René Verney un médecin normand dans la grande guerre (43e RAC, 74e et 24e RI)

René Verney un médecin normand dans la Grande Guerre

par Antoine Verney

Contact avec l'auteur possible via l'onglet situé dans la partie supérieure (questions - observations - échanges d'informations - transmissions des clichés en HD...)

 

Blog initialement consacré à la présentation de l’« Album de la guerre européenne »

constitué par René Verney (Quettehou 1881 – Littry 1958) 

auquel s'associe désormais le « Carnet de route »

de Robert Tronsson (Lisieux 1893 – Bayeux 1949)

Album

L'Album de la guerre européenne, est un document inédit d'origine familiale renfermant 650 clichés originaux annotés et classés chronologiquement par le docteur René Verney au sortir de la Première Guerre mondiale.

Par la volonté de son auteur, l’album possède une dimension collective, se présentant comme le témoignage du parcours non pas d’un homme mais d’un groupe, particulièrement le 3e groupe du 43e régiment d’artillerie de campagne et ce en raison même de la durée de son affectation dans cette unité (août 1914 - février 1918). On constate que le même esprit anime la dernière période au cours de laquelle il est successivement versé dans les 74e et 24e régiments d’infanterie (respectivement de mars à mai 1918 et de juin 1918 à février 1919).

Afin de rendre les photographies intelligibles, nous avons entrepris de les contextualiser de manière la plus documentée possible.  Ce travail rédactionnel inédit que nous avons intitulé la Restitution du  journal de marche de René Verney se décompose en douze chapitres consacrés aux différentes campagnes auxquelles il a pris part.

Chaque cliché y est reproduit en haute définition recalibré en contraste et luminosité, et replacé dans son contexte à partir de la lecture croisée des journaux de marches et opérations régimentaires (JMO), désormais accessibles en ligne grâce au travail conjoint de la direction de la Mémoire, du Patrimoine et des Archives du ministère de la Défense et du Service historique de la Défense*. 

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Tout au long des six premiers chapitres sont intégralement retranscrites les pages du "Carnet de route" rédigé par Robert Tronsson (Lisieux 1893 – Bayeux 1949), quincailler de profession, brigadier puis maréchal des logis au 43e RAC, 3e groupe, 9e batterie (voir : Album R. Verney p.32). Il s'agit d'un document manuscrit également inédit d'origine familiale, qui nous a été temporairement confié afin d'en permettre sa communication et d'enrichir cette restitution. La réunion de ces témoignages personnels sur le conflit, constitués par deux hommes appartenant à la même unité, s'enrichissent en effet de manière exceptionnelle pour former un récit à quatre mains, regards croisés sur leur parcours commun du 1er août 1914 - 16 février 1917.

Carnet 0

Carnet de route de R. Tronsson

 

Restitution du journal de marche de R. Verney et de R. Tronsson

 

I - Mobilisation, Campagne de Belgique et Bataille de la Marne 1er août - 12 septembre 1914

II - Front de l’Aisne - 13 septembre 1914 – 22 Mai 1915

III - Front d’Artois 23 mai – 25 octobre 1915

IV - Front de la Somme - 25 octobre 1915 – 28 mars 1916

V - Verdun 29 mars – 20 juin 1916

VI - Les Eparges 22 juin 1916 – 27 mars 1917

 

 

Restitution du journal de marche R. Verney

VII - Chemin des Dames 28 mars – 1er septembre 1917

VIII - Secteur de Saint-Quentin 2 septembre  1917 – 17janvier 1918

IX - Secteur de Champagne 18 janvier – 20 juin 1918

X - Offensive sur l’Aronde et le Matz 21 juin – 8 septembre 1918

XI - Offensive sur l’Aisne – Sissonne 9 septembre – 11 novembre 1918

XII - Armistice - Occupation du Palatinat 12 novembre 1918 – février 1919

 

Carto Journal de marche 1914-1919

Ce blog dispose de deux index, le premier consacré aux noms de lieux cités dans les légendes des photographies (ici, lien vers l'index des noms de lieux), le second aux noms de personnes figurant dans ces mêmes légendes (ici, lien vers l'index illustré des noms de personnes). Afin de faciliter les recherches, noms de lieux et de personnes constituent autant de Tags associés aux photographies, permettant ainsi de les regrouper thématiquement.

La documentation étant particulièrement riche pour le 43e régiment d'artillerie de campage, nous avons choisi de lui consacrer une page particulière. On y trouve des informations générales sur le régiment et sa composition durant tout le conflit, et pour le 3e groupe, sur l'organisation et les missions dévolues à son service médical ainsi qu'un index nominatif des pertes (morts pour la France, disparus et blessés) réalisé d'après les JMO régimentaires.

 

Ici, lien vers la Présentation du 43e RAC avec relevé des pertes du 3e groupe

Album R. Verney p.039 droite bas

Bois de Gernicourt (Aisne) mars 1915.

Lampe et panoplie  faites à la 9e batterie du 43e RAC avec des projectiles boches (p. 39) 

 

Aperçu du parcours militaire de René Verney

René Verney, issu d'une famille d'agriculteurs est né à Quettehou (Manche) en 1881. Après un parcours scolaire à Montebourg puis Cherbourg, jeune bachelier de 19 ans, il devance l’appel de la Classe 1901, subdivision de Cherbourg matricule 1223 (registre p.220), par un engagement volontaire effectué à Cherbourg le 12 novembre 1900 dans le 25e régiment d’infanterie. Dispensé au 2/3, il est mis en congé le 21 septembre 1901. 

1900 René Verney Soldat de 2e classe 25e RI Cherbourg (19 ans)

René Verney soldat 2e classe 25e RI, Cherbourg 1900-1901

Dégagé des obligations militaires, il entame ses études de médecine à l’université de Rennes pendant deux ans (1901-1903) et accomplit une première période d’exercices militaires du 11 août au 7 septembre 1903 avant de poursuivre son cursus à Paris (1903-1908). Le 22 août 1905, bénéficiant de quatre inscriptions, il est nommé médecin auxiliaire de réserve.

En octobre 1908 il s’installe comme médecin à Littry (Calvados). Il est parallèlement nommé le 5 juillet 1909 médecin aide-major de 2e classe de la réserve (3eme région militaire).

1909-1913 René Verney Médecin aide-major 2e classe

René Verney en uniforme de médecin aide-major 2e classe (vers 1909-1913)

Du 25 août au 17 septembre 1913, il accomplit une seconde période d’exercices au 119e régiment d’infanterie (casernement  quartier Delaunay à Lisieux) à l’issue de laquelle il est nommé médecin aide-major de 1ère classe de la réserve le 29 décembre 1913. Il est enfin affecté dans ce grade le 18 avril 1914 au 3e groupe du 43e Régiment d’Artillerie de campagne.

Célibataire de 33 ans lors de la mobilisation, il quitte son cabinet de Littry et arrive au corps  du 43e RAC, le 2 août 1914 caserne Decaen, à Caen.  Du 2 août 1914 au 14 mars 1918 il participe à toutes les opérations dans lesquelles est engagé le 3e groupe du 43e Régiment d’Artillerie de campagne. Parallèlement son frère Louis (Quettehou 1883 -Quettehou 1935) participe au conflit au sein du 25e RI (registre de matricule subdivision de Cherbourg, classe 1903, matricule 886).

1915 vers René Verney Médecin Aide-Major 1ère classe 43e RAC 3e Groupe (34 ans)

René Verney médecin aide-major 1ère classe, 43e RAC, été 1916

Le 14 mars 1918, il est affecté au même grade, au 74e Régiment d’infanterie 2e Bataillon. 

Nommé le 23 mai 1918 Médecin Major de 2e classe, il est affecté le 25 mai 1918 au 24e Régiment d’infanterie en tant que Médecin chef de service. C’est dans ce grade et cette affectation qu’il reçoit son congé de démobilisation le 23 février 1919, prononcé par le service démobilisateur du service de santé du 3e corps d'armée de Rouen (durée du service : 4 ans, 6 mois et 21 jours).

1918 René Verney Médecin Major 2e classe 74e ou 24e RI (37 ans)

René Verney, médecin major 2e classe 1918

Dès la fin du conflit  il regagne son cabinet de Littry, se marie en 1921, son fils Jean prenant sa succession à partir du 1er janvier 1951. Il décède en 1958 à Littry (aujourd'hui Le Molay-Littry), commune dont il est le maire pendant une trentaine d'années de 1920 à 1945 puis de 1952 à 1957.

En 1921, il est fait chevalier de la légion d’honneur par promotion exceptionnelle de la commission Fayolle au regard des distinctions reçues au cours du conflit (4 citations : 2 à l’ordre du régiment,1 de la division, 1 du corps d’armée). En 1953 il est élevé au grade d'officier de la légion d'honneur.

 

 

Aperçu du parcours militaire de Robert Tronsson

Robert Tronsson maréchal des logis 43e RAC 3e groupe 9e batterie Gernicourt, Aisne 1915

Robert Mary Victor TRONSSON né le 11 octobre 1893 à Lisieux est fils de limonadier. Jeune célibataire, il est exerce la profession de quincailler à Deauville lors de son incorporation au 43e régiment d'artillerie de campagne le 28 novembre 1913. Registre de matricule subdivision de Lisieux classe 1913 n°888 (visionneuse p.549)

Cannonnier conducteur au 3e groupe, 9e batterie du 43e RAC, il est nommé brigadier le 05 août 1914, tout d'abord comme servant de pièce, puis à partir du 18 septembre 1914 comme agent de liaison des avant-trains de la même batterie.

Promu au grade de maréchal des logis le 30 septembre 1914, il prend le commandement de la 4e pièce de la 9e batterie le 2 octobre suivant et commande, tout juste âgé de 21 ans, son premier feu le 12 octobre 1914 entre Saint-Thierry et Merfy (Marne).

Le 24 avril 1918, il est détaché au Service aéronautique en tant qu'observateur, mais est blessé à Faverolles (Somme) le 17 septembre 1918 lors de sa première ascension en ballon au cours de laquelle il subit l'attaque d'un avion. Exécutant l'ordre qu'il a reçu, il saute en parachute, mais trainé au sol sur plusieurs mètres, il  est affecté de plaies contuses au front et au nez ainsi que d'une entorse tibio-tarsienne à la cheville droite et doit effectuer un séjour à l'hôpital du 17 au 30 septembre 1918.

Réintégré au sein de son unité le 1er octobre 1918, il n'est envoyé en congé illimité que le 3 septembre 1919.

Croix de guerre, deux citations : ordre du régiment (AD166) du 10/05/1917, ordre de la division (10e DI) du 11/10/1918.

Robert Tronsson maréchal des logis 43e RAC, 3e groupe, 9e batterie, 1ere section

Bois de Gernicourt (Aisne) hiver 1914-1915 (Album R. Verney p. 32 détail)

 

Au sortir de la guerre, il regagne Deauville. Dès 1920, il s'installe à Bayeux, reprenant la quincaillerie "Aux forges de vulcain" située 34, rue Saint-Martin, en tant que successeur de P. Lauvrière. La même année, il se marie à Madeleine Louise Duval, elle même fille de quincailler à Vire. Ils ont 3 enfants ce qui lui permet le 31 août 1939, d'être placé dans la plus ancienne classe de la 2e réserve du 1er régiment d'aérostation (Caen).

Après son décès, survenu à Bayeux le 29 mars 1949, la gérance de la quincaillerie est assurée par son gendre Jean Grenier, auquel succède son petit fils Thierry Grenier, à qui nous devons la communication de son "carnet de route".

 

 Voir la suite

L'album, la Restitution du journal de marche, le site

 

 *Journaux des marches et opérations (JMO) Ministère de la défense, direction de la Mémoire du Patrimoine et des Archives (DMPA), en partenariat avec le Service historique de la Défense (SHD) consultables sur : memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr :

-5e DI artillerie divisionnaire : Mémoire des Hommes (SHD) 26 N/ 270/1 et 2 (1er janvier 1917 - 31 décembre 1918)

-5e DI Service de santé : Mémoire des Hommes (SHD) 26 N/ 270/11 à 20 (5 août 1914 - 19 juillet 1918)

-43e RAC : Mémoire des Hommes (SHD) 26 N 980/1 à 5 (2 août 1914 - 31 décembre 1916 et 11 février 1917 - 31 décembre 1918)

-3e groupe du43e RAC : Mémoire des Hommes (SHD) 26 N 980/22 à 24 (7 août 1914 - 31 décembre 1917)

-3e groupe du43e RAC 7 e batterie : Mémoire des Hommes (SHD) 26 N 982/8 à 11 (7 août 1914 - 30 septembre 1918)

-3e groupe du43e RAC  8e batterie : Mémoire des Hommes (SHD) 26 N 982/13 à 18 (7 août 1914 - 31 décembre 1918)

- 3e groupe du43e RAC 9e batterie : Mémoire des Hommes (SHD) 26 N 983/1 à 4 (2 août 1914 - 31 décembre 1918)   

-24e RI : Mémoire des Hommes (SHD) 26 N 599/7 (1er janvier 1918 - 20 octobre 1919)

-6e DI Services de santé : Mémoire des Hommes (SHD) 26 N 275/4 et 5 (1er janvier 1918 – 2 août 1919)

-74e RI : Mémoire des Hommes (SHD) 26 N 660/16 (1er janvier 1918 – 31 décembre 1919)

 


16 juillet 2017

La « Belle jardinière » en deuil (1914-1918)

 

Jean Bessand (1886-1918) - CopieParmi les jeunes officiers de réserve du 43e RAC dont René Verney a croisé le parcours, figure Jean Paul Léon Emile Alloend Bessand (1886 - 1918) [1], tué à l’ennemi à Saint-Rémy-Blanzy (Aisne), le 20/07/1918.

L’abondante correspondance entretenue avec ses intimes durant tout le conflit et éditée par les soins de son père Paul Denis Alloend Bessand en 1919, constitue un témoignage d’une qualité exceptionnelle bien qu’ignoré des principales historiographies de la Grande guerre.

Portrait de Jean Paul Léon Emile Alloend Bessand (1886 - 1918) tiré de l'ouvrage  : Morts pour la France, André Bessand caporal au 119e régiment d’infanterie 1889-1916, Jean Bessand sous-lieutenant au 43e régiment d’artillerie 1886-1918. [Lettres], Préface de Gabriel Bonvalot. Paris, impr. G. de Malherbe et Cie s.d. [1919].

 

 

Associée à celle de son frère André, mort pour la France en 1916 [2], il s'agit d'un témoignage « en souvenir de ceux qui ne sont plus » pour reprendre les mots de la dédicace de la main de leur père datée du 24 juillet 1919 et figurant sur la page de garde de l’exemplaire dédié à M. et Mme Paul Louchet. Le destinataire de cette dédicade est Paul François Louchet (1854-1936), fondeur, artiste peintre et maire d’Herblay (Val-d’Oise) entre 1887 et 1890 où Paul Denis Alloend Bessand possédait une propriété quai de la Seine. Le cimetière communal abrite la sépulture familiale avec aux côtés du père, les corps rapatriés de ses deux fils, celui de sa fille Jeanne (1881-1966) qu’accompagne son époux Paul Emile Maurice Fournier (1879 - 1949), respectivement les « Jane » et « Maurice » de la correspondance.

 

Il convient également de signaler la récente publication consacrée à la correspondance de leurs cousins d’Elbeuf Henri [3] et Jean [4] Alloend Bessand, également tués à l’ennemi : "En mémoire de Jean et Henri Alloend-Bessand – Elbeuviens – Lettres de soldats". Bulletin de la Société de l’Histoire d’Elbeuf, n° 50, novembre 2008.

Parallèlement s’y associe le recueil de poèmes de l’oncle de ces derniers Paul Henri Alloend Bessand (1876 - 1955) [5] : H. Bessand -Poèmes de guerre et non poèmes guerriers. Paris, Georges Crès, 1918.

 

La correspondance de Jean Paul Léon Emile Alloend Bessand s’associe à  un parcours qui le mène du front occidental au front d’orient en tant que sous-officier aux 18e et 13e régiments de chasseurs à cheval, puis de nouveau sur le font occidental en tant qu’élève officier et aspirant aux 32e et 43e RAC [1].

L’un de ses caractères les plus marquants est la manière dont la narration d’un même évènement est adaptée au lien que leur auteur entretient avec le destinataire, révélant parallèlement une personnalité très attachante par sa droiture morale. Ainsi sa promotion au grade d’aspirant, liée à son entrée à l’Ecole de Fontainebleau en 1917, s’inscrit dans une ascension « au mérite » qui correspond à ses aspirations intimes, bien qu’elle soit naturellement favorisée par une éducation en rapport avec son origine sociale, cette dernière étant indissociable de la direction du grand magasin de confection parisien la « Belle jardinière ».

Morts pour la France collExemplaire de l’ouvrage,  dédicacé par Paul Alloend Bessand à M. et Mme Paul Louchet - 1919.

coll. Verney-grandeguerre (Cliché Babel Librairie)

 

Replacée dans un cadre familial élargi, la mise en perspective de cette correspondance, permet parallèlement de mettre en lumière l’une des conséquences directes de la Grande guerre encore trop peu explorée : la disparition au champ d’honneur de toute une génération qui prive le monde de l’entreprise de ses forces vives.

En 1914, la famille Alloend Bessand est en effet à la tête de la chaîne de magasins de confection la « Belle Jardinière » fondée à Paris sur le quai aux fleurs en 1824 par Pierre Jean François Parissot (v. 1790 – 1860) avec la collaboration de son frère Denis (1804-1862). Société familiale par commandite en action depuis 1856, à la génération suivante on trouve associés à sa gestion pas moins de quatre cousins : Adolphe, Victor, Guillaume et Léon Parissot ainsi que le beau-frère de ce dernier : Charles Honoré Alloend Bessand (1829-1915).

 

Cent ans après 1824-1924 La vie d'une grande industrie moderne dans un vieux quartier de ParisExtraits du fascicule : Cent ans après (1824-1924) La vie d'une grande industrie dans un vieux quartier de Paris.

Paris, G. de Malherbe & Cie, imprimeurs, s.d. [La Belle Jardinière ed. 1930] - coll. Verney-grandeguerre

 

Charles Bessand 1902Les Parissot s'étant retirés des affaires à partir de 1862, c'est à ce denier que revient la gérance. Il assure ainsi en 1867, l’installation de l’enseigne au n°2 rue du Pont-neuf dans l’immeuble construit quai de la Mégisserie par l’architecte Henri Blondel (1821-1897), édifice qui en reste l’emblème jusqu’en 1972. Assurant la vente directe "à prix fixe" des produits de leur industrie d’habillement confectionné, les Parissot-Bessand ont le contrôle de l'ensemble de la chaîne de production. Ainsi le frère de Charles, Louis Marie Alloend Bessand (1833-1895), essayeur de commerce, puis son neveu Gustave Honoré Alloend Bessand (1856-1936) organisent-ils le négoce en textile à Elbeuf tout en participant à sa production (Société Alloend-Bessand frères, filatures de laine à Caudebec-lès-Elbeufs et Louviers).

Portrait de Charles Honoré Alloend Bessand. Médaille commémorative en bronze de ses quarante années bienveillante direction 1902. Jules Clément Chaplain (1839-1909) sculpt. - coll. Verney-grandeguerre

CPA 2 rue du Pont-neuf

La "Belle Jardinière", immeuble construit par Henri Blondel en 1867 quai de la Mégisserie à Paris

Carte postale vers 1900

 

De 1866 à 1930 la société a connu successivement diverses raisons sociales mais avec toujours en tête celui des Bessand  : Ch. Bessand et Cie ; Bessand, Blanchard, Rochard ; Ch. Bessand, Rochard et Cie ; Bessand, Stasse et Cie ; Bessand père et fils, Stasse et Cie ; Bessand, Bigorne et Cie.

Ainsi en 1906  il revient au fils de Charles, Paul Denis Alloend Bessand (1856 – 195.), le père de Jean et d'André, de prendre en main la direction de la société.

Belle jardinière factures 1893-1918"Belle jardinière" factures à en-tête des différentes raisons sociales de la société

qui se sont succédées de 1893 à 1918 - coll. Verney-grandeguerre

 

La « Belle Jardinière »  se fait notamment spécialité des uniformes masculins (livrées, collèges, administrations, ecclésiastiques...). La maison principale et ses succursales de Lyon, Marseille, Bordeaux, Nantes, Nancy et Angers, proposent ainsi durant tout le conflit et à grand renfort de publicité, un important rayon d’uniformes et équipements militaires dont ils assument jusqu’à la livraison directement aux hommes sur le front.

Publicité La Belle Jardinière, L'illustration 8 mai 1915 - Copie

 La « Belle jardinière », publicité extraite de l’Illustration du 8 mai  1915 - coll. Verney-grandeguerre

 

Néanmoins la "Belle jardinière" est touchée de plein fouet par la guerre dès les premiers mois du conflit, lors de la bataille pour le bassin minier du Nord. Au cours des bombardements de Lille du 10 au 12 octobre 1914, qui précèdent la prise de la ville par l'ennemi pour quatre ans d'occupation, sa surcursale située au 177 boulevard de la Liberté est entièrement anéantie.

Lille, Boulevard de la Liberté, Magasin de la Belle jardinière (destruction des 10-12 octobre 1914) carte postale coll

Lille, Boulevard de la Liberté, magasin de la Belle jardinière incendié lors des bombardements des 10-12 octobre 1914

Carte postale - coll. Verney-grandeguerre

 

Mais la guerre a pour la « Belle jardinière » et la famille Alloend Bessand une toute autre conséquence : la disparition de tous les hommes naturellement appelés à participer à sa direction aux côtés de leurs pères.

Paul Denis Alloend Bessand perd ainsi au front ses deux fils, Jean (31 ans, aspirant du 43e RAC) à Saint-Rémy-Blanzy (Aisne) en juillet  1918 [1] et André, son cadet (26 ans, caporal du 119e RI) à Vilosne-Hororon (Meuse) en juillet 1916 [2], mais aussi trois de ses quatre neveux, les fils de son frère Gustave Honoré : Henri Louis (23 ans, lieutenant du 13e régiment de tirailleurs Algériens) qui décède de ses blessures à Ogon (Oise) [3] et Jean François Louis (20 ans, soldat de 1ère classe du 104e régiment d’infanterie) qui est tué à Ethe (Belgique) en août 1914 [4] ; enfin Olivier,  (27 ans, lieutenant au 64e RAC), fils de son frère Charles Léon Alloend Bessand, décédé au centre de chirurgie osseuse de Cannes en septembre 1918 [6].

Privé de descendance masculine, Paul Denis Alloend Bessand ne se retire qu’à 84 ans en 1940, la direction de la société (qui a pris le statut de Société anonyme en 1930) étant alors confiée à Albert Bouclier (1867-1944), époux de Marie Marguerite Lescot, arrière petite-fille de Jean Baptiste Nicolas Parissot (frère du fondateur de la « Belle jardinière »). Elle passe ensuite en 1947 à son neveu Jean Marie Serge Deloison (1896-1961), fils de Louise Félicité Jeanne Lescot, et dont le frère aîné, Marie Ernest Roger Deloison (22 ans, sergent au 36e RI) est lui-même mort pour la France à Souchez (Pas-de-Calais) en juin 1915 [7].

Arbre généalogique simplifié Parissot - Alloend Bessand

Généalogie simplifiée de la famille Parissot – Alloend Bessand. © Verney-grandeguerre

En violet les directeurs successifs de la « Belle Jardinière »

En rouge les membres de la famille « Morts pour la France » au cours de la Grande guerre

avec renvoi aux notes biographiques [1 à 7] ci-dessous.

 

Pour en savoir plus sur la "Belle jardidière" voir notemment : FARAUT François Histoire de la Belle jardinière. Paris, Belin, coll. « Modernités 19e et 20e s. », 1987. 

 

 

 

Eléments biographiques

 

-[1] Jean Paul Léon Emile Alloend Bessand (Paris 1886 - Saint-Rémy-Blanzy 1918) - Mort pour la France.

Fils de Paul Denis Alloend Bessand (1856 - 195.) directeur de la « Belle jardinière » (1906-1940) et de Emilie Sophie Rose Martini (1851 - 19..). Ancien élève de l’Ecole Alsacienne (Paris), puis de l’Ecole des Roches (Verneuil-sur-Avre), étudiant à l’incorporation.

Registre de matricule, bureau de recrutement de Versailles, classe 1906 n°148

Incorporé le 01/10/1907 au 2e régiment de hussards, nommé brigadier le 02/04/1908, brigadier fourrier le 25/11/1908, maréchal des logis le 24/03/1908. Envoyé dans la disponibilité le 25/09/1909. Adresses connues Marseille, 7 rue Senac (1910) ; Paris, 2, rue du Pont-neuf (1912).

Rappel dans l’activité à la mobilisation arrivé au corps le 10 août 1914 au 18e régiment de chasseurs à cheval (garnison à Vitry-le-François). Passé au 13e régiment de chasseurs le 01/01/1915. Passé le 15/06/1917 au 4e régiment de chasseurs d’Afrique puis  le 27/07/1917 au 17e chasseurs. Affecté le 13/12/1917 au 32e RAC, nommé aspirant J.O. du 21/02/1918, affecté au 43e RAC le 14/02/1918.  Tué à l’ennemi à Saint-Rémy-Blanzy (Aisne) le 20/07/1918 (cf. JMO 43e RAC, 1er groupe, 2e batterie).

Nommé à titre posthume sous-lieutenant T.T. à compter du 15/07/1918 (décision ministérielle du 30/07/1918) – Deux blessures : balle de fusil au front le 24/09/1916 ; plaie pénétrante à l'avant-bras gauche par etit éclat d'obus à Monastir le 24/02/1907. Légion d'honneur, Croix de guerre avec palme et étoile d'argent, citation à l’ordre de l’armée d’orient en date du 01/11/1916 pour son action du 24/09/1916, citation à l’ordre de la 5e DI en date du 07/08/1918 ; Ordre Serbe pour la Bravoure : médaille d'argent.

 

-[2] André Georges Maurice Alloend Bessand (Paris 1889 - Vilosnes 1916) Mort pour la France.

Fils de Paul Denis Alloend Bessand (1856 - 195.) directeur de la « Belle jardinière » (1906-1940) et d’Emilie Sophie Rose Martini (1851 - 19..).  Ancien élève de l’Ecole Alsacienne (Paris), puis de l’Ecole des Roches à Verneuil-sur-Avre.Résidant à Lausane, les Fleurettes (Suisse) en 1910, sursitaire 1910-1913 en tant qu’étudiant au  Polytechnicum de Zurich.

Registre de matricule, bureau de recrutement de Versailles, classe 1909 n°1632

Incorporé le 11/08/1914 au 119e régiment d’infanterie (Lisieux) en tant que soldat 2e classe, nommé soldat 1ère classe le 21/02/1915, caporal 01/12/1915, sergent 20/12/1915. Cassé de son grade et remis caporal le 26/02/1916 pour inobservation des ordres donnés et insuffisance d’autorité sur les subordonnés. Disparu le 03/06/1916 à Fleury-devant-Douaumont, fait prisonnier, mort en captivité noyé dans la Meuse à Vilosnes le 30/07/1916 en essayant de sauver un de ses camarades - Avis de décès transmis par la Croix-Rouge le 09/10/1916.

 

 

-[3] Henri Louis Alloend Bessand (Elbeuf 1895 - Ognon 1918) - Mort pour la France.

Fils de Gustave Honoré Alloend Bessand (1866-1936) industiel textile à Elbeuf, président de l'union des syndicats textiles de France (1912), vice-président de la chambre de commerce d'Elbeuf (à partir de 1910) et de Juliette Thézard (1868-1956). Ancien élève du Lycée Pierre Corneille de Rouen.

Registre de matricule, bureau de recrutement de Rouen sud, classe 1915 n°1270

Engagé pour trois ans le 02/10/1913 à la mairie de Rouen. Arrivé au corps du 64e RI le dit jour soldat de 2e classe. Caporal le 14/02/1914, sergent le 03/08/1914. Sous-lieutenant à titre temporaire le 18/06/1915. Passé au 220e RI le 30/09/1916.  nommé lieutenant à titre définitif le 31/12/1916. Passé au 2e régiment mixte de zouaves et de tirailleurs le 01/12/1917 (dissolution du 220e RI) J.O. du 30/12/1917 pour prendre rang le 08/07/1917. Passé au 13e régiment de marche de tirailleurs - 13e RTA - (4e bataillon du 9e tirailleurs à la dissoluton du 2e régiment mixte de zouaves et de tirailleurs) le 17/07/1918. Blessé mortellement le 18/08/1918 et décédé à l'hôpital complémentaire d'armée n°47 des suites de ses blessures à Ognon (Oise) le 20/07/1918.

Blessé par balle à la jambe droite le 22/08/1914 à Roselies (Belgique). Asphiyxie à Neuville-Saint-Vaast (Pas-de-Calais) le 20/09/1915. Croix de guerre, 2 citation à l'ordre du 220e RI (1915) et de la 67e division (1917).

Voir sa correspondance : "En mémoire de Jean et Henri Alloend-Bessand – Lettres de soldats". Bulletin de la Société d’histoire d’Elbeuf, n° 50, novembre 2008, pp.

 

 

-[4] Jean François Louis Alloend Bessand (Elbeuf 1894 – Ethe 1914) - Mort pour la France.

Fils de Gustave Honoré Alloend Bessand (1866-1936) industiel textile à Elbeuf, président de l'union des syndicats textiles de France (1912), vice-président de la chambre de commerce d'Elbeuf (à partir de 1910) et de Juliette Thézard (1868-1956). Ancien élève du Lycée Pierre Corneille de Rouen.

Registre de matricule, bureau de recrutement de Rouen sud,  classe 1914 n°1474. Etudiant à l'incorporation, engagé volontaire pour trois ans le 13/04/1913 à la mairie de Rouen. Arrive au corps du 104e régiment d’infanterie le 18/04/1913 soldat de 2e classe. Soldat de 1ère classe le 4 mars 1914, tué à l’ennemi le 22/08/1914 à Ethe (Belgique) lors du premer engagement de son régiment et inhumé à Belmont.

Voir sa correspondance : "En mémoire de Jean et Henri Alloend-Bessand – Lettres de soldats". Bulletin de la Société d’histoire d’Elbeuf, n° 50, novembre 2008, pp.

 

 

-[5] Paul Henri Alloend Bessand (Elbeuf 1876 – 1955)

Fils de Louis Marie Alloend Bessand et de Berthe Fouin ; époux de Berthe Desplanques (1880-1963) et oncle de Jean François Louis et Henri Louis Alloend Bessand

Registre de matricule, bureau de Rouen sud, classe 1895, n°340, étudiant à l’incorporation.

Engagé volontaire à la mairie de Caen le 12/10/1896, arrivé au corps du 36e régiment d’infanterie, soldat de 2e classe le 12/10/1896. Caporal le 14/04/1897, sergent le 05/11/1897, sergent fourrier le 06/01/1897. Envoyé dans la disponibilité le 20/09/1899. Accomplit deux périodes d’exercice au 36e RI du 25/08 au 21/09/1902 et du au 17/07 au 13/08/1909. Passé dans l’armée territoriale le 01/10/1909. Effectue une période d’exercices du 5 au 13/10/1910 au 22e régiment territorial d’infanterie.

Mobilisé arrivé au corps du 22e RIT le 04/08/1914 au grade d’adjudant, nommé au grade de sous-lieutenant à titre temporaire pour la durée de la guerre le 10/10/1914. Blessé le 01/10/1914 (plaie contuse par éclat d’obus, cuisse droite partie postérieure tiers moyen). Passé au 18e RIT le 14/05/1915. Passé au 219e régiment d’infanterie J.O. du 14/05/1917. Mis hors cadres le 27/03/1919. Proposé maintien hors cadres et pour pension temporaire 15% pour rétrécissement mitral inférieur droit commissions de réforme de Rouen 23/12/1920, 02/03/1922 et 11/01/1923.

Adresses connues Louviers, Usine de Folleville (1904 )résidence ;  Elbeuf, rue Guérot (1906) domicile ; Caudebec , rue Félix Faure ( 1908) résidence ; Thiais, 18 avenue de Villeneuve-le-Roi (1912) résidence. Elbeuf, 12bis rue de la Bassière (s.d.)

Président du cercle photographique d'Elbeuf (1924) et membre de la Société française de photographie, il est l’auteur e plusieurs recueils de poésies dont : Poèmes de guerre et non poèmes guerriers. Paris, Georges Crès, 1918. (Voir la Revue du Vrai et du Beau, 10/12/1927)

 

 

-[6] Olivier Alloend Bessand (Paris 1891 - Cannes 1918) - Mort pour la France

Fils de Charles Léon Alloend Bessand (1849-1953) négociant (Société Bessand, Bigorne et Cie, propriétaire des magasins de la Belle Jardinière à Paris) et de juliette Massenet (1868-1935), fille du musicien Jules Massenet (1842-1912). Élève ingénieur des Arts et Manufactures, École Centrale de Paris, promotion 1912.

Registre de matricule, 6e bureau de recrutement de la Seine, classe 1911 n°4

Lieutenant 64e RAC. Mort de maladie au Centre de chirurgie osseuse de Cannes (hôpital complémentaire n°75)

 

 

-[7] Marie Ernest Roger Deloison (Paris 1892 – Souchez 1915) - Mort pour la France

Fils de Louise Félicité Jeanne Lescot (1868-1930) arrière petite-fille de Jean Baptiste Nicolas Parissot (frère du fondateur de la « Belle jardinière ») et d’Adrien Ernest Deloison (1859-1927), maire de Neuilly-sur-Seine (1919-1927). Frère Jean Marie Serge Deloison (1896-1961) qui devient Directeur de la « Belle jardinière » en 1947.

Sergent au 36e RI. Tué à l’ennemi à Souchez (Pas-de-Calais) le 22/06/1915.

Voir : Archives de Neuilly-sur-Seine sous-série 4 H 24 : Compte-rendu relatif au sergent Deloison (1915).

 

10 juin 2017

Jacques Brunel de Pérard : un "Témoin" de 20 ans du 43e RAC

 Carnet de route Bnf

 

 

Jacques Brunel de Pérard - Carnet de route (4 août - 25 sepembre 1914). Paris, Georges Crès et Cie ed., 1915

Ouvrage couronné par l'Académie Française qui lui a décerné une part du Prix Montyon (1915).

-CRU Jean Norton Témoins : essai d'analyse et de critique des souvenirs de combattants édités en français de 1915 à 1928. Paris, Les Étincelles, 1929 pp. 82-83

Ouvrage consultable sur le site Gallica de la Bibliothèque nationale de France.

 

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Caen 5-7 août 1914.

Je commence ce carnet, j'ai une raison de prendre ces notes. La guerre est déclarée. Demain, nous embarquons pour le dépôt de Versailles. Ouvrons l'oeil...

En grande franchise avec moi-même, je ne sais si un jour je ferai un sort à cette série de notes, prises à la hâte, mais je prévois le plaisir que j'aurai à les relire, plus tard, si la guerre ne m'est pas funeste, ainsi que je le crois avec une confiance qui touche à l'aveuglement.

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L'auteur de ces lignes est un jeune brigadier de la 5e batterie du 43e RAC, Jean Jacques Brunel (1893-1914). Elles ouvrent son carnet de route qui s'achève brutalement devant Saint-Thierry (Marne) le 25 septembre 1914. Malgré des ambitions littéraires affirmées, il n'aura pas l'occasion de mettre en ordre ces notes avant qu'elles soient publiées quelques mois seulement après sa mort à l'initiative de sa mère.

Véritable journal intime écrit au jour le jour, rien n'est dissimulé des sentiments et aspirations de ce jeune intellectuel de 20 ans, enfant de la bourgoisie dorée de la Belle époque et encore en quête de lui-même. Sa candeur et ses naïves certitudes patriotiques s'y confrontent à la réalité d'un conflit qui ne se dévoile que progressivement à ses yeux.  Par sa libre expression, il constitue un témoignage précieux sur les premières semaines de la Grande guerre, car rarement mis en lumière avec autant de spontanéité.

Nous sommes ici bien éloigné de la forme littéraire lyrique et héroïque usitée par un autre "témoin" du 43e RAC, Henry Malherbe (1886-1958), lui-même journaliste et bien plus communément cité pour son ouvrage La flamme au poing, Paris Albin Michel ed. (Prix Goncourt 1917).

Il convient de souligner que Jacques Brunel de Pérard est évoqué à deux reprises par Henri Dutheil dans son livre : De Sauret la honte à Mangin le boucher, Nouvelle librairie nationale, 1923 (pp. 18 et 135). Celui-ci, une fois passées ses nauséabondes premières pages partisanes ouvertement "Action française" et  antisémites, constitue un témoignage d'un réel intérêt car émanant d'un secrétaire de l'état-major de la 5e D.I. et avec lequel J. Brunel s'est lié d'amitié alors qu'ils étaient en garnison à Rouen quelques mois avant la mobilisation.

 

Jacques Brunel de Pérard (ou Peerard)Jacques Brunel de Pérard (1893-1914)

Jean Jacques Brunel, dit Jacques Brunel de Pérard (ou Peerard), est né le 16 août 1893 à Arromanches (Calvados) Archives départementales du Calvados (visionneuse p.5), lieu de villégiature estivale ordinaire de ses parents auquel sa mère reste attachée plus de 20 ans, faisant inhumer le corps de son fils en 1920 dans le cimetière communal.

Ceux-ci, Jean Maurice Brunel, propriétaire de 58 ans  (Vars 1834 - Paris 1917), et Justine Florence Jacobs, 29 ans, étaient en 1893 domiciliés à Paris, 37 avenue de Friedland. Son père, décédé à son domicile parisen 14 rue Logelbach, le 22 octobre 1917 "avait été aux côtés de son oncle, M. de Chancel, un des premiers collaborateurs de M. de Lesseps au canal de Suez."  (L'Intransigeant du 23 octobre 1917).

