’album : p. 32 (Front de l’Aisne 12/09/1914 - 22/05/1915)

 

HALNA du FRETAY voir FRETAY HALNA du

 

HAMEL

43e RAC 3e groupe

HAMEL

Identifié dans les légendes de l’album  : p. 151, 152, 163 (Le Chemin-des-Dames 28/03 -  01/09/1917)

 

HAREL Marcel Laurent Alphonse (Guerbaville 9 avril 1889 - )

Brigadier infirmier 43e RAC 3e groupe

HAREL

Registre de matricule section du Havre, classe 1909, matricule 337. Préparateur en pharmacie à Caudebec-en-Caux à l'incorporation 2e régiment de cuirassiers à dater du 1er octobre 1910. Libéré le 25 septembre 1912 affecté dans la réserve de l'amée active au 43e RAC. Mobilisé arrivé au cors le 03/08/1914. Nommé brigadier le 12/10/1914. Blessé sur la position de la 7e batterie du 43e RAC le 05/04/1916 à Douaumont (Meuse) (voir Restitution journal de marche V) et évacué, rentré a dépôt le 17/09/1916. Cité à l'odre du régiment le 12 mai 1916 "A fait preuve de courage et de dévouement en se portant sous un violent bombardement au secours d'un sous-officier blessé. A été sérieusement blessé dans ces circonstances." Croix de guerre.

Identifié dans les légendes de l’album : p. 4, 32 (Front de l’Aisne 12/09/1914 - 22/05/1915), p. 76 (Artois 23/05-25/10/1915)

Passé au 103e d'artillerie lourde puis au 104e régiment d'artillerie lourde le 01/03/1918, aux armées le 08/09/918. Maréchal des logis le 06/11/1918. Passé au 31e RAC le 01/07/1919. Mis en congé illimité le 02/08/1919 rattaché au 103e artillerie lourde. Affecté au CM132 (32e régiment travailleurs) le 01/101935.

Marié le 10/06/1919 à Caudebec-en-Caux avec Madeleine Alphonqine Réguégny. Adresse connue : Montivilliers, 20 rue Vattelière (1920).

Maintenu service armé pension temporaire 20% par la commission de réforme de Rouen du 16/01/1930 puis par la commission de réforme de Rouen du 16/01/1930 pour cicatrice au niveau de la commissure labiale gauche fracture de la boouche horizontale de maxilaire gauche perte de 11 dents. PM san défiguration. PM à gauche cicatrice jambe, main et pied.

 

HAZARD Daniel Pierre Raoul (Rouen 1888 – Eu 1917)

Maréchal des logis 43e RAC 3e groupe

HAZARD

Registre de matricule subdivision de Rouen Nord, classe 1908, matricule n°1229. Incorporé le 7/10/1909 au 22e régiment d’artillerie, brigadier le 10/02/1910, Maréchal des logis le 26/09/1910.

Passé au 43e RAC le 01/01/911. Envoyé dans la disponibilité le 24 septembre 1911. Mobilisé, rejoint le 43e RAC 3e groupe le 03/08/1914 ; Etat-major (Somme) ; 7e batterie (Chemin des Dames). Mort accidentellement lors d’une permission, décédé au domicile de sa grand-mère, Elise Cocaigne veuve Fauquet hameau de Beaumont à Eu le 25/08/1917. Cité à l’ordre du régiment (ordre n°93 du 07/09/ 1917)

Identifié dans les légendes de l’album : p. 112 (Front de la Somme 25/10/1914 - 28/03/1915).

Son frère Emile Louis Edouard (Eu 1891 - Ventelay 1915) également maréchal des logis au 43e RAC est mort pour la France décédé suite à ses blessures à l’ambulance n°7 le 26 janvier 1915.

Son frère Paul Georges François (Rouen 1893 – Chamery 1918) maréchal des logis au 308e régiment d’artillerie lourde est mort pour la France au bois de Chamery le 23 juillet 1918 à 6h30.

 

HECKMANN Charles Auguste (Le Havre 1890 - Fort-de-France 1936)

Maître pointeur 43e RAC 3e groupe 7e batterie

HECKMANN

Registre de matricule subdivision du Havre, classe 1910, matricule 2024. Ajusteur mécanicien à l'incorporation le 09/10/1911 affecté au 11e RAC. Affecté au 43e RAC le 17/01/1912, 2e canonnier servant. Passé 1er canonnier servant le 14 juillet 1912, Maître-pointeur le 25/09/1912. Renvoyé dans ses foyers le 08/11/1913. Mobilisé arrive au corps le 03/08/1914. Blessé à la cuisse par éclat d'obus à Hanzinelle (Belgique) le 28/08/1914 est évacué, rentré le 28/09/1914. Dirigé sur le dépôt des métallurgistes à Paris le 11/03/1917, détaché Maison Panhard-Levassor le 14/03/1917. Passé au 6e dragon le 01/07/1917. Mis en congés illimité le 02/08/1919, rattaché au 8e régiment d'artillerie coloniale.

Identifié dans les légendes de l’album : p. 90 (Artois 23/05 – 25/10/1915)

Cité à l'ordre du régiment le 13/04/1915 "Déjà blessé le 22/08/1914 au combat d'Hanzinelle et revenu sur sa demande à la batterie de tir, a été blesssé une seconde fois et évacué sur ambulance malgré ses protestations." Croix de guerre.

Adresses connues : Le Havre 19, rue Percanville (1913) ; Paris, 19 avenue des Gobelins (1919) ; Le Havre 29, rue Percanville (1920), 10 rue Joseph Clere (1924) ; Fort-de-France, Compagnie générale transatlantiqe (1927).

 

HENRI (HENRY dans l’album) Arthur Ferdinand Stanislas (Epinay-sur-Odon 1872 – Boursonne 1918)

Capitaine 74e RI 2e bataillon

HENRI

Bureau de recrutement de Caen, classe 1892, matricule n°246 (p. 333). Jardinier à Bayeux en 1892 incorporé au 74e RI puis successivement rengagé au même régiment avec grade d’adjudant-chef en 1914, promu au grade de lieutenant le 4 avril 1916 puis capitaine le 17 octobre 1917. Blessé le 21 juillet 1918, Mort pour la France 21/07/1918 à l’ambulance 226 de Boursonne (Oise).

Identifié dans les légendes de l’album : p. 198, 199, 201 (Secteur de Champagne 14/03– 25/05/1918)

 

HEUZE

43e RAC 3e groupe

HEUZE

Identifié dans les légendes de l’album : p. 74 (Artois 23/05 – 25/10/1915)

 

HIRONDEAU

Maréchal des Logis 43e RAC 3e groupe, 7e batterie

HIRONDEAU

Identifié dans les légendes de l’album : p. 33 (Front de l’Aisne 12/09/1914 - 22/05/1915)

 

HOLTZAUER Maurice Louis [HOLZHAUER]

1er Cs Téléphoniste, 43e RAC, 3e groupe, 8e batterie  (Chemin des Dames)

HOLTZAUER

Identifié dans les légendes de l’album : p. 130 (Verdun 29/03 – 20/06/1916)

 

HOUSSIN Edouard Gabriel Marie Adrien (Douai 1890 - Wissant 1963)

Médecin Aide-major 2e groupe du 43e RAC.

HOUSSIN

Identifié dans les légendes de l’album : p. 80 (Artois 23/05 – 25/10/1915)

Armée active, groupe de brancardiers du 3e corps d'armée est nommé au grade de médecin-aide-major 2e classe à titre temporaire à dater du 24 avril 1915 par décision ministérielle du 05/05/1915 (JO 8/05/1915) Passe au 119e RI le 11/05/1916, remplacé le 13/05/1916 par le médecin aide-major Edgar Jean Philémon Assire venant lui même du 199e RI.

Médecin aide-major 2e classe, 168e RI. Médecin aide-major 1ère classe, incrit au tableau d'avancement pour la grade de médecin major 2e classe - Armée du Rhon (1920) (JO 12/06/1920). Armée du Rhin (1921). Médecin major au RICM secteur 192 (1924). Médecin-commandant au 43e RI (Lille) est affecté au 32e régient d'artillerie (Vincennes) (JO 10/02/1934). Commandant (Réserve) Région de Paris (1940)

Chevalier 26/02/1921, officier 07/12/1940 de la Légion d'honneu. Adresses connues : Paris 14e, 37 rue Danfert-Rochereau (1924) ; Paris 5e, 5, rue des Ursulines (1949)

Fils du sculpteur Edouard Marie HOUSSIN (1847-1917)

 

JACOUTOT

Lieutenant 24e RI

JACOUTOT

Identifié dans les légendes de l’album : p. 211  (Aronde et Matz 21/06-8/09/1918)

 

JACQUARD Georges Henri

Lieutenant 43e RAC 3e groupe

JACQUARD

Elève de l’école des mines. Lieutenant arrivé du dépôt le 16 mai 1915 affecté à l’Etat-major du 3e groupe du 43e RAC. Prend le commandement de la sous-section d’obusiers conjugués de Méricourt le 13 décembre 1915. Affecté à la 8e batterie du 22 décembre 1915 au 8 janvier 1916 (à cette date affecté au Service de Renseignement d’Artillerie). Affecté à la 8e batterie 1er février 1917

Identifié dans les légendes de l’album : p. 4, 6, 11, 59, 63, 76 (Artois 23/05 - 25/10/1915),  9, 10, 109 (Front de la Somme 25/10/1915 - 28/03/1916), 7, 139, 141 (Les Eparges 22/06 1916 - 27/03/1917), p. 177, 180 (Le Chemin-des-Dames 28/03 - 01/09/1917), 11, 182, 183 (Secteur de Saint-Quentin 02/09/1917 - 17/01/1918)

 

 

JAMES

JAMES

 

Identifié dans les légendes de l’album : p. 12 (Introduction)

 

 

JEAN Henri Georges (Gisors 1893 - Gisors 1935)

Brigadier infirmier 43e RAC

JEAN inf

Registre de matricule subdivision de Rouen sud, classe 1913, matricule 1403. Musicien engagé volontaire, engagé volontaire pour trois ans à la Mairie de Versailles le 09/10/1912 affecté au 11e régiment d'artillerie, soldat de 2e classe. Passé au 22e régiment d'artillerie le 01/01/1914. Passé au 43e RAC le 03/08/1914. Brigadier infirmier le 30/04/1916. Blessé par éclat d'obus au fort Saint Michel à Verdun, plaie contuse au thorax, évacué le 25/05/1916, rentré au dépôt le 25/06/1916, aux armées le 30/06/1916. Envoyé en congés illimités le 20/08/1919.

Identifié dans les légendes de l’album : p. 4, 32 (Front de l’Aisne 12/09/1914 - 22/05/1915), 131 (Verdun 29/03-20/06/1916), 8, 141 (Les Eparges 29/03 - 20/06/1916)

Cité à lordre de la division le 03/06/1916. Croix de guerre étoile d'argent.

Disponibilité et réserve de l'armée active : 104 régiment d'artillerie lourde le 01/06/1921 ; 103e régiment d'artillerie lourde le 01/01/1924.

Adresses connues : Montreuil, 4bis, place Jean Jaurès (1922) ; Villers-sur-Marne, 76, rue de Paris (1934)

 

JEAN Raymond Damien Paulin (1891 Saint-Quentin-La-Poterie - ? 1961)

Lieutenant 43e RAC 3e groupe

JEAN Lt

 Registre de matricule subdivision de Nîmes classe 1901 n°1901. Admis Elève à l’Ecole polytechnique le 13/09/1911. Engagé volontaire pour 4 ans à Paris 5e arrondissement le 06.10/1911. 56e régiment d’artillerie 2e CC 10/10/1911. Brigadier 02/05/1912, Maréchal des Logis 10/10/1912. Entré élève à l’Ecole polytechnique en tant qu'aspirant et rayé des contrôles le 10 octobre 1912. Nommé sous-lieutenant d'artillerie et affecté au 43e régiment d’artillerie de campagne par décret du 09/08/1914 pour prendre rang au 01/10/1914. Blessé à Thil (Marne) au bras par éclat d’obus le 16/09/1914. Promu lieutenant le 05/05/1915. Promu capitaine à titre temporaire le 17/01/1917.

Identifié dans les légendes de l’album : p.  4, 9 (Front de l’Aisne 12/09/1914 - 22/05/1915), 9, 11, 59, 89, 91, 92 (Artois 23/05 - 25/10/1915), 9, 109 (Front de la Somme 25/10/1915 - 28/03/1916),  1, 7 (Les Eparges 22/06 1916 - 27/03/1917), 162, 174, 177, 180 (Le Chemin-des-Dames 28/03 -  01/09/1917), 11, 182, 183, 186, 190 (Secteur de Saint-Quentin 02/09/1917 - 17/01/1918), 194 (Secteur de Champagne 14/03– 25/05/1918)

Affecté au 38e RAC à destination de l’armée d’orient 01/10/1918, départ pour l’Orient le 16/10/1918, affecté au 16e RAC. Détaché à l’Etat-major de l’Artillerie 1er groupement de Division le 22 /06/1919. Promu capitaine à titre définitif par décret du 04/01/1920 pour prendre rang le 25/12/1919 détaché à l'Etat-major de l'artillerie de la 1ère GDI. Détaché après du commandant d’armes à Roustchouk (Bulgarie) 22/01/1920. Détaché au 242e RAC 24/02/1920. Affecté au 19e RAC 21/01/1920. Désigné pour suivre le cours technique de l'artillerie et affecté à l’Etat-major particulier de l’artillerie 01/01/1921. Affecté à l'Etat-major particulier de la poudrerie Militaire du Bouchet 26/09/1921. Section technique d’artillerie 24 juillet 1926. Promu chef d'escadron au rang du 25 mars 1931. Classé Etat-major particulier de l'Inspection permanente des fabrications de l'artillerie le 21/03/1932. Ingénieur militaire en chef 2e classe le 21/08/1935 pour prendre rang au 25/03/1931. Promus Ingénieur militaire principal des fabrications d’armement 2e classe le 21/09/1937.Affecté à l'Inspection des forges de Paris, nommé adjoint à l'Ingénieur général Inspecteur de la mobilisation industrielle le 21/03/1939.

Croix de guerre 2 citations : 1 à l’ordre du régiment 12/05/1916, 1 à l’ordre de la division 01/08/1918 - Chevalier de la Légion d’honneur 1929 – Officier de la Légion d’honneur 4 juin 1946 – Commandeur dans l’ordre de la Légion d’honneur 1951.