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Portrait de Jean Jacques Brunel de Pérard (frontispice de son carnet de route)

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La déclaration de naissance de l'enfant a pour témoin, Pierre Jules Renard (28 ans) homme de lettres, domicilié à Paris, 44 rue du rocher. Il s'agit de l'écrivain Jules Renard (1864-1910) qui séjourne à Arromanches au cours des étés 1893 (châlet Robert) et 1894 (Maison Robert) comme en font état sa correspondance et son journal, sans révéler les liens l'unissant à la famille Brunel.

Arromanches, la Digue, carte postale LL

Arromanches-les-Bains, la Digue (carte postale coll. Verney-Grandeguerre)

Le jeune Brunel fait ses études secondaire au Lycée Carnot (Paris XVIIe), puis entame un parcours universitaire à la Faculté de droit de Paris (Panthéon) et parallèlement à l'Ecole Libre des Sciences politiques (Sciences-Po), tout en s'engageant politiquement dans les milieux bonapartistes et plébiscitaires (il est à 19 ans président du Comité de la Jeunesse pébiscitaire du 17e arrondissement).
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Il débute alors une carrière journalistique et littéraire collaborant à la revue "Le Nouveau Mercure politique et littéraire" et "Paris-Journal" où sont publiées plusieurs de ses nouvelles : Lettres à un débutant ; Portraits de Paris (octobre, novembre, décembre 1913). La même année il fonde sa propre revue "Imperia". Son frère, Maxime est quant à lui l'auteur en collaboration avec Raymond Cahu d'une comédie dramatique "Mariage Blanc" (1906), sa soeur Yvonne Blanche Marie épousant Bruno Emmanuel de Ricou, industriel, le 9 février 1909 à Paris XVIIe.
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Jacques Brunel de Pérard est un ami intime de Guy Granier de Cassagnac (1882-1914) directeur avec son frère Paul (1880-1966) du quotidien bonapartiste "l'Autorité" et auteur de L'agitateur (Paris, Plon, 1911) tué à l'ennemi le 20 août 1914. Il est également proche de René Honoré Péringuey (1894-1915) également tué à l'ennemi le 25/09/1915, jeune écrivain maurassien qui signe sa biographie publiée en avril 1915 dans Le Nouveau mercure politique et littéraire dont il est co-fondateur et directeur-adjoint, et qui est partiellement reproduite en tête de l'édition du Carnet de route (pp. 15-18).
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Sur la personnalité et l'oeuvre littéraire de Jacques Brunel de Pérard voir notamment :
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-MINGUET Henri [dit Henri Dutheil]  "Jacques Brunel de Péerard" Bulletin des écrivains de 1914-1915-1916, n°17 mars 1916
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-BONNEFOND Jean "Autour de la Guerre - En l'honneur de trois imberbes" L'intransigeant, 14 juillet 1915.
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-Collectif (Association des écrivains combattants) Anthologie des écrivains morts à la Guerre 1914-1918. Amiens, Ed. Malfère ed., coll. bibliothèque du Hérisson, 1924, pp. 139-146 [Jacques Brunel de Peerard].
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-NOBECOURT René-Gustave "Jeunes fronts casqués. Discours de réception" Précis analytique des travaux de l'Académie, belles-lettres et arts de Rouen, 1939, pp. 103-124, cf. pp.115-117).
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Rêve et réalité
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Que j'aime à vous dépeindre ô campagnes, ô mers !
Je veux qu'en mes écrits, on sente votre haleine,
Que la dame aux doigts fins qui me lit soit la reine
de prés en fleurs, de cieux d'azur, de flots amers.
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Je veux être ton chantre, ô nature sereine.
Je veux qu'un peu de toi fasse vibrer mes vers.
Je veux chanter les blés, les bois, les champs, les airs,
Je veux quitter Paris, sa cohue et sa gêne...
et vivre simplemenent, en de joyeux décors
laisser libre penchant à mon âme d'artiste...
Un soleil printanier fera jouer ses ors !
.......................................................
Hélas ! j'ai devant moi les maisons du faubourg,
Des employés pressés se croisent dans la cour,
une petite pluie, assombrit le ciel triste...
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Jacques Brunel de Pérard - décembre 1909 (poème publié dans L'intransigeant du 7 octobre 1927)
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LEBRETONLe 20 octobre 1913 Jacques Brunel Ce promeneur élégant et mince du sentier de la Vertu et de la rue de la Paix, ce dandy raffiné, cet artiste, ce dilettante (R.H. Péringuey) est incorporé au 43e régiment d'artillerie de campagne ([Brunel, Jean Jacques] fiche de matricule, 6e bureau de la Seine, classe 1913, matricule 1145). Dirigé sur Rouen, il est affecté à la 5e batterie en tant que canonnier conducteur et gagne Caen le 1er avril 1914 avec le 2e groupe du 43e RAC (voir : Le 43e RAC (1911-1914) : de Rouen à Caen). Le groupe est placé lors de la mobilisation sous les ordres du capitaine Lebreton, du lieutenant Janvier et du sous-lieutenant Moreau. Conducteur de devant au 1er caisson de la batterie, il est nommé brigadier de tir le 25 septembre 1914 mais dès le lendemain, il est tué alors qu'il occupait les fonctions d'agent de liaison. Les lettres adressées à sa mère par le Lieutenat Janvier et le capitaine Lebreton (pour ce dernier consulter l'index des noms de personnes) sont reproduites dans l'édition de son Carnet de route pp. 106-109).
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Portrait du capitaine Lebreton - Album R. Verney p. 177.
Le Chemin des Dames, Soupir (Aisne), Bois des Gouttes d’or, juin 1917
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La relation de sa mort :
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JMO 43e RAC, 5e batterie. 26 septembre 1914 "Vers 14 heures l'artillerie ennemie ouvre le feu sur le village de Saint-Thierry, prenant pour objectif principal l'église et les maisons avoisinantes où se trouvaient des états-majors. Au cours de ce bombardement, l'adjudant Delouche, chef de section, momentanément sorti d'une tranchée, est grièvement blessé par un éclat d'obus de 150 tombé au miieu de la batterie. Quelques instants après, un autre obus tue le brigadier Brunel, agent de liaison, qui rapportait un ordre, et le 2e canonnier servant Olivier qui tenait le cheval du brigadier Brunel."
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JMO 43e RAC, 2e groupe. 26 septembre 1914 "Vers 14h violent bombardement sur Saint-Thierry aux abords de l'église où se trouvait l'EM de la 5e Division. La 5e batterie est prise sous ce feu. L'adjudant Delouche est grièvement blessé. Le brigadier Brunel et le 2e CC Olivier sont tués par un 150 au moment où ils venaient apporter un ordre."
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Extrait de la lettre du lieutenant Janvier, à sa mère (Carnet de route pp. 108-109)
"Le 26 septembre, vers [1]4 heures de l'après-midi, votre bien-aimé fils a été frappé à la tête par un éclat d'obus, au village de Saint-Thierry, les soins immédiats et les plus dévoués lui ont été prodigués ; la canonnade faisait rage, il a fallu le descendre dans les caves ; sitôt prévenu, j'envoyai une voiture pour le conduire à l'ambulance de Chenay, je le vis ainsi passer dans une voiture, étendu sr un brancard, la tête enveloppée de bandes, il râlait. Il est mort le dimanche à 4 heures du matin sans avoir repris connaissance et ainsi sans souffrances." - octobre 1914
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Mort pour la France, il est tout d'abord inhumé dans le cimetière de Chenay (Marne) n°5. Son corps est rappatrié sur Arromanches où il est inhumé le 22 novembre 1920. (L'intransigeant du 21 novembre 1920 ; L'indicateur de Bayeux 30 novembre 1920).
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P1020337 - CopieTous les ans de 1915 à 1928 paraît dans le journal l'Intransigeant, une insertion à la date anniversaire de sa mort. Il recevra à titre posthume la Croix de guerre (1915), la médaille militaire (1920), et sera cité à deux reprises  :
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-"Le brigadier Brunel de Pérard Jacques de la 5e batterie, gradé plein d'enthousiasme et de vaillance, tué en accomplissant bravement ses fonctions d'agent de liaison le 26 septembre 1914" (citation à l'ordre du régiment : L'intransigeant du 21 août 1915) ;
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-"Exemple d'endurance et de courage pour ses camarades, tué à l'âge de 21 ans, alors que, sans souci du danger, il transmettait, sous un violent bombardement, les ordres du commandant de sa batterie. A été cité." (MémorialGenWeb).
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Portrait de Jacques Brunel de Pérard (1893-1914) sur sa sépulture à Arromanches-les-Bains


Cimetière d'Arromanches-les-Bains (Calvados),
sépulture de Jacques Brunel de Peerard - juin 2017

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Le monument funéraire est orné son portrait,

bas-relief en marbre signé du sculpteur Auguste Maillard (1864-1944)

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Son nom figure sur une dizaine de monuments et plaques commémoratives (voir : MémorialGenWeb) parmi lesquels le Monument élevé au Panthéon en 1927, dédié aux 560 écrivains morts pour la France, ainsi que sur la plaque mémoriale placée à la Bibliothèque de Rouen en souvenir des écrivains normands morts pour la France, inaugurée le 11 novembre 1938 sous la présidence de Roland Dorgelès .

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"...rien ne les sauvera de l'ombre inexorable et ils s'effaceront de la mémoire des hommes quand se taira le dernier d'entre nous.

Pour défier le temps, la pluspart des jeunes écrivains qui figurent sur ce Mémorial n'ont, en effet, ni grandes oeuvres, ni titre fameux. A l'âge des plus beaux espoirs, ils ont abandonné la plume pour saisir le fusil et leurs oeuvres, dès lors, ont pris des noms nouveaux - les Eparges ou Craonne, Montmirail ou Verdun - leur ardente existence n'a plus palpité que dans le texte bref d'une citation. Que pouvait-il rester de ces jeunes victimes ?
Des notes sur un carnet, des vers dans un tiroir, une lettre plus émouvante qu'on ne déchirait pas... Avaient-ils eu le loisir, à peine sortis de l'adolescence, de parfaire un chef d'oeuvre qui témoignât pour eux ? Hélas ! ils étaient encore trop près des jeux de l'enfance et des devoirs du collégiens."
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Roland Dorgelès
de l'Académie Goncourt
Des noms sur une plaque de Chêne
Discours prononcé à l'occasion de l'inauguration du Mémorial aux écrivains normands morts à la guerre. Rouen 11 novembre 1938 (Le Figaro littéraire du 12 novembre 1938 - extrait).

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16 avril 2017

Chemin des Dames et mutineries à la 5e Division d'infanterie (printemps 1917)

 

 

Dans ses mémoires rédigées avant 1939 et récemment publiées, le colonel Maurie Besnier (Caen 1879 - Caen 1970) alors commandant à la 5e Divison d'infanterie, décrit et analyse avec clairvoyance la crise qui caractérise les "mutineries de 1917" qui se déroule entre le 28 mai et le 5 juin au sein de son unité qui regroupe les 129e, 36e, 74e et 274e RI. Le 43e RAC, son artillerie divisionnaire, n'est pas citée et ne semble pas impliquée dans ce mouvement collectif aux dramatiques conséquences. Nous proposons ici d'en mieux cerner le contexte qui met parallèlement en valeur l'implication du régiment d'artillerie dans l'offensive "Nivelle" déclenchée le 16 avril 1916 sur le Chemin des Dames.

Maurice Besnier

 Colonel Maurie Besnier "Souvenirs de guerre 1914-1918." Edition Claire et Dominique Bénard, 2014, voir p. 283-305 

-contact avec l'éditeur : clairebenard@mac.com

L'offensive Nivelle sur le Chemin des Dames est lancée le 16 avril 1917 à 6 heures du matin. Elle a comme objectif de percer le front en 48 heures sur 40 km, entre Soisson et Reims. La stratégie adoptée repose sur l’effet de surprise et la puissance de l’artillerie, chargée de préparer la rupture par la destruction intensive des 1ère et 2èmes lignes ennemies et d’accompagner une rapide avance de l’infanterie par un feu roulant.

Sont mobilisées la VIe (général Mangin) et la Ve  armée (général Mazel), chargées d’enlever la totalité des positions ennemies et d’exploiter leur succès en direction du plateau de la Malmaison. La Xe armée (général Duchêne), placée au contact de ces deux dernières en tant qu'élément du Groupe d’armées de réserve G.A.R. (général Micheler), doit déboucher aussitôt la rupture accomplie et poursuivre immédiatement en direction du Nord-est vers Nizy-le-Comte, Montcornet, Froidmont-Cohartille.

La 5e division d'infanterie, affectée organiquement au 3e corps d’armée et dont les unités (36e, 74e, 129e et 274e RI) sont arrivées sur le secteur du Chemin des Dames le 13 avril. Elle est intégrée au dispositif de réserve (G.A.R.), mais est privée de son artillerie divisionnaire. Le 43e régiment d'artillerie de campagne est en effet depuis le 1er avril, mis à disposition du 6e corps d’armée et ainsi intégré au dispositif d'attaque dans le secteur situé au Nord-est de Chassemy.

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Le 43e RAC mis à disposition du 6e Corps d'armée (1er avril-8 mai 1917)

 

Le 6e Corps d'armée est composé des 12e, 56e, 127e et 166e D.I, renforcées des 27e et 29e bataillons de tirailleurs sénégalais. Il déploie ses forces sur un front de 8 km depuis le Canal de l’Oise à l’Aisne à l’est de Soupir, passant par Chavonne au centre, et ce jusqu’aux limites de Vailly-sur-Aisne et Celles-sur-Aisne à l’extrême ouest.

Il est encadré sur sa droite par le 1er Corps d’armée Coloniale, renforcé dans un second temps par le 37e Corps d'armée et, sur sa gauche, par le 220e Corps d'armée.

JMO 66e Compagnie d'aérostiers 1A 238

JMO 66e compagnie d'aérostiers, SHD 1 A 238/4 (front au 21 avril - ligne Hindenburg)

(le 16 avril, le  front est positionné de part et d'autre de l’Aisne et de son canal entre Vailly et Pont-Acy)

Le 6e corps d'armée, installé dans le secteur depuis janvier, a vu la puissance de feu de son artillerie se renforcer progressivement. Les moyens dont il dispose début avril, témoignent de la place accordée à l'artillerie dans la préparation de l'opération. D'après le JMO du 6e CA il est ainsi doté de : 20 groupes d’artillerie de campagne (batteries de 75) ; 14 batteries d’artillerie de tranchée, 27 batteries de 155 courts, 10 batteries de 95, 9 batteries de 120 longs et 11 batteries de 155 longs.

Parmi les unités à sa disposition on peut citer : Artillerie de campagne - les 4 régiments d'artillerie divisionnaire organiques (A.D.12, A.D.56, A.D.127 et A.D.166), auxquels s’adjoignent l’A.C.11, l’A.D.133 et l’A.D.5 ; Artillerie de tranchée - batteries divisionnaires organiques renforcées par l'artillerie de tranchée des divisions du 18e corps d'armée ; Artillerie lourde - A.L.6, A.L.11 et divers groupes de la Xe armée (groupements courts du 110e R.A.L. ; 1er groupe de 155 long Schneider du 88e R.A.L., groupements courts  du 117e R.A.L.).

Il bénéficie enfin du soutien de plusieurs batteries d’artillerie lourde à longue portée (A.L.G.P.) disposant de mortiers de 270, 293 et 370.

Album R. Verney p.153 droite

Mortier de 293 mm Schneider, pièce d'artillerie lourde à grande portée (A.L.G.P.),

61e batterie du 25e groupe du 3e R.A.P. Chassemy (Aisne) bois du Fer à cheval, avril 1917 (Album R. Verney p. 153)

 (voir SHD - JMO 37e RAL 21e batterie 26 N 1085/33)

 

L’A.C. 6 bénéficie en ourte de l'appui de l’Escadrille 7 (SOP 7), et des observateurs de la 42e compagnie d’aérostiers (points d’ascension Vauxéré puis Dhuizel du 1er au 15 avril), enfin de la 66e compagnie d’aérostiers (point d’ascension à Saint-Mar, face à Soupir du 16 au 30 avril).

Les trois groupes du 43e RAC prennent position dans la nuit du 2 au 3 avril de manière indépendante :

-Le 1er groupe (commandant Garnuchot) est mis à disposition du groupement de droite sous les ordres du Lieutenant-colonel Petrini Poli (soutenant la 56e D.I.). Il est positionné sur la partie sud de la croupe de Madagascar au nord de Bourg-et-Comin.

-Le 3e groupe (commandant Berntzwiller) mis à disposition de l’A.D.166, est en position au nord-ouest de Brenelle (accompagnant l’offensive de la 127e D.I.) voir la Restitution du journal de marche de René Verney (11 clichés).

-Le 2e groupe (commandant Malraison) prend position dans les carrières de la ferme des Boves et les champignonnières dans le ravin à l’est de Chassemy. Il est quant à lui rattaché au groupement B de l’artillerie de corps (A.L.6, unité crée le 20 février 1916), placé sous le commandement du chef d’escadron du 43e RAC, le lieutenant-colonel Aymar qui  a également sous ses ordres :

     -le 1er groupe du 11e régiment d’artillerie lourde, pièces de 95 (commandant Perney)

     -deux batteries de position du 52e bataillon du 11e R.A.P., une de 95, une de 155 (Lieutenant Rochette)

     -le 1er groupe du 106e régiment d’artillerie lourde, pièces de 105 (commandant Didiot)

     -le 2e groupe du 106e régiment  d’artillerie lourde, pièces de 120 (commandant Coquegniot)

     -le 5e groupe du 106e régiment d’artillerie lourde, pièces de 155 (commandant Matheron)

     -le 5e groupe du 101e régiment d’artillerie lourde, pièces de 155 (commandant Roure)

     -le 1er groupe du 88e régiment d’artillerie lourde, pièces de 155S (commandant d’Argy)

 

Les tirs de destruction des 1ères et 2èmes positions ennemies par l’artillerie se déroulent du 7 au 14 avril. Le JMO du 6e CA comptabilise, pour cette préparation sur les 80 km2 du secteur, un total de 440 000 tirs de projectiles en 8 jours : 306 900 tirs d’artillerie de campagne, 88 200 tirs d’artillerie lourde et 45 200 tirs d’artillerie de tranchée. A elles seules les 12 pièces de 75 du 3e groupe du 43e effectuent 15 000 tirs.

 

La tentative de rupture du front (16 au 21 avril)

Au cours de l’offensive qui se déroule du 16 au 21 avril 1917, les hommes du 6e corps d'armée, à partir de leur base de départ concentrée sur 3,5 km entre Moussy-Verneuil et Chavonne face au plateau de la Croix-sans-tête, vont au prix de très lourdes pertes (3 250 tués, blessés et disparus), non seulement progresser de 6 km vers l'ouest le long de l'Aisne jusqu'à Vailly-sur Aisne mais également opérer une avancée de 3,5 km en profondeur. S'ils franchissent les premières et deuxièmes lignes allemandes et occupent progressivement les villages de Braye-en-Lannois Ostel et Aizy-Jouy, la progression s'achève au plus près de la ligne Hindenburg, au pied du chemin des Dames. Ici comme ailleurs entre Soissons et Reims, l'offensive Nivelle est un échec.

Le 6e corps d'armée, conformément au plan d’action n°1383/3 du 30 mars 1917, met en ligne durant les nuits du 5 au 7 avril entre Soupir et Chavonne les 56e et 127e DI accolées, au pied de trois éperons puissemment défendus (les Grinons, le Mont-sapin et le Balcon) qui dominent les lignes françaises de plus de 100 mètres.

 

JMO 56e DI 26N370

Positions de départ des unités de la 56e DI le 16 avril 1917 - SHD 26N366/2 - JMO 56e DI

 

Les allemands connaissent date et lieu de l’offensive, le temps est mauvais froid et neigeux, le terrain détrempé et bouleversé. Les lignes de défense allemandes sont constituées sur le plateau d'une organisation de cavernes souterraines reliées entre elles et communicant avec les défenses extérieures. L'intense préparation d'artillerie opérée depuis le 7 avril n'a que très partiellement réduit la puissance de feu ennemie notamment constituée d'un très grand nombre de minen et de mitrailleuses positionnés sur les crêtes du plateau.

Le 16 avril à 6h l'offensive est déclenchée. S'il est possible d'en suivre le détail à partir des JMO de chaque unité, corps d'armée, divisions et régiments (en dehors des JMO du 172e RI et 49e BCP manquants), nous en retraçons ici les grandes lignes.

Dès 6h45, d'après le JMO du 6e corps d'armée "il devient évident que le premier bond prescrit ne sera pas exécuté à l'heure prévue". Les unités engagées dans le premier assaut : 106e RI, 132e RI (56e DI) et  355e RI, 25e BCP172e RI (127e DI) dont la progression durant toute l'attaque devait être de 100 mètres en 3 minutes, se trouvent bloquées sous le feu des mitrailleuses ennemies, et ne parviennent pas à franchir des réseaux de barbelés demeurés intacts.

Le 132e RI (56e DI) paie le plus lourd tribut, perdant en moins d'une heure son commandant le lieutenant-colonel Théron grièvement blessé ainsi que son adjoint le capitaine Gabet, alors qu'est tué le commandant Rivals chef du 2e bataillon (au soir ce bataillon ne comptera plus que 3 officiers présents sur les 12 requis).

    Album R. Verney p.174 droite  Album R. Verney p.177 gauche haut

Soupir (Aisne) bois des gouttes d’or, premières lignes prises par le 106e RI les 16-17 avril 1917

Album R. Verney  p.176 et 177,  juin-juillet 1917

Album R. Verney p.170 droite

Bois des Gouttes d'or pris par le 106e RI les16-17 avril 1917

Album R. Verney p.170, juin-juillet 1917,

A 8h 45 la progression est reprise mais aucune avancée notable n'est réalisée. A 9h 45 en exécution des ordres du général commandant l'armée (Nivelle), il est exigé de gagner du terrrain "coûte que coûte en tournant les îlots de résistance". 

A 11 heures 30, il apparaît clairement que la tentative de ruptue a échoué. Face à l’enrayement de la progression des Ve et VIe armées, ordre est donné à tous les éléments de soutien du 6e CA et aux renforts de la Xe armée de stopper tout mouvement en avant et de se maintenir en soutien sur les emplacements occupés.

Les combats se poursuivent jusqu'à la nuit par un mouvement tentant de prendre l'ennemi de flanc. Au soir ordre est donné de se maintenir au contact de l'ennemi sur les positions atteintes (2eme lignes allemandes) et de pousser des guetteurs en avant.

 

Entre Soupir et le canal de l'Oise à l'Aisne (56e DI) :

-A gauche, le 132e RI très éprouvé (160 tués et 382 blessés), n'a pu progresser que de 300 mètres au pied du bois de la Bovette et le long du canal de l'Oise à l'Aisne.

-A droite, le 106e RI (51 tués, 170 blessés, 36 disparus) gravit les pentes du bois des gouttes d'or franchit trois lignes de tranchées et parvient à prendre pied sur le plateau.

Les 49e, 65e et 69e BCP sont placés en réserve des 106e et 132e RI et restent toute la journée sur les premières lignes allemandes.

 

Entre Soupir et Chavonne, 127e DI :

-A droite, le 172e RI a traversé le ravin de Cour-Soupir, parvenant à assurer la liaison sur la crête de la cuvette avec le 25e BCP à droite et avec le 106e RI (56e DI) à gauche .

-Au centre, le 25e BCP (45 tués, 205 blessés, 13 disparus) renforcé dans l'après-midi par deux compagnies du 29e BCP (18 tués, 62 blessés, 13 disparus) est parvenu à prendre le Mont-Sapin.

-A gauche, le 355e RI (65 tués, 125 blessés, 67 disparus) soutenu par un bataillon du 25e BCP a progressé jusqu'aux pentes des Grinons et parallèlement jusqu'à Chavonne dont il occupe la partie sud.

Le 27e BTS est en position d'attente dans les boyaux et tranchées du Mont-Sapin alors que le 29e BTS se place dans les tranchées Théron, des Passerelles, rocade sud et Ostel (15 tués, 53 blessés, 17 disparus).

Offensive du 6e corps d'armée sur le Chemin des Dames 16-21 avril 1917

Restitution de l'offensive sur le Chemin des Dames, 6e corps d'armée (16-21 avril 1916) réalisée d'après les JMO divisionnaires et régimentaires

(Fonds de carte SHD - 26 N 826/16 - JMO 29e BCP et SHD - 26 N 408/006 - JMO 77e DI, Artillerie, 2e groupe)

 

Le 17 avril l'attaque reprend à partir de 17h30, non plus sur tout le front mais en concentrant les efforts sur des points choisis et une progression générale vers le nord-ouest tentant de prendre l'ennemi de flanc. Celle-ci se poursuit toute la nuit durant laquelle les allemands entamment leur repli sur la "Siegfried Stellung" ou ligne Hindenburg.

 

Entre Soupir et le canal de l'Oise à l'Aisne (56e DI) :

-A gauche, le 132e RI, est renforcé dès l'aube par le 69e BCP qui progresse le long du canal et dont une patrouille entre dès 4 heures du matin dans Braye-en-Lannois.

-A droite le 106e RI prend le bois de la goutte d'or et reçoit à partir de 17h30 le renfort  du 65e BCP qui prend le bois de la Bovette dont la lisière nord est atteinte durant la nuit.

 

Entre Soupir et Chavonne 127e DI :

-A gauche le 172e RI marche sur Cour-Soupir renforcé du 29e BCP qui prend l'ancienne carrière souterraine, relayant le 25e BCP placé le lendemain en réserve de division.

-A droite, le 355e RI atteint la lisière ouest de Chavonne soutenu par le 29e BTS qui prend d'assaut le plateau des Grinons et organise les positions conquises.

Le 27e BTS tient les tranchées du réduit du Mont-Sapin derrière le 355e RI, 25e et 29e BCP.

 

 

 

Le 18 avril, le retrait précipité des allemands durant la nuit favorise une avancée rapide des unités tout au long de la matinée suivant le même axe de progression vers le nord-ouest. A midi les objectifs assignées sont atteints avec d'importantes prises de matériel et de nombreux prisonniers. Parallèlement à l'ouest est recherché le contact avec les éléments de la 158e DI (37e CA).

 

Au nord de Soupir 56e DI :

-A droite,le 132e RI est regroupé en réserve relayé par les 65e et 69e BCP. Le 65e BCP s'établit dans la tranchée de Gallipoli, le 69e BCP est arrêté quant à lui sur les escarpements au nord du ravin de Braye face à la ferme Froidemont.

-A gauche, le 106e RI reprend le combat dès 3 heures sur la lisère nord du bois des Bovettes. A 5 heures la caverne de Coblentz est prise et le mouvement s'engage. Dès 11h 20, la 2e compagnie est entrée dans Ostel, des reconnaissances sont poussées jusqu'à la ferme Certeaux le régiment reste sur ses positions, il est désormais renforcé par le 49e BCP mis en réserve.

 

A l'ouest de Chavonne 127e DI :

-Au centre, la 3e compagnie du 29e BCP prend pied, dès l'aube, à la ferme de Cour-Soupir, puis le bataillon se dirige sur Folemprise en liaison constanate avec le 172e RI jusqu'aux tranchées d'Andrinople et Bartan. A 17h30 des patrouilles sont dans Aizy. Le 27e BTS fait mouvement à partir de 14 heures en direction de la Pierre d'Ostel, Flolemprise, le soir il stationne aux abords de Rouge Maison dans les tranchées Flux, boyau Colibri et Corne N-E de la Fosse Marguet.

-A droite, le 2e bataillon du 172e RI atteint Cour-Soupir dès 6 heures, le régiment poursuivant sa progression jusqu'à la nuit tombante ce qui l'amène à dépasser la ferme Gerleaux.

-A gauche, le 355e RI prend Chavonne au petit jour. A 13h 15 plus de résistance allemande, la progression est rapide : à 17h30 est atteint la corne sud-ouest du bois des fosses sablières. Des détachements du 6e bataillon s'engagent dans Vailly. A la nuit tombante, une reconnaissance est poussée jusqu'à Jouy. Le 29e BTS placé en réserve du 355e poursuit sa marche en avant, s'arrêtant pour la nuit dans la creute des anciennes carrières de Rouge Maison.

 

Le 19-20 avril l'attaque se porte désormais vers le nord amenant les unités à avancer jusqu'à 500 mètres environ de la ligne Hindenbourg. Les unités de la 56e DI sont relevées dans la nuit du 19 au 20, celles de la 129e le seront dans la nuit du 20 au 21. A l'ouest est recherché le contact avec les éléments de la 158e DI (37e CA).

 

Au Nord de Soupir 56e DI :

-A droite, les 65e  et 69e BCP restent sur leurs positions. Il sont relevés dans la nuit du 19 au 20 par des éléments du 67e RI (12e DI).

-A gauche, le 106e RI en liaison avec le 65e BCP, parvient à s'établir au nord de la Ferme Certaux et les trois bois à l'ouest de la ferme avant 13 heures. Le soir il est relevé par le 350e RI (12e DI).

JOM 106e RI 26N758

Positions des unités du 350e RI le 20 avril 1917 pour la relève du 106e RI SHD 26N758/14 - JMO 350e RI

 

Au nord de Vailly 127e DI :

-A gauche le 172e RI en liaison avec le 106e s'établit le 19 au nord de la ferme Gerleaux et s'organise en profondeur. La relève est assurée dans la nuit du 20 au 21 par le 171e RI (66e DI).

-Au centre la 3e compagnie du 29e BCP est poussée le 19 au-delà du chemin Ferme Gerleaux-Aizy, le bataillon s'organise sur le terrain conquis et est relevé dans la nuit du 20 au 21 par le 19e BCP (66e DI)

-A droite, Le 355 RI progresse le 19 lentement vers Aizy et Jouy. Face à une forte résistance allemande, il ne parvient à occuper Aizy qu'à la tombée de la nuit. Le régiment prend un dispositif en profondeur, il  est rejoint dans la soirée par des éléments du 294e RI (166e DI) placés en réserve, ce régiment le relèvant dans la nuit du 20 au 21.

Au petit jour du 19 le 29e BTS quitte le groupement du 355e RI et gagne Vailly pour nettoyer les organisations des bords de l'Aisne. Il y est rejoint à partir de 9h par le 44e RIT débarqué la vielle au soir sur les rives nord de l'Aisne. Ce dernier participe à la recherche de contact avec le 1er CAC dans le secteur de la ferme de Chantereine et passe le 20 avril aux ordres du 37e CA. Le 29e BTS se positionne ensuite aux Grands Riez et cantonne le soir dans Vailly.  Le 20 avril au matin, 233 hommes sont évacués pour gelures des pieds et des mains.

Le 2e escadron du 12e chasseur à cheval (56e DI) est mis à disposition de la 127e DI le 19 et reçoit l'ordre de gagner Vauxelles, de couvrir le flanc de la division et de chercher le contact du 37e CA à l'ouest vers les fermes de Chantereine et Colombe. A la fin de la journée, la liaison n'est pas encore totalement assurée. Le lendemain au lever du jour, l'escadron est en liaison avec le 224e RI vers la tranchée du Harpon. Le 27e BTS se porte le 19 sur les Grands Riez et cantonne la nuit à Saint-Précord au Nord-est de Vailly.

Album R. Verney p.154 droite haut                      Album R. Verney p.155 droite haut

 Vailly-sur-Aisne (Aisne), Passerelle sur l'Aisne à l'usine électrique ;  Saint-Précord, avril 1917

Album R. Verney p. 154 et 155

L'offensive est désormais suspendue, s'achevant au pied du Chemin des Dames face à la ligne Hindenbourg puissamment renforcée. D'après le JMO du 6e CA, les 56e et 127e DI ont fait du 16 au 21 avril 1 941 prisonniers non blessés dont 31 officiers et 278 prisonniers blessés dirigés vers les ambulances. Les prises en matériel sont conséquantes : 40 pièces d'artillerie de 77 ou de 88, 17 pièces de 105, 15 pièces de 150, on dénombre également 46 minenwerfer, 64 mitrailleuses, 1 canon de révolver, 2 canon de 37, 6 caissons, de grandes quantités de munitions et de vivres, mais....

...la rupture du front annoncée n'a pas eu lieu malgré l'importance des pertes subies. Un échec qui aura des conséquences directes sur le moral des troupes et notamment sur des unités d'infanterie qui n'ont pas directement participé à l'offensive car placées durant près de deux mois en réserve et qui refusent, fin mai de monter en première ligne.

 

Les pertes du 6e corps d’armée en cinq jours : 3 250 hommes

D'après le JMO 6e CA : 669 tués dont 29 officiers, 2 137 blessés dont 49 officiers, 452 disparus dont 6 officiers. En ourtre 239 hommes du 29e Bataillon de tirailleurs Sénégalais ont été évacués pour gelures des pieds et des mains.

Album R

 Cimetière près de Soupir (Aisne), juin 1917 Album R. Verney p. 170

 

Pertes de la 56e DI d'après JMO 56e DI (période du 14 au 19 avril) : 1502 hommes.

106e RI : 92 tués dont trois officiers, 362 blessés dont 8 officiers, 64 disparus.

132e RI : 202 tués dont 11 officiers, 535 blessés dont 15 officiers, 24 disparus.

49e BCP : 2 tués, 22 blessés.

65e BCP : 19 tués, 79 blessés dont 1 officier, 3 disparus.

69e BCP : 16 tués, 80 blessés dont 1 officier, 2 disparus

 

Pertes de la 127e DI d'après JMO 127e DI (période du 16 au 21 avril) : 1 801 hommes

172e RI : 92 tués dont 3 officiers, 278 blessés dont 7 officiers, 45 disparus dont 1 officier

355e RI : 99 tués dont 3 officiers, 227 blessés dont 3 officiers, 45 disparus dont 2 officiers

25e BCP : 49 tués dont 2 officiers, 204 blessés dont 4 officiers, 204 disparus

29e BCP : 32 tués, 148 blessés dont 2 officiers, 22 disparus dont 1 officier

27e BTS : 21 tués, 72 blessés dont 1 officier, 47 disparus et 151 hommes évacués pour enflures aux jambes et gelures légères.

29e BTS : 43 tués dont 1 officier, 199 blessés dont 3 officiers, 133 disparus et 233 hommes évacués pour gelures des pieds et des mains.

Compagnie 26/5 du 10e Génie : 4 blessés

Compagnie 26/55 du 10e Génie :10 blessés

Artillerie divisionnaire : 2 tués, 5 blessés

12e escadron de chasseurs : 3 blessés

Groupe de brancardiers divisionnaires : 1 tué

 

Les trois groupes du 43e RAC restent attachés au 6e CA sur le secteur jusqu’au 8 mai. Le 25 avril, accompagnant l'avancée du front ils se déplacent et franchissent  l’Aisne :

-Le 1er groupe (capitaine Stouff), fait mouvement au nord de l’Aisne à 500m au nord de Chavonne et désormais placé sous les ordres du lieutenant-colonel Vady (AD56).

-Le 2e groupe (capitaine Malraison) toujours rattaché au groupent B de l’artillerie du 6e corps sous les ordres du lieutenant-colonel Aymar, prend position au sud-est de Maison-Rouge.

-Le 3e groupe (capitaine Berntzwiller), prend position au nord du château de Vauxelles, PC aux Grottes du Sourd, voir la Restitution du journal de marche de René Verney (25 clichés).

Les 8 et 9 mai ils sont relevés et rassemblés sous les ordres de leur chef de corps le lieutenant-colonel Aymar et restitués à la 5e DI. Les pertes du régiment au cours de cette période (1er avril au 8 mai) s'élèvent à  8 tués et 17 blessés.

Ce même 8 mai 1917 au nord d'Aizy, à quelque centaines de mètres face à la position occupée par le 3e groupe du 43e RAC, est blessé un homme du 294e RI, Hyacinthe Pierre Réné Dupont (registre de matricule, bureau de Granville,classe 1909, matricule 773). Touché par un éclat d’obus entrainant une fracture du cubitus et une plaie au tiers inférieur de l’avant-bras gauche qui lui laisseront de lourdes séquelles, son évacuation sur l'hôpital de Nogent-le-Rotrou est suivie d’un long périple d’hospitalisations qui durera jusqu’au printemps 1919. Hasard des destins croisés, ce jeune avocat n'est autre que le futur beau-frère de René Verney et dont on retrouve le portrait dans l'album de famille.

Hyacinthe_Pierre_R_n__Dupont__en_1915__10e_section_C

Hyacinthe Pierre Réné Dupont (Buais 1889 - Buais 1927) en 1915 (en uniforme de la 10e section C.O.A.)

affecté au 294e RI le 12 juillet 1916 et blessé au nord d'Aizy (Aisne), le 8 mai 1917.

 

La 5e DI reconstituée

Arrivés sur le secteur du Chemin des Dames le 13 avril, les unités d'infanterie (36e, 74e, 129e et 274e RI) sont restées en réserve rattachées avec le 3e Corps d'armée à la Xe armée (G.A.R. du général Micheler). Elles stationnent tout d’abord dans la région de Fère-en-Tardenois période au cours de laquelle les troupes sont soumises à d'incessants mouvements en colonne sur des routes encombrées (13-17 avril), avant d’être enyoyées en cantonnement dans la zone de Beuvardes, puis à compter du 4 mai dans la zone de Jaulgonne (Aisne).

A cette date, la division est recomposée, passant de 4 à 3 régiments (74e, 36e et 129e RI), l'état-major de la 10e brigade se transformant en état-major d'Infanterie divisionnaire, celui de la 9e brigade étant dissous, et le 274e R.I. rattaché au dépôt divisionnaire. Le 10 mai le 3e CA est de nouveau rattaché à la Ière armée.

Le 14 mai les 3 groupes du 43e RAC rejoignent les unités de la division qui se drigent sur la Marne au sud la région de Nogent-l'Artaud (Aisne) où elles cantonnent du 15 mai au 27 mai.

JMO_5e_DI_26N268010_15_mai_1917Stationnement des unités de la 5e DI au 16 mai 1917 SHD 26 N 268/10 - JMO 5e DI

Les 27 et 28 mai, l'ensemble des unités de la 5e DI quittent leurs cantonnements pour assurer la relève de la 153e DI. Les 3 groupes du 43e RAC se dirigent sur Chassemy où ils sont mis dès le 29 à la disosition de l'AD.143 afin de reprendre position au nord-est de Vailly-sur-Aisne.