Adresse connue : 130 avenue de Versailles Paris XVIe (1952)

 

JOBIT Eugène Charles Marie (Vannes 1869 – l’Eclusier-Vaux 1916)

Capitaine 43e RAC 3e groupe

JOBIT

Registre de matricule bureau de Bergerac, classe 1889, matricule 551. Engagé volontaire pour 3 ans à Paris 23 octobre 1889, élève de l’Ecole polytechnique promotion 1889. Sous-lieutenant élève à l’école d’application de l’artillerie et du génie le 30 septembre 1891 ; sous-lieutenant 13e RA 30 septembre 1892 ; lieutenant en 2e 30 septembre 1893 ; 38e Régiment d’artillerie 20 février 1895 corps expéditionnaire (Madagascar)  2 mai 1895 - 7 juin 1896 ; passé au 13e régiment d’artillerie 10 juillet 1896 ; lieutenant en 1ere 29 mai 1897. Mis à disposition du Ministère des colonies 8 avril 1899. Nommé capitaine le 4 décembre 1899. Mission topographique au Congo 10 mai 1899 – 22 juin 1900 (Mission Cendron) médaille d’or de la Société de Géographie ; Directeur des travaux publics au Tonkin 29 mars 1901 – 20 juillet 1902 ; Chemins de fer de Cochinchine et du sud Annam (mission d’étude entre Zaulinth et Phaürang) 1901.

Professeur adjoint à l’école d’application de l’artillerie et du génie de Fontainebleau 1906. Capitaine au 17e Régiment d’artillerie 09 janvier 1907. Démissionne le 23 décembre 1909 pour un poste dans l’industrie. Nommé capitaine de réserve au 29e régiment d’artillerie (mars 1910). Affecté au 43e régiment d’artillerie (septembre 1910). Manufacturier, il est rappelé le 01 août 1914. Le 6 octobre 1914 venu de la 6e SMA arrive comme capitaine en 2e de réserve pour prendre le commandement de la 7e batterie du 43e RAC ; signalé comme commandant de la 7e batterie le 28 mai 1915. Promu chef d’escadron le 4 août 1915 il est remplacé au commandement de la 7e batterie. Le 15 août 1915 affecté au 28e régiment d’artillerie commandant le groupe de 95. Tué à l’ennemi à L’Eclusier-Vaux (Somme) observatoire cote 83, le 4 février 1916 Mort pour la France.

Identifié dans les légendes de l’album : p. 9, 35 (Front de l’Aisne 12/09/1914 - 22/05/1915), 4, 6, 11, 59, 63 (Artois 23/05 - 25/10/1915)

Marié à Paris en 1906 avec Marie Marguerite Lainé 3 enfants 1 garçon, 2 filles.

Chevalier de la légion d'honneur 29/12/1900

 

JOULIN Paul Emile (Nanterre 1878 - Hautes-Avesnes 1915)

Caporal au 205e régiment d’infanterie

Album R

Tué à l’ennemi le 3 juin 1915 à Hautes-Avesnes (Pas-de-Calais)

Identifié dans les légendes de l’album : p. 86 sépulture (Artois 23/05 – 25/10/1915)

 

JUBERT

Infirmier 43e RAC 3e groupe

JUBERT

Identifié dans les légendes de l’album :p. 32 (Front de l’Aisne 12/09/1914 - 22/05/1915)

 

JUS

Maréchal des logis 43e RAC 3e groupe, 9e batterie, 2e section

JUS

Identifié dans les légendes de l’album : p. 32 (Front de l’Aisne 12/09/1914 - 22/05/1915)

 

KELLER Grégoire Pierre Emile (Paris 1890 - Compiègne 1918) [info Stéphan Agosto]

Lieutenant 74e RI 2e bataillon

KELLER

Bureau de recruetemt de la Seine 6e bureau, classe 1910.

Identifié dans les légendes de l’album : p. 198 (Secteur de Champagne 14/03– 25/05/1918)

Passé au 4e régiment de Zouaves de marce. Mort pour la France, décédé des suites de ses blesssures le 01/09/1918 à l'ambulance 9/4 S.D.236 à Compiègne (Oise)

 

LABAT

Lieutenant 43e RAC 3e groupe

LABAT

Identifié dans les légendes de l’album : p. 145 (Les Eparges 22/06 1916 - 27/03/1917)

 

LAHAYE

Aspirant 43e RAC 3e groupe 9e batterie

LAHAYE

Identifié dans les légendes de l’album : p. 129 (Verdun 29/03 – 20/06/1916)

 

 

LAINE Maurice Jules (Elbeuf 1890 - 1967) [info Stéphan Agosto]

Lieutenant 74e RI 2e bataillon

LAINE

Identifié dans les légendes de l’album : p. 199 (Secteur de Champagne 14/03– 25/05/1918)

 

LALOUE

Lieutenant 24e RI

LALOUE

Identifié dans les légendes de l’album : p. 211, 213  (Aronde et Matz 21/06-8/09/1918)

 

LAMOTTE

43e RAC 3e groupe 

LAMOTTE

Identifié dans les légendes de l’album : p. 76 (Artois 23/05 – 25/10/1915)

 

LAMOURERE

24e RI

LAMOURERE

Identifié dans les légendes de l’album : p. 210  (Aronde et Matz 21/06-8/09/1918)

 

LATGE

43e RAC 3e groupe 8e batterie

LATGE

Identifié dans les légendes de l’album : p. 127 (Verdun 29/03 – 20/06/1916)

 

LAVOISIER Eugène Alphonse Marie (Saint-Léger-du-Bourg-Denis 1873 – 1949)

Lieutenant 43e RAC 3e groupe

LAVOISIER

Engagé volontaire pour 4 ans au titre de l’école centrale des arts et manufactures (1894), promu sous-lieutenant de réserve affecté au 26e régiment d’artillerie (1897), puis au 10e régiment d’artillerie (1898), lieutenant de réserve en 2e (1906). Affecté au 43e régiment d‘artillerie (1907), lieutenant de réserve (1910). Rappelé à l’active le 2 août 1914 affecté à l’état-major du 3e groupe du 43e RAC en tant qu’officier orienteur. Nommé capitaine de réserve le 26 septembre 1915. Affecté à la 8e SMA le 18 novembre 1915. Commandant de la 9e batterie le 14 décembre 1915 y est signalé le 1er juillet 1916. Classé à l’Etat-Major du groupement d’artillerie de la 5e DI le 3 janvier 1917. Classé au dépôt du 33e régiment d’artillerie le 23 septembre 1917. Rayé des contrôles de l’école de Fontainebleau et dirigé sur l’école américaine de Saumur le 18 novembre 1917. Mis à disposition de la Mission militaire auprès de l’armée américaine le 27 août 1918. Mis en congés illimités de mobilisation le 7 janvier 1917. Promu chef d’escadron le 6 juin 1919 affecté pour la mobilisation au 43e RAC. Affecté au 3e bataillon d’ouvriers d’artillerie le 19 octobre 1922. Chevalier de la Légion d’Honneur 1917, officier 1934

Identifié dans les légendes de l’album : p. 9, 10, 49-50 (Front de l’Aisne 12/09/1914 - 22/05/1915), 11, 59, 60, 104 (Artois 23/05 - 25/10/1915), 109 (Front de la Somme 25/10/1915 - 28/03/1916), 143, 144, 145 (Les Eparges 22/06 1916 - 27/03/1917).

Ingénieur des Arts et métiers (école centrale 1894), Industriel filateur (filature de coton Eugène Lavoisier à Saint-Léger-du-Bourg-Denis,puis les anciens établissements Lavoisier s.a., puis établissements Levaillant, puis société Jeudy). Maire de Saint-Léger-du-Bourg-Denis (1912-1946) président de la chambre de commerce de Rouen.

 

LEBRETON Alfred Georges

Capitaine 43e RAC

LEBRETON

Identifié dans les légendes de l’album : p. 145 (Les Eparges 22/06 1916 - 27/03/1917), 177 (Le Chemin-des-Dames 28/03 -  01/09/1917)

 

LE CARS Yves Marie Joseph (Garlan 1891 - Paris 1966)

Médecin auxiliaire 43e RAC 3e groupe                  

LE CARS

 

Elève de l’Ecole du Service de Santé Militaire. Incorporé le 29.10.1912 au 7e R.A.C. (a renoncé à son sursis). Nommé médecin auxiliaire le 02/08/1914, affecté au G.B.D.16. détaché au Gr. d’A.D. 16 (95e R..I.). Affecté au 120 R.I.T. le 02/07/1916, évacué le 12/081916, rentré au corps le 06/12/1916 [info Stéphan Agosto]. Affecté au 3e groupe du 43 RAC le 10/12/1916 en remplacement de Neyreneuf affecté au 1er groupe du 43e RAC. Affecté au 74e RI le 21/08/1917 en remplacement du sous-aide major Didry lui même le remplacçant au 3e groupe du 43e RAC. Nommé médecin aide-major de 2e classe le 25/09/1918. Toujours en poste au 25/10/1918.

 

Identifié dans les légendes de l’album : p. 148, 149 (Les Eparges 22/06 1916 - 27/03/1917), 151, 164, 166, 179 (Le Chemin-des-Dames 28/03 -  01/09/1917)

 

Marié à Lyon 7e, le 25/11/1919 avec Berthe Marguerite Ferrier

A fait carrière dans l’armée durant l’entre-deux-guerres (Afrique du Nord et Indochine). Remobilisé en 1940, au 41e R.I. – a combattu et a été cité. [info Stéphan Agosto]

 

 

LECOQ Henri Marie Gustave  (Le Havre 1884 – Sainte-Adresse 1970)

Lieutenant puis capitaine 43e RAC 3e groupe

LECOQ

Registre de matricule subdivision du Havre, matricule 1417. Engagé volontaire en 1905 pour 4 ans au titre d’élève de l’école centrale des arts et manufactures. Promu sous-lieutenant au 20e régiment d’artillerie (1908). Classé au 43e régiment d’artillerie 1911. Arrivé au corps le 2 août 1914 affecté à l’Etat-Major du 3e groupe, signalé dans la même affectation en tant qu’officier d’approvisionnement au 28 mai 1915. Signalé affecté à la 7e batterie le 11 février 1917 même affectation le 1er juillet 1917. Promu capitaine le 14 octobre 1917. Signalé avec ce grade à l’Etat-Major du 43e RAC au 1er janvier 1918. Mis en congés illimités de démobilisation le 12 février 1919. Rattaché au 11e régiment d’artillerie. Affecté pour mobilisation au 103e régiment d’artillerie lourde (1920). Croix de guerre deux étoiles – 4 citations.

Identifié dans les légendes de l’album : p. 41, 47 (Front de l’Aisne 12/09/1914 - 22/05/1915), 7 (Artois 23/05 - 25/10/1915), 143, 146 (Les Eparges 22/06 1916 - 27/03/1917), 151, 166, 177 (Le Chemin-des-Dames 28/03 -  01/09/1917), 184, 186 (Secteur de Saint-Quentin 02/09/1917 - 17/01/1918).

Courtier maritime. Marié à Sainte-Adresse le octobre 1912 avec Marguerite Taconnet (six enfants : Suzanne 1913-1980, Yvonne 1914-2012, Jacqueline, Maurice, Monique, Antoinettte). Adresses connues : Longueil (1911) ; Sainte-Adresse, rue des pêcheurs (1914) ; 8, rue Chef de Caux.

 

LEFRANÇOIS

24e RI

LEFRANCOIS

Identifié dans les légendes de l’album : p. 217 (Aisne et Sissonne 09/09-11/11/1918)

 

LELONG

Capitaine 43e RAC

LELONG

Identifié dans les légendes de l’album : p. 145 (Les Eparges 22/06 1916 - 27/03/1917)

 

LENEVEU

Vétérinaire 43e RAC 3e groupe

LENEVEU

Identifié dans les légendes de l’album : p. 9, 10, 109 (Front de la Somme 25/10/1915 - 28/03/1916)

 

LEPESQUEUR

Adjudant 43e RAC 3e groupe, 7e batterie

LEPESQUEUR

Identifié dans les légendes de l’album : p. 40, 49 (Front de l’Aisne 12/09/1914 - 22/05/1915)

 

LEVÊQUE

24e RI

LEVEQUE

Identifié dans les légendes de l’album : p. 214 (Aronde et Matz 21/06-08/09/1918)

 

LOCHEREAU Maurice Eugène (Corneuil 1892 - Dieppe 1934) [info Stéphan Agosto]

Lieutenant 74e RI 2e bataillon

LOCHEREAU

Blessé le 21 juillet 1918, blessé le 15 octobre 1918

Identifié dans les légendes de l’album : p. 205 (Secteur de Champagne 14/03– 25/05/1918)

 

LONGCHAMP (voir GOHIERRE de LONGCHAMPS)

 

MAGUIN

43e RAC 3e groupe ?

MAGUIN

Identifié dans les légendes de l’album :p. 11, 59 (Artois 23/05 - 25/10/1915)

 

MAILLARD

43e RAC 3e groupe

MAILLARD

Identifié dans les légendes de l’album : p. 10 (Artois 23/05 - 25/10/1915), 174 (Le Chemin-des-Dames 28/03 - 01/09/1917)

 

MALRAISON

Commandant 43e RAC 3e groupe Chef d’escadron

MALRAISON

Identifié dans les légendes de l’album : p. 7, 139, 145 (Les Eparges 22/06 1916 - 27/03/1917)

 

MARIE (Emile ?)

2e Cs, 43e RAC 3e groupe, 9e batterie, 1e section (classe 1912)

MARIE ou MAZIC

Identifié dans les légendes de l’album : p. 32 (Front de l’Aisne 12/09/1914 - 22/05/1915), p. 76 (Artois 23/05 - 25/10/1915)

 

MATHAN

Lieutenant 43e RAC 3e groupe, état-major, officier d’approvisionnement

MATHAN

Identifié dans les légendes de l’album : p. 199, 200 (Secteur de Champagne 18/01-25/05/1918)

 

MAUSSIRE Paul Auguste (Rosey 1875 - Pesmes 1963) [info Stéphan Agosto]

Médecin-chef du 74e RI [info Stéphan Agosto]

MAUSSIRE

Identifié dans les légendes de l’album : p. 201 (Secteur de Champagne 14/03 – 25/05/1918)

 

MAZIC voir MARIE

 

MENSC

43e RAC 3e groupe, 9e batterie, 2e section

MENSC

Identifié dans les légendes de l’album : p. 32 (Front de l’Aisne 12/09/1914 - 22/05/1915)

 

MERCIER

43e RAC 3e groupe,  9e batterie, 1e section

MERCIER

Identifié dans les légendes de l’album : p. 32 (Front de l’Aisne 12/09/1914 - 22/05/1915)

 

MESNIL

43e RAC 3e groupe

MESNIL

Identifié dans les légendes de l’album : p. 52 (Front de l’Aisne 12/09/1914 - 22/05/1915)

 

MEURDRAI           

Médecin sous-aide major 24e RI

MEURDRAI

Identifié dans les légendes de l’album : p. 209 (Aronde et Matz 21/06 - 08/09/1918)

 