Les régiments d'infanterie gagnent quant à eux le front par le sud de Soissons où ils cantonnent afin de monter en ligne le 5 juin. C'est durant ces dix jours qu'éclatent "les mutineries".

JMO_5e_DI_26N268

 Stationnement des unités d'infanterie de la 5e DI au 29 mai 1917 SHD 26 N 268/10 - JMO 5e DI

 

Les mutineries à la 5e DI (28 mai-5 juin 1917) : 41 condamnation à mort.

Il ne nous appartient pas de relater dans le détail les conditions dans lesquelles se sont déroulées ces "mutineries" qui touchent les quatres régiments d'infanterie de la division (129e, 36e, 74e et 274e RI) et d'en analyser les causes, faute de plagier les mémoires du Colonel Maurice Besnier et les études parallèlement publiées sur le sujet dont nous recommandons la lecture (voir infra).

Dans la nuit du 28 mai se déroulent les premières manifestations au 129e RI et dès le lendemain au 36e RI aux cris de "A bas la guerre" et "Vive la paix". La répresion est sévère car afin de les maîtriser, les deux régiments sont isolés et déplacés en camions le 30 mai entre Noyon et Roye. Dès le lendemain, le 129e jugé responsable du soulèvement, est transféré sur Verdun et placé sous les ordres de la IIe armée, où ses bataillons sont temporairement séparés. Le 36e est transféré à la 21e DI le 2 juin.  Les conseils de guerre prononcent de lourdes peines. Au 129e RI on dénombre cinquante condamnations dont 4 condamnations à mort qui sont exécutées le 28 juin à Rarécourt (Meuse). Le 29 juin, le 1er bataillon est dissous, ses effectifs répartis entre différents régiments coloniaux. Au 36e RI sont recensées trente-six condamnations dont 13 condamnations à mort commuées par la Présient de la République à des peines de travaux forcés.

Si la 5e DI est rapidement recomposée, conservant le 74e RI, reprenant le 274e et recevant les 5e RI et 144e bataillon de chasseurs alpins, les mouvements de contestation se poursuivent.

Le 5 juin au soir, les manifestations d'indisipline se manifestent cette fois aux 74e et 274e RI à l'occasion de la relève qui doit avoir lieu au nord de Bourg-et-Comin et qui est imparfaitement assurée. Une nouvelle fois les sanctions sont sévères : quatre-vingt-sept condamnations au 74e RI dont vingt-sept condamnations à mort commuées par la Présient de la République à des peines de vingt ans de prison et onze condamnations au 274e RI, dont sept à mort. Un seul homme est exécuté à Paars le 2 juillet, deux autres condamnations étant cassées et quatre autres communées par le Président de la République en des peines de seize ans de prison.

D'après Denis Rolland (La grève des tranchées, Les mutineries de 1917, p. 372) ce mouvement d'actes collectifs d'indiscipline aussi intense qu'éphémère a touché 78 divisions et pas moins de 161 régiments appartenant très majoritairement aux unités d'infanterie. Les régiments d'artillerie semblent peu affectés (14 unités dénombrées) à l'image du 43e RAC qui, durant les manifestations se déroulant à la 5e DI, est toujours cantonné à Chassemy, s'affèrant à l'organisation de ses positions qu'il quitte le 7 juin pour Soupir. Il ne se retire du secteur du chemin des Dames que début septembre avec une 5e DI profondément remaniée et privée des 129e et 36e RI, régiments comme lui "Normand" et dont il a partagé le destin depuis le début du conflit : Campagne de Belgique, retraite, Bataille de la Marne, Fronts de l'Aisne, de l'Artois et de la Somme, Bataille de Verdun, Les Eparges.

 

Pour aller plus loin :

-Mutineries de 1917. La 5e Division d'infanterie. Les documents officiels (dépouillement des JMO) sur wwwChimiste.com

Maurice Besnier

-Colonel Maurie Besnier Souvenirs de guerre 1914-1918. Edition Claire et Dominique Bénard, 2014, p. 283-305 (contact avec l'éditeur : clairebenard@mac.com)

Denis Rolland La Grève des tranchées, les mutineries de 1917

-Denis Rolland "La grève des tranchées, les mutineries de 1917" Paris, editions Imago, 2005.

-Haddad Galit, « Le " refus du refus " en 1917. Les non-mutins du 129e régiment d'infanterie face aux soldats mutinés », Histoire@Politique, 3/2008 (n° 6).

 

 

 

 

Accéder à la restitution du Jounal de marche illustré HD de René Verney

médecin Aide-major du 3e groupe du 43e RAC 

VII Chemin des Dames : mars-septembre 1917

 

 

 

 

 

23 décembre 2016

Le 43e RAC (1911-1914) : de Rouen à Caen

 

Découvrez L'hymne du 43e d'Artillerie    Rouen - L'étendard du 43e Régiment d'artillerie Carte-photo (coll

L'Etendard du 43e d'artillerie (carte-photo coll. verney-grandeguerre)

René Verney médecin aide-major de 1ère classe de la réserve, est affecté dans ce grade le 18 avril 1914 au 3e groupe du 43e régiment d’artillerie de campagne. Le régiment, de création récente, est tout d'abord réparti entre Versailles (camp de Satory) et Rouen caserne Jeanne d'Arc avant d'être rassemblé à Caen quartier d'artillerie Claude Decaen, son dépôt définitif où se déroule notamment sa mobilisation du 2 au 7 août 1914. Un riche ensemble de cartes postales ainsi que nombreuses cartes-photos, souvenirs des contigents successifs ayant composé le régiment, permettent d'en illustrer le parcours auquel cette page est consacrée.

 

Création du 43e Régiment d'artillerie de campagne

Le 43e RAC est une unité créée peu avant la première guerre mondiale dans le cadre de la loi du 24 juillet 1909 (JO du 31 juillet 1909, p. 8302).

Les affectations de ses officiers d'active s'effectuent progressivement en 1910 alors que le régiment est en cours de formation. Ils sont inclus au 11e régiment d'artillerie comme corps de rattachement jusqu'au 31 décembre. Nous avons relevé quelques exemples d'affectations :

-JO 28 juin 1910, p. 5493 (création des batteries) : Garnuchot capitaine 10e RA (43e commandement 8e batterie); Berntzwiller lieutenant 8e RA (43e commandement 9e Batterie).

-JO 10 septembre 1910, p. 7580 (nomination d'un vétérinaire) M. Caulle vétérinaire en 1er au 37e RA directeur du centre de remonte du Bec-Hellouin (11/43e RA, service).

-JO 11 septembre 1910, p. 7607 (formation de l'état-major) : Lieutenant-colonel Valabrègue breveté hors cadre (43e commandant par intérim) ; M. Drouault chef d'escadron au 11e RA (43e faisant fonction de Lieutenant-colonel) ; M. Lebel chef d'escadron au 11e RA (43e Major) ; M. Vielle capitaine 11e RA (43e inspecteur d'armes) ; M. Bouhet lieutenant au 11e RA (43e faisant fonction de capitaine chargé de la mobilisation) ; M. Lannes Etat-major particulier, direction de Lyon (43e trésorier).

Les affectations des officiers de réserve sont prises sur décision ministérielle dès le 25/09/1910 (Revue d'artillerie octobre 1910).

Les sous-officiers sont enfin affectés au régiment à la date extacte de création du corps le 1er janvier 1911.

Rouen - L'étendard du 43e Régiment d'artillerie CPA (coll

Rouen – L’étendard du 43e Régiment d’artillerie. Cliché Belville (carte postale coll. verney-grandeguerre)

Le colonel Moïse Enahim Fernand Valabrègue (à droite), accompagnant le porte-étendard (adjudant Bourgoin)

et sa garde (maréchaux des logis Gloeser et Thoury).

Prise de vue réalisée à Rouen caserne Jeanne-d’Arc le 18 juillet 1911 (voir le Journal de Rouen du 19/07/1911, p.2).

 

Lors de sa création en janvier 1911, le 43e RAC est en garnison à Versailles au camp de Satory (1er groupe) et à Rouen, caserne Jeanne d'Arc (2e et 3e groupes). Le 2 octobre 1913 les premières batteries du 1er groupe quittent Versailles et rejoignent à Caen le quartier Claude Decaen, nouvelle caserne du régiment et où il est progressivement rassemblé quelques mois avant le début du conflit, Satory restant de lieu de dépôt d'un groupe de renforcement. Les 2e et 3e groupes rejoigent Caen du 1er au 5 avril 1914 et sont définitivement remplacés à Rouen dès le 6 avril suivant, par le 11e régiment d'artillerie (Journal de Rouen du 07/04/1914 p.2).

Camp de Satory, Versailles, Album carte-lettre militaire du 43e RAC, Vue générale du Camp

Camp de Satory, Versailles, Album carte-lettre militaire du 43e RAC, Pansage, Entrée du camp

Camp de Satory, Versailles, Album carte-lettre militaire du 43e RAC, Cantine, Stand de tir

 

Camp de Satory, Versailles, Album carte-lettre militaire du 43e RAC, Cuisines, Corvée de fourrages

Camp de Satory, Versailles, Album carte-lettre militaire du 43e RAC, Jeux de barres, Maréchal ferrant

Camp de Satory, Versailles, Album carte-lettre militaire du 43e RAC, Réservoirs

Versailles, camp de Satory, 43e RAC (1er groupe) 1911-1914 ?

(Album carte-lettre militaire  coll. verney-grandeguerre)

Camp de Satory, Versailles, abreuvoir du 43e artillerie

Versailles, Camp de Satory, Abreuvoir du 43e Artillerie

(carte postale coll. Verney-grandeguerre)

 

Camp de Satory, Versailles, les baraquements

Versailles, Camp de Satory, les baraquements

(carte postale coll. Verney-grandeguerre)

Camp de Satory, Versailles, artilleurs du 43e RAC

Versailles, camp de Satory, artilleurs du 43e RAC (1er groupe) 1911-1913 ?

(carte-photo coll. verney-grandeguerre)

Casernement à Rouen : janvier 1911 - avril 1914

La caserne Jeanne d'Arc, édifice de style classique construit à la fin du XVIIIe siècle, est composée d'un pavillon central encadré de deux vastes corps de bâtiments (actuellement antenne du Conseil régional de Normandie). De 1911 à 1913, la caserne Jeanne d'Arc sert ainsi de cadre à de très nombreux portraits collectifs (voir notamment l'album souvenir du régiment édité en juin 1912 reproduit sur le site Chtimiste.com).

Rouen - caserne Jeanne d'Arc (carte-postale coll

La caserne Jeanne d'Arc, façade principale et entrée donnant sur le Champ de Mars (au premier plan)

(carte postale coll. verney-grandeguerre)

Rouen, caserne Jeanne d'Arc, artilleurs du 43e RAC et leur pièce de 75 (carte-photo coll Rouen, caserne Jeanne d'Arc, pièce de 75 et artilleurs du 43e RAC (carte-photo coll

Rouen, caserne Jeanne d'Arc, pièce de 75 et groupe d'artilleurs du 43e RAC (carte-photo coll Rouen, caserne Jeanne d'Arc, groupe d'artilleurs du 43e RAC et pièces de 75 au repos (carte-photo coll

Rouen, caserne Jeanne d'Arc, artilleurs du 43e RAC au 276 (carte-photo coll  Rouen, caserne Jeanne d'Arc, groupe d'artilleurs du 43e RAC (carte-photo coll

Rouen, caserne Jeanne d'Arc, artilleurs du 43e RAC au 327 la fuite (carte-photo coll. Verney-gandeguerre)   Rouen, caserne Jeanne d'Arc, artilleurs du 43e RAC, groupe de réparation section D

Rouen, caserne Jeanne d'Arc, groupes d'artilleurs du 43e RAC (2e - 3e groupes) 1911-1913

(cartes-photos G. Belville, 39 rue Boucher de Perthes, Rouen - coll. verney-grandeguerre)

Rouen, caserne Jeanne d'arc, groupe du 43e RAC, 1912

 Rouen, caserne Jeanne d'Arc, 1912, artilleurs du 43e RAC (2e - 3e groupes)

Le maréchal des logis figurant au premier rang à droite est Fernand Séverin Adolphe PIERRET,

parallèlement identifé sur deux clichés de l'album de René Verney

(voir index des noms de personnes)

(Carte-photo G. Belville, 39 rue Boucher de Perthes, Rouen - coll. verney-grandeguerre)

La caserne Jeanne d'Arc est implantée sur l'actuel boulevard Gambetta, qui longeait autrefois au nord le Champ de Mars, sur lequel se déployait au sud une enceinte de bâtiments annexée au cantonnement et où étaitent notemment implantées les écuries régmentaires.

Rouen - Vue générale et vue du champ de Mars (carte-postale coll

Vue du Champ de Mars à Rouen. Au second plan à droite la caserne Jeanne d'Arc et sur l'esplanade au premier plan, l'enceinte formée par les bâtiments annexés au cantonnement, avant construction des écuries du 43e RAC

(carte postale coll. verney-grandeguerre).

Rouen, Champ de Mars, bâtiments provisoires élevés pour le casernement du 43e RA (coll

Vue de l'enceinte des bâtiments annexés à la caserne Jeanne d'Arc pour le 43e RAC,

avec, au second plan, les écuries.

(carte postale coll. verney-grandeguerre)

Rouen, Champ de Mars, le pansage aux écuries du 43e RAC, (carte-photo coll  Rouen, Champ de Mars, écuries du 43e RAC, le pansage (carte-photo coll

Rouen, Champ de Mars, bâtiments annexés à la caserne Jeanne d'Arc,

43e RAC (2e - 3e groupes) pansage aux écuries 1911-1913

(cartes-photos G. Belville, 39 rue Boucher de Perthes, Rouen - coll. verney-grandeguerre)

Rouen, caserne Jeanne d'Arc, 43e RAC 9e batterie, Ecole à Feu 1913 1er Prix (carte-photo coll

Rouen, Champ de Mars, bâtiments annexés à la caserne Jeanne d'Arc

artilleurs du 43e RAC, 3e groupe, 9e batterie, Ecole à feu 1913, 1er Prix de tir

(carte-photo G. Belville, 39 rue Boucher de Perthes, Rouen - coll. verney-grandeguerre)

Rouen, caserne Jeanne d'Arc, artilleurs du 43e RAC ou du 11e RAC 1911-1914

Rouen, Champ de Mars, bâtiments annexés à la caserne Jeanne d'Arc

groupe d'artilleurs du 43e RAC (2e - 3e groupes) 1911-1913

(carte-photo G. Belville, 39 rue Boucher de Perthes, Rouen - coll. verney-grandeguerre)

Rouen - Place du Champ de Mars et Caserne Jeanne d'Arc (carte postale coll

Rouen - Place du Champ de Mars, avec au premier plan les écuries et à l'arrière plan la Caserne Jeanne d'Arc.

Vue postérieure au départ du 43e RAC de Rouen.

(carte postale coll. Verney-grandeguerre)

 

Le Champ de Mars servait aux excercices et revues notamment du 43e RAC de 1911 à 1914 comme en témoigne plusieurs clichés photographiques (cf. Pôle image Haute-Normandie). S'y déroule par exemmple le 18 juillet 1911, la cérémonie de présentation de l'étendard du régiment au corps de troupe dont il est possible de lire le compte-rendu dans le Journal de Rouen du 19/07/1911 p. 2).

Présenation de l'étendard du 43e régiment d'artillerie (carte-photo coll

Cérémonie de présentation de l’étendard régimentaire au corps de troupe le 18 juillet 1911

Rouen, esplanade du Champ de Mars.

(carte-photo coll. verney-grandeguerre)

Rouen, Champ de Mars, artilleurs du 43e RAC, (carte-photo coll

Rouen, Champ de Mars, artilleurs du 43e RAC (2e - 3e groupes), 1911-1913

(carte-photo "Société des produits As de Trèfle" - coll. verney-grandeguerre)

 

Rouen Champ de Mars, détachement monté du 43e RAC 1911-1914 (carte-photo coll

 Rouen, Champ de Mars, détachement monté du 43e RAC (2e - 3e groupes), 1911-1913

(carte-photo G. Belville, 39 rue Boucher de Perthes, Rouen - coll. verney-grandeguerre)

 

 

Casernement à Caen : Quartier Claude Decaen

Dès le 2 octobre 1913, trois premières batteries du 1er groupe du 43e RAC, jusqu'alors en dépôt au camp de Satory à Versailles, prennent leurs quartiers à Caen (voir L'Ouest-éclair du 19/10/1913). L'ensemble du régiment ne les rejoindra qu'au printemps suivant. Du 1er au 5 avril 1914, les 2e et 3e groupes du 43e RAC, quittent ainsi Rouen (voir Le Journal de Rouen 02/04/1914 p. 2 et  L'Ouest-Eclair du 11/05/1914) pour gagner le nouveau dépôt du régiment le Quartier Claude Decaen à Caen, une caserne à peine achevée, implantée sur les hauteurs de la rive droite de l’Orne au sud du faubourg de Vaucelles (voir Les grands travaux dans L'Ouest-Eclair du 03/06/1913 et ci-dessous).

Nouvelles casernes du 43e RAC, LOuest éclair du 05

L'Ouest-Eclair du 05/11/1913

Le quartier Claude Decaen est donc le lieu de mobilisation du 2 au 7 août 1914 non seulement des hommes du 43e régiment d'artillerie de campagne, mais également des 1 600 chevaux destinés à assurer sur le front le mouvement des troupes, pièces d'artillerie, munitions et matériel, et dont le service de la remonte cordonne le regroupement par le biais de la réquisition.

Caen, 1ère batterie du 43e RAC

 Caen, Quartier d'artillerie Claude Decaen, 1ère batterie du 43e RAC (1914)

au centre la capitaine de Schacken entouré à droite du sous-lieutenant Pierret [?] et à gauche du lieutenant Tiberge [?]

(carte-photo, Photographie Royer, Caen - coll. verney-grandeguerre)

Caen, Quartier Claude Decaen, 43e RAC, artilleurs 1ère batterie

 Caen, Quartier d'artillerie Claude Decaen, artilleurs de la 1ère batterie du 43e RAC (1914)

 (carte-photo coll. verney-grandeguerre)

Caen, caserne de 43e RAC bâtiment central en construction

Le quartier d'artillerie Claude Decaen en cours d'édification

(carte-photo coll. verney-grandeguerre)

Le 43e RAC bénéficie également d'une annexe au coeur de la ville : le quartier Saint-Louis installé au sein de l'ancien Hospice Saint-Louis (autrefois Hôpital général de Caen) affecté aux besoins militaires en 1914. Il s'agit d'un édifice de la fin du XVIIe siècle, situé à l’angle formé par l’actuelle rue Arthur Le Duc et la promenade Sévigné, il est presque entièrement rasé vers 1920 et rien n’en subsiste après les destructions de 1944.

Le Quartier d’artillerie Claude Decaen occupe le vaste quadrilatère de 14 ha compris entre les rues Guillaume Trébutien et Michel Lasne, le Boulevard Raymond Pointcarré et l’Avenue du capitaine Georges Guynemer. L’entrée principale ouvre sur cette dernière, dans l’axe de l’Avenue Albert 1er nommée en hommage au roi des Belges, le quartier Decaen accueillant durant la Grande guerre, un centre d'instruction de l'armée Belge où cantonnent jusqu'à 4 000 hommes.

La caserne se situe à proximité immédiate d’un vaste champ de manœuvre de 27 ha acquis en 1875 par la ville de Caen sur le territoire de Cormelles-le-Royal. Sur ce dernier qui a également servi de terrain d’aviation et d’hippodrome dans l’entre-deux-guerres, se déploie l’actuel quartier de la Guérinière intégré à la ville de Caen en 1951.

 

Quartier Claude DecaenSources : Photographies aériennes 1946-1965, carte d‘état-major 1866 et cartes topographiques 1950 2016

- IGN - Géoportail

Caen caserne d'artillerie Vue générale  Caen, nouvelles casernes d'artillerie, entrée principale

                              Vue générale depuis l'avenue Albert 1er                               L'entrée principale vers 1915

(cartes postales coll. verney-grandeguerre)

Caen, caserne d'artillerie 1930 43e d'artillerie   Caen (Calvados), La Caserne du 43e

L'entrée principale vers 1930-1940

(cartes postales coll. verney-grandeguerre)

L'entrée principale donne accès à une cour d'honneur fermée au sud par trois vastes bâtiments abritant les quartiers, le bâtiment central étant en léger retrait.

Caen, nouvelles casernes d'artillerie, vue générale de face  

Vue générale face à l'entrée

(carte postale coll. verney-grandeguerre)

Caen, caserne d'artillerie, bâtiment est

Bâtiment est

(carte postale coll. verney-grandeguerre)

Caen, 43e régiment d'artillerie, bâtiment central et cour d'honneur 

Bâtiment central

(carte postale coll. verney-grandeguerre)

Caen caserne d'artillerie Batiment Ouest

Bâtiment ouest

(carte postale coll. verney-grandeguerre)

Caen, 43e régiment d'artillerie, Ensemble des bâtiments

Vue arrière des bâtiments

(carte postale coll. verney-grandeguerre)

Caen, Quartier Claude Decaen, groupe de pièce du 43e RAC, vers 1915  Caen, Quartier Claude Decaen, groupe de pièce du 43e RAC, 1915

Caen, Quartier d'artillerie Claude Decaen, groupes de pièce du 43e RAC (1915)

Sur le cliché de droite est identifié d'une croix le canonnier Lucien Fauvel affecté à la 1ère pièce.

(cartes-photos, Photographie Royer, Caen - coll. verney-grandeguerre)

 

Caen, Quartier Claude Decaen, groupe d'artilleurs avec sous-offivier du 11e RAC, 1915

Caen, Quartier d'artillerie Claude Decaen, groupe d'artilleurs avec au centre, un sous-officier issu du 11e RAC (1915 ?)

(carte-photo, Photographie Royer, Caen - coll. verney-grandeguerre)

 

  Caen, caserne du 43e d'artillerie, groupe d'artilleurs 1917 - carte photo  Caen, Quartier Claude Decaen, groupe de pièce du 43e RAC, 1917

Caen, Quartier d'artillerie Claude Decaen, groupes de pièce du 43e RAC (1917)

Sur le cliché de droite figure parmi ces hommes le canonier Maurice Féré

(cartes-photos coll. verney-grandeguerre)

Caen, Quartier Claude Decaen, 43e RAC, groupe d'artilleurs, vers 1917 - carte photo  Caen, quartier Claude Decaen, groupe de pièce du 43e RAC, 1917

Caen, Quartier d'artillerie Claude Decaen, groupes de pièce du 43e RAC (1918)

(cartes-photos coll. verney-grandeguerre)

 

Caen, Quartier Claude Decaen, officiers du 43e RAC, 1918-1919

Caen, Quartier d'artillerie Claude Decaen, officiers du 43e RAC (1919)

Au centre le lieutenant-colonel Léopold Charles Maison ? avec, à ses côtés à droite le commandant Louis Clément Joseph Girard en uniforme du 243e RAC ?

(carte-photo coll. verney-grandeguerre)

 

Caen, caserne du 43e d'artillerie, les cuisines

Les cuisines bordant la cour d'honneur à l'ouest

(carte postale coll. verney-grandeguerre)

Caen, caserne du 43e d'artillerie, Souvenir des cuisines - carte photo - 1915

Caen, Quartier Decaen, 43e RAC, Souvenir des cuisines (1915)

(carte-photo coll. verney-grandeguerre)

A l’arrière, se développent trois groupes compacts de bâtiments annexes abritant notamment selleries et écuries. 

Caen, caserne d'artillerie, les Ecuries - 2

Caen caserne d'artillerie les Ecuries le Pansage      Caen, caserne d'artillerie, les Ecuries

Les écuries

(cartes postales coll. verney-grandeguerre)

Caen, Quartier Claude Decaen, 43e RAC, canonniers de la classe 1916

Caen, Quartier d'artillerie Claude Decaen, batterie du 43e RAC devant les écuries (canonniers classe 1916)

(carte postale coll. verney-grandeguerre)

 

A l’extrême sud, de part et d’autre de l’axe central, sont implantés deux manèges couverts.

Caen caserne d'artillerie les Manèges

Les manèges

(carte postale coll. verney-grandeguerre)

 

Près d'un an après l'armistice, le 43e RAC est de retour à Caen le 12 juillet 1919. Débarqué en gare à 4h, il rentre au quartier Decaen à 8h. Le 13 septembre 1919 est organisée la cérémonie officielle du retour des Polius du 43e d'artillerie, 36e et 236e d'Infanterie, 23e et 233e territorial, célébrée avec ferveur par toute la population (voir l'Ouest-Eclair édition de Caen du 14 septembre 1918).

Caen, Festivités du Retour des Poilus le 14 septembre 1919, Allocution

Caen, 13 septembre 1919, "Cérémonie de retour des poilus" allocution du général Segonne place Alexandre III,

au pied du "Monument des mobiles" avec à l'arrière plan, l'arc de triomphe dressé en l'honneur des troupes à l'entrée de la rue Saint-Jean.

(carte-photo, A. Junior, 29 r. St Jean, Caen - coll. verney-grandeguerre)

Caen, Festivités du Retour des Poilus le 14 septembre 1919

Caen, 13 septembre 1919, "Cérémonie de retour des poilus" place Alexandre III le "Monument des mobiles"

élevé en 1889 en mémoire des enfants du Calvados tués à l'ennemi en 1870-1871 (Arthur Le Duc statuaire).

(carte-photo, A. Junior, 29 r. St Jean, Caen - coll. verney-grandeguerre)

Caen, Défilé du Retour des Poilus le 14 septembre 1919

Caen, 13 septembre 1919, "Cérémonie de retour des poilus", entrée du 43e RAC place de l'Hôtel de ville (actuelle place de la République)

précédé de l'abbé Balley aumônier divivionnaire et curé de Saint-Jean, encadré de sa garde d'honneur.

(carte-photo, A. Junior, 29 r. St Jean, Caen - coll. verney-grandeguerre)

Le 43e RAC occupe le quartier Claude Decaen, son dépôt durant toute la période d'entre-deux guerres, période au cours de laquelle il est recomposé en régiment d'artillerie divisionnaire (43e RAD) organne de la 6e DI (3e armée).

Caen, Caserne du 43e RAD remise de décoration carte photo

Caen, Caserne du 43e RAD remise de décoration 11 mars 1933, les décorés, carte photo

Caen, 11 mars 1933, Quartier Claude Decaen, 43e RAD

Remise de décorations par le Général Errard commandant du 3e corps d'armée.

Les récipiendaires de g. à dr. : général Duffour, capitaine Debrabant, commandant Colin

Voir compte-rendu de la cérémonie par Pierre Moisy Ouest-Eclair du 12 mars 1933, édition de Caen

(cartes-photos coll. verney-grandeguerre)

Lors de la mobilisation en septembre 1939, le quartier Decaen abrite le 43e RAD auquel s'adjoint désormais le 243e RALD, unités hyppomobiles disposant de trois batteries de pièces de 75 et de deux batteries de 155C Schneider. Le 43e RAC possède également une batterie de défense antichar équipée de canons de 75, puis dotée en novembre 1939 de pièces de 47. Il est tout d'abord dirigé vers le camp de Sissonne (Aisne), avant d'être positionné sur la frontière du Nord (octobre-décembre 1939), puis en Moselle (janvier-mai 1940). Engagé sur la Meuse à Stenay et Dun-sur-Meuse (Meuse) les 14-15 mai 1940, il se replie au sud de Toul (Meurthe-et-Moselle) où il est finalement capturé par l'ennemi le 21 juin.

Caen, Quartier Decaen, 43e RAD, groupe d'artilleurs

Caen, Quartier Claude Decaen, groupe de batterie du 43e RAD

A gauche canon de 75 modèle 1897, à droite 155C Schneider modèle 1917

(carte-photo coll. verney-grandeguerre)

Caen, Quartier Claude Decaen, 43e RAD, groupe avec officiers

Caen, Quartier Claude Decaen, 43e RAD

(carte-photo coll. verney-grandeguerre)

43e RAD Coëtquidan, les as du 155

 Groupe d'artilleurs du 43e RAD - "Les As du 155" à Coëtquidan

(carte-photo coll. verney-grandeguerre)

Le quartier Claude Decaen est rapidement transformé par l’occupant en camp d’internement . S'y déroule l’exécution d’une soixantaine d’otages de 1941 à 1944. Une plaque commémorative, implantée au croisement de l’avenue Georges Guynemer et de l’avenue du 43e régiment d’artillerie, en témoigne (1).

Au sortir de la guerre, la caserne Claude Decaen préservée de la destruction, renoue partiellement avec sa vocation militaire, une partie seulement du site servant de cantonnement au 43e RAD (bâtiment ouest et partie occidentale de la cour d'honneur, une grande partie des écuries et les manèges). Près d'un tiers du quartier est en effet réquisitionné (dont le bâtiment central et le bâtiment est, encadrés de baraquements) pour servir de lieu d'accueil à plusieurs milliers de caennais sinistrés, puis aux ouvriers qui contribuent à la reconstruction de la ville. Au début des années soixante, l'installation transitoire perdure le "43" abritant encore plus de mille habitants (2).

insigne 43e RACaen

Insigne du 43e régiment d'artillerie (Caen) - Arthus Bertrand - Paris vers 1950

(Coll. Verney-grandeguerre)

Récupéré par l'armée mais laissé en grande partie en déshérence, le site est enfin cédé au deux-tiers par le Ministère de la défense à la ville de Caen en 1982, le dernier baissé des couleurs ayant lieu le 1er juillet 1985. La requalification du quartier s'engage en 1988 par la création d'une ZAC menant à la destruction de la plus grande partie des bâtiments et à l'édidification à leur emplacement de la Clinique du Parc, de la caserne de Gendarmerie Le Flem, de l’EHPAD Henry Dunant. Le seul édifice conservé est l’ancien poste de commandement originellement implanté au nord-ouest de la place d’arme, parallèlement à l’Avenue du capitaine Georges Guynemer. Il abrite désormais le " Pôle de vie de quartiers rive-droite"  de la ville de Caen.

Caen (Calvados), Caserne du 43e RAD, l'infirmerie

Caen, caserne du 43e RAD - l'infirmerie [ancien poste de commandement] (carte postale coll. verney-grandeguerre)

Ancien poste de commandement du quartier Claude Decaen (cliché ville de Caen.fr) 

Ancien poste de commandement du quartier d'artillerie Claude Decaen aujourd'hui  (cliché Ville de Caen.fr)

 

(1) voir : http://sgmcaen.free.fr/resistance/43-regiment-artillerie.htm

(2) -MORVILLIERS Bertrand et AUSSANT Madeleine Notre 43. Vivre à Caen après-guerre. Cabourg, Les Cahiers du temps ed. 2014 

 

Voir la suite

Le 43e RAC août 1914 - mars 1818

 

 

 

 


19 décembre 2016

INDEX DES NOMS DE PERSONNES : M à Z

 

Cet index regroupe les noms des 172 personnes figurant dans les légendes de l'album de R. Verney et des 129 personnes citées dans le carnet de route de R. Tronsson. Pour accéder à l'ensemble des images de l'album sur lesquelles figure l'un des hommes présents dans ce répertoire : cliquer le lien " Identifié dans les légendes de l’album " ; pour accéder à la page originale du carnet de route dans laquelle figure le nom : cliquer sur la date correspondante ; pour accéder au chapitre de la restitution du journal de marche permettant de contextualiser cliché et/ou citation retranscrite : cliquer sur le lien entre parenthèses.

 

Travail en cours : recherches biographiques collaborative

(corrections, compléments ou infos contactez-moi via l'onglet en haut de page)

 

 

MAGUIN

Officier au 3e groupe du 43e RAC ?

MAGUIN

Identifié dans les légendes de l’album : p. 11, 59 (Artois 23/05 - 25/10/1915)

 

 

MAILLARD

43e RAC 3e groupe

MAILLARD

Identifié dans les légendes de l’album : p. 10 (Artois 23/05 - 25/10/1915), 174 (Le Chemin-des-Dames 28/03 - 01/09/1917)

 

 

 

MALRAISON Marie Gustave (Augny 1872 - 1940)

Commandant 43e RAC,Chef d’escadron 2e groupe

MALRAISON

Egagé volontaire à Paris, mairie du 5e arrondissement le 22/10/1890. Ecole polytechnique élève 22/10/1890 (compris sur la liste de recrutement de la classe 1892 subdivision de Fontainebleau). Elève officier de l'Ecole d'application de l'artillerie et du génie le 02/10/1891, sous-lieutenant élève le 30/09/1892. Affecté au grade de lieutenant au 8e régiment d'artillerie le 30/09/1893. Promu lieutenant en 2e même affectation le 30/09/1894, lieutenant en 1er le 30/04/1899. Affecté au 25e régiment d'artillerie et promu capitaine en 2e le 12/10/1903. Passé au 6e régiment d'artillerie à pied même grade le 22/12/1906. Passé au 11e régiment d'artillerie à pied, même grade le 28/08/1909. Affecté au même grade au 43e RAC le 01/01/1911. Chef d'escadron 2e groupe du 43e RAC à titre temporaire le 01/10/1914, à titre définitif le 25/12/1914. Passé au 2e RAC même grade le 05/09/1917. Promu lieutenant colonel à titre temporaire, même affectation le 30/11/1917. Passé au 103e régiment d'artillerie lourde même grade le 20/08/1919 (y est encore en 1923).

Identifié dans les légendes de l’album : p. 7, 139, 145 (Les Eparges 22/06 1916 - 27/03/1917)

Chevalier dans l'ordre de la Légion d'Honneur 1915, Officier 1920 (Source Base Léonore dossier LH/1711/55)

 

 

MANGIN Charles (Sarrebourg 1866 – Paris 1925)

Général commandant la 6ème DI (31 août 1914 – 4 juin 1916)

Carnet de route R. Tronsson 43e RAC, 3e groupe 9e batterie : 1er septembre 1914 ; 6 septembre 1914 ; 9 septembre 1914 ; 2 juillet 1915

 

 

MARIE (Adolphe d'après R. Tronsson )

2e Cs, 43e RAC 3e groupe, 9e batterie, 1e section

MARIE ou MAZIC

Cultivateur, classe 1911 (info. carnet R. Tronsson)

Identifié dans les légendes de l’album : p. 32 (Front de l’Aisne 12/09/1914 - 22/05/1915), p. 76 (Artois 23/05 - 25/10/1915)

Carnet de route R. Tronsson 43e RAC, 3e groupe 9e batterie : Répertoire p. 142-143

 

 

MARIE Jules Félix (Jurques 1896 – Verdun 1916)

2ème canonnier servant, 43e RAC, 3e groupe, 9e batterie, mort pour la France

Carnet de route R. Tronsson 43e RAC, 3e groupe 9e batterie : 20 mai 1916 tué à l’ennemi ; Répertoire p. 142-143

 

 

MARTIN

Brigadier puis maréchal des Logis 43e RAC 3e groupe, 9e batterie

Carnet de route R. Tronsson 43e RAC, 3e groupe 9e batterie : 5 août 1914 ; 10 avril 1916 ; 21 avril 1916 blessé ; 11 octobre 1916 ; Répertoire p. 134-135

 

 

MARTINEAU Georges Gustave (Ivry 1893-Hanzinelle 1914)

2ème canonnier, 43e RAC, 3e groupe, 9e batterie, mort pour la France

Carnet de route R. Tronsson 43e RAC, 3e groupe 9e batterie : 24 août 1914



 

MASSON Ernest Arsène (Caudebec-en-Caux 1884 – Mouilly 1916)

2ème canonnier servant, 43e RAC, 3e groupe, 9e batterie, mort pour la France

Carnet de route R. Tronsson 43e RAC, 3e groupe 9e batterie : 20 novembre 1916 tué à l’ennemi

 

 

MATHAN Marius Emile Jacques Edmond (Rouen 1883 - )

Lieutenant 43e RAC, 3e groupe, état-major

MATHAN

Registre de matricule subdivision de rouen, classe 1903, n°977. Industriel à l'incorporation le 16 novembre 1904, soldat de 2e classe affecté au 3e escadron du train des équipages militaires (dépôt quartier Avenay à Vernon). Brigadier 16/05/1905, maréchal des logis le 29/09/1906, envoyé dans la disponibilité le 13 juillet 1907. Adjudant de réserve le 01/12/1913. Mobilisé arrivé au corps le 03/08/1914. Nommé sous-lieutenant à titre temporaire J.O. du 16/05/1915, promu sous-lieutenant à titre définitif  J.O. du 09/06/1917. Officier d’approvisionnement de la 1ère compagnie du 3e escadron du train des équipages militaires, affecté à partir de novembre 1916 à la 5e DI voir Historique du 3e escadron du train des équipages militaires p. 9-10. Passé au 43e RAC le 01/10/1917. Nommé lieutenant de réserve J.O. du 03/11/1917. Etat-major du 3e groupe au 01/01/1918.

Identifié dans les légendes de l’album : p. 199, 200 (Secteur de Champagne 18/01-25/05/1918)

Passé au 85e régiment d'artillerie lourde le 25 juillet 1918. Envoyé en congé illimité à Rouen le 21/03/1919. Adresse connue : Rouen, 18 rue des Arts (1936) - voir également Fonderies Marius Mathan à Rouen.

Croix de guerre, citation à l'ordre de la 5e DI

 

 

MAUSSIRE Paul Auguste (Rosey 1875 - Pesmes 1963) [info Stéphan Agosto]

Médecin-chef du 74e RI [info Stéphan Agosto]

MAUSSIRE

Registre de matricule, bureau de recrutement de vesoul, classe 1894 n°432. Etudiant en médecine. Engagé volontaire pour trois ans le 11/11/1895 à Vesoul. Incorporé au 42e régiment d'infanterie, soldat de 2e classe. Bénéficie après un an de présence de l'art. 23 de la loi du 15 juillet 1889. Mis en congé le 22/09/1896 en attendant son passage dans la réserve.  Médecin auxiliaire 7e section d'infirmiers 31/12/1898, y accomplit 1 période d'exercice du 12/09 au 09/10/1909. Nommé médecin auxiliaire de réserve à la portion mobile du 35e régiment d'infanterie le 20/05/1900. Promu médecin aide-major de 2e classe le 03/01/1903. Accomplit une 2e période d'exercices du 11/08 au 07/09/1904. Promu médecin Aide-major 1ère classe le 17/07/1908. Mobilisé le 02/08/1914. Promu médecin major 2e classe le 6 mai 1916. Médecin chef au 325e RI le 04/06/1916. Médecin chef à l'hôpital temporaire 17 à Montigny-le-Roi le 26/08/1916.

Affecté comme médecin-chef de 2e classe, au 74e R.I. le 25/07/1917, en remplacement du médecin Gauthier, relevé. Muté, le 17/08/1918, à l’ambulance 4/66. Remplacé par le médecin Pirault. [info Stéphan Agosto]

Identifié dans les légendes de l’album : p. 201 (Secteur de Champagne 14/03 – 25/05/1918)

Affecté à la Place de Gray le 12/12/1818. Mis en congés illimités de démobilisation le 08/02/1919 2e échelon, direction du service de santé de la 21e région. Se retire à Pesmes (Haute-Saône).

Adresses connues : Lyon (1897-1898 puis 1901) ; Chambéry, Bassens à l'asile (1899) ; Vesoul, Jonvelle (1903-1906) , Pesmes (1919).

Chevalier de la légion d'honneur (1920) dossier base Léonore 19800035/401/53654.

 

 

MAZE

(43e RAC, 3e groupe, 9e batterie ?)

Carnet de route R. Tronsson 43e RAC, 3e groupe 9e batterie : 24 août 1914 blessé

 

 

MAZIC voir MARIE

 

 

MENSC

43e RAC 3e groupe, 9e batterie, 2e section

MENSC

Identifié dans les légendes de l’album : p. 32 (Front de l’Aisne 12/09/1914 - 22/05/1915)

 

 

MERCIER Gustave Pierre Marie (Clichy 1891 - Verdun 1916)

Maître-pointeur, 43e RAC 3e groupe,  9e batterie, 1e section

MERCIER

Registre de matricule: 2eme bureau de la Seine, classe 1911 n°2942 ; Tué à l'ennemi, Mort pour la France le 22 avril 1916 à Verdun (Meuse)

Identifié dans les légendes de l’album : p. 32 (Front de l’Aisne 12/09/1914 - 22/05/1915)

Carnet de route R. Tronsson 43e RAC, 3e groupe 9e batterie : 22 avril 1916 tué à l’ennemi

 

 

MESNIL

43e RAC 3e groupe

MESNIL

Identifié dans les légendes de l’album : p. 52 (Front de l’Aisne 12/09/1914 - 22/05/1915)

 

 

MEURDRAC Henri Charles (Villez-Champ-Dominel 1892 - Paris 1950)

Médecin sous-aide major 24e RI

MEURDRAI

Registre de matricule, bureau d'Evreux, classe 1912 n°573. Etudiant en médecine sursitaire appelé à l'activité le 02/08/1914, arrivé au corps du 39e RI soldat de 2e classe. Passé au 36e RI le 24/11/1914. Passé à la 3e section d'infirmiers militaires le 30/10/1915. Nommé au grade de médecin auxiliaire le 21/01/1916 par ordre du directeur du service de santé du 3e corps du 14/01/1916. Passé au régiment du génie compagnie 3/16 le 10/04/1916. Passé au 103e régiment d'artillerie lourde le 06/08/1916, nommé avec cette affectation  (groupe d'artillerie lourde du 3e corps d'armée) sous-aide-major avant août 1917 (cf. citation à ce grade à l'ordre de la 161e DI le 10/08/1917). Passé au 24e RI ?, figure parmi les officiers du régiment sur un cliché pris au cours de l'été 1918 et cité à ce grade à l'ordre de la brigade et du régiment (n°17 novembre 1918) : Jeune sous-aide-major, dévoué, brave. Pendant la période de poursuite du 10 au 15 octobre [1918] a constamment poussé son poste de secours avancé jusqu'aux premières lignes, contribuant ainsi, par sa crânerie souriante, à maintenir excellent le moral du bataillon. (dossier base Léonore doc n°11).

Identifié dans les légendes de l’album : p. 209 (Aronde et Matz 21/06 - 08/09/1918)

Passé à la 22e section d'infirmiers militaires le 18/03/1919. Mis en congés illimités de démobilisation par la 22e section d'infirmiers militaires le 29/08/1919. Passé au 1er régiment d'aérostiers le 21/02/1924. Nommé médecin aide-major 2e classe de réserve le 19/11/1925 et affecté au gourvernement militaire de Paris. Nommé médecin aide-major 1ère classe de réserve le 21/11/1927, rang du 19/11/1927. Effectue une première période d'exercice au Service de santé de Paris du 03 au 17/08/1931. Effectue une seconde période d'exercice au 11e cuirassiers du 16 au 30/07/1932. Promu au grade de médecin capitaine de réserve le 20/12/1935 pour prendre rang du 25/12/1935, maintenu région de Paris. Effectue un stage au Val de Grâce du 26/09 au 05/10/1938.

Après la reprise de ses études de médecine (thèse doctorale : "Étude de la sécrétion gastrique par le tubage en série" publiée en 1925) s'installe comme médecin à Paris. Adresses connues :  Paris, Villa des Entrepreneurs n°7 (1919) ; Paris 119 rue des entrepr eneurs (s.d.); Paris, 45, rue des Entrepreneurs (1935-1950).

Chevalier dans l'ordre de la Légion d'honneur (1935) (dossier Léonore n°LH1853/38). Croix de guerre, 3 citations : 2 à l'ordre du régiment - 36e RI (1915), 24e RI (1918), 1 à l'ordre de la division - 161e DI (1917), 1 à l'ordre de la brigade (1918. Médaille militaire (1921)

 

 

MILLON Marcel

2e canonnier servant , 43e RAC 3e groupe, 9e batterie.

Carnet de route R. Tronsson 43e RAC, 3e groupe 9e batterie : 8 août 1914 ; 9 avril 1916 blessé27 janvier 1917

 

 

MIGNON

(43e RAC, 3e groupe, 9e batterie ?)

Carnet de route R. Tronsson 43e RAC, 3e groupe 9e batterie : Répertoire p. 142-143

 

 

MIRIBEL de Marie Ludovic Fernand (Paris 1879 - Argenteuil 1967)

Commandant 1er groupe du 43e RAC ; Chef d’escadron, Chef de corps par intérim (11-22 novembre 1915) - Elève de l'Ecole polythechnique X1898 - aphique

Carnet de route R. Tronsson 43e RAC, 3e groupe 9e batterie : 28 octobre 1915

 

 

MOREL

43e RAC 3e groupe

MOREL

Identifié dans les légendes de l’album : p. 76 (Artois 23/05 – 25/10/1915)

 

 

MOUQUET Gaston Adolphe Aimable (Maronne 1890 – Bouffignereux 1915)

2ème canonnier servant, 43e RAC, 3e groupe, 9e batterie, mort pour la France

Carnet de route R. Tronsson 43e RAC, 3e groupe 9e batterie : 9 avril 1915 tué à l’ennemi, 10 avril 1915

 

 

MOUTON

24e RI

MOUTON

Identifié dans les légendes de l’album : p. 215 (Aronde et Matz 21/06 - 08/09/1918)

 

 

NESSIUS Antoine (Dinsheim 1879 - 19..)

Capitaine [lieutenant dans la légende de l'Album] au 1er RAL

NESSIUS

Maréchal de logis au 12e régiment d'artillerie admis à suivre les cours de l'Ecole militaire d'artillerie et du génie de Fontainebleau (J.O. du 16/09/1916). Nommé sous-lieutenant rang du 01/10/1910, affecté au 20e régiment d'artillerie (J.O. du 23/09/1910). Nommé lieutenant rang du 01/10/1912, 20e RA (J.O. du 22/09/1912 et J.O. du 25/12/1912). Nommé capitaine le 23 juin 1914, 1er régiment d'artillerie lourde (Revue d'artillerie avril 1914).

Identifié dans les légendes de l’album : p. 4, 41 (Front de l’Aisne 12/09/1914 - 22/05/1915)

Passé du 177e RA au 159e RA au  le 25/03/1919 (J.O. du 26/04/1919). Détaché du 9e régiment d'artillerie à la haute comm. inter. de l'admnin. des territ. Rhénans (Revue d'artillerie janvier 1920). Passé du 9e régiment d'artillerie portée au 311e RA le 10/04/1923 (J.O. du 11/04/1923). 311e RA, en disponibilité (J.O. du 04/03/1928), placé en surnombre à l'état-major particulier de l'artillerie (J.O. du 20/09/1928). Affecté au 151e RA, état major particulier, en disponibilité (J.O. du 03/03/1929). Maintenu dans la disponibilité jusqu'au 08/04/1932 (J.O. du 09/09/1931).

Chevalier dans l'ordre de la légion d'honneur (base léonore dossier n°19800035/829/94513 non communicable).

Marié à Illkirch le 10/10/1927 avec Marie Emilie Joos. Adresse connue : le Temple-sur-Lot (1939).

 

 

NEYRENEUF André (Caen 1885 – Caen 1950)

Médecin auxiliaire au 43e RAC 3e groupe

NEYRENEUF

Registre de matricule bureau de Caen classe 1905, matricule 1200 (visionneuse p. 314). Engagé volontaire pour 3 ans à la mairie de Caen le 12/09/1903, soldat de 2e classe affecté au 35e RI. Envoyé dans la disponibilité le 18/09/1904. Etudiant en médecine affecté dans la réserve de l'armée active à la 3e section d'infirmiers à Vernon. Affecté au 3e groupe du 11e régiment d'infanterie le 06/11/1909 puis au 3e groupe du 43e RAC le 16/12/1910. Rappellé à l'activité le 06/01/1913 médecin auxiliaire au 5e zouave, maintenu jusqu'au 06/10/1913. Rappelé à l'active le 03/08/1914 en tant que Médecin auxiliaire au 43e RAC 3e groupe. Blessé à la cuisse droite par éclat d’obus à Hanzinelle (Belgique) le 24/08/1914, il n’est pas évacué à sa demande. Il reste dans cette affectation sous les ordres directs de René Verney jusqu’au 10/12/1916. Nommé Médecin Aide-Major 2e classe à titre temporaire le 02/01/1917 pour prendre rang le 14/12/1916, il est affecté au 1er groupe du 43e RAC. Passé au 5e RI le 16/08/1918 puis nommé Médecin aide-Major 1ère classe à titre temporaire le 05/02/1919. Démobilisé le 01/04/1919.

Identifié dans les légendes de l’album : p. 5, 9, 37, 47, 49 (Front de l’Aisne 12/09/1914 - 22/05/1915), 7, 9, 10, 11, 59, 60, 67, 68, 76, 86 (Artois 23/05 - 25/10/1915), 109 (Front de la Somme 25/10/1915 - 28/03/1916), 133 (Verdun 29/03 – 20/06/1916), 7, 8, 139, 141, 145 (Les Eparges 22/06 1916 - 27/03/1917)

Son frère Jean Pierre Vincent (Caen 1883 - Landifray 1914) lieutenant de la 2ème batterie du 43e RAC (1er groupe) est quant à lui tué le 29 août 1914 à Landifray (Belgique) Mort pour la France.

Croix de guerre 1 citation à l’ordre du Régiment et 3 citations à l’ordre de la Division et le grade de chevalier de la légion d’honneur lui est conféré le 16 juin 1920 (promotion Fayolle).

A l’issue du conflit André Neyreneuf ne semble pas achever ses études de médecine et revient à Caen, où il occupe les fonctions de préparateur de médecine à l'Université de Caen (y est en place en 1950). Remis dans la réserve en tant que médecin auxiliaire, affecté à la 3e section d'infirmier 07/11/1925. Il semble être décédé célibataire.

Adresses connues : Paris, 6 rue Laromiguière chez M. Coupé (1914) ; Paris, 11 rue Gay-Lussac (1919) ; Caen 82, rue Saint-Martin (1928).

 

 

NIGAIZE

Canonnier, 43e RAC, 3e groupe, 9e batterie

Carnet de route R. Tronsson 43e RAC, 3e groupe 9e batterie  : 24 août 1914 blessé ; Répertoire p. 134-135

 

 

NOEL

2ème canonnier servant, 43e RAC, 3e groupe, 9e pièce

Carnet de route R. Tronsson 43e RAC, 3e groupe 9e batterie  : 13 décembre 1914

 

 

NURDIN [Victor Camille Olivier (Trouville 1891 - ) ?]

36ème régiment d’Infanterie. [Registre de matricule bureau de Lisieux, classe 1911 matricule 626 (visionneuse p. 166) ?]

Carnet de route R. Tronsson 43e RAC, 3e groupe 9e batterie  : 16 juillet 1916

 

 

 

OBLIN Raymond Clair Charles (Condé-sur-Noireau 1889 – Paris 1954)

Lieutenant 43e RAC 3e groupe, 9e batterie. Observateur escadrille C4

OBLIN

Registre de matricule bureau de Falaise, Classe 1909, matricule 721 (visionneuse p. 360). Admis à l’Ecole polytechnique (X1910) le 11 octobre 1910. A contracté le 11 octobre 1910 à Paris, mairie du 5e arrondissement, un engagement spécial de 4 ans au titre du 8e régiment d’artillerie de Nancy. Canonnier 2e classe le 12/10/1910, brigadier le 05/03/1911, maréchal-des-logis 28/09/1911. Entre à l’école polytechnique au grade d’aspirant le 09/10/1911. Nommé sous-lieutenant d’artillerie le 23/10/1913 pour prendre rang au 23/10/1912, passe à l’école militaire d’artillerie le 01/10/1913.

Passé au 43e RAC 7e batterie le 02/08/1914. Lieutenant le 01/10/1914 affecté à la 9e batterie. Détaché à l’escadrille C4 le 5 mai 1915 (2 chutes d’avion les 14/03 et 02/05/1916. Affecté à l’Etat-major du 43e RAC le 01/04/1916.

Identifié dans les légendes de l’album : p. 3 (Introduction 1915), 4, 10, 22, 25-29, 32, 38, 40 (Front de l’Aisne 12/09/1914 - 22/05/1915), 17, 18 (L'Escadrille C4 - Eté 1915)

Affecté au 105e régiment d’artillerie lourde 14e batterie 9e groupe de 155 C.S. le 26/06/1916. Blessé aux jambes et au visage le 3 septembre 1916 (admis à pension temporaire de 10% du 29/04/1931 au 19/04/1933 pour cicatrice du genou droit par éclat d’obus). Capitaine à titre temporaire à compter du 27/02/1917 (JO du 18/03/1917). Détaché à l’état-major du G.2.G. 2e bureau comme stagiaire le 16/09/1917, détaché à l’état-major de la VIe armée le 03/10/1917. Affecté à l’état-major de la VIIIe armée le 16/11/1917. Capitaine à titre définitif  le 03/10/1918 pour prendre rang au 24/08/1918.

Passé au 30e régiment d’artillerie de campagne le 29/08/1919. Affecté à l’atelier de construction de Bourges le 17 avril 1920 (Inspection permanente des fabrications d’artillerie). Congé de 3 ans sans solde le 20 octobre 1921, admis dans la réserve spéciale à compter du 30/06/1923, affecté à l’atelier de construction de Puteaux par décision ministérielle du 18/09/1924. Promu chef d’escadron par décision ministérielle du 21/12/1933 pour prendre rang au 29/12/1933.

Croix de guerre avec étoile de bronze, palme et étoile d’or. Chevalier dans l’ordre de la Légion d’honneur (04/12/1920), officier  (02/12/1937) (Source Base Léonore dossier 19800035/34/4391).

Domiciles connus 07/02/1935-25/10/1937 : Paris, 27 rue de l’Université ; 30/05/1954 : Paris, 7 rue de Villersexel.

 

 

 

 

OLGA

(43e RAC, 3e groupe, 9e batterie ?)

Carnet de route R. Tronsson 43e RAC, 3e groupe 9e batterie : Répertoire p. 142-143

 

 

OLIVE

24e RI

OLIVE

Identifié dans les légendes de l’album : p. 214  (Aronde et Matz 21/06-08/09/1918)

 

 

OLIVIER

Lieutenant  24e RI

OLIVIER

Identifié dans les légendes de l’album : p. 208, 209 (Aronde et Matz 21/06-08/09/1918)

 

 

OSMONT Louis Lucien (Crosville-la-Vieille 1892 – Haute-Avesnes 1915)

2ème canonnier servant, 43e RAC, 3e groupe, 9e batterie, mort pour la France

Carnet de route R. Tronsson 43e RAC, 3e groupe 9e batterie : 25 août 1915 tué accidentellement ; 6 septembre 1915 ; 22 octobre 1915

 

 

OUDOT

24e RI

OUDOT

Identifié dans les légendes de l’album : p. 211 (Aronde et Matz 21/06-08/09/1918)

 

 

PAGNY Charles Auguste Eugène Louis (Cartigny-l’Epinay 1891 – Haute-Avesnes 1915)

Sergent au 205e Régiment d’infanterie

Album R

Registre de matricule bureau de Caen classe 1911 matricule 606 (visionneuse p. 149). Exerçant la profession d'industriel à Cartigny-l'Epinay (Calvados) (Fils d'Ernest Pagny exploiant de fours à chaux) est incorporé au 5e régiment d'infanterie à compter du 10/10/1912 solat de 2e classe. Soldat 1ère classe le 16/08/1916, caporal le 09/11/1913, sergent 15/05/1914.

Intégré au 205e RI, participe à la bataille d'Artois et à l'assaut lancé par la 53e DI le 30/05 à partir de 16h. Blessé le 30/05/1915 secteur du Labyrinthe à Neuville-Saint-Vaast (Pas-de-Calais), plaies multiples par éclats d'obus. Tombé entre les mains de l'ennemi, a pu être libéré le lendemain 01/07/1915. Décédé le 2 juin 1915 suite à ses blessures à l’ambulance 2/20 à Haute-Avesnes (Pas-de-Calais). Inhumé à Haute-Avesnes sépulture n°191. Mort pour la France

Sépulture identifiée dans les légendes de l’album : p. 86  (Artois 23/05 - 25/10/1915)

 

 

PASCAL

(43e RAC, 3e groupe, 9e batterie ?)                                                         

Carnet de route R. Tronsson 43e RAC, 3e groupe 9e batterie : Répertoire p. 142-143

 

 

PASSEFOND Charles Denis Fernand (Paris 1888 – Roulers 1918) [info Stéphan Agosto]

Sous-lieutenant 74e RI C.M. 2

PASSEFOND

Registre de matricule, bureau de recrutement de Versailles, classe 1908, n°1410. Comptable à l'incorporation le 08/10/1909 au 72e régiment d'infanterie, soldat de 2e classe. Caporal le 11/04/1910. Passé au 119e RI le 06/07/1910. Nommé sergent et envoyé dans la disponibilité le 24/09/1911. Mobilisé arrivé au corps du 119e RI le 03/08/1914. Blessé le 23/06/1915 à Aix-Moulette (Souchez) "plaie de la face". Affecté au 39e RI le 15/08/1916, promu sous-lieutenant à titre temporaire J.O. du 19/08/1916. Passe au 74e RI le 04/09/1916.

Affecté au 74e R.I. le 04/09/1916 au dépôt divisionnaire ; directeur des cours de mitrailleurs d’artillerie et d’infanterie, du 21/05/1917 au 11/06/1917. Sous-lieutenant à titre temporaire, compagnie de mitrailleuses 2 au 01./06/1917. Désigné pour suivre le cours d’Armée technique des mitrailleurs en 06.1918.  [info Stéphan Agosto]

Promu lieutenant à titre temporaire pour prendre rang le 15/08/1918 (J.O. 09/09/1918). Tué à lennemi le 15/10/1918 à Roulers (Belgique) Mort pour la France. Décès constaté le 25/10/1918 sur le champ de bataille de Roulers.

Tué le 15/10/1918, à Beveren (Roulers), le sommet du crâne emporté par un éclat d’obus. Allait se marier, ou venait de se marier… Inhumé dans le carré militaire de Sannois (95). [info Stéphan Agosto]

 

Identifié dans les légendes de l’album : p. 198 (Secteur de Champagne 14/03– 25/05/1918)


Croix de guerre : cité à l'ordre du régiment (09/07/1915), à l'ordre du régiment, croix de guerre (22/04/1918) ; à l'ordre de la 10e armée (17/09/1918) ; à l'ordre de la 5e DI (20/11/1918) ; à l'ordre du 7e CA (22/11/1918)

 

 

PASSOT

2e CS, 43e RAC 3e groupe, 9e batterie, 1e section (classe 1911)

PASSOT

Identifié dans les légendes de l’album : p. 28, 32 (Front de l’Aisne 12/09/1914 - 22/05/1915)

 

 

PAULUS

(43e RAC, 3e groupe, 9e batterie ?)

Carnet de route R. Tronsson 43e RAC, 3e groupe 9e batterie : Répertoire p. 142-143

 

 

PAUMIER

2ème canonnier servant, 43e RAC, 3e groupe, 9e batterie

Carnet de route R. Tronsson 43e RAC, 3e groupe 9e batterie : 16 juillet 1915 blessé22 octobre 1915 ; Répertoire p. 134-135

 

 

PAUNIER

(Madame, à Saint Pol-sur-Ternoise)

Carnet de route R. Tronsson 43e RAC, 3e groupe 9e batterie : 23 mai 1915

 

 

PELFRÊNE

43e RAC 3e groupe

PELFRENE

Identifié dans les légendes de l’album : p. 66 (Artois 23/05 – 25/10/1915)

 

 

PERCIN-NORTHUMBERLAND Joseph Marie Edouard de (Saint-Pierre, Martinique 1898 – Paris 1970)

Sous-lieutenant 43e RAC 3e groupe

PERCIN de

Nommé sous-lieutenant à titre définitif (réserve), 43e RAC, 14/10/1917 (Revue d'artillerie janvier 1920)

Identifié dans les légendes de l’album : p. 166 (Le Chemin-des-Dames 28/03 -  01/09/1917), 11, 182, 183, 184, 186 (Secteur de Saint-Quentin 02/09/1917 - 17/01/1918)

Nommé lieutenant à L.D., 43e RAC le 07/11/1919 (Revue d'artillerie janvier 1920)

Comte de Northumberland. Ingénieur. Directeur de la Compagnie Générale de Navigation. Épouse le 16 août 1921 Anne Marie Jeanne SOLEILHAVOUP (1901-1932) (3 fils). Epouse à Paris le 12 juillet 1934Jeanne TRICOT (1903-1989) (1 enfant ?)

Commandeur de la Légion d'honneur (base Léonore dossier 19800035/1053/21304 non communicable). Commandeur de l'Ordre national du Mérite, Croix de guerre 1914-1918

 

 

PETIT

43e RAC 3e groupe

PETIT

Identifié dans les légendes de l’album : p. 166 (Le Chemin-des-Dames 28/03 - 01/09/1917)

 

 

 

PETITTEVILLE Robert René (1890 Rouen - Argenteuil 1971)

 

Aspirant puis sous-lieutenant au 43e RAC 3e groupe

 

PETITEVILLE

 

Registre de matricule bureau de Rouen sud, classe 1910 n°1468. Etudiant à l'incorporation sursis renouvelé en 1912,1913 et 1914, Elève de l'Ecole normale supérieure section science (1914), académie de Rennes (J.O. du 08/07/1914 et du 22/08/1914). Incorporé à compter du 12/08/1914 au 24e régiment d'inafnterie soldat de 2e classe.

Passé au 50e régiment d'artillerie de campagne le 03/03/1915. Nommé caporal le 09/11/1915. Nommé aspirant d'artillerie à titre temporaire le 21/07/1917 pour prendre rang du 20/07/1917 classé au 43e RAC. Nommé sous-lieutenant à titre temporaire le 23/10/1917 rang du 15/10/1917. Aspirant affecté à la 7e batterie du 43e RAC le 04/08/1917, sous-lieutenant à l'état-major du 3e groupe du 43e RAC y figure le 01/01/1918 (d'après JMO régimentaires). Officier téléphoniste au 10/08/1918 (citation à l'ordre du 43e RAC du 15/08/1918). Passé au 163e régiment d'artillerie lourde le 15/11/1918.

 

Identifié dans les légendes de l’album : p. 186, 190 (Secteur de Saint-Quentin 02/09/1917 - 17/01/1918), 194 (secteur de Champagne 14/03– 25/05/1918)

Promu au grade de sous-lieutenant à tire définitif le 24/05/1919 (J.O. du 26/05/1919). Mis en congé illimité de démobilisation le 15/08/1919. Passé au 82e régiment d'artillerie lourde par dissolution du 163e RAL au 01/04/1920. Passé au 1er groupe de repérage par autonomie du groupe au 27/12/1920. Promu lieutenant de réserve pour prendre rang du 19/12/1919 (J.O. du 27/04/1922). Passé au 6e groupe autonome de repérage à compter du 01/01/1924. Placé dans la position hors cadres, affectation spéciale (J.O. du 27/01/1928).

Chevalier dans l'ordre de la Légion d'honneur (1957) (Base Léonore, dossier 19800035/1072/23308), Croix de guerre 1 citation à l'ordre du régiment (1918), Médaille militaire

Professeur de collège (1931-1939) Marié à Marie Louie Angélique Carré. Adresses connues : Montfort-sur-Meu, 11 rue Coulon (1921) ; Valognes, 27 rue de l'officialité (1921, 1922) ; Saint-Gilles (Ille et vilaine) le bourg (1922, 1926) ; Argenteuil, 12 allée Pasteur (1958-1971).

 

 

PIERRET Fernand Séverin Adolphe (Le Havre 1890 - Le Havre 1926)

Adjudant, 43e RAC 3e groupe, 9e batterie, 1ère section

PIERRET

Registre de matricule bureau du Havre classe 1910 n°1848. Electricien, à l'incorporation au 1er bataillon d'artillerie à pied à comper du 05/03/1909 comme engagé volontaire pour trois ans le dit jour à la mairie du Havre. Y arrive le 05/03/1909 matricule 6232. Brigadier le 01/03/1912. Maréchal de logis le 14/12/1911. Rengagé pour un an le 09/12/1911 au titre du 43e régiment d'artillerie de campagne à compter du 05/03/1912 (voir carte-photo adresée à sa mère en date de Rouen le 28/11/1912) ci-desous).

 

Rouen, caserne Jeanne d'arc, groupe du 43e RAC, 1912   Rouen, caserne Jeanne d'arc, groupe du 43e RAC, 1912

 

Rouen, caserne Jeanne d'Arc, 1912 (Carte-photo coll. verney-grandeguerre.com)

Fernand Séverin Adolphe PIERRET est le maréchal des logis figurant au premier rang à droite.

Pour la mise en contexte de ce cliché voir : Le 43e RAC (1911-1914) : de Rouen à Caen

Rengagé pour un an le 04/03/1913 au titre du 43e régiment d'artillerie de campagne à compter du 05/03/1913. Rengagé pour un an le 14/02/1914 au titre du 43e régiment d'artillerie de campagne à compter du 05/03/1914. Passé adjudant le 30/09/1914. Passé au 103e RAC le 29/04/1916.

Identifié dans les légendes de l’album : p. 25, 32 (Front de l’Aisne 12/09/1914 - 22/05/1915)

Carnet de route R. Tronsson 43e RAC, 3e groupe 9e batterie : 24 août 1914 ; 3 mai 1916 ; Répertoire p. 142-143

Passé au 21ème Génie le 21/02/1919. Rengagé le 09/07/1919 à la sous-intendance de Lille pour six mois au 21ème régiment du génie. Passé au 3ème Génie le 12/09/1919, passe au 1er génie le 23/11/1919. Rengagé à la Sous-intendance militaire de Rouen pour quatre ans, un mois douze jours au titre du 103e régiment d'artillerie lourde à compter du 23/01/1920. Réformé définitivment n°2 (40% à titre documentaire) par la commission de réforme du Havre du 16/04/1926 pour début de paralysie générale non imposable au service. Décédé le 26/11/1926 au Havre.

Adresses connues : Rouen, 1 rue des Arts réunis (26/03/1925) ; Le Havre, 8 rue Jospeh Morlent (17/11/1925).

 

 

PIMONT

Lieutenant  43e RAC ?

PIMONT

Identifié dans les légendes de l’album : p. 56 (Front de l’Aisne 12/09/1914 - 22/05/1915)

 

 

PINEL

2e classe 43e RAC 3e groupe, 7e batterie ?

PINEL

Identifié dans les légendes de l’album : p. 47 (Front de l’Aisne 12/09/1914 - 22/05/1915), p. 90 (Artois 23/05 -25/10/1915)

 

 

PLUVINET

« Chef »,  43e RAC, 3e groupe, 9e batterie ?

Carnet de route R. Tronsson 43e RAC, 3e groupe 9e batterie : 26 août 1914

 

 

POLISSET Armand Gaston (Montargis 1891 - )

maître-pointeur, 43e RAC 3e groupe, 9e batterie, 1e section

POLISSET

Registre de matricule : 2e bureau de la Seine, classe 1911 n°5109. Chauffeur-mécanicien à l'incorporation. Appelé le 01/12/1912 au 43e RAC. Passé brigadier le 22/05/1916, maréchal des logis 01/02/1917. Passé à l'aviation le 31/12/1917 en qualité d'élève pilote.

Identifié dans les légendes de l’album : p. 32 (Front de l’Aisne 12/09/1914 - 22/05/1915)

Carnet de route R. Tronsson 43e RAC, 3e groupe 9e batterie : 13 septembre 1915 ; 28 octobre 1915

Emploi dans l'aviation : P - Division N Sp 2.10 - Venu de Voves. Passé à l'Ecole Chartres le 10/12/1918.

Croix de guerre (1915) 2 citations à l'ordre du régiment.

 

 

POTEL

36ème régiment d’infanterie

Carnet de route R. Tronsson 43e RAC, 3e groupe 9e batterie : 16 juillet 1916 ; 3 septembre 1916

 

 

PRADEAU

Aspirant 43e RAC 3e groupe

PRADEAU

Aspirant chef de section à la 7e batterie (janvier 1915) cf citation à l’ordre de la 5e DI en date du 27 janvier 1915. Détaché de la 7e batterie le 12 juin 1915 à l’école d’artillerie de Fontainebleau (cours des E.O.R)

Identifié dans les légendes de l’album : p. 40 (Front de l’Aisne 12/09/1914 - 22/05/1915)

 

 

PRESTAT Emile Fernand (Brachay 1876 - Mâcon 1946 ou 1947 ?)

Lieutenant puis capitaine 43e RAC

PRESTAT

Prestat Emile Fernand : Maréchal des logis chef, 26e régiment d'artillerie (le Mans) 1903 (J.O. du  14/07/1905) ? / Prestat : Maréchal des logis fourrier du 2e régiment d'artillerie admis à suivre les cours de l'école d'artillerie et du génie en 1906-1907 (J.O. du 30/12/1905) ? / Prestat : Adjudant au 26e régiment d'artillerie promu au grade de sous-lieutenant le (J.O. du 30/12/1909) ?

Promu au grade de lieutenant (active) pour prendre rang du 12/01/1912, 17e régiment d'artillerie le 09/01/1912 (J.O. du 11/01/1912). Muté du 17e régiment d'artillerie au 43e RAC le 08/03/1912 (J.O. du 10/03/1912) ; 4e batterie  (août 1914 – 25 mai 1915 JMO régimentaire). Promu au grade de capitaine rang du 20/04/1916 au 43e RA le 17/05/1916 (J.O. du 19/05/1916). Capitaine 8e batterie (y est au 1er février 1917 JMO régimentaire)

Identifié dans les légendes de l’album : p. 177 (Le Chemin-des-Dames 28/03 -  01/09/1917), 11, 182, 183, 186 (Secteur de Saint-Quentin 02/09/1917 - 17/01/1918)

Maintenu au 43e RAC au grade de capitaine à titre définitif : première résidence d'après-guerre désignée par décision ministérielle du 19/03/1920 (J.O. du 26/03/1920). Muté du 43e au 103e régiment d'artillerie, instructeur (service), même grade, le 08/02/1922 (n'a pas rejoint) (J.O. du 10/02/1922). Muté au 120e régiment d'artillerie, instructeur (service), même grade, le 08/03/1922 (J.O. du 10/03/1922). Classé dans le cadre de la réorganisation des corprs de troupe de l'artillerie au 120e d'artillerie lourde hippomobile à Epinal le 10/04/1923 (J.O. du 08/04/1923), mutation annulée le 24/04/1923 : du 120e classé au 12e régiment d'artillerie, instructeur (service), même grade, (J.O. du 25/04/1923). Muté du 12e régiment d'artillerie au 54e régiment d'artillerie (pour ordre) dépôt de remonte de Mâcon, même grade, le 09/11/1923 (J.O. du 10/11/1923). Muté du 54e RA dépôt de remonte de Macon, classé état-major particulier, acheteur au comité d'achat de la remonte de Mâcon, même grade, le 07/01/1928 (J.O. du 10/01/1928). Promu au grade de chef d'escadron maintenu dans son affectation (organsation) le 25/09/1929, rang du 25/09/1929 (J.O. du ). Maintenu au delà de la limite d'âge dans son grade et affectation chef d'escadron, président du comité d'achat de chevaux de Mâcon le 21/09/1932 (J.O. du 01/10/1932). Retraité (J.O. du 25/03/1934). Chef d'escadron du centre de mobilisation de cavalerie d'artillerie n°8, affecté au service éventuel des remontes 8e région le 05/12/1936 (J.O. du 06/12/1936).

Adresse connue : Mâcon rue de l'Asile départemental (1941) (Annales de l'Académie de Mâcon XXXV - 1940-1941)

Chevalier dans l'ordre de la Légion d'honneur (1917) (J.O. du 14/07/1917), officier (1931) (J.O. du 26/12/1931). Croix de guerre, 5 citations (1917) (J.O. du 14/07/1917)

Marié à Mâcon le 03/04/1925 avec Maria Dussardet (note marginale dans acte de naissance d'E.F. Prestat 21/10/1876). Dècès voir : (Annales de l'Académie de Mâcon XXXVIII - 1946-1947)

 

 

PRETOT Léon Arsène (Argenteuil 1893 – Mouilly 1916)

Maître pointeur, 43e RAC, 3e groupe, 9e batterie ; mort pour la France

Carnet de route R. Tronsson 43e RAC, 3e groupe 9e batterie : 20 novembre 1916 tué à l’ennemi

 

 

PRINCE Norman (Beverly 1887 - Gerardmer 1916)

Aviateur américain, pilote sur Nieuport escadrille américaine N 124

Carnet de route R. Tronsson 43e RAC, 3e groupe 9e batterie : 1er juin 1916

 

 

PROSPER Lucien Eugène Gabriel (Manvieu 1891 – Verdun 1915)

2ème canonnier servant , 43e RAC, 3e groupe, 9e batterie, mort pour la France

Carnet de route R. Tronsson 43e RAC, 3e groupe 9e batterie : 22 mai 1916 tué à l’ennemi

 

 

PUSET

43e RAC 3e groupe

PUSET

Identifié dans les légendes de l’album : p. 160 (Le Chemin-des-Dames 28/03 - 01/09/1917)

 

 

QUETTIER

43e RAC 3e groupe

QUETTIER

Identifié dans les légendes de l’album : p. 89 (Artois 23/05 – 25/10/1915)

 

 

 

QUINDRY Gustave

Canonnier, pointeur, 43e RAC 3e groupe, 9e batterie

Carnet de route R. Tronsson 43e RAC, 3e groupe 9e batterie : 23 août 1914 blessé ; 23 avril 1916 blessé ; Répertoire p. 134-135 ; Répertoire p. 142-143

 

 

RABAN Aristide Henri Louis (Martragny 1887 - )  [info Stéphan Agosto]

Adjudant 74e RI 2e bataillon

RABAN

Identifié dans les légendes de l’album : p.  201 (Secteur de Champagne 14/03– 25/05/1918)

 

 

RAFFENNE Paul Xavier (Beaucourt 1884 - Gothem 1918)  [info Stéphan Agosto]

Capitaine 74e RI 2e bataillon

RAFFENNE

Registre de matricule, bureau de recrutement de Belfort, classe 1904 n°219 d'après SHD fiche Mort pour la France [n°2148 d'après tables classe 1904 Territoire de Belfort].

Officier issu de l'Ecole militaire d'infanterie, affecté au grade de capitane au 74e RI le 08/12/1917. Tué à l'ennemi le 21/10/1918 à Gottem, Belgique. Mort pour la France.

Voir : Le capitaine Raffenne 21 octobre 1818 [info Stéphan Agosto]

Identifié dans les légendes de l’album : p. 198, 201, 205 (Secteur de Champagne 14/03 – 25/05/1918)

 

 

RAGUET Jean (Vincennes 1894 - 1990)

Lieutenant 43e RAC 3e groupe

RAGUET

Elève de l’école polytechnique X1914. Engagé volontaire le 17/08/1914. Lieutenant arrivé du dépôt au 43e RAC état-major du 3e groupe le 28/05/1915. 8e batterie 1917 détaché à l’école d’artillerie.