MOREL

43e RAC 3e groupe

MOREL

Identifié dans les légendes de l’album : p. 76 (Artois 23/05 – 25/10/1915)

 

MOUTON

24e RI

MOUTON

Identifié dans les légendes de l’album : p. 215 (Aronde et Matz 21/06 - 08/09/1918)

 

NESSIUSAronde et Matz 21/06-08

Lieutenant 43e RAC 3e groupe

NESSIUS

Identifié dans les légendes de l’album : p. 4, 41 (Front de l’Aisne 12/09/1914 - 22/05/1915)

 

NEYRENEUF André (Caen 1885 – Caen 1950)

Médecin auxiliaire au 43e RAC 3e groupe

NEYRENEUF

Etudiant en médecine mobilisé le 1er août 1914 en tant que Médecin auxiliaire au 43e RAC 3e groupe. Blessé à la cuisse droite par éclat d’obus à Hanzinelle (Belgique) le 24 août 1914, il n’est pas évacué à sa demande. Il reste dans cette affectation sous les ordres directs de René Verney jusqu’au 10 décembre 1916. Nommé Médecin Aide-Major 2e classe à Titre temporaire le 14 décembre 1916, il est affecté au 1er groupe. Nommé Médecin aide-Major 2eme classe le 2 janvier 1917, reste affecté au 1er groupe du 43e RAC. Passé au 5e RI le 16 août 1918 puis nommé Médecin aide-Major 1ère classe le 05 février 1919, il est démobilisé le 1er avril 1919. Croix de guerre 1 citation à l’ordre du Régiment et 3 citations à l’ordre de la Division et le grade de chevalier de la légion d’honneur lui est conféré le 16 juin 1920.

Identifié dans les légendes de l’album : p. 5, 9, 37, 47, 49 (Front de l’Aisne 12/09/1914 - 22/05/1915), 7, 9, 10, 11, 59, 60, 67, 68, 76, 86 (Artois 23/05 - 25/10/1915), 109 (Front de la Somme 25/10/1915 - 28/03/1916), 133 (Verdun 29/03 – 20/06/1916), 7, 8, 139, 141, 145 (Les Eparges 22/06 1916 - 27/03/1917)

Son frère Jean (Caen 1883 –Landifray 1914) lieutenant de la 2ème batterie du 43e RAC (1er groupe) est quant à lui tué le 29 août 1914 à Landifray (Belgique).

A l’issue du conflit André Neyreneuf ne reprend pas ses études de médecine et revient à Caen, où il occupe les fonctions de préparateur de médecine à l'Université de Caen. Il semble être décédé célibataire.

 

OBLIN Raymond Clair Charles (Condé-sur-Noireau 1889 – Paris 1954)

Lieutenant 43e RAC 3e groupe, 9e batterie. Observateur escadrille C4

OBLIN

Bureau de recrutement de Falaise, Classe 1909, matricule 721. Admis à l’Ecole polytechnique le 11 octobre 1910. A contracté le 11 octobre 1910 à Paris, mairie du 5e arrondissement, un engagement spécial de 4 ans au titre du 8e régiment d’artillerie de Nancy. Canonnier 2e classe le 12/10/1910, brigadier le 05/03/1911, maréchal-des-logis 28/09/1911. Entre à l’école polytechnique au grade d’aspirant  le 09/10/1911. Nommé sous-lieutenant d’artillerie le 23/10/1913 pour prendre rang au 23/10/1912 et passe à l’école militaire d’artillerie le 01/10/1913.

Passé au 43e RAC 7e batterie le 02/08/1914. Lieutenant le 01/10/1914 affecté à la 9e batterie. Détaché à l’escadrille C4 le 5 mai 1915 (2 chutes d’avion les 14/03 et 02/05/1916. Affecté à l’Etat-major du 43e RAC le 01/04/1916.

Identifié dans les légendes de l’album : p. 3 (Introduction 1915), 4, 10, 22, 25-29, 32, 38, 40 (Front de l’Aisne 12/09/1914 - 22/05/1915), 17, 18 (L'Escadrille C4 - Eté 1915)

Affecté au 105e régiment d’artillerie lourde 14e batterie 9e groupe de 155 C.S. le 26/06/1916. Blessé aux jambes et au visage le 3 septembre 1916 (admis à pension temporaire de 10% du 29/04/1931 au 19/04/1933 pour cicatrice du genou droit par éclat d’obus). Capitaine à titre temporaire à compter du 27/02/1917 (JO du 18/03/1917). Détaché à l’état-major du G.2.G. 2e bureau comme stagiaire le 16/09/1917, détaché à l’état-major de la Vie armée le 03/10/1917. Affecté à l’état-major de la VIIIe armée le 16/11/1917. Capitaine à titre définitif  le 03/10/1918 pour prendre rang au 24/08/1918.

Passé au 30e régiment d’artillerie de campagne le 29/08/1919. Affecté à l’atelier de construction de Bourges le 17 avril 1920 (Inspection permanente des fabrications d’artillerie). Congé de 3 ans sans solde le 20 octobre 1921, admis dans la réserve spéciale à compter du 30/06/1923, affecté à l’atelier de construction de Puteaux par décision ministérielle du 18/09/1924. Promu chef d’escadron par décision ministérielle du 21/12/1933 pour prendre rang au 29/12/1933. Croix de guerre avec étoile de bronze, palme et étoile d’or. Chevalier dans l’ordre de la Légion d’honneur (04/12/1920), officier  (02/12/1937). Domiciles connus 07/02/1935-25/10/1937 : Paris, 27 rue de l’Université ; 30/05/1954 : Paris, 7 rue de Villersexel.

 

OLIVE

24e RI

OLIVE

Identifié dans les légendes de l’album : p. 214  (Aronde et Matz 21/06-08/09/1918)

 

OLIVIER

Lieutenant  24e RI

OLIVIER

Identifié dans les légendes de l’album : p. 208, 209 (Aronde et Matz 21/06-08/09/1918)

 

OUDOT

24e RI

OUDOT

Identifié dans les légendes de l’album : p. 211 (Aronde et Matz 21/06-08/09/1918)

 

PAGNY Charles Auguste Eugène Louis (Cartigny-l’Epinay 1891 – Haute-Avesnes 1915)

Sergent au 205e Régiment d’infanterie

Album R

Bureau de recrutement de Caen classe 1911 n°606. Exerçant la profession d'industriel à Cartigny-l'Epinay (Calvados) (Fils d'Ernest Pagny exploiant de fours à chaux) est incorporé au 5e régiment d'infanterie à compter du 10/10/1912 solat de 2e classe. Soldat 1ère classe le 16/08/1916, caporal le 09/11/1913, sergent 15/05/1914.