Identifié dans les légendes de l’album : p. 7, 60, 76, 89, 91, 95 (Artois 23/05 - 25/10/1915), 9, 10, 109, 116 (Front de la Somme 25/10/1915 - 28/03/1916), 137, 145 (Les Eparges 22/06 1916 - 27/03/1917), 158, 166, 177 (Le Chemin-des-Dames 28/03 - 01/09/1917), 194 (Secteur de Champagne 14/03 – 25/05/1918)

Il suit ensuite la scolarité à l'Ecole polytechnique (1919-1921), avant d'être affecté au Maroc (1921-1925) et en Tunisie (1929-1933). En 1939-1940, il alterne les séjours au front et affectations à l'état-major de l'armée (cabinet). Détaché en 1941 au sercrétariat d'Etat à la production industrielle, il prend part à la Résistance et est arrêté par la Gestapo le 3 mai 1944, avant d'être déporté. Après sa libération, il devient sous-chef d'état-major de l'Armée d'Afrique (1946-1948), commissaire du gouvernement au tribunal militaire de Marseille dans les affaires impliquant des généraux allemands (1948-1949), commandant l'artillerie en Afrqe du Nord (1949-1950), enfin chef du Groupement de réception du matériel de liaison (GRML) à la Mission militaire française de Fontainebleau. Il est placé en 2e section en 1951 et travaille alors dans une entreprise, Mutal Security Agency (MSA), avant de diriger en 1956 le Sevice géographique militaire. (Source: N. Texier -Etat des fonds privés de la Défense conservés à Vincennes Sous-séries DE 2007 à 2014 PA SHD ed. 2016, cote DE 2007 PA3 Fonds général Jean Raguet 1939-1978).

Dernier grade référencé : Général de brigade. Marié le 11 février 1902 avec Denise PONCET

 

 

 

RAOUL Eugène Ernest Edmond (Sablé 1891 – Thil 1914)

Canonnier conducteur 43e RAC, 3e groupe, 9e batterie, mort pour la France

Carnet de route R. Tronsson 43e RAC, 3e groupe 9e batterie : 15 septembre 1914 tué à l’ennemi

 

 

RAOUL

Caporal 24e RI équipe médicale (infirmier ou brancardier)

RAOUL

Identifié dans les légendes de l’album : p. 211 (Aronde et Matz 21/06-08/09/1918)

 

 

RAVET Paul Charles (Nantes 1885 – Verdun 1916)

Médecin Aide-major 43e RAC 1er groupe

RAVET

Registre de matricule bureau de Vannes, classe 1905, matricule n°213. Engagé volontaire pour trois ans le 06/10/1905 2e cc au 28e RAC. Passé au 116e RI soldat 2e classe le 05/03/1906. Passé dans la disponibilité le 18/09/1906. Nommé médecin auxiliaire au 116e RI 17/08/1908. A accompli une 1ère période d'exercices dans la 11ème section d'infirmiers du 27/11 au 24/12/1908. Nommé médecin Aide-major 2e classe de réserve 01/10/1910. Médecin Aide-major 1ère classe du 1er groupe du 43e RAC depuis août 1914. Tué à l’ennemi à Verdun le 21 mai 1916 aux côtés de 5 brancardiers dans l’effondrement du poste de secours du 1er groupe touché par un obus. Mort pour la France.

Identifié dans les légendes de l’album : p. 77 (Artois 23/05 - 25/10/1915)

Etudiant en médecine à l'Hôtel-Dieu d'Angers (1908). Installé en tant que médecin au Havre dès mai 1910, 33 rue Gustave Casavan. Marié à Arques-la-Bataille le 27 juin 1913 avec Marguerite Marie Thérèse Bouterre, domicilié au Havre 68 boulevard de Strasbourg. Membre de la Société havraise d’études diverses dès 1913. Domicilié au Havre 3 rue Joinville le 10 mai 1914 à la naissance de leur fille Madeleine Jeanne Marie. (voir sa notice nécrologique dans :Recueil de la Société Havraise d'Etudes diverses 1916).

Autre cliché : collection Historial de la Grande Guerre – Péronne - auteur André ROUSSEL Maréchal des  logis au 43e RAC (1er groupe 3e batterie) - Cote 2PHO2748.1 « Le capitaine Stouff, le docteur Ravet du Havre et un servant assis dans un trou d’obus » (source archives départementales de la Somme)

 

 

 

REGNIER René Louis (Evreux 1895 – Agnez-lès-Duisans 1915)

2ème canonnier conducteur, 43e RAC, 3e groupe, 9e batterie, mort pour la France

Carnet de route R. Tronsson 43e RAC, 3e groupe 9e batterie : 6 septembre 1915 tué accidentellement ; 7 septembre 1915 ; 22 octobre 1915

 

 

RENEE Lucien Jules (classe 1905)

Brancardier 43e RAC, 3e groupe, 7e batterie

RENEE

43e RAC, 3e Groupe, 7e batterie brancardier

Identifié dans les légendes de l’album : p. 77 (Artois 23/05 – 25/10/1915), 126 (Verdun 29/03 – 20/06/1916), 141 (Les Eparges 29/03 - 20/06/1916)

 

 

RESSORTS

(43e RAC, 3e groupe, 9e batterie ?)                                       

Carnet de route R. Tronsson 43e RAC, 3e groupe 9e batterie : Répertoire p. 142-143

 

 

RETOUT

43e RAC, 3e groupe, 9e batterie                                                

Carnet de route R. Tronsson 43e RAC, 3e groupe 9e batterie : 28 mai 1916 blessé ; Répertoire p. 134-135

 

 

REUZE[T] Marcel

43e RAC 3e gr. 9e Bat. 1e section (téléphoniste Chemin des Dames 9e bat.)

REUZE

Identifié dans les légendes de l’album : p. 28, 32 (Front de l’Aisne 12/09/1914 - 22/05/1915)

Carnet de route R. Tronsson 43e RAC, 3e groupe 9e batterie : 30 août 1914 blessé

 

 

RICHE (Madame, à Sus-Saint-Léger, Pas-de-Calais)                               

Carnet de route R. Tronsson 43e RAC, 3e groupe 9e batterie : 23 octobre 1915

 

 

ROCHETTE Jacques Amédée (Montceau-les-Mines 1881 - )

Capitaine escadrille C4

ROCHETTE

 

Registre de matricule Châlons-sur-Saône classe 1901 matricules 727. Incorporé à l’Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr à compter du 30/10/1901 comme engagé volontaire pour trois ans à la mairie de Châlons-sur-Saône. Arrivé à l’école le 29/10/1901 matricule n°5480. Promu sous-lieutenant au 59e régiment d’infanterie le 21/09/1903 pour prendre rang au 1er/10/1901. Passé au 144e régiment d’infanterie le 09/02/1911. Passé au 1er régiment du génie le 23/12/1911. Mis hors cadre aéronautique le 01/01/1912 (Brevet civil 564, 28/07/1911 - Brevet de pilote militaire n°52 en date du 27/09/1911). Affecté comme pilote à l'escadrille D4 à Maubeuge le 10/12/1914. Capitaine hors cadre aéronautique le 01/11/1914. Nommé au commandement de l'escadrille D4 le 10/12/1914. Cité à l'ordre du 3e corps d'armée le 29/04/1915. Commandant de l'escadrille citée à l'ordre du corps d'armée le 23/10/1915.

Identifié dans les légendes de l’album : p. 18 (Artois 23/05 - 25/10/1915)

Nommé Inspecteur de [...]roles à l'I.G.D.E. le 10/13/1916. Affecté à l'inspection technique de l'aéronautique le 01/07/1919. Chef de la 2e section adjoint au chef de l'[.].A.C. Maintenu H.C. aéronautique le 25/05/1920. Classé à l'état-major particulier de l'aéronautique le 01/09/1920. Inspection technique de l'aéronautique. Nommé chef de bataillon le 19/06/1923. Affecté au 34e régiment d'aviation cdt le 4e groupe. Titulaire observateur le 23/04/1925. Affecté à l'état-major du général inspecteur des écoles et du centre d'études e l'armée de l'air le 09/05/1933, chef d'état-major particulier. En congé définitif du personnel navigant le 01/12/1933, administré par la base aérienne 104. Rayé des contrôles de l'armée active le 02/12/1938. Affecté dans la réserve au bataillon de l'air 104 à Dugny. Promu au grade de colonel (cadre sédentaire) le 13/09/1938 pour prendre rang au 01/12/1933. Rappelé à l’active par ordre de mobilisation générale 02/09/1939 arrivé base 104 le dit-jour. Affecté au bataillon de l’air  131 à Caen (1ère compagnie) le 12/11/1939. Affecté à l’Ecole auxiliaire des mécaniciens de la Ferté-Allais (BA 110) le 12/03/1940. Affecté au bataillon de l’air 131 le 16/05/1940.

Chevalier dans l’ordre de la légion d’honneur le 8 septembre 1914, officier le 11/07/1920. Croix de guerre, 1 palme, 1 étoile d’or. Médaille de la victoire. Décoré Sainte Anne de Russie de 3e classe avec glaives 7-20/11/1917.

 

 

ROGER (Voir ROUGIER)

 

 

ROMAGNON (Madame, à Guyencourt, Somme)                                   

Carnet de route R. Tronsson 43e RAC, 3e groupe 9e batterie : 25 février 1916

 

 

ROUGIER Marie Eugène Stanislas Rougier (Paris 1863 - Paris 1937)

Lieutenant-colonel Chef de corps du 43e RAC

ROUGIER

Elève à l'école polytechnique entré le 01/09/1882. Elève à l'Ecole d'application de l'artillerie et du génie à Fontainebleau le 01/08/1884. Affecté au 8e régiment d'artillerie, lieutenant en 2e le 01/10/1886, lieutenant en 1er le 01/02/1889. 8e régiment d'artillerie, 11e direction de Vncennes, capitaine en 2nd le 22/03/1893. Affecté au 12e régiment d'artillerie, 4e direction de Vincennes 09/07/1896, passé 4e adjoint au 2e bureau de la 3e direction au ministère de la guerre le 26/02/1895, nommé capitaine en 1er le 03/11/1900. Etat-major particulier de l'artillerie, adjoint au 2e bureau de la 3e direction au ministère de la guerre le 30/12/1900, idem 12/07/1904.

Lieutenant-colonel, Chef de corps du 43e RAC du 06/09/1914 au 15/11/1915.

Identifié dans les légendes de l’album : p. 10, 59 (Artois 23/05 - 25/10/1915)

Carnet de route R. Tronsson 43e RAC, 3e groupe 9e batterie : 6 septembre 1914 ; 28 octobre 1915

Lieutenant-colonel à l'état-major de l'artillerie lourde d'une armée (1916) ;  Colonel d'artillerie adjoint militaire au haut commissariat de a République française à Constantinople (1921)

Gé de brigade d'artillerie 19..

Adresses connures : 34 boulevard Saint-Michel, Paris 5e ; 344 rue de Vaugirard Paris 15e.

Marié en premières noces à Paris 17e le 22/01/1889 à Carola Marie Madeleine Fauconneau-Dufresne ; marié en seconde noces à Marie Caroline Fauconneau-Dufresne à Paris 8e le 30/03/1892 (4 enfants dont un fils le lieutenant Marie Jospeh Michel Rougier 503e RCC, mort pour la France à Thure (Marne) le 27/09/1918) ; marié en 3e noces à Louise Marie Augustine Brion de Boisgillet à Paris 7e le 11/09/1923.

Chevalier de la Légion d'honneur (1904), Officier (1916), Commandeur 1921) (Source Base Léonore dossier LH/2395/63)

 

 

SABATIER (SABATIE dans l’album) Antoine Alfred (Paris 1891 - ) [info Stéphane Agosto]

Lieutenant (dans l’album) ou sous-lieutenant 74e RI 2e bataillon

SABATIER

Affecté au 74e R.I. le 09/10/1912. Mobilisé avec le 74e R.I, nommé caporal le 17/10/1915, nommé sergent le 12/01/1916, nommé adjudant le 31/05/1916, nommé sous-lieutenant le 10/06/1916,nommé lieutenant de réserve à titre temporaire Journal de Rouen du 23.07.1918, J.O. du 23.7.1918, rang du 6.06.1918). Prend provisoirement le commandement de la C.M. 2, le 21/07/1918 lorsque le capitaine Henry est tué. Démobilisé le 4.10.1919. A la dissolution du 74e R.I., est affecté comme lieutenant de réserve au 101e R.I. (décision ministérielle du 14.04.1920), puis au 46e R.I. en 01.1924. [info Stéphane Agosto]

Intoxiqué le 21 octobre 1918.

Identifié dans les légendes de l’album : p. 206 (secteur de Champagne 14/03– 25/05/1918)

Trois citations dont 1 à l'ordre de la division (1916), 1 à 'ordre du régiment (1918)

 

SAMSON

43e RAC 3e groupe 7e batterie

SAMSON

Identifié dans les légendes de l’album : p. 35 (Front de l’Aisne 12/09/1914 - 22/05/1915)

 

 

SARRAZIN

Brancardier, 43e RAC 3e groupe

SARRAZIN

Identifié dans les légendes de l’album : p. 177 (Le Chemin-des-Dames 28/03 -  01/09/1917)

 

 

 

SASMANN voir SUSMANN

 

 

SAUTREUIL François

canonnier conducteur, 43e RAC 3e groupe, 9e batterie

Carnet de route R. Tronsson 43e RAC, 3e groupe 9e batterie : 8 août 1914 blessé ; 3 septembre 1914

 

 

SEIVEL

43e RAC, 3e groupe, 9e batterie 

Carnet de route R. Tronsson 43e RAC, 3e groupe 9e batterie : 27 janvier 1917

 

 

SIMON Maurice Joseph (Rouen 1892 – Passy-sur-Marne 1914)

Maréchal des logis 43e RAC, 3e groupe, 9e batterie Mort pour la France

Carnet de route R. Tronsson 43e RAC, 3e groupe 9e batterie : 10 septembre 1914 tué à l’ennemi

 

 

SIMON

Maréchal des Logis 43e RAC

SIMON

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6349077c/f9.image.r=%2243e%20reg%20d'artillerie%22

Identifié dans les légendes de l’album : p. 52 (Front de l’Aisne 12/09/1914 - 22/05/1915)

 

 

 

SOPHER Edmond Michel (Paris 1875 – Hanzinelle 1914)

Lieutenant orienteur, 43e RAC, 3e groupe, 9e batterie, mort pour la France

Carnet de route R. Tronsson 43e RAC, 3e groupe 9e batterie : 24 août 1914 tué à l’ennemi

 

 

SOURDEVAL

Canonnier, 43e RAC, 3e groupe, 9e batterie                     

Carnet de route R. Tronsson 43e RAC, 3e groupe 9e batterie : 24 août 1914 blessé ; Répertoire p. 134-135

 

 

STOUFF Alfred François Louis (Auch 1879 - 1963)

Capitaine 43e RAC 1er groupe 3e batterie

STOUFF

Registre de matricule, subdivision de Mi , classe 1899, n°1556. Engagé volontaire pour quatre ans à la Maire d'Auch le 18/03/1898 au titre du 18e régiment d'artillerie, arrivé au corps le 19 du dit 2e canoniier conducteur. Brigadier le 06/05/1899, brigadier fourrier le 20/07/1899, maréchal des logis le 26/03/1900. Rengagé pour un ans le 12/12/1901, puis deux ans 26/04/1902. Maréchal des logis fourrier le 23/02/1903. Rengagé pour deux ans le 08/11/1904, rengagé pour deux ans le 19/02/1907. Admis à suivre les cours de l'Ecole d'application de l'artillerie et du Génie le 25/02/1907, élève officier le 03/04/1907. Promu sous-lieutenant au 4e régiment d'artillerie pour prendre rang du 01/04/1908. Nommé lieutenant en 2e le 01/04/1910. Passé au 43e régiment d'artillerie (3e batterie) le 24/11/1911. Nommé capitaine à Titre temporaire le 20/09/1914. Blessé le 27/09/1914 à Saint-Thierry d'une balle de Schrapnell à la cuisse gauche. Nommé capitaine à titre définitif le 03/091915. Blessé le 20/07/1918 à Saint-Rémy-Blanzy d'un éclat d'obus à la cuisse droite.  Hôpital n°34bis pour trois mois. Versé au Dépôt du 43e RAC le 15/10/1918.

Identifié dans les légendes de l’album : p. 180 (Le Chemin-des-Dames 28/03 -  01/09/1917), 187 (Secteur de Saint-Quentin 02/09/1917 - 17/01/1918)

Proposé pour maintien dans les cadres et pension temporaire 60% pour fracture fémur droit racourcissement de 9cm1/2, raideur très marquée du genoux (1921). Envoyé en congès illimité en attendant sa mise à la retraite à compter du 21/10/1923. Admis à la tretraite pour infirmité et rayé des cadres le 31/03/1924.

Croix de guerre avec palme et Chevalier de la Légion d'Honneur (1916) ordre du GQG signé Joffre ; Officier (1920) (Source Base Léonore dossier 19800035/397/53233). Cité à l'ordre du 3e CA (1915), à l'ordre de la 12e DI (1917), à l'ordre de la Xe armée (1918) Croix de guerre belge, cité à l'ordre du jour de l'armée (1919)

Marié à Auch le 26/10/1903 avec Marthe Marie Agélique Ransan. Adresse connue : Barbazan près Vic-Fezensac (1963) 

Autres clichés disponibles : collection Historial de la Grande Guerre – Péronne - auteur André ROUSSEL Maréchal des  logis au 43e RAC (1er groupe 3e batterie) - Cote 2PHO2685.1 "Saint-Thierry. Octobre 1914. Le capitaine Stouff devant sa cabane en construction" ; Cote 2PHO2698.1 "Saint-Thierry. Octobre 1914. Le capitaine Stouff dans une brèche d’obus" ; Cote 2PHO2699.1 "Pontavert. Janvier 1915. Le capitaine Stouff, son ordonnance (Leharivel) et le lieutenant Chapeau devant son bureau qui est une cabane en planche de garde chasse" ; Cote 2PHO2725 "Janvier 1915. La batterie de tir un jour de reve. Au premier plan le capitaine Stouff" ; Cote 2PHO2742.1 "Saint-Thierry. Octobre 1914. Le capitaine Stouff et les deux médailles de la batterie" ; Cote 2PHO2748.1 "Le Capitaine Stouff, le docteur Ravet du Havre et un servant assis dans un trou d'obus" ; Cote 2PHO2761.1 "Le capitaine Stouff devant le débouchoir de 90 bouleversé par un obus" ; Cote 2PHO2762.1 "Pontavert. Décembre 1914. Le capitaine Stouff et le lieutenant Chapeau dans leur bureau qui est dans une cabane de garde chasse". (Source : Archives départementales de la Somme)

 

 

SUSMANN [SASMANN]

Maréchal des Logis 43e RAC 3e gr. 9e Bat. 2e section

SASMANN

Identifié dans les légendes de l’album : p. 32, 39 (Front de l’Aisne 12/09/1914 - 22/05/1915)

Carnet de route R. Tronsson 43e RAC, 3e groupe 9e batterie : 2 septembre 1914 ; 3 mai 1916

 

 

TACHON Arsène Charles [info Stéphane Agosto]

Pharmacien 74e RI

TACHON

Pharmacien aide-major de 2e classe au 65e R.I.T., affecté au 74e R.I., en remplacement du pharmacien Banette, le 25/11/1917. Evacué, le 09/09/1918, pour courbatures fébriles [info Stéphane Agosto].

Identifié dans les légendes de l’album : p. 200, 202 (secteur de Champagne 14/03– 25/05/1918)

 

 

TASSEL Jean Henri Clovis (Lieurey 1881 - Paris 1975)

Vétérinaire aide-major 2e puis 1ère classe 43e RAC3e batterie

TASSEL Vét 

Registre de matricule, subdivision de Bernay, classe 1901, n°738 (visionneuse p. 376). Dispensé en tant qu'élève à l'Ecole vétérinaire de Toulouse (Revue de médecine Vétérinaire du 15/08/1915). Arrivé au corps le 14/11/1914 au 11e Régiment d'artillerie, 2e canonnier conducteur. Passé dans la disponibilité de l'armée active le 22/09/1903. A accompli comme dispensé une période d'exercices au 11e RA du 21/08 au 17/09 1905. A obtenu son diplôme de médecin vétérinaire le 31/08/1905. A accompli une période d'exercice au 11e Régiment d'artillerie (Versailles) du 23/09 au 15/10/1909.

Passé au 43e Régiment d'artillerie le 01/10/1910. A accompli une deuxième période d'exercice au 43e Régiment d'artillerie (Rouen) du 30/11 au 17/12/1911. Rappelé à l'activité le 11 août 1914. Nommé vétérinaire auxiliaire le 27/08/1914. Promu vétérinaire aide-major 2e classe le 24/09/1914 pour prendre rang du 02/08/1914. Promu vétérinaire aide-major 1ère classe J.O. du 09/01/1917 pour prendre rang du 02/04/1916. Affecté au 3e groupe du 43e RAC en remplacement du vétérinaire Aide-major Leneveu à l'automne-hiver 1916.

Identifié dans les légendes de l’album : p. 2 (Introduction 1915), 146, 148, 149 (Les Eparges 22/06 1916 - 27/03/1917), 164, 168, 179, 181 (Le Chemin-des-Dames 28/03 -  01/09/1917), 11 (Secteur de Saint-Quentin 02/09/1917 - 17/01/1918), 195 (Front de Champagne)

Envoyé en congé illimité de démobilisation le 04/03/1919. Affecté au 43e RAC. Affecté au 41e RAD par DM du 17/091924. Passé au 8e RAD par DM du 24/04/1926. Affecté au 28e RA le 07/10/1927. Passé au CMA n°40 le 01/12/1928 suite à la dissolution du dépôt du 28e RAD, rayé des cadres par lettre de radiation du 13/01/1931.

Croix de guerre, citation à l'ordre du régiment 1918. Se retire à Lieurey (Eure), marié à Epreville-en-Lieuvin le 07/09/1912 avec Marie Félicité Lefort.

 

 

TAUPIN

(43e RAC, 3e groupe, 9e batterie ?)

Carnet de route R. Tronsson 43e RAC, 3e groupe 9e batterie : Répertoire p. 142-143

 

 

TEYSSIER

Lieutenant 24e RI

TEYSSIER

Identifié dans les légendes de l’album : p. 209, 211 (Aronde et Matz 21/06-8/09/1918)

 

 

THIANLOUP [THIENLOUP] Armand,

2e canonnier servant 43e RAC, 3e groupe, 9e batterie

Carnet de route R. Tronsson 43e RAC, 3e groupe 9e batterie : 20 novembre 1916 blessé ; Répertoire p. 134-135

 

 

THIRIAT

43e RAC, 3ème groupe, 9e batterie (échelons)                         

Carnet de route R. Tronsson 43e RAC, 3e groupe 9e batterie : Répertoire p. 134-135 blessé en mai 1916

 

 

THOREL

43e RAC 3e groupe ?

THOREL

Identifié dans les légendes de l’album : p. 74 (Artois 23/05 – 25/10/1915)

 

 

 

TOCQUEVILLE

43e RAC 3e gr. 9e Bat. 1e section

TOCQUEVILLE

Identifié dans les légendes de l’album : p. 32 (Front de l’Aisne 12/09/1914 - 22/05/1915)

 

 

TOIX Antoine

43e RAC, 3e groupe, 9e batterie, maréchal des logis

TOIX

Identifié dans les légendes de l’album : p. 32 (Front de l’Aisne 12/09/1914 - 22/05/1915)

Carnet de route R. Tronsson 43e RAC, 3e groupe 9e batterie : 6 février 1916 blessé ; Répertoire p. 134-135

 

 

TRONSSON Robert

Maréchal des Logis, 43e RAC3e gr.  9e Bat. 1e section chef de pièce

TRONSON

Notice biographique voir : page d'accueil

Identifié dans les légendes de l’album : p. 32 (Front de l’Aisne 12/09/1914 - 22/05/1915)

 

 

TURPIN Henri Léon (Armentières 1892 – Billy-sur-Ourq 1918) [info Stéphane Agosto]

Lieutenant 74e RI 2e bataillon

TURPIN

Registre de matricule bureau de Lille, classe 1912 matricule 1808. Etudiant ecclésiastique à l'incorporation le 08/10/1913, affecté au 43e RI. Caporal le 23/02/1914, sergent le 08/09/1914. Blessé le 17/09/1914 à la ferme du Choléra à Berry-au-Bac (Aisne). Promu sous-lieutenant à titre temporaire le 06/06/1916. Passé au 74e RI le 06/09/1916. Promu lieutenant à titre temporaire le 17/07/1918.Mort pour la France tué à l'ennemi à Billy-sur-Ourq (Aisne) le 20 juillet 1918.

Identifié dans les légendes de l’album : p. 199  (secteur de Champagne 14/03– 25/05/1918)

 Croix de guerre avec palmes, chevalier de la Légion d'honneur à titre posthume (J.O. 14/08/1920)

 

 

VALABREGUE de Moïse Menhanem Fernand (Carpentras 1857 - Paris 1926)

Colonel chef de corps du 43e RAC (1eroctobre 1910 - 3 septembre 1914). (Source Léonore dossier LH/2662/27)

Carnet de route R. Tronsson 43e RAC, 3e groupe 9e batterie : 27 août 1914, 6 septembre 1914

 

 

 VALERY voir VALLERY

 

 

 

VALLEE

Sous-lieutenant 43e RAC

VALLEE

Identifié dans les légendes de l’album : p. 187 (Secteur de Saint-Quentin 02/09/1917 - 17/01/1918)

 

 

VALLERY René Albert (Octeville-sur-Mer 1889 - Paris 1955)

Maître-pointeur, 43e RAC, 3e groupe, 9e batterie.

Registre de matricule bureau du Havre classe 1909 matricule 3065. Officier dans l’ordre de la Légion d’Honneur (Source Base Léonore dossier 19800035/113/14290)

Carnet de route R. Tronsson 43e RAC, 3e groupe 9e batterie : 28 mai 1916 blessé ; Répertoire p. 134-135

 

 

 

VALLOT

24e RI

VALLOT

Identifié dans les légendes de l’album : p. 214 (Aronde et Matz 21/06-8/09/1918)

 

 

VAUTIER Georges Maurice

Brigadier brancardier 43e RAC 3e groupe

VAUTIER

Blessé  à Jumigny le 31 août 1917

Identifié dans les légendes de l’album : p. 47 (Front de l’Aisne 12/09/1914 - 22/05/1915), 131, 133 (Verdun 29/03 – 20/06/1916)

 

 

 

VERNEY René Julien Auguste (Quettehou 1881 - Littry 1958)

Médecin Aide Major 43e RAC 3e gr. ; 74e RI ; Médecin Major 24e RI

VERNEY

Notice biographique voir : page d'accueil

Identifié dans les légendes de l’album :

Médecin aide-major 1ère classe 43e RAC 3e groupe

p. 5, 8, 12, 27-28, 31, 38, 42, 45, 47, 50 (Front de l’Aisne 12/09/1914 - 22/05/1915), 2, 4, 6, 7, 8, 10, 11, 59, 60, 63, 70, 80, 87, 89, 90, 91, 92, 104 (Artois 23/05 - 25/10/1915), 6, 10, 113, 116 (Front de la Somme 25/10/1915 - 28/03/1916), p. 131 (Verdun 29/03 – 20/06/1916), 7, 136, 137, 139, 141, 145, 146 (Les Eparges 22/06 1916 - 27/03/1917), 151, 182 (Le Chemin-des-Dames 28/03 -  01/09/1917), 183, 184, 187, 191 (Secteur de Saint-Quentin 02/09/1917 - 17/01/1918), 195 (Secteur de Champagne 14/03 – 25/05/1918)

Médecin aide-major 1ère classe 74e RI 2e bataillon

p. 201, 205 (Secteur de Champagne 14/03– 25/05/1918)

Médecin major 2e classe 24e RI

p. 208, 209 (Aronde et Matz 21/06-8/09/1918)

 

 

VERRIER Elie Joseph (Vosnon 1873 - 1923) 

Général commandant la 6ème DI (24 juin 1914 – 31 août 1914).

Officier dans l’ordre de la Légion d’Honneur (Source Base Léonore dossier LH/2696/12)

Carnet de route R. Tronsson 43e RAC, 3e groupe 9e batterie : 1er septembre 1914

 

 

VOISIN

43e RAC 3e gr. 9e Bat. 2e section

VOISIN

Identifié dans les légendes de l’album : p. 32 (Front de l’Aisne 12/09/1914 - 22/05/1915)

 

 

VUILLERMOZ

Pharmacien 24e RI

VUILLERMOZ

Identifié dans les légendes de l’album : p. 210, 211, 216 (Aronde et Matz 21/06-8/09/1918)

 

 

ZIERER Daniel Marie René (Louviers 1877 - Paris 1957)

Capitaine 43e RAC, 2e groupe, 6e batterie (Les Eparges juillet 1916 – février 1917)

ZIERRER

Registre de matricule, subdivision de Rouen nord, classe 1897, n°1525. Engagé volontaire pour 4 ans le 06/11/1897 à l’Ecole Centrale des Arts et manufactures. Incorporé le 20/10/1897 nommé sous-lieutenant de réserve au 24e régiment d'artillerie, arrivé au corps le 01/10/1900. Affecté au même grade au 14e régiment d'artillerie par décision ministérielle le 11/11/1901. Effectue une période d'exercice du 16/02 au 15/03/1903. Affecté au 4e régiment d'artillerie par décision ministérielle du 30/03/1903. Accomplit une période d'exercice du 21/08 au 19/09/1905 au 24e RA. Affecté au 22e régiment d'artillerie par décision ministérielle du 25/06/1906. Accomplit un stage du 21/05 au 03/06/1907 commission de classemenent de chevaux. Nommé lieutenant de réserve en 2nd par décision ministérielle du 25/03/1908. Accomplit une période d'exercic au 24e RA du 17/05 au 9/06/1909. Affecté au 43e RAC par décision ministérielle le 25/09/1910 (revue d’artillerie octobre 1910). Passé dans l'armée territoriale le 01/10/1910. Accomplit uen période d'exercice au 43e RAC du 07 au 15/09/1911 et du 04 au 16/12/1910. Mobilisé le 07/08/1914, affecté dans une section de munition jusqu'au 09/12/1914. Dépôt du 43e RAC à Caen du 10/12/1914 au 19/02/1915. Lieutenant à la 6e batterie du 43e RAC du 20/02/1915 au 01/04/1916. Perte de l'ouie du côté gauche à la suite de tirs et d'éclatements le 25/09/1915 (a droit au port de l'insigne des blessés de guerre). Nommé au commandement de la 6e batterie le 01/04/1916. Promu capitaine par décision ministérielle du 05/05/1916 rang du 24/04/1916 (J.O. du 10/05/1916). Affecté au QG de la 5e DI le 22/12/1917.

Identifié dans les légendes de l’album : p.141, 143, 146 (Les Eparges 22/06 1916 - 27/03/1917)

Mis en congés illimité de démobilistation le 26/01/1919 2e échelon) par le dépôt démobilisateur du 11e RAC. Affectation au 5e régiment d'artillerie de campagne portée par ordre de mutation en date du 19/05/1920, mis à disposition du Général commandant le 3e corps d'armée (J.O. du 02/10/1920). Mis à disposition du Général gouverneur de Paris par décision ministérielle du 31/07/1923. Promu chef d'escadron par décision ministérielle du 12/07/1926

Chevalier dans l'ordre de la Légion d'honneur 1919, Officier (1936) (base Léonore dossier 19800035/0281/37706), Croix de guerre, 3 citations dont 2 à l'ordre de la 5e DI (1916 et 1918) et 1 à l'ordre du 43e RAC (1918), Croix de guerre Belge, 1 citation à l'ordre du jour de l'armée Belge (1918).

Adresses connues : Rouen, 57 rue Jeanne d'Arc (1903) ; Rouen, 1 rue d'Harcourt (1919) ; Gebwiller, villa Warnery, chemin de Luschbuhl (1920-1922) ; Sèvres, Villa Beauregard, 69 rue Brancas (1936-1953) ; Paris, 6 rue Louis David (1957).

Directeur commercial des établissements Brandt (1936). Marié à Rouen le 16/06/1903 avec Marthe Lucie Alice Lemaître (2 enfants, divorcé prononcé en 1931) ; Remarié à Paris le 17/02/1932 avec Madeleine Henriette Emma Bourcart.

 

 

ZOPPI Albert François Jacques (Paris 1890 – Hanzinelle 1914)

2ème canonnier conducteur, 43e RAC 3e groupe, 9e batterie, mort pour la France 

Carnet de route R. Tronsson 43e RAC, 3e groupe 9e batterie : 24 août 1914

 

 

 

 

 

 

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04 décembre 2016

Le 43e RAC, août 1914 - mars 1918

 

Découvrez L'hymne du 43e d'Artillerie    Rouen - L'étendard du 43e Régiment d'artillerie Carte-photo (coll

 

Cette page est consacrée à la présentation du 43e Régiment d'artillerie de campagne, unité au sein de laquelle René Verney est affecté en tant que médecin aide-major du 3e groupe du 1er août 1914 au 14 mars 1918. On y trouve des informations générales ainsi que des éléments sur l'évolution de son état-major et enfin le relevé des pertes du 3e groupe (morts pour la France, disparus et blessés) durant cette période. La page suivante est consacrée à l'organisation de son service médical.

 

Création du 43e RAC

Le 43e RAC est une unité créée peu avant la première guerre mondiale dans le cadre de la loi du 24 juillet 1909 (JO du 31 juillet 1909, p.8302).

Les affectations de ses officiers s'effectuent progressivement en 1910 alors que le régiment est en cours de formation. Ils sont inclus au 11e RA comme corps de rattachement jusqu'au 31 décembre. Exemples d'affectations :

-JO 28 juin 1910, p. 5893 (création des batteries) : Garnuchot capitaine 10e RA (43e commendement 8e batterie); Berntzwiller lieutenant 8e RA (43e commandement 9e Batterie)

-JO 11 septembre 1910, p. 7607 (formation de l'état-major) : Lieutenant-colonel Valabrègue breveté hors cadre (43e commandant par intérim) ; M. Drouault chef d'escadron au 11e RA (43e faisant fonction de Lieutenant-colonel) ; M. Lebel chef d'escadron au 11e RA (43e Major) ; M. Vielle capitaine 11e RA (43e inspecteur d'armes) ; M. Bouhet lieutenant au 11e RA (faisant fonction de capitaine chargé de la mobilisation) ; M. Lannes Etat-major particulier, direction de Lyon (43e trésorier).

-JO 11 septembre 1910, p. 7580 (nomination d'un vétérinaire) M. Caulle vétérinaire en 1er au 37e RA directeur du centre de rmonte du Bec-Hellouin (11/43e RA, service)...

Les sous-officiers sont quant à eux affectés au régiment à la date extacte de création du corps le 1er janvier 1911.

Rouen - L'étendard du 43e Régiment d'artillerie CPA (coll

Rouen – L’étendard du 43e Régiment d’artillerie. (carte-postale coll. verney-grandeguerre)

Le colonel Moïse Enahim Fernand Valabrègue (à droite), accompagnant le porte-étendard (adjudant Bourgoin) et sa garde (maréchaux des logis Gloeser et Thoury). Prise de vue réalisée à Rouen caserne Jeanne-d’Arc le 18 juillet 1911.

 

Casernement à Rouen : janvier 1911 - avril 1914

Lors de sa création et jusqu'à son transfert à Caen le 1er avril 1914, le 43e RAC est en garnison à Rouen, caserne Jeanne d'Arc. L'édifice, de style classique construit à la fin du XVIIIe siècle est composé d'un pavillon central encadré de deux vastes corps de bâtiments (actuellement antenne du Conseil régional de Normandie). Il sert de cadre jusqu'au transfert du régiment à Caen le 1er avril 1914 à de nombreux portraits collectifs.

Rouen - caserne Jeanne d'Arc (carte-postale coll

La caserne Jeanne d'Arc, façade principale et entrée donnant sur le Champ de Mars (au premier plan)

(carte-postale coll. verney-grandeguerre)

Rouen, caserne Jeanne d'Arc, artilleurs du 43e RAC et leur pièce de 75 (carte-photo coll Rouen, caserne Jeanne d'Arc, pièce de 75 et artilleurs du 43e RAC (carte-photo coll

Rouen, caserne Jeanne d'Arc, pièce de 75 et groupe d'artilleurs du 43e RAC (carte-photo coll Rouen, caserne Jeanne d'Arc, groupe d'artilleurs du 43e RAC et pièces de 75 au repos (carte-photo coll

Rouen, caserne Jeanne d'Arc, artilleurs du 43e RAC au 276 (carte-photo coll  Rouen, caserne Jeanne d'Arc, groupe d'artilleurs du 43e RAC (carte-photo coll

Rouen, caserne Jeanne d'Arc, groupes d'artilleurs du 43e RAC 1911-1914 (cartes-photos coll. verney-grandeguerre)

La caserne Jeanne d'Arc est implantée sur l'actuel boulevard Gambetta, qui longeait autrefois au nord le Champ de Mars sur lequel se déployait au sud une enceinte de bâtiments annexée au cantonnement et où étaitent notemment implantées les écuries régmentaires.

Rouen - Vue générale et vue du champ de Mars (carte-postale coll

Vue du Champ de Mars à Rouen. Au second plan à droite la caserne Jeanne d'Arc et sur l'esplanade au premier plan, l'enceinte formée par les bâtiments annexés au cantonnement, avant construction des écuries du 43e RAC (carte-postale coll. verney-grandeguerre).

Rouen, Champ de Mars, bâtiments provisoires élevés pour le casernement du 43e RA (coll

Vue de l'enceinte des bâtiments annexés à la caserne Jeanne d'Arc avec, au second plan, les écuries édifiées pour le 43e RAC (carte-postale coll. verney-grandeguerre)

Rouen, Champ de Mars, le pansage aux écuries du 43e RAC, (carte-photo coll  Rouen, Champ de Mars, écuries du 43e RAC, le pansage (carte-photo coll

Rouen, Champ de Mars, bâtiments annexés à la caserne Jeanne d'Arc, pansage aux écuries 1911-1914

(cartes-photos coll. verney-grandeguerre)

Le Champ de Mars vaste esplanade servait aux excercices et revues notamment du 43e RAC de 1911 à 1914 comme en témoigne plusieurs clichés photographiques (cf. Pôle image Haute-Normandie). S'y déroule notemment le 18 juillet 1911, la cérémonie de présentation de l'étendard du régiment au corps de troupe dont il est possible de lire le compte-rendu dans le Journal de Rouen du 19/07/1911).