Intégré au 205e RI, participe à la bataille d'Artois et à l'assaut lancé par la 53e DI le 30/05 à partir de 16h. Blessé le 30/05/1915 secteur du Labyrinthe à Neuville-Saint-Vaast (Pas-de-Calais), plaies multiples par éclats d'obus. Tombé entre les mains de l'ennemi, a pu être libéré le lendemain 01/07/1915. Décédé le 2 juin 1915 suite à ses blessures à l’ambulance 2/20 à Haute-Avesnes (Pas-de-Calais).Mort pour la France

Sépulture dentifiée dans les légendes de l’album : p. 86  (Artois 23/05 - 25/10/1915)

 

PASSEFOND Charles Denis Fernand (Paris 1888 – Roulers 1918) [info Stéphan Agosto]

Sous-lieutenant 74e RI 2e bataillon

PASSEFOND

Bureau de recrutement de Versailles, Classe 1908.  Mort pour la France tué à l'ennemi à Roulers/Bereven, Belgique le 15 octobre 1918

Identifié dans les légendes de l’album : p. 198 (Secteur de Champagne 14/03– 25/05/1918)

 

PASSOT

2e CS, 43e RAC 3e groupe, 9e batterie, 1e section (classe 1911)

PASSOT

Identifié dans les légendes de l’album :p. 28, 32 (Front de l’Aisne 12/09/1914 - 22/05/1915)

 

PELFRÊNE

43e RAC 3e groupe

PELFRENE

Identifié dans les légendes de l’album :p. 66 (Artois 23/05 – 25/10/1915)

 

PERCIN Joseph Marie Edouard de (Saint-Pierre, Martinique 1898 – Paris/Biot 1970)

Sous-lieutenant 43e RAC 3e groupe

PERCIN de

 

Identifié dans les légendes de l’album : p. 166 (Le Chemin-des-Dames 28/03 -  01/09/1917), 11, 182, 183, 184, 186 (Secteur de Saint-Quentin 02/09/1917 - 17/01/1918)

Comte de Northumberland. Ingénieur. Directeur de la Cie Générale de Navigation. Épouse le 16 août 1921 Anne Marie Jeanne SOLEILHAVOUP (1901-1932) (3 fils). Epouse à Paris le 12 juillet 1934  Jeanne TRICOT (1903-1989) (1 enfant ?)

Commandeur de la Légion d'honneur, Commandeur de l'Ordre national du Mérite, Croix de guerre 1914-1918

 

PETIT

43e RAC 3e groupe

PETIT

Identifié dans les légendes de l’album : p. 166 (Le Chemin-des-Dames 28/03 - 01/09/1917)

 

PETITEVILLE

Sous-lieutenant 43e RAC 3e groupe

PETITEVILLE

Aspirant affecté à la 7e batterie du 43e RAC le 4 août 1917

Identifié dans les légendes de l’album : p. 186, 190 (Secteur de Saint-Quentin 02/09/1917 - 17/01/1918), 194 (Secteur de Champagne 14/03– 25/05/1918)

 

PIERRET Fernand

Adjudant 43e RAC 3e groupe

PIERRET

Identifié dans les légendes de l’album : p. 25, 32 (Front de l’Aisne 12/09/1914 - 22/05/1915)

 Classe 1910 (info carnet de route Robert Tronsson)

PIMONT

Lieutenant  43e RAC 3e groupe

PIMONT

Identifié dans les légendes de l’album : p. 56 (Front de l’Aisne 12/09/1914 - 22/05/1915)

 

PINEL

2e classe 43e RAC 3e groupe, 7e batterie ?

PINEL

Identifié dans les légendes de l’album :p. 47 (Front de l’Aisne 12/09/1914 - 22/05/1915), p. 90 (Artois 23/05 -25/10/1915)

 

POLISSET

43e RAC 3e groupe, 9e batterie, 1e section

POLISSET

Identifié dans les légendes de l’album : p. 32 (Front de l’Aisne 12/09/1914 - 22/05/1915)

 

PRADEAU

Aspirant 43e RAC 3e groupe

PRADEAU

Aspirant chef de section à la 7e batterie (janvier 1915) cf citation à l’ordre de la 5e DI en date du 27 janvier 1915. Détaché de la 7e batterie le 12 juin 1915 à l’école d’artillerie de Fontainebleau (cours des E.O.R)

Identifié dans les légendes de l’album : p. 40 (Front de l’Aisne 12/09/1914 - 22/05/1915)

 

PRESTAT Emile Bernard

Lieutenant puis capitaine 43e RAC

PRESTAT

Affecté à la  4e batterie au grade de lieutenant (Août 1914 – 25 mai 1915). Capitaine 8e batterie (y est au 1er février 1917)

Identifié dans les légendes de l’album : p. 177 (Le Chemin-des-Dames 28/03 -  01/09/1917), 11, 182, 183, 186 (Secteur de Saint-Quentin 02/09/1917 - 17/01/1918)

 

PUSET

43e RAC 3e groupe

PUSET

Identifié dans les légendes de l’album : p. 160 (Le Chemin-des-Dames 28/03 - 01/09/1917)

 

QUETTIER

43e RAC 3e groupe

QUETTIER

Identifié dans les légendes de l’album : p. 89 (Artois 23/05 – 25/10/1915)

 

RABAN Aristide Henri Louis (Martragny 1887 - )  [info Stéphan Agosto]

Adjudant 74e RI 2e bataillon

RABAN

Identifié dans les légendes de l’album : p.  201 (Secteur de Champagne 14/03– 25/05/1918)

 

RAFFENNE Paul Xavier (Beaucourt 1884 - Gothem 1918)  [info Stéphan Agosto]

Capitaine 74e RI 2e bataillon

RAFFENNE

Blessé le 20 juillet 1918 ; Mort pour la France, tué à l'ennemi le 21/10/1918 à Gottem, Belgique

Identifié dans les légendes de l’album : p. 198, 201, 205 (Secteur de Champagne 14/03 – 25/05/1918)

 

RAGUET Jean

Lieutenant 43e RAC 3e groupe

RAGUET

Elève de l’école polytechnique promotion 1914. Lieutenant arrivé du dépôt au 43e RAC EM 3e groupe 28 mai 1915. 8e batterie 1917 détaché à l’école d’artillerie. Dernier grade Général de brigade ?

Identifié dans les légendes de l’album : p. 7, 60, 76, 89, 91, 95 (Artois 23/05 - 25/10/1915), 9, 10, 109, 116 (Front de la Somme 25/10/1915 - 28/03/1916), 137, 145 (Les Eparges 22/06 1916 - 27/03/1917), 158, 166, 177 (Le Chemin-des-Dames 28/03 - 01/09/1917), 194 (Secteur de Champagne 14/03 – 25/05/1918)

Marié le 11 février 1902 avec Denise PONCET

 

RAOUL

Caporal 24e RI équipe médicale (infirmier ou brancardier)

RAOUL

Identifié dans les légendes de l’album : p. 211 (Aronde et Matz 21/06-08/09/1918)

 

RAVET Paul Charles (Nantes 1885 – Verdun 1916)

Médecin Aide-major 43e RAC 1er groupe

RAVET

Bureau de recrutement de Vannes, classe 1905, matricule n°213. Engagé volontaire pour trois ans le 06/10/1905 2e cc au 28e RAC. Passé au 116e RI soldat 2e classe le 05/03/1906. Passé dans la disponibilité le 18/09/1906. Nommé médecin auxiliaire au 116e RI 17/08/1908. A accompli une 1ère période d'exercices dans la 11ème section d'infirmiers du 27/11 au 24/12/1908. Nommé médecin Aide-major 2e classe de réserve 01/10/1910. Médecin Aide-major 1ère classe du 1er groupe du 43e RAC depuis août 1914. Tué à l’ennemi à Verdun le 21 mai 1916 aux côtés de 5 brancardiers dans l’effondrement du poste de secours du 1er groupe touché par un obus. Mort pour la France.

Identifié dans les légendes de l’album : p. 77 (Artois 23/05 - 25/10/1915)

Etudiant en médecine à l'Hôtel-Dieu d'Angers (1908). Installé en tant que médecin au Havre dès mai 1910, 33 rue Gustave Casavan. Marié à Arques-la-Bataille le 27 juin 1913 avec Marguerite Marie Thérèse Bouterre, domicilié au Havre 68 boulevard de Strasbourg. Membre de la Société havraise d’études diverses dès 1913. Domicilié au Havre 3 rue Joinville le 10 mai 1914 à la naissance de leur fille Madeleine Jeanne Marie. (voir sa notice nécrologique ).