Présenation de l'étendard du 43e régiment d'artillerie (carte-photo coll

Cérémonie de présentation de l’étendard régimentaire au corps de troupe le 18 juillet 1911 à Rouen sur l'esplanade du Champ de Mars (Carte-photo coll. verney-grandeguerre)

Rouen, Champ de Mars, artilleurs du 43e RAC, (carte-photo coll

Rouen, Champ de Mars, artilleurs du 43e RAC et leur pièce de 75, 1911-1913 (carte-photo coll. verney-grandeguerre)

 

Casernement à Caen : Quartier Claude Decaen

Début avril 1914, le 43e RAC, jusqu’alors cantonné à Rouen, s’installe à Caen Quartier Claude Decaen, une caserne à peine achevée, implantée sur les hauteurs de la rive droite de l’Orne au sud du faubourg de Vaucelles. Dépôt du 43e RAC, c’est le lieu de mobilisation des hommes du 2 au 7 août 1914 et des chevaux, assuré par le service la remonte..

Caen, caserne de 43e RAC bâtiment central en construction

carte-photo coll. verney-grandeguerre

Quartier Claude DecaenSources : Photographies aériennes 1946-1965 ; carte d‘état-major 1866 et cartes topographiques 1950 2016 - IGN - Géoportail

 

Le Quartier d’artillerie Claude Decaen occupe le vaste quadrilatère de 14 ha compris entre les rues Guillaume Trébutien et Michel Lasne, le Boulevard Raymond Pointcarré et l’Avenue du capitaine Georges Guynemer. L’entrée principale ouvre sur cette dernière, dans l’axe de l’Avenue Albert 1er.

Caen caserne d'artillerie Vue générale  Caen, nouvelles casernes d'artillerie, entrée principale

cartes postales coll. verney-grandeguerre

 

Elle donne accès à une cour d'honneur fermée au sud par trois vastes bâtiments abritant les quartiers, le bâtiment central étant en léger retrait.

 

Caen, nouvelles casernes d'artillerie, vue générale de face

 

Caen, 43e régiment d'artillerie, bâtiment central et cour d'honneur  Caen caserne d'artillerie Batiment Ouest

cartes postales coll. verney-grandeguerre  

A l’arrière, se développent trois groupes compacts de bâtiments annexes abritant notamment les écuries.

Caen, caserne d'artillerie, les Ecuries - 2

Caen caserne d'artillerie les Ecuries le Pansage MoyenneCaen, caserne d'artillerie, les Ecuries

cartes postales coll. verney-grandeguerre

A l’extrême sud, de part et d’autre de l’axe central, sont implantés deux manèges couverts.

Caen caserne d'artillerie les Manèges

carte postale coll. verney-grandeguerre

La caserne se situe à proximité immédiate d’un vaste champ de manœuvre de 27 ha acquis en 1875 par la ville de Caen sur le territoire de Cormelles-le-Royal. Sur ce dernier qui a également servi de terrain d’aviation et d’hippodrome dans l’entre-deux guerre, de déploie l’actuel quartier de la Guérinière intégré à la ville de Caen en 1951.

Caen, caserne d'artillerie 1930 43e d'artillerie

carte postale verney-grandeguerre

Durant la seconde guerre mondiale la caserne est transformée en camp d’internement par l’occupant qui y procède à l’exécution d’une soixantaine d’otages de 1941 à 1944. Une plaque commémorative, implantée au croisement de l’avenue Georges Guynemer et de l’avenue du 43e régiment d’artillerie, en témoigne.

Après la guerre, le site accueille plusieurs milliers de caennais sinistrés puis les ouvriers qui contribuent à la reconstruction de la ville. En 1999 pour mettre fin à une ultime période de déshérence, est créée à l’emplacement du site, une ZAC pour permettre la requalification du quartier (création de la Clinique du Parc, de la caserne de Gendarmerie Le Flem, de l’EHPAD Henry Dunant, …). La plupart des bâtiments de la caserne ont ainsi été entièrement détruits, le seul édifice conservé étant l’ancien poste de commandement originellement implanté au nord-ouest de la place d’arme, parallèlement à l’Avenue du capitaine Georges Guynemer (il abrite désormais le « Pôle de vie des quartiers Rive droite » de la ville de Caen.

 

 

La Grande Guerre

Le 43e RAC constitue le régiment d’artillerie divisionnaire de la 5e division d’infanterie (DI) qui a pour affectation organique le 3e corps d’armée (5e Armée d’août 1914 à mai 1915).

Parmi les éléments organiques d’armée figurent notamment 5 groupes d’artillerie lourde que nous trouverons aux côtés du 43e RAC : 1er RAL (régiment d’artillerie lourde) : 1er et 2e groupe équipés de 155 CTR (canons à tir rapide) et 3e et 4e groupes équipés de 120 courts ; et 1 groupe du 4e RAL équipé de 120 longs.

Album R. Verney p.029 gauche haut

Bois de Gernicourt (Aisne), janvier 1915. Canon de 155 CTR Rimalho du 1er RAL (Album R. Verney p. 29)

Parmi les éléments rattachés au 3e corps d’armée dès la fin de 1914 on trouve l’escadrille C4, unité aéronautique d’observation équipée de Caudron à partir de mars 1915. Certains officiers du 43e RAC sont détachés dans cette escadrille en tant qu'observateurs tel le lieutenant Raymond Oblin, du 5 mai 1915 au 1er avril 1916 (voir portraits p. 17 et biographie dans l'index des noms de personnes). On peut également citer le sous-lieutenant Perrin (en cours de détachement à l'escadrille C4 au 1er juillet 1916 cf. JMO régimentaire) ou le lieutenant Jean-Louis Emile Blanchard mort pour la France, tué au cours d’un combat aérien le 31 juillet 1918.

Album R. Verney p.018 haut gauche

   Berles-Monchel (Pas-de-Calais), été 1915. Officiers de l’escadrille C4 devant un Caudron.

Au centre le capitaine Rochette chef d'escadrille, à sa gauche le lieutenant Oblin observateur du 43e RAC,

à l'extrême gauche le lieutenant Communeau observateur du 11e RAC (Album R. Verney p. 18).

La 5e division d’infanterie est commandée par le général Mollard jusqu’au 31 août 1914. A cette date elle est placée sous le commandement du général Mangin. Le général Roig-Bourdeville lui succède à compter du 4 juin 1916  et ce, jusqu’au 1er juin 1920. Elle est composée en août 1914 de régiments mobilisés dans la circonscription de la 3e Région Militaire (Rouen) :

9e brigade : 39e RI (Rouen) et 74e RI (Rouen)

10e brigade : 36e RI (Caen) et 129e RI (Le Havre)

Eléments divisionnaires : 7e régiment de chasseurs à cheval (un escadron – Evreux) et 43e RAC (Caen)

Seuls les 74e RI et 43e RAC resteront attachés à la 5e DI de la mobilisation à l’armistice. En juillet 1915 le 39e RI est affecté à la 130e DI, le 274e RI (régiment de réserve du 74e - casernement Caen) intègre alors la 5e DI. En mai 1917, le  36e RI est incorporé au sein de la 121e DI et le 129e RI au sein de la 69e. Le 5e RI (casernement à Paris - dépôt à Falaise) intègre alors la 5e DI suivi pour un temps (de juin  à novembre 1917) du 114e bataillon de chasseurs alpins. Enfin, en novembre 1917 le 224e RI (régiment de réserve du 24e - casernement à Caen) intègre à la 5e DI peu de temps avant la dissolution du 274e (décembre 1917).

Album R. Verney p.198 droite bas

Souain (Marne), camp de Darolles, mars-mai 1918

Groupe des grenadiers d’élite du 74e RI 2e bataillon , au centre le sous-lieutenant Gaugry (Album R. Verney p. 198)

Le 43e RAC en tant qu’artillerie divisionnaire, a pour mission d’assurer le soutien des régiments d’infanterie de la 5e DI en termes de préparation et d’accompagnement des actions et de protection.

Il est placé sous les ordre d'un chef de corps (lieutenant-colonel ou colonel) à la  tête d’un état major de six officiers encadrant un effectif de 1600 hommes environ qui assurent le service de 36 pièces de 75 mm modèle 1897, dont la répartition s'organise très précisément, le régiment se décomposant en trois groupes de trois batteries de quatre pièces.

Album R. Verney p.030 gauche bas

Bois de Gernicourt (Aisne), canon de 75 et son caisson, février 1915 (Album R. Verney p. 30)

Les batteries sont numérotées de manière continues de 1 à 9 et se répartissent ainsi : 1er groupe : batteries n°1,2,3 ; 2e groupe : batteries n°4,5,6 ; 3e groupe : batteries n°7,8,9.

Chaque groupe est placé sous les ordres d'un commandant chef d'escadron auquel s'adjoignent ordinairement six à sept officiers, lieutenants et sous-lieutenants (officier orienteur, commandant des échelons, officier d'approvisionnement, officier de liaison, médecin aide-major et vétérinaire). Le 3e groupe du 43e RAC comprend précisément en août 1914 541 hommes dont 16 officiers, 525 sous-officiers et canonniers (source JMO régimentare), alors qu'en mars 1917, il compte 600 hommes (source JMO service de santé divisionnaire).

Chaque batterie est placée sous les ordres d'un capitaine et de deux officiers (lieutenant et sous-lieutenant) et dotée de 170 hommes environ. Elle se décompose en deux sections ayant chacune en charge le service de deux pièces de 75.

Chaque section dispose de sous-officiers de différents grades et d'hommes du rang : canonniers conducteurs ou « cc » ayant la charge des attelages hyppomobiles : voitures avec avant-trains pour canons et caissons, voiture-forge, voiture-fourragère et fourgons de vivres ; canonniers servants ou « cs » attachés au service d'une pièce, 6 hommes sous les ordres d'un maréchal des logis chef de pièce, pami lesquel les maîtres-pointeurs ou "mp".

Album R. Verney p.032 gauche haut                 Album R. Verney p.033 gauche bas

         Bois de Gernicourt (Aisne) décembre 1914 - janvier 1915,          Bois de Gernicourt (Aisne) mars 1915 pièce de 75 en action,

                    servants de la 2e section de la 9e batterie                    les servants chargent la pièce, à l'extrême droite mal.d.l. Estard

                            (Album R. Verney p. 32)                                                                     (Album R. Verney p. 33)

 

Album R. Verney p.061 haut gauche        Album R. Verney p.068 bas droite

3e groupe du 43e RAC

Abrevoirs à Lucheux (Somme),15 juin 1915        Wanquetin (Pas-de-Calais), grande halte, 16-17 juin 1915

(Allbum R. Verney p. 61)                                                         (Album R. Verney p.68)

 

Le vétérinaire aide-major du 3e groupe a quant à lui sous son contrôle 520 chevaux environ dont 300 attelés

 

Album R. Verney p.060 haut droite    1915 Artois p

                Brévillers (Somme), parc de la 9e batterie, mai 1915      Attelage d'une pièce de 75 du 3e groupe du 43e RAC.   

                                   (Album R. Verney p. 60)                          Brévillers (Somme), juin 1915 (Album R. Verney p. 58)

 

Evolution de l'état-major du 43e RAC

 

Chefs de corps

-Du 2 août au 3 septembre 1914 : colonel Moïse Menhanem Fernand VALABREGUE (Carpentras 1857 - Paris 16e 1926)

-Du 3 au 6 septembre 1914 : lieutenant-colonel Amable Albert DROUAULT (Paris (18) 1861 - 19..)

-Du 6 septembre 1914 au 15 novembre 1915 : lieutenant-Colonel ROUGIER

-Du 15 novembre 1915 au 16 janvier 1917 : lieutenant-colonel DUMESNIL

-Du 16 janvier au 11 novembre 1918 : lieutenant-colonel EYMARD

 

En août 1914 le 43e RAC (source : JMO 26 N 980/1) est composé de :

Etat-major : Commandant le régiment : colonel VALABREGUE  (remplacé le 4 septembre 1914 par le lieutenant-colonel DROUAULT puis  le 6 septembre par le lieutenant-colonel ROUGIER). Adjoint : lieutenant-colonel DROUAULT, capitaine CLERE, lieutenant de réserve DEBRE, lieutenant de réserve BEAUFILS, lieutenant de réserve OSMONT

1° groupe : chef d’escadron commandant DE MIRIBEL. Adjoints : lieutenant de réserve BROSSE-DUPHEM, lieutenant de réserve CANET, lieutenant de réserve    PAVILLON , lieutenant STOUFF, lieutenant LAURENT ; Médecin : RAVET, vétérinaire : CAULLE

1° bie : capitaine DE SCHACKEN, lieutenant de réserve THIBERGE, sous-lieutenant PIERRIS

2° bie : lieutenant NEYRENEUF, lieutenant BOBILLIER, sous-lieutenant de réserve HALLMAYER

3° bie : capitaine LEULLIER, lieutenant BELIARD, lieutenant HALPHEN

2° groupe : chef d’escadron commandant MARIN. Adjoints : lieutenant de réserve COFFRE, lieutenant de réserve PREVOST, lieutenant de réserve DEVAUX, lieutenant de réserve COURTHALIER ; Médecin : aide-major BIOCHE, vétérinaire : aide-major LEFEBVRE DES RAUX

4° bie : capitaine MOLLIARD, lieutenant PRESTAT, lieutenant DE MENIBUS

5° bie : lieutenant LEBRETON, lieutenant MARINIER, lieutenant de réserve JANVIER

6° bie : capitaine MALRAISON, lieutenant BAILLON, sous-lieutenant DAUVERGNE
 
3° groupe : chef d’escadron commandant BRAUN. Adjoints : lieutenant de réserve SOPHER, lieutenant de réserve PETIT, lieutenant de réserve LAVOISIER, lieutenant de réserve LECOQ ; Médecin : aide-major VERNEY, vétérinaire : aide-major DUPONT

7° bie : capitaine BECQUET, lieutenant CHEVILLIARD, lieutenant OBLIN 9e batterie au 01/10/ 1914

8° bie : capitaine GARNUCHOT, lieutenant DELAYGUE, lieutenant JEAN

9° bie : capitaine BERNTZWILLER (Charles), lieutenant BLOT, lieutenant de réserve FEREMBACH

1915 Artois

Brévillers (Somme), mai 1915. Officiers du 3e groupe du 43e RAC.

De g. à d. debout lieutenant Jacquard, Dommanget, Lavoisier, capitaine Berntzwiller, Maguin,

commandant Braun, capitaine Garnuchot, capitaine Jobit, Delaygue, Fakler, Verney

De g. à d. assis Devinoy, Jean, Ferembach, Neyreneuf, Gosselin, Dupont, Lecoq (Album R. Verney p. 59)

 

Le 28 mai 1915 le 43e RAC (source : JMO 26 N 980/2) est composé de :

Etat-major : Commandant le régiment : Lieutenant-colonel ROUGIER évacué le 5 novembre 1915 intérim  commandant BRAUN jusqu’au 11 novembre 1915 puis commandant DE MIRIBEL. Lt Colonel DUMESNIL arrivé le 22 novembre 1915. Adjoints : capitaine CLERE, lieutenant de réserve PREVOST, sous-lieutenant de réserve OSMONT agent de liaison près du général de division, sous-lieutenant de réserve FELLMAN, sous-lieutenant de réserve NOUVIAN, Lieutenant PETIT téléphoniste

1° groupe : chef d’escadron commandant DE MIRIBEL. Adjoints : lieutenant de [brigade ?] HALPHEN orienteur, Lieutenant de réserve THIBERGE Cdt le groupe des échelons, Lieutenant de réserve PAVILLON agent de liaison près du Colonel, Lieutenant de réserve LAURENT  officier d’approvisionnement ; Médecin : aide-major 1ère classe RAVET, vétérinaire : major CAULLE

1° bie : capitaine BLOT, sous-lieutenant de réserve LEDUC

2° bie : capitaine BOHILLIER, sous-lieutenant GARREAU, sous-lieutenant de réserve HALLMAYER Cdt de l’échelon, sous-lieutenant de réserve GARNIER

3° bie : capitaine STOUFF, sous-lieutenant CHAPEAUX, sous-lieutenant GARÇONNOT  
 
2° groupe : chef d’escadron commandant MALRAISON. Adjoints : lieutenant de réserve COFFRE orienteur, lieutenant BEAUFILS agent de liaison auprès du Colonel, lieutenant DEVAUX officier d’approvisionnement, lieutenant de MENIBUS cdt le groupe des échelons ; Médecin : aide-major1ere classe BIOCHE, vétérinaire Aide-major 2e classe : LEFEBVRE DES RAUX

4° bie : capitaine MOLLIARD, lieutenants PRESTAT, sous-lieutenant DAUVERGNE

5° bie : capitaine LEBRETON, sous-lieutenant MOREAU, lieutenant de Territoriale JANVIER

6° bie : capitaine BAILLON, lieutenant ZIERER, sous-lieutenant de réserve GIRARD,sous-lieutenant de réserve PERRIN

3° groupe : chef d’escadron commandant BRAUN. Adjoints : lieutenant de réserve LAVOISIER orienteur, lieutenant de réserve LECOQ officier d’approvisionnement, lieutenant de réserve FEREMBACH commandant le groupe des échelons, sous-lieutenants de réserve JACQUARD , sous-lieutenant de réserve RAGUET ; Médecin : aide-major 1ere classe VERNEY, vétérinaire : aide-major 2e classe DUPONT

7° bie : capitaine JOBIT, sous-lieutenant de réserve FACKLER

8° bie : capitaine GARNUCHOT, lieutenant DELAYGUE, lieutenant JEAN

9° bie : capitaine BERNTZWILLER, sous-lieutenant GOSSELIN, sous-lieutenant DOMMANGET

Album R. Verney p.009 droite bas

Hailles (Somme) 1er novembre 1915. Officiers du 3e groupe du 43e RAC.

De g. à dr. lieutenant Fakler, lieutenant Raguet, lieutenant Jacquard, vétérinaire Leneveu,

médecin-auxiliaire Neyreneuf, capitaine Delaygue, capitaine Berntzwiller,commandant Braun,

capitaine Garnuchot, lieutenant Jean, lieutenant Lavoisier,lieutenant Ferembach, lieutenant Devinoy (Album R. Verney p. 109)              

 

Le 1er juillet 1916 le 43e RAC (source : JMO 26 N 980/3) est composé de :

Etat-major : Commandant le régiment Colonel DUMESNIL, Chef d’escadron EYMARD, Capitaine BERTZWILLER, sous-lieutenant LEDUC, sous-lieutenant NOUVIAN, sous-lieutenant COLIN-OLIVIER - Escadrille C4 : sous-lieutenant PERRIN

1er groupe : Chef d’escadron GARNUCHOT, lieutenant HEMARD, sous-lieutenant OUTHENIN-CHALANDRE, lieutenant THIBERGE, lieutenant LAURENT

1° bie : Capitaine BLOT, lieutenant PETIT, sous-lieutenant GARNIER

2° bie : Capitaine BOBILLIER , lieutenant HALLMAYR, sous-lieutenant GARREAU

3°bie : Capitaine STOUFF, sous-lieutenant GARÇONNOT, sous-lieutenant FOY

2° groupe : Chef d’escadron MALRAISON, sous-lieutenant GIRARD, lieutenant HELLOUIN de MENIBUS, lieutenant BEAUFILS

4° bie : Capitaine MOLIARD, sous-lieutenant VALLEY

5° bie : Capitaine LEBRETON, lieutenant JANVIER, sous-lieutenant  MOREAU

6°bie : Capitaine ZIERER, lieutenant COFFRE, sous-lieutenant GRIMPEZ

3° groupe : Chef d’escadron BRAUN, sous-lieutenant DEVINOY, sous-lieutenant JACQUARD, lieutenant FEREMBACH, lieutenant LECOQ

7° bie : Capitaine DELAYGUE, sous-lieutenant FAKLER, sous-lieutenant FAGES

8° bie : Capitaine PRESTAT, lieutenant JEAN, sous-lieutenant RAGUET

9° bie : Capitaine LAVOISIER, sous-lieutenant GOSSELIN, sous-lieutenant DOMMANGET

Album R. Verney p.139 gauche

Mouilly (Meuse), bois de l’hôpital Saint-Hyppolite, été 1916. Officiers du 3e groupe du 43e RAC.

De g. à dr. lieutenant Fages, capitine Devinoy, mécecin-auxiliaire Neyreneuf, lieutenant Jean,

commandant Malraison, commandant Braun, lieutenant Fakler, lieutenant Jacquard (Album R. Verney p.139)

 

Le 11 février 1917 le 43e RAC (source : JMO 26N 980/4) est composé de :

Etat-major : Lieutenant-colonel Maurice EYMARD, Capitaine Alfred Charles LEBRETON, Lieutenant Alcide Victor HEMARD, sous-lieutenant Robert COLIN-OLIVIER, sous-lieutenant FAKLER

1er groupe : Chef d’escadron Louis Marie GARNUCHOT, lieutenant Emile Eugène LAURENT, sous-lieutenant Robert Marie FOY, sous-lieutenant Henri Armand TRUMELET

1° bie : Capitaine Maurice Louis BLOT, sous-lieutenant Jean GAUPILLAT, sous-lieutenant Jean Félix PAOLETTI

2° bie : Capitaine Bernard Joseph PETIT, lieutenant Albert Jean HALLMAYR, sous-lieutenant Joseph François GARREAU

3°bie : Capitaine Alfred François Louis STOUFF, sous-lieutenant Edgar Savinien Lucien GARÇONNOT, sous-lieutenant Pierre Marie Henri LAGORCE

2° groupe : Chef d’escadron Marie Gustave MALRAISON,  lieutenant Jean Aimable BEAUFILS, sous-lieutenant Henri Louis GIRARD, sous-lieutenant Louis Pierre d’HUICQUES

4° bie : Capitaine Auguste MOLIARD, sous-lieutenant Joseph VALLEY, sous-lieutenant Auguste Marius TABARD

5° bie : Capitaine Louis Gustave COFFRE, sous-lieutenant Louis Paul MOREAU, sous-lieutenant André Louis LEDOUX

6°bie : Capitaine Daniel Marie ZIERER, lieutenant Robert HELLOUIN de MENIBUS, sous-lieutenant Charles Louis GRIMPEZ

3° groupe : chef d’escadron Charles BERNTZWILLER. Adjoints : lieutenant Marcel FEREMBACH, sous-lieutenant DEVINOY, sous-lieutenant Henri Charles FAGES. Médecin : aide-major 1ère cl. VERNEY, vétérinaire : aide-major 1re cl TASSEL

7° bie : capitaine Adolphe DELAYGUE, lieutenant Henri-Marie LECOQ

8° bie : capitaine Emile Bernard PRESTAT, sous-lieutenant JACQUARD , sous-lieutenant Jean RAGUET

9° bie : capitaine Raymond JEAN, sous-lieutenant Louis DOMMANGET, sous-lieutenant Jean-Pierre GOSSELIN

Album R. Verney p.177 droite

Soupir (Aisne), Bois des Gouttes d’or, juin 1917. Officiers du 3e groupe du 43e RAC.

Debout de g. à dr. lieutenant Devinoy, capitaine Prestat, capitaine Lebreton, commandant Berntzwiller, capitaine Jean, lieutenant

Jacquard, lieutenant Raguet, lieutenant Gosselin, sous-lieutenant Boucher, sous-lieutenant Augustin.

Assis de g. à dr. vétérinaire Tassel, sous-lieutenant Durand, lieutenant Lecoq (Album R. Verney p. 177)

 

Le 1er juillet 1917 le 3e groupe du 43e RAC (source : JMO  26 N 980/24) est composé de :

3° groupe : chef d’escadron BERNTZWILLER. Adjoints : sous-lieutenant DEVINOY, sous-lieutenant DEVINOY, sous-lieutenant RAGUET, sous-lieutenant BOUCHER, sous-lieutenant de PERCIN Médecin : aide-major 1ère cl. VERNEY, vétérinaire : aide-major 1re cl TASSEL ; Echelons : lieutenant FEREMBACH (TR), sous-lieutenant FAGES

7° bie : capitaine DELAYGUE, lieutenant LECOQ, sous-lieutenant DURAND

8° bie : capitaine PRESTAT, sous-lieutenant JACQUARD, sous-lieutenant BOIVIN-CHAMPEAUX

9° bie : capitaine JEAN, sous-lieutenant GOSSELIN, sous-lieutenant AUGUSTIN, sous-lieutenant PADIEU

Album R. Verney p.183 droite bas

Le Quesnel (Somme), le château, cours de tir, 3-9 septembre 1917. Officiers du 3e groupe du 43e RAC.

De g. à dr  de Percin, Didry, Jacquard, Jean, Cdt Berntzwiller, Delaygue, Prestat, Boivin-Chapeaux, Augustin,

Devinoy, Verney, Boucher, Gosselin (Album R. Verney p. 183).

 

Le  1er janvier 1918 le 43e RAC (source : JMO 26 N 980/5) est composé de :

Etat-major : Lieutenant-colonel EYMARD, Capitaine Henri Marie LECOQ, Lieutenant Alcide Victor HEMARD, lieutenant GARÇONNOT, sous-lieutenant Robert COLIN-OLIVIER

1er groupe : Chef d’escadron Louis Marie GARNUCHOT, lieutenant Fernand Louis RIBOURG, lieutenant Pierre Marie Henri LAGORCE, sous-lieutenant Jean Félix PAOLETTI, sous-lieutenant Edouard Fernand BRUNET, sous-lieutenant Henri Marie Michel GUELAUD ; Médecin : aide-major 2e cl. André Pierre Jules NEYRENEUF, sous-aide-major Georges Paul Henri GOURDIN SERVENNIERE, vétérinaire : aide-major 1re cl CAULLE

1° bie : Capitaine Maurice Louis BLOT, sous-lieutenant Jean GAUPILLAT, sous-lieutenant Clément Alfred RIMBERT

2° bie : Capitaine Bernard Joseph PETIT, lieutenant Joseph François GARREAU, sous-lieutenant Auguste COURCELLE

3°bie : Capitaine Alfred François Louis STOUFF, lieutenant Edgar Jacques LEDUC, sous-lieutenant Henri Etienne LATRUFFE

2° groupe : Chef d’escadron Auguste MOLIARD, lieutenant Henri Louis GIRARD, sous-lieutenant Louis Pierre d’HUICQUES, lieutenant Maurice Paul RICARD, sous-lieutenant BOSQUET, sous-lieutenant Auguste GEORGET, sous-lieutenant Charles Louis GRIMPEZ, sous-lieutenant Charles Alexandre BESSON ; Médecin : aide-major 2e cl. Henri Louis Jean FRAPPIER, sous-aide-major Pierre POUGET, vétérinaire : aide-major 1re cl LEFEBVRE-DESRIEUX

4° bie : Capitaine Robert Julien Gaston HELLOUIN de MENIBUS, sous-lieutenant Joseph VALLEY, sous-lieutenant Gustave Alfred HALLIER

5° bie : Capitaine Louis Gustave COFFRE, lieutenant Louis Paul MOREAU, sous-lieutenant André Louis LEDOUX

6°bie : lieutenant Louis FAKLER (Commandant), lieutenant Jean Aimable BEAUFILS, sous-lieutenant Jacques Ernest WOLF

3° groupe : chef d’escadron Charles BERNTZWILLER. Adjoints : lieutenant Louis Emile Jacques MATHAN, sous-lieutenant René Henri Fritz BOUCHER, lieutenant Henri Charles FAGES, lieutenant Jean RAGUET, sous-lieutenant Robert René PETITVILLE, sous-lieutenant Marcel Léon Jean-Baptiste DANNAUD ; Médecin : aide-major 1ère cl. René VERNEY, vétérinaire : aide-major 1re cl Henri Jean TASSEL

 7° bie : capitaine Adolphe DELAYGUE, lieutenant Jean NOUVIAN, sous-lieutenant DURAND

8° bie : capitaine Emile Fernand PRESTAT, lieutenant Georges JACQUARD , sous-lieutenant Jacques Alfred Marie BOIVIN-CHAMPEAUX

9° bie : capitaine Raymond JEAN, lieutenant Pierre DEVONOY, sous-lieutenant Jacques GOSSELIN

Album R. Verney p.194 droite bas

Camp de Mailly janvier-février 1918. Officiers du 3e groupe : de g. à dr. sous-lieutenant Fages, capitaine Jean,

commandant Berntzwiller, lieutenant Devinoy, sous-lieutenant Boucher, sous-lieutenant Petitville, capitaine Delaygue, 

sous-lieutenant Augustin, Docteur Verney, vetérinaire Tassel, sous-lieutenant Durand (Album R. Verney p. 194)

 

Voir la suite

L'équipe médicale du 3e groupe du 43e RAC

 

Sources

La source documentaire principale est constituée des Journaux des marches et opérations (JMO) Ministère de la défense, direction de la Mémoire, du Patrimoine et des Archives (DMPA), en partenariat avec le Service historique de la Défense (SHD) consultables sur : memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr :

-5e DI artillerie divisionnaire : 26 N/ 270/1 et 2 (1er janvier 1917 - 31 décembre 1918)

-5e DI Service de santé : 26 N/ 270/11 à 20 (5 août 1914 - 19 juillet 1918)

-43e RAC : 26 N 980/1 à 5 (2 août 1914 - 31 décembre 1916 et 11 février 1917 - 31 décembre 1918)

-3e groupe du43e RAC : 26 N 980/22 à 24 (7 août 1914 - 31 décembre 1917)

-3e groupe du43e RAC 7 e batterie : 26 N 982/8 à 11 (7 août 1914 - 30 septembre 1918)

-3e groupe du43e RAC  8e batterie : 26 N 982/13 à 18 (7 août 1914 - 31 décembre 1918)

- 3e groupe du43e RAC 9e batterie : 26 N 983/1 à 4 (2 août 1914 - 31 décembre 1918)  

Consulter également l'historique régimentaire : Anonyme Historique du 43e régiment d'artillerie de campagne. Campagne 1914-1919. Paris, Henri Charles-Lavauzelle ed. 1920.

Voir enfin les lettres inédites du lieutenant Robert de MENIBUS 43e RAC 2e groupe dans  Livre de famille d’Henri Lafosse (document familial inédit, Tome I 1912-1926 cf. p.77 et suiv.) consultable sur : http://bottinduparquet.free.fr/documents/parquet_tome_1.pdf) et du point de vue littéraire : Henry MALHERBE (1886-1958) La Flamme au poing. Paris, Albin Michel, 1917. (Henry Malherbe, Lieutenant au 43e RAC,Prix Goncourt 1917).

 

Relevé des pertes du 3e groupe du 43e RAC

 

Période comprise entre le 1er août 1914 au 14 mars 1918

Relevé effectué d’après les JMO régimentaires

avec renvoi sur fiche individuelle de la Base de données des Morts pour la France de la Première Guerre mondiale, accessible en ligne (source Mémoire des Hommes - Service Historique de la Défense).

 

Morts pour la France

-BERCIER Jean Marius Fernand, 2e Cs, 9e batterie, tué à l'ennemi le 20/05/1916 à Douaumont (Meuse) JMO / Verdun (Meuse) fiche individuelle.

-CHATELET  Achille, brigadier, 8e batterie, tué à l'ennemi le 20/04/1916 à Douaumont (Meuse) JMO / Verdun (Meuse) fiche individuelle.

-DELAHAYES Emile Ernest, maître pointeur, 8e batterie, tué à l'ennemi le 20/04/1916 à Douaumont (Meuse) JMO / Verdun (Meuse) fiche individuelle.

-DROUET Robert Ernest Louis, 2e Cc, 8e batterie, tué à l'ennemi le 14/09/1914 à Courcy (Marne)

-DUBOIS Paul Félix, maître-pointeur, 9e batterie, tué à l'ennemi le 24/08/1914 à Hanzinelle (B)

-DUMONTIER Gaston Egène Louis, maître-pointeur, 9e batterie, blessé le 14/04/1917 à Brenelle (Aisne), décédé des suites de ses blessures à Mont-Notre-Dame (Aisne)

-EDARD Bernard Isidore, 2e Cs, 9e batterie, tué à l'ennemi le 24/08/1914 à Hanzinelle (B)

-EVRARD Joseph Eucher, 2e Cc, 8e batterie, blessé le 06/09/1914 à Courgivaux (Marne), mort des suites de ses bessures le 8 septembre à l'ambulance 5 de Bouchy-le-Repos (Bouchy-Saint-Genest, Marne)

-FREBOURG Léon Robert, 2e Cc, 8e batterie, blessé le 06/09/1914 à Courgivaux (Marne), mort des suites de ses blessures le 8 septembre à l'ambulance 5 de Bouchy-le-Repos (Bouchy-Saint-Genest, Marne)

-GUILLEMAIN Adrien Georges Auguste, Canonnier téléphoniste, 3e groupe, tué à l'ennemi le 22/04/1916 à Douaumont (Meuse) JMO / Verdun (Meuse) fiche individuelle.

-HALUIN Jean Baptiste, 2e Cs, 9e batterie, tué à l'ennemi le 20/05/1916 à Douaumont (Meuse) JMO / Verdun (Meuse) fiche individuelle.

-HEIDELBERGER Georges Maurice, brigadier, 7e batterie, tué à l'ennemi le 24/08/1914 à Hanzinelle (B)

-HELLOUIN  Maurice Jean Pierre, Canonnier téléphoniste, 3e groupe, tué à l'ennemi le 22/04/1916 à Douaumont (Meuse) JMO / Verdun (Meuse) fiche individuelle.

-HOMOND Paul François, 2e Cs, 7e batterie, blessé le 06/04/1916 à Douaumont (Meuse) décédé suite à ses blessures le 03/05/1916 à l'hôpital temporaire de Vadelaincourt (Meuse)

-LAFEUILLE Georges André, Maréchal des Logis, 9e batterie, tué à l'ennemi le 24/08/1914 à Hanzinelle (B)

-LAHAYE Gaston Xavier, maréchal des logis, 9e batterie, tué à l'ennemi le 20/05/1916 à Douaumont (Meuse) JMO / Verdun (Meuse) fiche individuelle.

-LECLERC Léopold Marcel, maître pointeur, 9e batterie, tué à l'ennemi 21/04/1916 à Douaumont (Meuse) JMO / Verdun (Meuse) fiche individuelle.

-LEDRAPPIER Constant Elie Georges, 2e Cc, 9e batterie, blessé le 15/10/1915 à Neuville-Saint-Vaast (Pas-de-Calais), décédé des suites de ses blessures le 15 octobre à Maroeuil (Pas-de-Calais)

-LE NÔTRE Adolphe Léopold Edmond, lieutenant, 7e batterie, blessé le 15/03/1916 à Marquivillers (Somme) décédé des suites de ses blessures le 15/03/1916 à l'hôpital Jeanne d'Arc de Montdidier (Somme)

-LESUEUR Albert Casimir Georges, 2e Cs, 9e batterie, tué à l'ennemi le 28/05/1916 à Douaumont (Meuse) JMO / Verdun (Meuse) fiche individuelle.

-MARIE Jules Félix, 2e Cs, 9e batterie, tué à l'ennemi le 20/05/1916 à Douaumont (Meuse) JMO / Verdun (Meuse) fiche individuelle.

-MARTINEAU Georges Gustave, 2e Cs, 9e batterie, tué à l'ennemi le 24/08/1914 à Hanzinelle (B)

-MASSON Ernest Arsène, 2e Cs–brancardier, 9e batterie, tué à l'ennemi le 20/11/1916 à Mouilly (Meuse)

-MAUDUIT Henri Edmond Lucien, 2e Cc, 8e batterie, tué à l'ennemi le 24/08/1914 à Hanzinelle (B)

-MERCIER Gustave Pierre, maître-pointeur, 7e batterie, tué à l'ennemi le 22/04/1916 à Douaumont (Meuse) JMO / Verdun (Meuse) fiche individuelle.

-MOUQUET Gaston Adolphe Aimable, 2e Cs, 9e batterie, blessé le 09/04/1915 à Roucy (Aisne), mort des suites de ses blessures le 9 avril à Bouffigneux (Aisne)

-NAULET Emmanuel Olivier Albert, maître-pointeur, 10e batterie, tué à l'ennemi le 31/08/1917 à Jumigny  (Aisne)

-OSMONT Louis Lucien, 2e Cs, 9e batterie, blessé le 25/08/1915 à Neuville-Saint-Vaast (Pas-de-Calais), décédé des suites de ses blessures le 25 août à Haute-Avesnes ambulance 13/3

-PARIS Romuald Auguste Victor, 2e Cs, 8e batterie, tué à l'ennemi le 22/05/1916 à Douaumont (Meuse) JMO / Verdun (Meuse) fiche individuelle.

-PARIS-LECLERC Manuel Ange, maître-pointeur, 7e batterie, blessé le 24/08/1914 à Hanzinelle (B), mort des suites de ses blessures le 26 août 1914 à l'hôpital de Philippeville (B)

-PIZY Alfred, trompette, 9e batterie, tué à l'ennemi le 15/07/1917 à Soupir (Aisne)

-PRETOT Léon Arsène, maître pointeur, 9e batterie, blessé mortellement le 20/11/1916 à Mouilly (Meuse)

-PROSPER Lucien Eugène Gabriel,  2e Cc, 9e batterie, tué à l'ennemi le 22/05/1916 à Douaumont (Meuse) JMO / Verdun (Meuse) fiche individuelle.

-RAOULT Eugène Ernest Edmond, 2e Cc, 9e batterie, tué à l'ennemi le 16/09/1914 à Thil (Marne)

-REGNIER René louis, 2e Cc, 9e batterie, blessé le 03/09/1915 à Neuville-Saint-Vaast (Pas-de-Calais), décédé des suites de ses blessures le 6 septembre à à Agnez-les-Duisans (Pas-de-Calais)

-RICHARD Augustin Léonard, brigadier-chef, 7e batterie, tué à l'ennemi le 11/10/1915 à Neuville-Saint-Vaast (Pas-de-Calais)

-ROUAN Daniel Paul,  2e Cs, 8e batterie, tué à l'ennemi le 22/05/1916 à Douaumont (Meuse) JMO / Verdun (Meuse) fiche individuelle.