Autre cliché : collection Historial de la Grande Guerre – Péronne - auteur André ROUSSEL Maréchal des  logis au 43e RAC (1er groupe 3e batterie) - Cote 2PHO2748.1 « Le capitaine Stouff, le docteur Ravet du Havre et un servant assis dans un trou d’obus » (source archives départementales de la Somme)

 

RENEE Lucien Jules

Brancardier 43e RAC, 3e groupe, 7e batterie (classe 1905)

RENEE

Identifié dans les légendes de l’album : p. 77 (Artois 23/05 – 25/10/1915), 126, 131 (Verdun 29/03 – 20/06/1916), 141 (Les Eparges 29/03 - 20/06/1916)

 

REUZET (Album) ou REUZE Marcel

43e RAC 3e groupe, 9e batterie, 1e section (Front de l'Aisne), téléphoniste (chemin des Dames), (classe 1913)

REUZE

Téléphoniste 9e batterie (Chemin des Dames)

Identifié dans les légendes de l’album : p. 28, 32 (Front de l’Aisne 12/09/1914 - 22/05/1915)                                  

 

ROCHETTE Jacques (Montceau-les-Mînes 1881- )

Capitaine escadrille C4 (10/12/1914 - 10/03/1916)

ROCHETTE

Registre de matricule Châlons-sur-Saône classe 1901 n°727. Incorporé à l’Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr à compter du 30/10/1901 comme engagé volontaire pour trois ans à la mairie de Châlons-sur-Saône. Arrivé à l’école le 29/10/1901 matricule n°5480.

Promu sous-lieutenant au 59e régiment d’infanterie le 21/09/1903 pour prendre rang au 1er/10/1901. Passé au 144e régiment d’infanterie le 09/02/1911. Passé au 1er régiment du génie le 23/12/1911.

Mis hors cadre aéronautique le 1er janvier 1912 (Brevet civil 564, 28 juillet 1911 - Brevet de pilote militaire n° 52 en date du 27 septembre 1911) . Affecté comme pilote à l’Escadrille D4 à Maubeuge le 10/12/1914. Capitaine hors cadre aéronautique 1er/11/1914. Nommé au commandement de l’Escadrille D4 le 10 décembre 1914. Cité à l’ordre du 3e Corps d’armée le 29/04/1915 ; Commandant de l’escadrille citée à l’ordre du corps d’armée le 23/10 1915.

Identifié dans les légendes de l’album : p. 18 (L'Escadrille C4 - été 1915)

Nommé Inspecteur des  [..]roles à l’I.G.D.E.le 10/03/1916. Affecté à l’Inspection technique de l’aéronautique le 01/07/1919. Chef de la 2e section adjoint au chef de l’I.[.].A.C.. Maintenu H.c. aéronautique le 25/05/1920. Classé état-major particulier de l’aéronautique le 01/09/1920. Inspection technique de l’aéronautique. Nommé Chef de bataillon le 19/06/1923. Affecté au 34e régiment d’aviation cdt le 4e groupe. Titularisé observateur le 10/11/1925. Promu au grade de Lieutenant-colonel le 19/03/1931. Affecté à l’Ecole militaire et d’application de l’aéronautique le 23/04/1932. Affecté au G.O.A. Affecté à l’état-major du général inspecteur des écoles et du centre d’études de l’armée de l’air le 09/05/1933 Chef d’état-major Classé état-major particulier. En congé définitif du personnel navigant 01/12/1933 administré par la base aérienne 104. Rayé des contrôles de l’armée active le 2/12/1938. Affecté dans la réserve au bataillon de l’air 104 à Dugny. Promu au grade de colonel (cadre sédentaire) le 13/09/1938 pour prendre rang au 01/12/1933

Rappelé à l’active par ordre de mobilisation générale 02/09/1939 arrivé base 104 le dit-jour. Affecté au bataillon de l’air  131 à Caen (1ère compagnie) le 12/11/1939. Affecté à l’Ecole auxiliaire des mécaniciens de la Ferté-Allais (BA 110) le 12/03/1940. Affecté au bataillon de l’air 131 le 16/05/1940.

Chevalier dans l’ordre de la légion d’honneur le 8 septembre 1914, officier le 11/07/1920. Croix de guerre, 1 palme, 1 étoile d’or. Médaille de la victoire. Décoré Sainte Anne de Russie de 3e classe avec glaives 7-20/11/1917.

 

ROUGIER

Lieutenant-colonel 43e RAC

ROUGIER

Identifié dans les légendes de l’album : p. 10, 59 (Artois 23/05 - 25/10/1915)  

 

SABATIER  (SABATIE dans l’album) Antoine Alfred [info Stéphan Agosto]

Sous-lieutenant (lieutenant dans l’album) au 74e RI 2e bataillon

SABATIER

Identifié dans les légendes de l’album : p. 205 (Secteur de Champagne 14/03– 25/05/1918)

 

SAMSON

43e RAC 3e groupe 7e batterie

SAMSON

Cf. SAMSON Henri Louis 2e Cc Mort pour la France 02/10/1917 ?

Identifié dans les légendes de l’album : p. 35 (Front de l’Aisne 12/09/1914 - 22/05/1915)

 

SARRAZIN

Brancardier, 43e RAC 3e groupe

SARRAZIN

Identifié dans les légendes de l’album : p. 175 (Le Chemin-des-Dames 28/03 -  01/09/1917)

 

SASMANN

Maréchal des logis 43e RAC 3e groupe, 9e batterie, 2e section

SASMANN

Identifié dans les légendes de l’album : p. 32, 39 (Front de l’Aisne 12/09/1914 - 22/05/1915)

 

SIMON

Maréchal des logis 43e RAC 3e groupe

SIMON

Identifié dans les légendes de l’album : p. 52 (Front de l’Aisne 12/09/1914 - 22/05/1915)

 

STOUFF Alfred François Louis

Capitaine 43e RAC 1er groupe 3e batterie

STOUFF

Identifié dans les légendes de l’album : p. 180 (Le Chemin-des-Dames 28/03 - 01/09/1917), 186 (Secteur de Saint-Quentin 02/09/1917 - 17/01/1918)

Autres clichés : collection Historial de la Grande Guerre – Péronne - auteur André ROUSSEL Maréchal des  logis au 43e RAC (1er groupe 3e batterie) -Cote 2PHO2748.1 « Le capitaine Stouff, le docteur Ravet du Havre et un servant assis dans un trou d’obus » (source archives départementales de la Somme -Cote 2PHO2665.1 Saint-Thierry. Octobre 1914. Le commandant de Miribelle et le capitaine Stouff  dans le poste observatoire. -Cote 2PHO2685.1 Saint-Thierry. Octobre 1914. Le capitaine Stouff devant sa cabane en construction -Cote 2PHO2698.1 Saint-Thierry. Octobre 1914. Le capitaine Stouff dans une brèche d’obus -Cote 2PHO2699.1 Pontavert. Janvier 1915. Le capitaine Stouff, son ordonnance (Leharivel) et le lieutenant Chapeau devant son bureau qui est une cabane en planche de  garde chasse -Cote 2PHO2725.1 Janvier 1915. La batterie de tir un jour de revue. Au premier plan le capitaine Stouff. -Cote 2PHO2742.1 Saint-Thierry. Octobre 1914. Le capitaine Stouff et les deux médailles de la batterie. -Cote 2PHO2761.1 Le capitaine Stouff devant le débouchoir de 90 bouleversé par un obus. -Cote 2PHO2762.1 Pontavert. Décembre 1914. Le capitaine Stouff et le lieutenant Chapeau dans leur bureau qui est dans une cabane de garde chasse

 

TACHON Arsène Charles [info Stéphan Agosto]

Pharmacien au 74e RI

TACHON

Identifié dans les légendes de l’album : p. 199, 201 (Secteur de Champagne 14/03 – 25/05/1918)

 

TASSEL

Vétérinaire 43e RAC 3e groupe

TASSEL Vét

 

Identifié dans les légendes de l’album : p. 2 (Introduction 1915), 146, 148, 149 (Les Eparges 22/06 1916 - 27/03/1917), 164, 166, 177, 179 (Le Chemin-des-Dames 28/03 -  01/09/1917), 11 (Secteur de Saint-Quentin 02/09/1917 - 17/01/1918), 194 (Secteur de Champagne 14/03– 25/05/1918)

 

TEYSSIER

Lieutenant 24e RI

TEYSSIER

Identifié dans les légendes de l’album : p. 209, 211 (Aronde et Matz 21/06-8/09/1918)

 

THOREL

43e RAC 3e groupe

THOREL

Identifié dans les légendes de l’album : p. 74 (Artois 23/05 – 25/10/1915)

 

TOCQUEVILLE

43e RAC 3e groupe, 9e batterie, 1e section

TOCQUEVILLE

Identifié dans les légendes de l’album : p. 32 (Front de l’Aisne 12/09/1914 - 22/05/1915)

 

TOIX

43e RAC 3e groupe, 9e batterie, 2e section, 5e pièce

TOIX

Identifié dans les légendes de l’album : p. 32 (Front de l’Aisne 12/09/1914 - 22/05/1915)

Blessé à Herleville (Somme) le 6 février 1916 (info carnet de route R. Tronsson)

 

TRONSSON Robert Mary Victor (Lisieux 1893 - Bayeux 1949)

Maréchal des logis, 43e RAC 3 e groupe,  9e batterie, 1e section chef de pièce (Front de l'Aisne - Le Chemin des Dames)

TRONSON

Registre de matricule Lisieux classe 1913 n°888 (visionneuse p.549 , Quincailler à Deauville lors de son incorporation au 43e RAC le 28/11/1913. Parti aux armées le 02/08/1914. Nommé brigadier le 05/08/1914, Maréchal des logis le 30/09/1914. Affecté à la 9e batterie, Chef de pièce (Front-de l'Aisne 1ère section, Chemin des Dames). Cité à l'ordre du régiment 10/05/1916

Identifié dans les légendes de l’album : p. 32 (Front de l’Aisne 12/09/1914 - 22/05/1915)

Détaché au Service aéronautique 24/04/1918. Blessé le 17/09/1918, à Faverolles lors de sa 1ère ascension suite à l'attaque d'un avion a sauté en parachute après en avoir reçu l'ordre (plaies contuses du front et du nez, entorse tibio-tarsienne droite, séjour à l'hôpital du 17/09/1918 au 30/09/1918). Envoyé en congé illimité le 03/09/1919. DD aéronautique 3e région à Caen. Affecté dans la réserve au 2e bataillon d'aérostier. Passé par changement de domcile à la subdivision de Caen le 17/03/1923, affecté au 1er régiment d'aérostation. Réintégré par suite de rattachement  du Régiment de Lisieux au Régiment de Caen le 01/11/1929. Placé dans la position sans affectation le 01/05/1931. Placé à la plus ancienne classe de la 2e réserve comme père de 3 enfants le 31 août 1939.

Croix de guerre, deux citations : ordre du régiment (43e RAC-AD166) 10/05/1917, ordre de la division (10e DI) 11/10/1918.

Se retire à Deauville, avenue de la République (1919). S'installe à Bayeux 34, rue Saint-Martin, quincaillerie "Aux forges de vulcain" successeur de P. Lauvrière (1920). Marié à Madeleine Louise Duval (3 enfants : Jeanine, Antoinette et Nicole).

 

TURPIN Henri Léon (Armentières 1892 – Billy-sur-Ourq 1918) [info Stéphan Agosto]

Lieutenant 74e RI 2e bataillon

TURPIN

Mort pour la France, tué à l'ennemi à Billy-sur-Ourq (Aisne) le 20 juillet 1918

Identifié dans les légendes de l’album : p. 198  (Secteur de Champagne 14/03 – 25/05/1918

 

VALLEE

Sous-lieutenant 43e RAC 3e groupe

VALLEE

Identifié dans les légendes de l’album : p. 186 (Secteur de Saint-Quentin 02/09/1917 - 17/01/1918)

 

VALLOT

24e RI

VALLOT

Identifié dans les légendes de l’album : p. 214 (Aronde et Matz 21/06-08/09/1918)

 

VAUTIER Georges Maurice

Brigadier brancardier 43e RAC Etat-major du 3e groupe (classe 1907)

VAUTIER

Blessé à Jumigny (Aisne) le 31 août 1917

Identifié dans les légendes de l’album : p. 47 (Front de l’Aisne 12/09/1914 - 22/05/1915), 131, 133 (Verdun 29/03 – 20/06/1916)

 

VERNEY René Julien Auguste (Quettehou 1881 – Littry 1958)

Médecin Aide Major 43e RAC 3e groupe

VERNEY

Identifié dans les légendes de l’album : p. 5, 8, 12, 27-28, 31, 38, 42, 45, 47, 50 (Front de l’Aisne 12/09/1914 - 22/05/1915), 2, 4, 6, 7, 8, 10, 11, 59, 60, 63, 70, 80, 87, 89, 90, 91, 92, 104 (Artois 23/05 - 25/10/1915), 6, 10, 113, 116 (Front de la Somme 25/10/1915 - 28/03/1916), p. 131 (Verdun 29/03 – 20/06/1916), 7, 136, 137, 139, 141, 145, 146 (Les Eparges 22/06 1916 - 27/03/1917), 151, 181 (Le Chemin-des-Dames 28/03 -  01/09/1917), 182, 183, 186, 190 (Secteur de Saint-Quentin 02/09/1917 - 17/01/1918), 194 (Secteur de Champagne 18/01-14/03/1918)

Médecin aide-major 1ère classe 74e RI 2e bataillon

Identifié dans les légendes de l’album : p. 202, 206 (secteur de Champagne 14/03– 25/05/1918)

Médecin major 2e classe 24e RI

Identifié dans les légendes de l’album : p. 208, 209 (Aronde et Matz 21/06-8/09/1918)

 

VOSIN

43e RAC 3e groupe, 9e batterie, 2e section

VOISIN

Identifié dans les légendes de l’album : p. 32 (Front de l’Aisne 12/09/1914 - 22/05/1915)

 

VUILLERMOZ

Pharmacien

VUILLERMOZ

Identifié dans les légendes de l’album : p. 210, 211, 216 (Aronde et Matz 21/06-8/09/1918)

 

ZIERER Daniel Marie René (Louviers 1877 - )

Capitaine 43e RAC 2e groupe, 6e batterie

 

ZIERRER

Engagé volontaire pour 4 ans 1897 à l’Ecole Centrale des Arts et manufactures. Marié 2 enfants

Identifié dans les légendes de l’album : p.141, 143, 146 (Les Eparges 22/06 1916 - 27/03/1917)