-RUELLO Emmanuel Louis Désiré, brigadier, 8e batterie, blessé le 06/09/1914 à Courgivaux (Marne), mort des suites de ses blessures le 8 septembre à l'ambulance 5 de Bouchy-le-Repos (Marne)

-SOPHER Edmond Michel, lieutenant orienteur, 7e batterie, tué à l'ennemi le 24/08/1914 à Hanzinelle (B)

-STEINMANN Maurice Lucien, 1er Cs, téléphoniste 8e batterie, tué dans une rixe avec un camarade d'un coup de couteau dans le coeur le 29/07/1917 à Donnes (Aisne)

-TALANDIER  Jules Adolphe Désiré, 2e Cs, 8e batterie, tué à l'ennemi le 16/04/1916 à Douaumont (Meuse) JMO / Verdun (Meuse) fiche individuelle.

-ZOPPI Albert François Jacques, 2e Cc, 9e batterie, tué à l'ennemi le 24/08/1914 à Hanzinelle (B)

 

Portés disparus

-ADELINE, 8e batterie, porté disparu le 24/08/1914 à Hanzinelle (B)

-AUBIN, 8e batterie, porté disparu le 24/08/1914 à Hanzinelle (B)

-BAUER, 8e batterie, porté disparu le 24/08/1914 à Hanzinelle (B)

-LAMARCHE, 2e Cc, 7e batterie, porté disparu le 24/08/1914 à Hanzinelle (B), rapatrié

-LETELLIER André, maître-pointeur, 8e batterie, porté disparu le 24/08/1914 à Hanzinelle (B)

-LETELLIER Alfred, 8e batterie, porté disparu le 24/08/1914 à Hanzinelle (B)

-MORVAN, 2e Cc, 7e batterie, porté disparu le 24/08/1914 à Hanzinelle (B), rapatrié

-TESSIER, brigadier, 8e batterie, porté disparu le 24/08/1914 à Hanzinelle (B), rapatrié

 

Blessés

-ALLAIN Louis, 2e Cc, 7e batterie, blessé le 18/07/1917 à Soupir (Aisne)

-ANTOINE Joseph, 1e Cs, 8e batterie, blessé le 08/06/1917 à Soupir (Aisne)

-BARRIERE, maréchal des logis, 9e batterie, blessé le 28/05/1915 à Brévillers (Somme), blessé le 28/05/1916 à Douaumont (Meuse)

-BEAUMONT Clément, brancardier, 7e batterie, blessé le 31/08/1917 à Jumigny (Aisne)

-BEAUVAIS, brigadier, 7e batterie, blessé le 23/08/1914 puis le 24/08/1914 à Hanzinelle (B)

-BERCIER, 2e Cs,  9e batterie, blessé le 21/04/1916 à Douaumont (Meuse)

-BERNTZWILLER Charles Philippe Henri, capitaine, 9e batterie, blessé le 24/08/1914 à Hanzinelle (B)

-BERQUET, capitaine, 7e batterie, blessé le 24/08/1914 à Hanzinelle (B)

-BEUDIN,2e Cs, 9e batterie, blessé le 06/09/1914 à Courgivaux (Marne)

-BLIN, 2e C, cuisinier, 7e batterie 1ère section, blessé le 07/10/1915 à Neuville-Saint-Vaast (Pas-de-Calais)

-BLOT, lieutenant, 9e batterie, blessé le 23/08/1914 à Hanzinelle (B)

-BOCQUIER, maréchal des logis, 8e batterie, blessé le 24/08/1914 à Hanzinelle (B)

-BOURDET, brancardier, 9e batterie, blessé le 24/05/1916 à Douaumont (Meuse)

-BOURNIQUE, maréchal des logis, 8e batterie, blessé le 14/09/1914 à Courcy (Marne)

-BREAUX ?, maître pointeur, 9e batterie, blessé le 20/11/1916 à Mouilly (Meuse)

-BRIARD, Canonnier, 7e batterie, blessé le 12/01/1917 à Mouilly (Meuse)

-CARVILLE Maurice, maître-pointeur, 8e batterie, blessé le 08/06/1917 à Soupir(Aisne)

-CASEL, 2e Cc, 8e batterie, blessé le 06/09/1914 à Courgivaux (Marne)

-CHOCAT, 2e Cs, 7e batterie, blessé le 09/04/1915 à Roucy (Aisne)

-CHEVILLARD, lieutenant, 7e batterie, blessé le 09 et le 10/04/1914 à Roucy (Aisne)

-CLIN, 2e Cs, 9e batterie, blessé le 28/05/1916 à Douaumont (Meuse)

-CORDIER, 2e Cs, 9e batterie, blessé le 28/05/1916 à Douaumont (Meuse)

-CRESCENT, 2e Cs, 7e batterie, blessé le 16/09/1914 à Thil (Marne)

-DESCROIX Maxime, brigadier, 7e batterie, blessé le 17/04/1917 à Brenelle (Aisne)

-DEVOUASSOND Emile Joseph, maréchal des logis, 8e batterie, blessé le 08/06/1917 à Soupir (Aisne)

-DOGON, 2e Cs, 7e batterie, blessé le 18/04/1916 à Douaumont (Meuse)

-DOMMANGET Louis Cyrille, adjudant-Chef, 9e batterie, blessé le 24/08/1914 à Hanzinelle (B)

-DONNELAY,  infirmier, 9e batterie, blessé le 28/05/1916 à Douaumont (Meuse)

-DUFILS, 2e Cc, 7e batterie, blessé le 06/04/1916 à Douaumont (Meuse)

-DUFOUR, maréchal des logis, 7e batterie, blessé le 24/05/1916 à Douaumont (Meuse)

-DUMONTIER Gaston Egène Louis, maître-pointeur, 9e batterie, blessé le 14/04/1917 à Brenelle (Aisne), décédé des suites de ses blessures à Mont-Notre-Dame (Aisne)

-DUPUIS, 2e Cc, 7e batterie, blessé le 24/05/1916 à Douaumont (Meuse)

-DUVIVIER, 2e Cc, 9e batterie, blessé le 24/08/1914 à Hanzinelle (B)

-ESTARD, maréchal des logis, 7e batterie, blessé le 02/08/1916 à Mouilly (Meuse)

-FANET, 2e Cc, 9e batterie, blessé le 20/09/1914 à Saint-Thierry (Marne)

-FERNAND dit GUILLOT, 2e Cc, 7e batterie, blessé le 24/08/1914 à Hanzinelle (B)

-FONTAINE,2e Cs,8e batterie, blessé le 23/08/1914 à Hanzinelle (B)

-GARNUCHOT Paul-Marie, capitaine, 8e batterie, blessé le 17/02/1915 à Roucy (Aisne)

-GAUVEU, 2e Cc, 8e batterie, blessé le 06/09/1914 à Courgivaux (Marne)

-GENET, maître-pointeur, 8e batterie, blessé le 15/07/1915 à Neuville-Saint-Vaast (Pas-de-Calais)

-GIRARD, 2e Cc, 7e batterie, blessé le 24/08/1914 à Hanzinelle (B) (tué de source allemande)

-GUEDEU Pierre, maître-pointeur, 9e batterie, blessé le 02/04/1917 à Brenelle (Aisne)

-GUILLEMIN, 2e Cc, 8e batterie, blessé le 06/09/1914 à Courgivaux (Marne)

-GRIFFON, maréchal des logis, 7e batterie, blessé le 21/05/1916 à Douaumont (Meuse)

-HAREL Marcel Laurent Alphonse, brigadier-infirmier, 7e batterie, blessé le 05/04/1916 à Douaumont (Meuse)

-HEBERT, 8e batterie, blessé le 08/07/1915 à Neuville-Saint-Vaast (Pas-de-Calais)

-HECKMANN, maître-pointeur, 7e batterie, blessé le 24/08/1914 à Hanzinelle (B), blessé le 09/04/1915 à Roucy (Aisne)

-HEUGUES ou HEULENS…,2 Cs, 9e batterie, blessé le 13/07/1915 à Rietz (Pas-de-Calais)

-HEURTEMASSE, brigadier, 9e batterie, blessé le 24/08/1914 à Hanzinelle (B)

-HOILLON, 2e Cc,9e batterie, blessé le 23/08/1914 à Hanzinelle (B)

-HUE, 9e batterie, blessé le 17/04/1916 à Douaumont (Meuse)

-HUMBERT, maréchal des logis, 9e batterie, blessé le 20/11/1916 à Mouilly (Meuse)

-IMBERT, brigadier, 9e batterie, blessé le 24/08/1914 à Hanzinelle (B)

-JACQUEL Henri, trompette, 7e batterie, blessé le 16/07/1917 à Soupir (Aisne)

-JEAN Henri, brancardier,9e batterie, blessé le 06/02/1916 à Proyart (Somme), brigadier infirmier, blessé le 24/05/1916 à Douaumont (Meuse)

-JEAN Raymond Damien Paulin, Sous-lieutenant, 8e batterie,blessé le 16/09/1914 à Thil (Marne)

-JUS, maréchal des Logis, 9e batterie, blessé le 24/08/1914 à Hanzinelle (B)

-LACROIX, 2e Cc, 9e batterie, blessé le 24/08/1914 à Hanzinelle (B)

-LANDA, canonnier, 7e batterie, blessé le 15/03/1918 à Souain-Perthes-les-Hurlus (Marne)

-LAPLACE ? 2e Cc, 9e batterie, blessé le 24/08/1914 à Hanzinelle (B)

-LEMETTEIL Léopold, 2e Cs, 7e batterie, blessé le 31/08/1917 à Jumigny (Aisne)

-LEPEINTRE, maître-pointeur, 9e batterie, blessé le 07/05/1917 à Aizy-Jouy (Aisne)

-LEREBOURG, 2e Cc, 7e batterie, blessé le 23/08/1914 et le 24/08/1914 à Hanzinelle (B)

-LIEVRE Louis, maréchal des logis, 8e batterie, blessé le 22/05/1916 à Douaumont (Meuse)

-LOISEL, 2e Cs, 8e batterie, blessé le 10/04/1916 à Douaumont (Meuse)

-LOYER, 2e Cs, 9e batterie, blessé le 28/05/1916 à Douaumont (Meuse)

-LUCAS, 2e Cc, 8e batterie, blessé le 24/08/1914 à Hanzinelle (B)

-MARIE Emile, 2e Cs, 9e batterie, blessé le 24/08/1914 à Hanzinelle (B)

-MARTIN, maréchal des logis, 9e batterie, blessé le 15/04/1916 et le 21/04/1916 à Douaumont (Meuse)

-MARTIN Raoul,2e Cs, 8e batterie, blessé le 08/06/1917 à Soupir (Aisne)

-MARTINEAU, ouvrier au feu, 9e batterie, blessé le 24/08/1914 à Hanzinelle (B)

-MAZE, 2e Cs, 9e batterie, blessé le 24/08/1914 à Hanzinelle (B)

-MAZURE, 2e Cc, 8e batterie, blessé le 23/04/1916 à Douaumont (Meuse)

-MILLON, 2e Cc, 9e batterie, blessé le 09/04/1916 à Douaumont (Meuse)

-NAULET Emmanuel Ollivier, maître pointeur, 8e batterie, blessé le 10/07/1915 à Neuville-Saint-Vaast (Pas-de-Calais)

-NEVEU, 2e Cc,8e batterie, blessé le 16/09/1914 à Thil (Marne)

-NEYRENEUF André, médecin auxiliaire, état-major 3e groupe, blessé le 24/08/1914 à Hanzinelle (B)

-NIGAIZE, 2e Cs, 9e batterie, blessé le 24/08/1914 à Hanzinelle (B)

-PAISANT Léon, 2e Cs, 8e batterie, blessé le 18/08/1917 à Jumigny (Aisne)

-PARIS, maître-pointeur, 7e batterie, blessé le 18/04/1916 à Douaumont (Meuse)

-PAUMIER, 9e batterie, blessé le 16/07/1915 à Neuville-Saint-Vaast (Pas-de-Calais)

-PICHARD, trompette, 8e batterie, blessé le 23/08/1914 et le 24/08/1914 à Hanzinelle (B)

-PICOT, 2e Cc, 7e batterie, blessé le 24/08/1914 à Hanzinelle (B)

-QUINDRY Gustave, 2e Cs, 9e batterie, blessé le 23/08/1914 et le 24/08/1914 à Hanzinelle (B), blessé le 24/04/1916 à Douaumont (Meuse)

-RETOUT, maréchal des logis, 9e batterie, blessé le 28/05/1916 à Douaumont (Meuse)

-ROUSSEL, 2e Cc, 7e batterie, blessé le 24/05/1916 à Douaumont (Meuse)

-SAGOT Adolphe, 2e Cs, 7e batterie, blessé le 31/08/1917 à Jumigny (Aisne)

-SAUNIER Jules, 2e Cs, 8e batterie, blessé le 24/08/1914 à Hanzinelle (B)

-SAUVIN, 2e Cs, 7e batterie, blessé le 18/04/1916 à Douaumont (Meuse)

-SIMON, 2e Cc, 7e batterie, blessé le 24/08/1914 à Hanzinelle (B) (ou tué ?)

-SOURDEVAL, ouvrier au feu, 9e batterie, blessé le 24/08/1914 à Hanzinelle (B)

-TARON, 2e Cs, 7e batterie, blessé le 06/04/1916 à Douaumont (Meuse)

-THIENLOUP Armand, 2e Cs, 9e batterie, blessé le 20/11/1916 à Mouilly (Meuse)

-THIRIAT, 2e Cc , 9e batterie, blessé le 24/05/1916 à Douaumont (Meuse)

-TISON, 2e Cs, 8e batterie, blessé le 03/09/1914 à Mareuil-le-Port (Marne)

-TOIX Antoine, maréchal des logis,9e batterie, blessé le 06/02/1916 à Proyart (Somme)

-VALENY, 2e Cs, 9e batterie, blessé le 28/05/1916 à Douaumont (Meuse)

-VAUTIER Georges Maurice, brigadier-brancardier, état-major 3e groupe, blessé le 31/08/1917 à Jumigny (Aisne)

-VAUTIER Joseph, 2e CS, 8e batterie, blessé le 20/08/1917 à Jumigny (Aisne)

-VERIN,2e Cs, 8e batterie, blessé le 14/09/1914 à Courcy (Marne)

-VIE Marcel, maréchal des logis, 7e batterie, blessé le 17/04/1916 à Douaumont (Meuse)

 

Intoxiqués

-BISSANGE, sergent auxiliaire d'infanterie, intoxiqué  le 19/03/1918 à Souain-Perthes-les-Hurlus (Marne)

-LECOMTE, caporal auxiliaire d'infanterie, intoxiqué le 19/03/1918 à Souain-Perthes-les-Hurlus (Marne)

-SERRURIER, téléphoniste, 9e batterie, intoxiqué le 19/03/1918 à Souain-Perthes-les-Hurlus (Marne)

 

 

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30 novembre 2016

L'hymne du 43e régiment d’artillerie de campagne

 

Caen, Esplanade de l'Hôtel de ville, défilé du 43e RAC, le 13 septembre 1919

 

 

 

Caen, 13 septembre 1919, "Cérémonie de retour des poilus",

entrée du 43e RAC place de l'Hôtel de ville

(carte-photo, A. Junior, 29 r. St Jean, Caen - coll. verney-grandeguerre) 

 

 

 

Nous devons la connaissance de cet hymne inédit à Robert Mary Victor TRONSSON (Lisieux 1893 – Bayeux 1949), maréchal des logis au 43e RAC, 3e groupe, 9e batterie (voir sa notice biographique dans la page d'accueil). Il en a recueilli les paroles dans son Carnet de route (1er août 1914 – 16 février 1916) : document inédit amicalement mis à disposition par son petit fils Thierry Grenier.

 

TRONSON

Album R. Verney p.032 gauche bas

Front de l'Aisne, hiver 1914-1915 Bois de Gernicourt (Aisne), 43e RAC, 1ere section de la 9e batterie (Album R. Verney p. 32)

Le maréchal des logis Robert Tronsson figure à l'extrème droite, bras croisés

 

 

 

Hymne du 43ème d’Artillerie

(Auteur anonyme sur l'air : Le Rêve passe*)

 

*Musique de Charles Helmer et G. Krier (Editions Paul Beucher 1906 - Paroles originales d’Armand Foucher)

 -Accéder ici à la version enregistrée par Bérard en 1909.

 -Accéder ici à la version enregistrée en 1909 par M. Dhaller, baryton, accompagné des choeurs et de la Musique de la Garde Républicaine.

 

Carnet R Tronsson 140-141

  Carnet de route de Robert Tronsson : Hymne du 43e d'artillerie

 

1er couplet

Une sombre rumeur se répand sur la terre

Dans l’Europe soudain vient d’éclater la guerre

Dans l’air monte fétide une acre odeur de sang

Chacun vole au danger et l’on serre les rangs

Une aube de carnage à la frontière flamboie

Et nous voyons déjà le ciel bleu qui rougeoie

Allons braves soldats, sonnez le branle-bas

Des suprêmes combats !

 

Accourez tous aux accents de la Marseillaise

Marchons au feu sans peur affrontons la fournaise

Nos trois couleurs flottent aujourd’hui sur l’Alsace

C’est l’étendard de notre pays qui passe.

 

Ecoutez le tocsin

Frondant dans le lointain

Ce qu’on entend là bas

Est-ce un râle ? Est-ce un glas ?

Au milieu des hourras et des cris de souffrance

On guette l’horizon poindre la délivrance

Tenons-nous prêts pour le suprême assaut

Au Drapeau !

Au Drapreau !

 

Accourons tous aux accents de la Marseillaise

Marchons au feu vite affrontons la fournaise.

 

2ème couplet

Tous debout artilleurs du 43ème

Chacun vous suit des yeux  vous réclame et vous aime

Car vous portez en vous nos sublimes espoirs

Vous remplissez en cœur le plus grand des devoirs

Vous irez à Berlin au centre du royaume

Et vous éventrerez ce bandit de Guillaume

Car vous êtes des gars descendants de Barrat

Que l’on n’arrête pas.

 

C’est le salut c’est l’honneur et c’est l’espérance

C’est la grandeur c’est la revanche de la France

En chevauchant dans les airs les monts et les plaines

Nous reprendrons demain l’Alsace-Lorraine.

 

Et au son du tambour

Nous gagnerons Strasbourg

Nous franchirons le Rhin

Nous conquerrons Berlin !

Quand nous aurons broyé la race germanique

L’Univers tout entier voudra la République

Frères Lorrains le sort en est jeté

Liberté !

Liberté !

 

C’est le salut, c’est l’honneur et c’est l’espérance

C’est la grandeur la revanche de la France

C’est la paix c’est la gloire !

C’est le succès c’est  la victoire !

 

Signé : le Dépôt

 

Rouen - L'étendard du 43e Régiment d'artillerie Carte-photo (coll

L'étendard du 43e Régiment d'artillerie (carte-photo coll. Verney-grandeguerre)

Porte-étendard du 43e RAC (adjudant Bourgoin), entouré de sa garde (maréchaux des logis Gloeser et Thoury).

Prise de vue réalisée à Rouen caserne Jeanne-d’Arc à l’issue de la cérémonie de présentation de l’étendard au régiment qui s’est déroulée sur l'esplanade du Champs de Mars de Rouen le 17 juillet 1911. 

 

 

 

 

Accéder ici à la page consacrée à la présentation du

43e Régiment d'artillerie de campagne

 

 

 

03 novembre 2016

La guerre des gaz et la 5e DI 1914-1918

 

 

L'album de René Verney renferme un petit nombre de photographies permettant d'évoquer la lutte contre les gaz asphyxiants au sein de la 5e DI, à laquelle il est associé en tant que médecin régimentaire.

La lutte contre les gaz relève en effet de la direction du service de santé divisionnaire placé depuis le 2 août 1914 sous les ordres du Médecin-principal 2e classe Armynot-du-Châtelet, puis à partir du 26 février 1918 du Médecin major 1ere classe Vialet. La mise en contexte des clichés est ainsi favorisée par les informations contenues dans les JMO du service de santé de la 5e DI qui rendent plus précisément compte des dotations en moyens de protection, de la formation des troupes à leur usage, de l'organisation des secours apportés aux blessés et l'évaluation des pertes occasionnées par les intoxications (voir ci-dessous III : Rélévés des JMO du service de santé de la 5e DI).

On peut alors en suivre l'évolution depuis les premières dotations en équipement de protection perçues fin mai 1915 et les premières attaques au chlore par vagues dérivantes subies à Neuville-Saint-Vaast au cours de l'été, puis en 1916, la mise en place progressive d'une organisation structurée des positions et l'étroit encadrement de la formation des troupes, enfin, au cours de l'été 1917, l'organisation de l'évacuation des intoxiqués suivie, au printemps 1918, de la définition d'une thérapeutique d'urgence appliquée aux nombreux blessés dus, dans le secteur de Champagne, aux attaques à l'Ypérite ou gaz moutarde.

Il faut dans ce cadre, attendre les mois de juin et juillet 1917, suite aux premières évacuations et décés enregistrés dans le secteur du Chemin des Dames, pour que les intoxications soient intégrées par le service de santé divisionnaire aux relevés des pertes, permettant ainsi d'évaluer l'impact direct de la "guerre des gaz" sur l'état de santé des combattants.

 

 I

De l'Artois à la Champagne (mai 1915 - mai 1918)

 

Les premières mesures de protection contre les gaz asphyxiants prises par le service de santé divisionnaire ont lieu alors que les unités sont en position sur le Front d'Artois (mai-octobre 1915) : dès le 27 mai distribution de pochettes antiasphyxiantes aux régiments d'infanterie et le 8 juillet suivant, création d'un laboratoire d'analyse toxicologique des gaz rattaché au groupe des brancardiers divisionnaires.

Les clichés de l'album de René Verney complètent ici les informations livrées par le JMO du Service de santé, notamment sur les protections individuelles que les officiers du 3e groupe du 43e RAC perçoivent durant l'été. On peut ainsi identifier : des lunettes de divers types (cf. Album p. 83, 91), des pochettes porte-tampon (cf. Album p. 83), des cagoules et des masques (cf. Album p. 92), enfin des appareils respiratoires dont des appareil Draëger (cf. Album p.91). Si tampons et lunettes sont rapidement adoptés par les officiers dans leur panoplie de combat, la découverte des premiers appareils respiratoires, cagoules et masques donnent lieu, face à l'objectif, à des mises en scènes pittoresques.

Album R. Verney p.083 droite

Neuville-Saint-Vaast (Pas-de-Calais), La Targette, 9e batterie, juillet-octobre 1915 (p.83)

à gauche le lt Dommanget, à droite le cap. Berntzwiller avec, à leur ceinture, lunettes de protection et sachet pour tampon P2.

Album R. Verney p.092 bas droite

Neuville-Saint-Vaast (Pas-de-Calais), juilllet-octobre 1915 (p. 92)

à droite le lt Jean (muni d’une cagoule), à gauche le Dr Verney (muni d'un masque )

Album R. Verney p.091 gauche

Neuville-Saint-Vaast (Pas-de-Calais), juillet-octobre 1915 (p. 91)

lt Raguet muni d’un appareil Draëger [à droite le lt Jean muni d'un appareil photographique]

Album R. Verney p.091 droite

Neuville-Saint-Vaast (Pas-de-Calais), juillet-octobre 1915 (p. 91)

lt Jean muni d’un appareil Draëger

Album R. Verney p.091 centre

 Neuville-Saint-Vaast (Pas-de-Calais), juilllet-octobre 1915 (p. 91)

à gauche le Dr Verney équipé d'un appareil respiratoire, à droite le lt Jean muni d’un appareil Draëger

Un examen attentif des clichés de l'abum permet de souligner qu'aucun homme de troupe ne semble alors bénéficier d'équipement individuel de protection.

Ainsi, lorsque le 2 octobre 1915, le 3e groupe du 43e RAC est pour la première fois confronté à une attaque par gaz asphyxiants, il est rapporté dans le JMO régimentaire que ceux-ci "gênent considérablement le service des pièces notemment à la 7e batterie. Le Maître pointeur Samson téléphoniste, resté à son poste malgré les gaz asphyxiants est emporté évanoui. Le maréchal des logis Duchemin et le Maître pointeur Leharivel de la même batterie, restent seuls à servir une pièce. Tout le reste du personnel est incommodé au point de ne pouvoir faire son service. Les dépôts de munitions sont particulièrement envahis par les gaz. Lorsque le service des pièces devient possible, la batterie ne peut encore y pénétrer et va se ravitailler au dépôt de la 8e".

Heureusement, lors de cette attaque, aucune perte ne semble être à déplorer au sein du groupe d'artillerie, les relevés des pertes enregistrées par le service de santé divisisonnaire ne fait par ailleurs état d'aucun cas d'intoxication durant la présence de la 5e DI en Artois.

 

 

Au cours de la prise de positon de la 5e DI sur le Front de la Somme (octobre 1915 - mars 1916), le JMO du service de santé divisionnaire rend compte des tentatives d'organisation du secteur en matière de lutte contre les gaz, alors qu'aucun cliché de l'album n'illustre cet aspect des combats.

Il est confirmé dès le 4 novembre que le service de santé est chargé de la lutte contre les gaz asphyxiants. Dans ce cadre, la formation du personnel en constitue l'une des actions les plus marquantes, notamment par la mise en place dès le 1er décembre 1915 de conférences, exercices en atmosphère chlorée et exercices d'application des baillons.

Des difficultés d'approvisionnment en matériel de protection sont pourtant soulignées notamment pour la dotation des premières lignes en baquets destinés à la préparation de solutions d'hyposulfite de soude qui par imprégnation des tampons et couvertures protègent du chlore et du brome. Néanmoins, dès le 7 janvier 1916 est effectué le remplacement des tampons P2 par des masques TN protégeant du phosgène. Ainsi, lors de l'attaque aux "gaz lacrymogènes" signalée le 28 janvier 1916, la troupe est munie du nouveau masque TN, aucune perte par intoxication n'étant enregistrée. Dès le lendemain, des tampons P2 (matériel définitivement réformé le 6 mars), sont employés à la protection des populations civiles de Chuignes et Proyart (Somme).

 

Durant la période de prise de position de la 5e DI sur Verdun (mars - juin 1916) si aucun cliché de l'album ne peut être une nouvelle fois mis en rapport avec la lutte contre les intoxications, le service de santé divisionnaire semble alors n'avoir qu'une implication limitée en terme d'action, se concentrant sur l'équipement du fort de Souville, siège du GBD5. En matière d'évolution du matériel de protection, les JMO révèlent néanmoins le remplacement début avril 1916 des masques TN par des masques M2 alors que les troupes sont déjà en position.

 

La situation évolue radicalement lorsque la 5e DI prend position sur le secteur des Eparges (juin 1916 - mars 1917).

Un rapport détaillé daté du 13 août 1916 sur l'organisation contre les gaz, décrit très précisément les moyens de protection à disposition sur le secteur occupé par la 5e DI, démontrant que désormais, la lutte contre les intoxications est matériellement parfaitement structurée.

Le service de santé se concentre sur les équipements de protection individuelle (désormais les apparails Tissot complètent l'arsenal défensif, tous les hommes sont dotés de masques M2 conservés dans un étui métallique) et la formation des troupes (exercices très réguliers de mise en place rapide des masques, passages en atmosphère chlorée).

Album R. Verney p.136 gauche

Mouilly (Meuse), bois de l’hôpital Saint-Hyppolite, été 1916, p. 136

Dr Verney équipé de l'étui métallique de masque M2

L'étui métallique de masque à gaz M2 fait ainsi partie avant l'automne de l'équipement du medecin aide-major Verney, bien que ces étuis ne soient que très rarement présents sur les clichés pris au cours de cette période. Il faut attendre le 28 janvier 1917 pour qu'il soit fait pour la première fois allusion à leur distribution aux corps de troupe de la 5e division.

Les équipements de protection collectifs (signaux d'alerte, protection des abris, matériel de désinfection du terrain) relevent quant à eux du génie.

Album R. Verney p.140 gauche

Mouilly (Meuse), bois de l’hôpital Saint-Hyppolite, PC Calonne, Cloche de Mesnil-sous-les-côtes, été 1916 p. 140

Cette cloche d'église positionnée tranchée de Calonne près du poste de secours, est l'une des quatre cloches dont dispose le secteur des Eparges  pour répéter les signaux d'alerte aux gaz de l’avant (voir également : Album Valois BDIC VAL 210/050, VAL 210/049, VAL 210/052, VAL 210/051).

Aucune mesure particulière ne semble prévue pour l'évacuation des intoxiqués (voir le Plan du fonctionnement du service de santé en cas d'attaque rédigé en date du 17 juillet 1916 et le rapport relatif à l'organisation du service dans le secteur daté du 23 septembre 1916). Néanmoins, le 10 novembre des instructions spécifiques sont données pour la première fois aux personnels infirmier et brancardier sur les premiers soins à leur apporter.

 

Durant les premiers mois de la prise de position de la 5e DI sur le Chemin des Dames (mars-août 1917), l'entretien du matériel de protection, la formation et l'instruction des troupes se poursuit, mais les attaques de l'été au palite qui provoquent les premières pertes par intoxication, engage le service de santé à mettre en place des procédures d'évacuation spécifiques auxquelles répondent les premiers relevés des blessés et tués par gaz au sein des tableaux statistiques mensuels. Il seront désormais systématiques.

Alors que le 17 juin les postes de secours sont dotés de perles d'éther et de poudre d'épicéa "en vue de la thérapeutique des intoxications", le 29 juin 1917, sont relevées les premières pertes par intoxication au sein de la 5e DI (3 hommes du 74e dont décédé à l'ambulance). Le 18 juillet, un décompte particulier des intoxiqués (blessés et tués) apparait pour la première fois dans les relevés mensuels des pertes enregistrées par le médecin divisionnaire. Du 7 juin au 17 juillet 1917 c'est un total de 49 hommes intoxiqués au palite qui sont ainsi évacués (dont 43 pour le seul 74e RI) parmi lesquels 11 succombent au sein des formations sanitares divisionnaires (10 hommes du 74e RI et 1 du 274e RI), aucune perte par intoxication n'étant à déplorer en août.

Début juillet, on assiste à la distribution massive de masques Tissot petit modèle ainsi qu'à l'équipement des lits des ambulances de masques de protections. Parallèlement sont mises en place des procédures spécifiques d'évacuation alors que sont prévus les premiers exercices en chambre infectées au bromure de benzyle (cyclite). Une nouvelle fois rares sont les photographies permettant de révéler cet aspect des combats, le port de l'étui métallique de masque M2 sur quelques clichés en étant l'unique révélateur.

Album R. Verney p.151 gauche haut

Brenelle (Aisne), cabane des offciers de la 7e batterie, avril 1917, p. 151

à l'extrème droite le Dr Verney équipé de l'étui métallique de masque M2

 

Lorsque la 5e DI prend position sur le secteur de Saint-Quentin (septembre 1917-janvier 1918) le décompte des blessés et décédés par les gaz est désormais intégré aux relevés mensuels des pertes. Au sein de la 5e DI elles se limitent à cinq intoxications au 224e RI enregistrées le 13 décembre et considérées comme le résultat d’accidents survenus aux masques de protection.

Le service de santé a en effet poursuivi sa  lutte contre les intoxications par des mesures préventives. Dans chaque unité se déroulent ainsi par semaine : deux exercices d'application de maques ou de Tissot, une revue de masque et de Tissot ; et par mois : un exercice en atmosphère lacrymogène et deux marches d'entrainement avec masque de 1 à 3 km.

 

C'est sur le Front de Champagne (janvier-juin 1918), que René Verney,  désormais passé au 2e bataillon du 74e RI, est pour la première fois en mars 1918 confronté  à une attaque à l'ypérite (gaz moutarde) puissant vésicant utilisé pour la première fois le 12 juillet 1917 près d'Ypres. L'ypérite n’a pas besoin d’être inhalé, un simple contact provoquant des brûlures douleureuses de la peau et des muqueuses, des lésions irréversibles aux yeux et aux voies respiratoires. Dispersé en aérosol, son action perdure plusieurs semaines sur les surfaces contaminées, sa neutralisation devant être effectuée par épandage de chlorure de chaux.

L'attaque, qui se déroule du 20 au 24 mars 1918 sur le secteur de Souain (Marne), donne lieu à un rapport détaillé du médecin du service de santé de la 5e DI dans lequel il décrit les symptômes provoqués par les intoxications, la nature des gaz employés, les traitements de première urgence appliqués et les procédures de désinfection des secteurs touchés. Il y souligne la diversité des gaz utilisés qui intoxiquent 261 hommes au sein de la division, mais considère que lors de l’attaque, l’usage de l’ypérite est prédominant. La thérapeutique mise en place constitue essentiellement en des lavages et ingestions d'eau bicarbonatée, le nombre important de blessés s'expliquant d'après le chef du service de santé divisionnaire, par l’usage tardif qui a été fait des protections mises à la disposition des troupes.

Il convient de noter que, contrairement aux mois précédents au cours desquels une attention particulière était portée à la formation des hommes,  aucun exercice ou revue de masque ne paraît avoir été mis en place depuis le 25 janvier.

Si les évacuations d'intoxiqués et d'ypérités émaillent sporadiquement les relevés quotidiens des pertes du mois d'avril elles sont absentes des relevés de la première quinzaine du mois de mai, mais deux attaques l'une se déroulant pendant la relève de la nuit du 14 au 15 mai et la seconde dans la nuit du 27 au 28 mai provoquent de nouvelles pertes (une trentaine d'hommes Ypérités et une trentaines d'intoxiqués).

 

II

Epilogue

Médecin chef du 24e RI : la 6e DI et la guerre des gaz (juin - novembre 1918)

 

A partir du 1er juin 1918, R. Verney exerce les fonctions de médecin chef du 24e RI, alors en position dans le secteur de Sommepy-Tahure (Marne). Il quitte donc la 5e DI pour se mettre sous les ordres su médecin principal de 2e classe POUS, médecin divionnaire de la 6e DI. Ce dernier ne dresse aucun état des pertes par gaz dans ses états mensuels. Néanmoins, il  rédige des compte-rendus détaillés des deux attaques à l'Ypérite suibies par la division dans le secteur. La première vient de se dérouler sur le sous-secteur de la Dormoise (nuit du 27 au 28 mai) provoquant l'évacuation de 174 hommes du 24e RI sur les 190 victimes que compte la division. Parmi ceux-ci figure le médecin Boutellier (2e bataillon du 24e qui a été "très exposé à l'ypérite"). Quelques jours plus tard, dans la nuit du 1er au 2 juin, une seconde attaque touche cette fois-ci le 22e RAC, provoquant l'évacuation de 21 hommes. Ces rapports ont le grand intérêt de présententer dans le détail les mesures prises pour l'évacuation et le traitement des victimes.

Alors que très peu de clichés sont à associer à cette courte période, deux d'entre eux illustrant des prises de matériel à l'ennemi, offrent également un regard sur la guerre des gaz.

Album R. Verney p.207 gauche

Région de Sommepy-Tahure (Marne) ? , Juin 1918, p. 207

Ce cliché associé à l'action du 24e RI au cours de l'été 1918, présente un sous-officier français équipé à droite de son étui de masque M2, affublé d'un équipement de protection allemand pris à l'ennemi : un Lederschutzmaske et son étui de tissus porté  en bandouillière à gauche.

Album R. Verney p.207 centre haut

Région de Sommepy-Tahure (Marne) ?, Juin 1918 p. 207

Sur ce cliché présentant le Dr R. Verney à côté d'un minenwerfer pris à l'ennemi, il porte l'étui métallique de masque M2

La 6e DI se déplace ensuite sur l'Aronde et le Matz (juin - septembre 1918). Malgré l’intensité des combats du mois d’août révélée par l'impotance des pertes, les conséquences de la "guerre des gaz" est difficile à estimer en raison des décalages existant entre les relevés des pertes émanant du service de santé divisionnaire et ceux provenant des JMO régimentaires. Par ailleurs, le médecin chef de service du 28e  RI confirme dans une note adressée le 14 août au médecin chef du service divisionnaire qu’« en cas d’action ou simplement de marche en avant rapide comme les 10, 11 et 12 août, il est impossible de fournir la situation rapport régulièrement chaque jour ». Il souligne parallèlement que «  le diagnostic entre suffoqués et ypérités est impossible à faire sur le champ de bataille. ».

Les attaques à l'ypérite nous sont en effet indirectement révélées par les demandes chlorure de chaux destinées à la décontamination. Ainsi le 14 août puis le 23 août  100kg de chlorure de chaux sont demandés d'urgence au service de santé divisionnaire par le médecin chef du 24e RI.

Les évacuations des blessés s'opèrent dès le 15 août à partir de relais d’autos-sanitaires situé à proximité du centre de secours de la station ferroviaire de Roye-sur-Matz. Les hommes du 24e RI y sont dirigés avec départ des voitures pour évacuation des malades légers et éclopés à 13h précises, les gazés étant évacués vers Estrées-Saint-Denis. L’augmentation des dotations en voitures pour accroître leur rotation est demandée par les médecins et transmise par les chauffeurs. Ces voitures ont également pour fonction d’apporter l’aide matérielle sollicitée (dont le chlorure de chaux).

L'album de René Verney renferme un certain nombre de clichés relatifs à la "guerre des gaz" associés à cette période. Y figurent plusieurs équipements tel un ventilateur de caisse Leclerc équipant un poste de commandement (cf. album p. 213), des appareils pespiratoire spéciaux ou ARS  équipant brancardiers ou infirmiers (cf. album p. 215). Sur ce même cliché figure un pulvérisateur Vermorel servant à la décontamination au chlorure de chaux.

Album R. Verney p.213 gauche

Roye-sur-Matz (Oise), PC du colonel, août 1918, p.213

de g. à dr. s/lt Bâton, cdt de Longchamps, s/lt Laloue

à l'arrière plan un ventilateur de caisse Leclercq

 

 

Album R. Verney p.215 gauche

Canny-sur-Matz (Oise), poste de secours du 24e RI, août 1918, p. 215

De g. à dr. allongé Mouton, en pied Bousquet portant à la ceinture un masque ARS, cal Raoul, assis au premier plan Guichard portant à la ceinture un étui métallique de masque ARS. A droite, le long de la paroi, un pulvérisateur Vermorel entre le brancard et les fusils

Durant l'ultime période de combats sur les secteur de l'Aisne et Sissonne (septembre-novembre 1918), aucune information ne nous est parvenue sur "la guerre des gaz".

La reprise de la guerre de mouvement rend très difficile la transmission quotidienne par les médecins régimentaires des décomptes des évacuations opérées à partir du front. Ainsi le médecin chef du service de santé divisionnaire note-t-il dans son JMO à la date du 20 octobre : « Réclamé à nouveau aux médecins des régiments les renseignements nécessaires pour le message quotidien pour la DSS en ajoutant les indisponibles et évacués pour grippe. Aucune réponse. ». Les états journaliers du service de santé divisionnaire sont ainsi très synthétiques et en fort décalage avec les relevés des JMO régimentaires comme nous avons pu le mettre en évidence pour le 24e RI, raison pour laquelle nous ne les présentons pas ici.

 

Pour aller plus loin :

-LEPICK Olivier La Grande Guerre chimique 1914-1918. Paris, Presses universitaires de France, 1998.

-LEJAILLE Arnaud La contribution des pharmaciens dans la protection individuelle contre les gaz de combat durant la Première Guerre mondiale - Extension à la période 1920 -1940.  Thèse d'exercice soutenue pour obtenir le diplôme d'État de Docteur en Pharmacie, Université Henry Poincaré - Nancy I - 1999

 -La guerre des gaz 1915-1918 vue à travers des archives de l'ECPAD

 -Aide mémoire clinique et thérapeutique des intoxications. Ministère de la guerre. Sous-secrétariat d'Etat du service de santé militaire. Paris, Impr. de l'Emancipatrice, 1918.

 

 

III

5e Division d'infanterie

Lutte et protection contre les gaz asphyxiants

Relevés du Journal des marches et opérations du Service de santé de la 5e DI

 

Front d'Artois (mai-octobre 1915)

27 mai 1915 "distribution de 9 000 pochettes antiasphyxiantes aux 4 régiments d'infanterie de la division".

8 juillet "Un laboratoire de toxicologie est créé au GBD5 pour les expertises chimiques, la recherche des gaz toxiques et des engins renfermant des produits de cette nature utilisés par l’ennemi, les prélèvements des pièces anatomiques renfermant des gaz toxiques. Il fonctionne sous la direction du pharmacien aide-major Tabuteau assisté du sergent Denel." 

13 juillet "L’ennemi se sert de gaz asphyxiants : Un éclat d'obus m'est apporté. Son odeur rappelle le lilas. Les hommes ont eu simplement du picotement des yeux et n'ont pas autrement été incommodés. A la compagnie du génie, les hommes ont utilisé par prudence leur pochette antiasphyxiante".

13 septembre "Conférence à tous les chefs de service sur les gaz asphyxiants, l’emploi des capsules huilées, l’usage des pulvérisateurs Vermorel et des appareils Regnier".

4 août "Les laboratoires de toxicologie sont passés au GBD6."

 

Front de la Somme (octobre 1915 - mars 1916)

4 novembre 1915 "Le service de santé est chargé de la lutte contre les gaz asphyxiants (instruction de la troupe, ravitaillement en matériel".

1er décembre "Vérification de l'instruction des brancardiers et infirmiers concernant les gaz asphyxiants. Cette instruction semble satisfaisante. Partout cette instruction est menée de manière intensive, démonstration en atmosphère chlorée, conférences, exercices d'application des baillons."

2 décembre parvient au GBD5 cantonné à Aubigny  (Somme), le matériel de protection demandé dès le 9 novembre : "5 400 tampons P2 avec porte-tampons ; 3 500 lunettes ; 10 300 sachets porte-tampons vides".

6 décembre "Visite du secteur de la 6e DI que nous allons occuper. Il résulte que l'organisation de la lutte contre les gaz asphixiants est entièrement à faire. Il n'y a pas de pulvérisateur Vermorel."

31 décembre "Visite du secteur de Fontaine-les-Cappy. Les appareils générateurs d'oxygène sont en place, l'instruction a besoin d'être complétée."

1er janvier 1916 "Visite du secteur de Foucaucourt. Inspection d'un abri de mitrailleuses 26e territorial  "il possède des appareils à oxylithe draëger, mais le personnel a besoin d'être instruit plus minutieusement. Le 36e RI a trouvé des baquets et des tonneaux a une brasserie à Foucaucourt pour la solution d'hyposulfite."

4 janvier "Visite du secteur de Foucaucourt (36e inf. et 26e territ.). L'instruction est satisfaisante, quoiqu'il reste à faire. Les appareils distribués sont en place. Le 36e a trové des baquets qui sont en place, logés dans des niches creusées dans la tranchée de 1ère ligne. "

7 janvier "On cherche des tonneaux pour doter les tranchées de récipients pour l'hyposulfite ; les tonneaux annoncés de l'arrière n'arrivent pas. Des appareils à oxylithe de tranchée commencent déjà à être rongés par les rats. Il est recommandé de les ranger dans des caisses en bois épais munies de couvercles."

10 janvier "Visite du secteur de Fontaine-les-Cappy (36e et 322e territ.). Conférence aux postes de commandements du chef de bataillons et d'un commendement de compagnie. L'instruction est satisfaisante (gaz asphixiants). Matériel en bon état. La voiture du touring club du GBD5 a été mise à la disposition du 26e territ. à Proyart. M. Seyot pharmacien du laboratoire de toxicologie a mis le médecin du 26e territ. au courant de l'emploi de cette voiture. Remise au corps des masques TN reçus. D'autres sont annonçés."

14 janvier "Le GBD5 achète 15 fûts pour faire des baquets à hyposulfite".

28 janvier "Les ennemis se sont servis d'obus à gaz lacrymogènes. La troupe était en grande partie munie du nouveau masque TN. Il est envoyé d'urgence à Chuignolles et Proyart au 322e territorial et 26e territorial les masques et les lunettes qui leur manquent."

29 janvier "Envoyé des tampons P2 à Chuignes et à Proyart pour la population civile."... "Reçu deux appareils pour prélèvement des gaz. L'un est envoyé à Cappy.".

30 janvier "Demandé 1 000 masques et 1 000 lunettes. La réserve est épuisée par toutes les demandes."

1er février "Distribution aux habitants de Chuignolles et Proyart des tampons P2C3 [C3 : compresse de protection contre la Vincennite]. Un appareil pour prélèvement des gaz est envoyé à Cappy au poste de secours du 129e."

6 mars "Des démonstrations pratiques en athmosphère chlorée ont été faites dans toutes les unités de la division. De nouvelles démonstrations seront reprises pour instruire les renforts arrivés récemment, les échelons d'artillerie et les formations sanitaires. De l'acide chloridrique a été acheté et distribué à toutes les unités de la DI. Les tampons P2 sont supprimés et réformés."

9 mars "de la réserve de matériel antiasphyxiant du GBD5, les corps de troupe sont dotés d'une réserve de 800 masques et 800 lunettes (100 par bataillon et 500 par régiment)."

19 mars "Démonstrations en milieu chloré :

  • -36e Tout le régiment a passé en milieu chloré, les derniers renforts y sont passés le 4 mars.
  • -74e Tout le régiment a passé en milieu chloré les 7, 8 et 9 mars.
  • -129e Tout le régiment a passé. Les compagnies formées en renfort y ont passé le 8 mars.
  • -274e Tout le régiment a passé. Les renforts sont passés en milieu chloré du 8 au 18 mars.
  • -Génie 3/1 Toute la compagnie a passé. Les renforts ont passé en milieu chloré.
  • -Génie 3/51 Toute la compagnie y a passé. Les renforts ont passé le 23 mars.
  • -1er groupe du 43e Les échelons et le TR ont passés le 18 mars. Tout le groupe a passé.
  • -2e groupe du 43e Les batteries y ont passé. Les échelons et le TR passeront sous peu.
  • -3e groupe du 43e Tout le groupe a passé en milieu chloré à Gournay au commencement de mars.
  • -Petit dépôt Démonstration a eu lieu les 7-9-12 janvier. 35 hommes n'ayant pu y assister au 26 mars. 50 hommes de la 8e SMA assisteront à une démonstration au GBD.
  • -PA5 35 hommes de la 2e SMI n'ayant pas encore passé, un exercice aura lieu pour eux le 27 mars.
  • -CVAD5 Les hommes ont passé le 21 mars en milieu chloré.
  • -Amb 4/3 5/3 et GBD5 Tout les officiers et les hommes ont passé en milieu chloré."

 

 Verdun (mars - juin 1916)

5 avril "9 000 masques M2 demandés par l'état-major arrivent en gare de Dugny et sont entreposés au dépôt de matériel sanitaire du GBD33. Un dépôt de matériel antiasphyxiant existe au fort de Souville et est utilisé pour satisfaire à de petites demandes.".

8 avril "Il n'existe aucun appareil de protection collective contre les gaz dans le secteur. En dépôt au fort de Souville 1 200 masques TN, 700 lunettes, 6 Vermorel dont 3 avariés par incurie, 25 obus d'oxygène, 25 à 30 kg d'hyposulfite. 100 kg d'Hypo et 30 kg de carbonate Solvay sont demandés pour le fort de Souville. 9 000 masques M2 vont être mis en service. Les TN et les lunettes devenus disponibles seront affectés à la réserve du fort.".

12 avril "Dispositions prises en cas d'investissement  des forts de Souville, Vaux, Tavannes et Belrupt...3 - Matériel de réserve à ne consommer qu'en cas d'investissement....1 000 masques M2 - 6 Vermorel - 100 kg hypo - 200 kg de carbonate - 5 obus oxygène - 50 mètres de toile pour ouvertures - 4 Draeger - 4 obus  et 4 cartouches de rechange Draëger. Note 363 S/1 - Les TN ou Tambuté provenant des échanges avec des M2 seront déposés dans les forts et constitueront une première réserve."...."Les masques TN sont échangés contre des M2 qui vennent d'être reçus (l'échange se fera au Faubourg pavé)."

14 avril "25 Vermorel sont demandés pour le fort de Souville pour organiser la lutte contre les gaz."

15 avril "A une demande de la direction, il est répondu que l'organisation du secteur au point de vue de la lutte contre les gaz ou peut-être envisagée dans la situation actuelle."

Des mesures destinées à la formation des corps de troupe débutent au moment même où les régiments de la division quittent Verdun pour le Bouchon-sur-Saulx (2- 20 juin) :

27 avril "50 litres d'acide chloridrique achetés et donnés au GBD5 pour des démonstrations en atmosphère chlorée à faire aux renforts."

2 juin "Distribution d’acide chlorhydrique à tous les corps pour démonstration en milieu chloré aux renforts."

4 juin "Demande de masques M2 pour recompléter la DI."

12 juin "Les hommes venus en renfort avec des masques TN reçoivent des M2."

13 juin "Des exercices pratiques ont été faits dans tous les corps en milieu chloré pour instruire les renforts."

15 juin "Tous les corps sont recomplétés en masques M2."

20 juin "Le Médecin aide-major Bosq du GBD5 est désigné pour faire des conférences d’hygiène sur les masques à gaz aux cours d'instruction des élèves-officiers."

 

Secteur des Eparges (juin 1916 - mars 1917)

Dès la prise de position dans la région des Eparges où la 5e division d'infanterie relève la 3e DI, le médecin divisionnaire prend en main l'organisation de la lutte contre les gaz.

26 juin "Organisation et fonctionnement du service de santé dans le secteur de Génicourt-sur-Meuse...Réapprovisionnement...Matériel antiasphyxiant. Le service de santé divisionnaire ne fournit plus que : -les appareils individuels de protection : masques et lunettes, vitres anti-buée de rechange, verre pour lunettes, boîtes métalliques ou sachets, anneaux de caoutchouc. -Appareils destinés aux accidentés : obus d'oxygène et détendeurs, ballons de caoutchouc. - Le matériel fixe ou collectif est demandé au génie. Il est donc demandé que les corps fassent des demandes séparées pour les deux espèces de matériel."

5 juillet "Du matériel de secteur est demandé pour compléter l'organisation contre les gaz asphyxiants."

23 juillet "Visite du secteur - l'organisation contre les gaz asphyxiants laisse à désier."

25 juillet"Visite du secteur - l'organisation contre les gaz asphyxiants et l'hygiène laisse à désier. Compte-rendu fait au général pour réparer les négligences."

26 juillet "Muni le 108e territorial de masques M2. Toutes les unités du génie et de l’infanterie sont dotées de masques M2. L'organisation du secteur est insuffisante. Les demandes de matérel au génie n'ont reçu satisfaction qu'en partie."

29 juillet "Demande 4 500 masques M2 supplémentaires pour doter d’un second M2 les fantassins et les artilleurs les plus exposés à l’action prolongée aux gaz (2e lignes et batteries). Note n°5986 du GCG du 22 juillet 1916."

30 juillet "Demande au génie de matériel contre les gaz asphyxiants."

8 août "Vérification des appareils Draëger et à oxylithe par quart."

13 août Rapport sur l'organisation contre les gaz :

"L'organisation contre les gaz laissée par la 3e DI a été complétée et modifiée. A la date du 13 août elle était constituée de la façon suivante.

En dehors des masques individuels contre les gaz dont tous les hommes sont pourvus, les dispositions suivantes ont été prises.

A - Moyens de protection individuels

  • 1°/ Un second jeu de masques M2 a été donné aux troupes particulièrement exposées à l'action prolongée des gaz (2e lignes et positions de batteries) les masques disposés dans les postes des chefs de section ne seront distribués distribués en cas d’attaque (exécution de la circulaire 1586 du GQG en date djuillet 1916).
  • 2°/ 4000 masques TN et 4 000 lunettes environ constituent les dépôts de tranchées prévus par la circulaire 17338 du GQG en date du 25 février 1916).
  • 3°/ Appareils Draëger et à oxylithe. Ces appareils accompagnés d'une cartouche et d'un obus de rechange et d'une paire de lunettes sont déposés de la façon suivante :

JMO 5eDI service santé 26 N 270 05 p

JMO 5eDI service santé SHD 26N270/15 (Les Eparges13/08/1916)

B - Moyens de protection collectifs

  • 1°/ Vermorel : répartis dans les tranchées, les boyaux, les abris, PC, blokhaus de mitrailleuses, postes de secours, etc...
  • 2°/ Cuves d'eau hyposulfitées : Réparties à proximité des pulvérisateurs :

JMO 5eDI service santé 26 N 270 015 p

JMO 5eDI service santé SHD 26N270/15 (Les Eparges13/08/1916)

  • 3°/ Obus d'oxygène et ballons : Répartis dans les PC et abris importants :

JMO 5eDI service santé 26 N 270 015 p

JMO 5eDI service santé SHD 26N270/15 (Les Eparges13/08/1918)

  • 4°/ Oxylithe en plaquettes : Un approvisionnement sera constitué par abri dès réception de l'oxylithe demandé.
  • 5°/Divers  Pétards de poudre noire, fagotins, botillons de paille, essence, toile pour obstruer les abris en aussi grand nombre que possible.

C - Appareils avertisseurs [girouettes, douilles de 75, klaxons, divers, avertisseurs à air comprimé)

Répartis de la façon suivante :

JMO 5eDI service santé 26 N 270 015 p

JMO 5eDI service santé SHD 26N270/15 (Les Eparges13/08/1918)

D - Cloches

Des cloches sont disposées pour répéter les signaux de l’avant savoir :

  • 1 cloche à Ranzières, sud-ouest
  • 1 cloche route de Mouilly-Vaux près du Rempart
  • 1 cloche à Mouilly clocher
  • 1 cloche tranchée de Calonne près du PS de Calonne

16 août "La division reçoit 30 appareils Tissot qui sont distribués aux sections de mitrailleuses de 1ère ligne."

25 août "Instruction contre les gaz asphyxiants. 36e : instruction pratique aux mitrailleurs sur les divers appareils (Draëger, Tissot etc...). 74e : Exercices d'application de masques par alerte dans la nuit du 23 au 24 août. 129e : Exercices d'alerte le 17 août. 274e : Théories. AD/5 : Exercices d'alerte dans toutes les unités."

5 septembre "Instruction contre les gaz asphyxiants. 36e : instruction aux militaires appelés à se servir des appareils  Tissot, Draëger, Vermorel, etc... 74e : Exercices d'alerte le 2 septembre. 274e : Exercices d'alerte le 3 septembre."

10 septembre : "Gaz asphyxiant : 36e théorie aux mitrailleurs sur l'emploi de l'appareil Tissot et de l'oxylithe."

15 septembre : "Instruction contre les gaz asphyxiants. 36e : Vérification des appareils et de l'organisation. Exercices d'alerte. Théorie. 129e : Instruction sur l'emploi des masques et exercices de mise en place rapide. 274e Exercices d'alerte le 10 septembre. AD5 : exercices d'alerte du 3 au 10 septembre pour toutes les unités de l'AD/5. Génie : Exercices d'utilisation des appareils."

25 septembre "Gaz asphyxiants. 36e : exercices de mise en place rapide des engins. AD5 : Exercices d'alerte dans toutes les unités de l'AD5."

30 septembre "Gaz asphyxiants. 36e : Exercices de mise en place rapide des masques. Conférences aux spécialistes sur les Tissots, Draëger. Exercices en milieu chloré par les récupérés et instructuction spéciale aux brancardiers pour le transport des intoxiqués. 129e : Instruction sur l'emploi des masques M2. Exercice de mise en place rapide des masques. Génie 14/3T : Exercice en milieu chloré."

15 octobre "Gaz asphyxiants. 36e : Exercices de mise en place rapide des masques. 74e : Exercices pratiques. 129e Instruction sur l'emploi des masques, exercices de mise en place rapide, vérivication des appareils de protection. 274e : Théorie sur l'emploi des masques, théorie et exercices pratiques aux mitrailleurs sur l'emploi des appareils Tissot. AD5 exercice d'alerte dans toutes les unités."

20 octobre "Gaz asphyxiants. 36e : Exercice de mise en place rapide des M2."

25 octobre "Instruction gaz asphyxiants. 36e et AD5 : Exercice de mise en place rapide."

31 octobre "Instruction gaz asphyxiants. 36e : Exercice de mise en place rapide dans chaque bataillon. Instruction particulière aux brancardiers. 74e : idem. AD5 : Exercices d'alerte dans toutes les unités."

5 novembre "Instruction gaz asphyxiants.129e : Exercice mise en place rapide. Revue de matériel. Génie 14/3T, 3/15, 3/51 et 3/21 : idem. AD5 : Exercice d'alerte."

10 novembre "Instruction gaz asphyxiants.36e Exercice mise en place rapide des appareils.Instruction spéciale au personnel infirmier et brancardier sur les premiers soins à donner aux intoxiqués. DD5 : Exercice de mise en place rapide. Démonstration en milieu chloré."

15 novembre "Réorganisation du service de protection contre les gaz en exécution e la note du GQG du 16 octobre 1916. Un officier par régiment d'infanterie, par groupe de batterie, par compagnie de génie est désigné pour assurer l'exécution de ce service, les demandes de matériel et sa répartition. Les médecins conservent l’instruction de la troupe à ce point de vue. Des instructions sont données aux médecins pour l'application des nouvelles prescriptions...Instruction gaz asphyxiants. 36e : Exercice mise en place rapide et instructions spéciale au personnel médical. 74e : Exercices pratiques. 274e : Exercices pratiques et revue de matériel. AD5 : Exercice d'alerte."

20 novembre "Instruction contre les gaz asphyxiants. AD/5 : Exercice de mise en place rapide des masques."

25 novembre "Instruction contre les gaz asphyxiants. 36e : Exercice de mise en place rapide et conseils aux hommes sur l'entretien des engins."

30 novembre "Instruction contre les gaz asphyxiants. AD/5 : Exercice d'alerte dans toutes les unités. Génie 3/51 : Exercice de mise en place rapide Génie 14/3T : Exercice en bocal chloré pour les renfort et exercice de mise en place rapide."

4 décembre "Envoi aux médecins des corps de troupe de la note n°9458 de l'EM complétant les instructions sur la protection contre les gaz."

18 décembre "Instruction contre les gaz asphyxiants. 1° démonstration en milieu chloré. Tous les hommes des régiments d'infanterie et des unités du génie et de l'artillerie sont passés en chambre chlorée sauf aux Compagnies 1/1 et 3/21 de génie et aux batteries de 58. 2° exercices d'application des masques sont fait dans toutes les unités ainsi que des inspections des matériels de protection individuelle et une révision du matériel de protection collective."

1er janvier 1917 "Instruction contre les gaz asphyxiants (2e quinzaine de décembre). 1° démonstrations en milieu chloré. On été effectuées à la Compagnie de Génie 3/51, aux échelons du 3e groupe du 43e d'artillerie et aux DD5 pour les hommes venus en renfort. 2° exercices d'application des engins de protection individuelle (masques M2, Tissot et Draëger) ont eu lieu aux 36e, 74e, 129e, 120e T, au Génie 3/1, à l'AD5, au PA/5 et DD/5. 3° Exercces d'utilisation des Vermorel. Ont eu lieu au 3e groupe d'artillerie."

17 janvier "Compte-rendu sur l'instruction contre les gaz asphyxiants (1ère quinzaine de janvier). 1° exercices en milieu chloré. Ont eu lieu au 74e RI, au 3e groupe du 43e et au DD/5 pour les renforts arrivés à ces unités. 2° Exercices de mise en place rapide des masques, appareils Draëger et Tissot. Ont été effectués dans les régiments d'infanterie, d'artillerie divisionnaire et le Dépôt divisionnaire. Rien de particulier à signaler."

28 janvier "Instruction contre les gaz asphyxiants (2e quinzaine de janvier). 1°Démonstrations en milieu cholré. Ont eu lieu aux 36e, 74e, 1er et 2e groupe du 43e pour les hommes venus en renfort. 2° Exercices d'application des masques M2, Tissot, Draëger etc...Ont eu lieu dans toutes les unités de la DI. Des masques en mauvais état ont été changés à la suite des visites passées. Un second masque a été distribué ou sera distribué aux troupes composant la garnison du secteur. Des boîtes métalliques ont été distribuées. Par suite de la distribution du second masque, les réserves réglementaires des régiments ont été en partie épuisées (300 au 36e - 100 au 74e - 300 au 129e - 100 au 274e). Une demande de 8 500 M2 a été faite pour recompléter les réserves et achever la dotation de la garnison su secteur d'un second masque."

10 février "Instruction contre les gaz asphyxiants. 74e : les exercices n'ont pu avoir lieu. Matériel en bon état. 129e : Exercices d'application des masques dans chaque bataillon à chaque période de repos. Matériel en bon état. 274e : Exercices faits aux bataillons de 2e ligne. Matériel en bon état. 1er groupe du 43e : Vérification des Vermorel. Matériel en bon état. PAD/5 : Exercices d'application toutes le semaines depuis le 1er février. Visite des masques 2 fois par mois. DD/5 : Exercice d'application chaque dimanche à l'issue du rapport et inspection du matériel."

 

Chemin des Dames (mars-septembre 1917)

15 mars "Compte-rendu sur l'instruction contre les gaz asphyxiants pendant la première quinzaine de mars. 1° exercices en chambre chlorée. Ont eu lieu à l'AD/5 au PAD/5 et au DD/5. 2° exercices de mise en place rapide des masques. Ont eu lieu au 36e et au 129e RI, au Génie 3/1, 3/21, 3/51 et au DD/5. En outre des revues ont été faites au 36e RI."

31 mars "Instruction Gaz asphyxiants (2° quinzaine de mars). Exercices en milieu chloré. Ont eu lieu pour tout l'effectif au 36e RI. Exercices d'application des masques. Ont été fait très régulièrement dans toutes les unités de la DI. En outre des revues de masques ont été passées dans les différents coprs de troupe de la DI. Le 2eme masque dont la DI avait été doté sera retiré aux hommes. Les masques usagés seront envoyeés à la RMS du Bourget et les M2/2 neufs en exédent après recomplètement des réserves seront par ordre du directeur versés au GBC/3 pour en doter d'autres DI. Ces diverses opération seront réalisées le 10 avril."

17 juin "5 000 perles d’éther [antispasmodique] et 3 Kg de poudre d’ipéca [vomitif et expectorant] sont demandées pour en doter les postes de secours en vue de la thérapeutique des intoxications par gaz."

29 juin "3 hommes du 274e RI sont intoxiqués par gaz suite à un éclatement d'un obus. L'un de ces hommes décède à l'ambulance 5/3 à Longueval après son arrivée. Ordre est donné au GBD/5 chargé du triage à Verneuil de conserver et traiter les asphyxiés graves. Son installation le permet et il en a les moyens."

1er juillet "Ordre est donné de doter les hommes exposés de Masques M2."

4 juillet "Les intoxiqués par gaz dont le transport peut-être effectué, seront soignés au centre hospitalier de Vauxtin (note 1 796/A du DSS du 2 juillet 1917). Ordre est donné aux ambulances 4/3 et 5/3 de constituer dans leur formation un lot de masque égal à celui des lits de façon qu'à chaque lit soit suspendu un masque pour l'occupant présent ou éventuel."

5 juillet "Par ordre du directeur du service de santé...Les intoxiqués par les gaz doivent être envoyés soit sur l'HOE [HOE 32 à Mont-Notre-Dame] soit sur Vauxtin ou Longueval en attendant l'ouverture d'un centre en voie d'installation à la cote 182 entre Fimes et Merval."

14 juillet Suite à une attaque Allemande dans le secteur occupé par le 5e RI et à la contre-attaque consécutive "Des gaz sont envoyés sur la zone arrière."

15 juillet "Instruction contre les gaz asphyxiants (1ère quinzaine de juillet).1° exercice en chambre infecté au brome de benzyle n'ont pu avoir lieu par suite de nécessités militaires. 2° exercice d'application des masques M2, des Tissot, Draëger etc. ont eu lieu dans les diverses unités de la division. 3° entretien du matériel de protection induviduelle. Des reprises de masques assez fréquentes ont été passées. Un second masque a été distribué aux troupes en secteur. Le matériel de protection collective a été complété."

19 juillet "Organisation et fonctionnement du service de santé du 7 juin au 18 juillet 1917...Les blessés par gaz sont évacués vers le poste de secours de Verneuil qui les conserve si leur état l'impose. Ce poste dont les conditions de sécurité sont satisfaisantes, dispose des moyens thérapeutiques nécessaires. Le médecin aide-major du GBD en assure le service. Pendant l'occupation du secteur, la DI est munie d'un deuxième masque M2. Un millier de masques Tissot petit modèle est distribué aux unités. L'organisation du secteur au point de la protection collective est poursuivie. Des obus à oxygènes et des détendeurs sont distribués aux postes de secours."

JMO 5eDI service santé 26 N 270 018 p

JMO Service santé 5eDI Mémoire des Hommes (SHD) 26N270/018 (19/07/1917)

18 juillet "Pendant cette période du 7 juin au 17 juillet les pertes de la division sont les suivantes (disparus non compris) :

JMO 5eDI service santé 26 N 270 018 p

JMO service santé 5eDI 26N270/018 (19/07/1917)

Ces pertes par les gaz ont été importantes. Elles sont dues à des effets de surprise, les hommes étant endormis généralement ou n'ayant pa seu le temps de mettre leur masque. Elles ont été causées par des obus ou des minen chargés au palite ."

11 août "Au cours de la période actuelle de repos, l'instruction contre les gaz est reprise. Les hommes sont passés dans la chambre à gaz dans les diverses unités. Une marche avec masque a eu lieu dans les diverses unités. Les spécialistes ont été exercés à se servir du Tissot."

15 août "Organisation du service de santé dans le secteur d'Ailles... Les blessés légers sont transportés des centres de triages au centre de la cote 182 (entre Fismes et Merval) ainsi que les intoxiqués par les gaz. Les intransportables sont reçus par le groupement d'ambulances de Longueval."

31 août, l'état récapitulaif des pertes de la 5e DI ne rend compte d'aucune intoxication par gaz pour le mois d'août 1917.

 

Secteur de Saint-Quentin (septembre 1917-janvier 1918)

19 septembre "Organisation du service de santé...Evacuation des malades et blessés...Intoxiqués : HOE de Cugny."

30 septembre "Etat récapitulatif des pertes pour le mois de septembre 1917. Pertes par les gaz : néant."

17 octobre "Sur proposition du médecin divisionnaire et dans le but d'uniformiser les exercices relatifs à l'instruction de la troupe pour la lutte contre les gaz, la division prevoit qu'il devra dorénavant être fait dans chaque unité : par semaine 2 exercices d'application de maques ou de Tissot, 1 une revue de masque et de Tissot ; par mois 1 exercice en atmosphère lacrymogène, 2 marches d'entrainement avec masque de 1 à 3 km."

31 octobre "Etat récapitulatif des pertes pour le mois d'octobre 1917. Pertes par les gaz : néant."

2 novembre "Organisation du service de santé...Tous les blessés par le feu ou les gaz sont transportés aux ambulances de triage de Forest ou de Lanchy qui en principe gardent les intransportables et évacuent les autres sur les formations sanitaires des Centres hospitaliers de Cugny ou de Ham (voir plan ci-joint)."

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JMO  service santé 5eDI SHD 26N270/19  (Secteur de Saint-Quentin 02/11/1917)

15 novembre "Instruction de la troupe pour la lutte contre les gaz asphyxiants."

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JMO  service santé 5eDI SHD 26N270/19  (Secteur de Saint-Quentin 15/11/1917)

30 novembre "Etat récapitulatif des pertes pour le mois de novembre 1917. Pertes par les gaz : néant."

13 décembre "5 hommes du 224e RI ont été intoxiqués par gaz pendant la nuit (3 légèrement). Ces intoxication sont arrivées par suite d'accidents survenus aux masques (chute dans des trous ou des fils de fer)."

15 décembre "Lutte contre les gaz asphyxiants (Instruction)."

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JMO  service santé 5eDI SHD 26N270/19  (Secteur de Saint-Quentin 15/12/1917)

30 décembre "En exécution des notes 5723 D.A du 18 décembre 1917 et 1-7414/4 de l'EM de la 3e armée en date du 27 décembre 1917, ordre est donné de créer un centre de triage pour gazés et vésiqués au groupement d'ambulances de Germaine. En raison des circonstances, deux baraques sont simplement réservés aux gazés et vésiqués pouvant être récupérés en quelques jours."

31 décembre "Instruction antiasphyxiants 16 au 31 décembre."

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JMO service santé 5eDI SHD 26N270/020  (St Quentin 1918.01.24)

31 décembre "Effectifs. Etat récapitulatif des pertes pour le mois de novembre 1917. Pertes par les gaz : 5 blessés au 224e RI"


 

Secteur de Champagne (janvier - mai 1918)

24 janvier "Lutte contre les gaz asphyxiants 10-25 janvier 1918." Le tableau ci-dessous rend compte d'une aplication moins rigoureuse du programme d'exercices pratiqué au sein des unités et mis en place le 17 octobre précédent.

JMO 5eDI service santé 26 N 270 020 p

31 janvier "Rapport sanitaire mensuel. Effectifs. Etat récapitulatif des pertes [mois de janvier 1918]. Pertes par les gaz : néant."

28 février "Rapport du mois de février 1918. Effectifs. Etat récapitulatif des pertes. Pertes par les gaz : néant."

19 mars "Dans la nuit du 19 au 20 mars, 3 coups de main sont tentés sans résultat par l'ennemi. 2 sur le quartier Etoile, 1 sur la route de Souain à Somme-Py après un bombardement violent avec obus toxiques du quartier Etoile-Dardanelles, région de la Ain, sud-est de Souain, Maison forestière, Trou Briscot."

20 mars "Evacués 69 dont 12 blessés, 47 intoxiqués par les gaz et 10 malades."

21 mars "Evacués 131 dont 27 blessés, 121 intoxiqués par les gaz, et 10 malades ou éclopés. Bombardements de tout le secteur, particulièrement sur Cabane et Courtois. L'ennemi attaque sur le 74e et le 224e RI, puis sur le 5 et le 224e RI et enfin sur le 74e et le 224e RI."

22 mars "Evacués 103 dont 14 blessés, 79 intoxiqués par les gaz, 1 cas d'oreillons au 5e RI et 9 malades. Beaucoup de petites attaques. L'artillerie envoie une grosse quantité d'obus toxiques."

23 mars "Evacués 38 dont 11 blessés, 17 gazés, 1 tué. L'activité de l'ennemi décroit, encore quelques obus toxiques.

  • Les intoxications ont atteint toutes les troupes de la division, mais particulièrement les 74e et 224e RI. 257 hommes et officiers ont été évacués. Dans la plupart des cas il semble bien que ce soit l'Ypérite qui est en cause, mais les efets de ces gaz vésicants semblent un peu différents de ceux décrits dans les instructions à ce sujet.
  • Le nombre de cas de vésications cutanées même tardifs semble avoir été l'exception, aussi bien pour les parties non protégées par les vêtements que pour celles recouvertes de ces derniers.
  • Il semble bien qu'il y ait eu au dire de quelques malades qui ont donné de leurs nouvelles, des érythèmes tardifs, 8 à 10 jours après l'intoxication, érythèmes accompagnés ou non de phlycthèmes ou de signes de brulûres au 1er degré.
  • Le signe capital nous a toujours paru être la réaction conjonctivale, à allures très variables, tantôt bénigne, passagère, tantôt intense, accompagnée d'un véritable chémosis, des conjonctives avec douleur tellement vive, que les malades réclament des médicaments pour calmer leurs douleurs.
  • Cette conjonctivite est apparue dans la plupart des cas depuis la 8eme heure après le bombardement, jusquà un temps variable 1 à 2 jours et même 3 jours.
  • En même temps que cette conjonctivité les malades accusaient une sensation de brûlure plus ou moins marquée du côté du tube digestif, doueur calmée, temporairement au moins par l'injection d'une solution bicarbonatée.
  • A noter seulement que la 1ère gorgée de cette solution provoque presque toujours un vomissement.
  • Dans la plupart des cas interrogés n'avaient que des réponses vagues au sujet de l'odeur perçue : beaucoup n'avaient rien senti, quelques uns mais rares, la moutarde, d'autres plus nombreux l'ail, enfin quelques autres, le chocolat ou la menthe.
  • Quelques obus non éclatés montraient que le bombardement par obus toxiques avait eu lieu à l'aide de projectiles de calibres divers, en particulier 105 et 77. Tous avaient la peinture jaune avec croix jaune, mais les uns avaeint cette peinture que dans la partie postérieure, d'autres dans le segment antérieur.
  • Chez d'autres malades, l'intoxication était marquée surtout par des éblouissements, une sensation de faiblesse générale, de la sécheresse de la gorge, parfois un peu de dyspmée accompagnées de signes de bronchite, accidents en général rapidement disparus et ne s'accompagnant d'aucune réction du côté des yeux.
  • Il semble bien que dans ce cas les gaz nocifs étaient simplement des gaz dits suffoquants qui sont en général de la série chlorée.
  • En somme il semble que la nature des gaz employés a été très diverse, gaz suffocants, gaz vésicants, arsine et Ypérite avec prédominece marquée de ce dernier, mais nous le répétons, les symptômes observés ne nous ont pas paru cadrer d'une façon complète avec ce que nous avions eu à leur sujet.
  • Y aurait-il en même temps que l'Ypérite un autre produit de la même série, c'est là une question que nous nous posons sans pouvoir la résoudre.
  • Du point de vue tactique, il semble que l'ennemi s'est acharné surtout sur les PC de façon à les annihiler.
  • Au point de vue traitement, les lavages des yeux au sérum bicarbonaté, souvent douloureux ou à l'eau bicarbonatée plus facilement supportée, les gargarismes à l'eau bicarbonatée, l'ingestion de la même solution, le lavage au savon des mains, de la figure et des paries découvertes, le changement de linge quand il était possible, constituait les bases du traîtement appliqué.
  • Dans tous les cas les intoxiqués ont été évacués le plus rapidement possible.
  • La prophylaxie (désinfections des abris du terrain, des trous d'obus par le chlorure de chaux) a été faite dans les meilleures conditions et le plus complètement possible, mais la perfection n'a pu être atteinte en raison du grand nombre de points ainsi cantonnés.
  • En tout cas, une remarque semble avoir été faite : c'est celle que beaucoup d'hommes ont été intoxiqué parcequ'ils n'avaient pas mis leur masque ou ne l'avaient pas mis suffisamment à temps."

24 mars "Evacués 22 dont 1 oreillons, 3 blessés, 11 gazés, 1 officier et 6 malades ou éclopés."

25 mars "Evacués 9 dont 2 intoxiqués par les gaz et 7 malades et éclopés."

26 mars "Evacués 17 dont 3 gazés, 2 blessés, 1 oreillons et 11 malades et éclopés."

27 mars "Evacués 12 dont 3 blessés, 1 intoxiqué par gaz et 9 malades ou éclopés."

30 mars "Evacués 5 dont 1 blessé, 1 Ypérité et 3 malades ou éclopés."

31 mars "Evacués 7 dont 1 Ypérité, 2 blessés, 1 intoxiqué par les gaz et 3 malades. Rapport sanitaire mensuel. Effectifs. Etat récapitulatif des pertes. Pertes par les gaz : 261 blessés ; pertes par le feu 14 tués, 50 blessés, 1 disparu sur un effectif total de 10 900 hommes."

JMO 5eDI service santé 26 N 270 020 p

JMO service santé 5eDI SDH 26N270/020 (Champagne 1918.03.31)

3 avril "Evacués 6 dont 2 intoxiqués par les gaz et 1 tué."

4 avril "Evacués 4 dont 1 blessé, 1 Ypérité et 2 malades."

8 avril "Evacués 8 dont 3 blessés, 1 Ypérité, et 4 malades."

Le 9 avril et mis en oeuvre une réorganisation de évacuations "16° Intoxiqués et vésiqués graves : Amulance de Suippes : 17° Intoxiqués et vésiqués moyens et légers : moitié à Saint-Rémy-sur-Bussy, moitié à Croix_en-Champagne."

10 avril "Evacués 18 dont 2 oreillons, 1 érysipèle, 1 intoxiqué par les gaz, 4 Ypérités et