Album recrues en formation au 43e RAC 1915 couvertureNous présentons ci-dessous une cinquantaine de clichés inédits provenant d’un album de petit format illustrant le parcours d’instruction de nouvelles recrues du 43e RAC à Saint-Cloud en février 1915, puis à Caen au printemps et début de l’été de la même année.

Acquis sur le marché des objets de collection, la contextualisation des prises de vue bénéficie en premier lieu du titre porté sur son premier feuillet :

Vues prises au dépôt du 43e d’artillerie

Couverture de l'album

format 14,5 la x 18,5 lg

(coll. verney-grandeguerre)

 

IDENTIFICATION DU RECRUTEMENT

Le revers de la couverture porte la mention "N°2", la numérotation individuelle des clichés portée en marge ne débutant qu'au n°41. Cette numéroration qui n'est pas continue et ne couvre pas l'ensemble des photographies, n'a donc  pas été conservée dans cette présentation.                                                                          

La contextualisation des clichés ici reproduits, bénéficie de quelques éléménts documentaires complémentaires, telles que d'éparses mentions nominatives marginales et de très rares légendes rédigées au dos des photographies, les plus développées étant portées sur les cinq premières, les seules situées et datées (Saint-Cloud et Bois de Boulogne, Février 1915). L’ensemble de ces éléments sont systématiquement ici reproduits en italique en légende des photographies.

Album recrues en formation au 43e RAC 1915 feuillet n°1

Premier feuillet de l’album titré en haut Vues prises au dépôt du 43e artillerie,

dans la marge les clichés sont numérotés de 41 à 44,

la mention Primice individualisant un canonnier sur les clichés 42 à 43.

(coll. verney-grandeguerre)

Album recrues en formation au 43e RAC 1915 cliché feuillet 1 n°43

Mentions manuscrites portées dans la marge en haut : Primice ; et au dos du cliché n°43 (feuillet 1) :

A l’encre en b.g. Février 1915 Manœuvre d’artillerie Saint-Cloud

Au crayon en h. Au peloton I manœuvre d’artillerie Saint-Cloud février 1915 ;

et en-dessous Lefebvre, Leblond, M.d.l. Ferment, Fleury, Mendès, Lemaître, Dupont, Inger.

La mention figurant dans la marge de l’album permettant d’associer le prénom Primice au nom Mendès,

a favorisé l’identification du jeune soldat :

Jean Primice Catulle Mendes, dit Primice Catulle-Mendes, recrue de la classe 1916,

ayant devancé l’appel par un engagement au titre du 43e RA le 16/12/1914 et

dont les parents sont des personnalités du monde littéraire parisien de la Belle époque.

(coll. verney-grandeguerre)

Seize patronymes ont ainsi pu être répertoriés dans l’album : Blazy, Brehy, Dupont, Ferment, Fleury, Fol, Gomard, Honoré, Inger, Leblond, Lefebvre, Legrand, Lemaître, Mendes, Seidel, Verdun. Sept ont pu être précisément identifiés, permettant d’associer les clichés au parcours de recrues incorporées au 43e RA entre le 19/12/1914 et le 19/02/1915 (cf. répertoire ci-dessous).

Le plus âgé, Jean Gustave Charles FOL, Directeur commercial à Paris de la classe 1912 est tout d’abord exempté pour problème de santé. Lorsqu’il est mis fin à son sursis d’appel, il est incorporé au 43e RA à compter du 19/01/1915. En juin 1915, canonnier 2e classe, il passe au 14e RA.

Viennent ensuite trois recrues tout d’abord incorporées le 18 décembre 1914 au 74e régiment d’infanterie (Rouen), mais versées un mois plus tard, les 25 et 29 janvier 1915 au 43e RA pour poursuivre leur instruction. Il s’agit tout d’abord de Maurice Henri Louis DUPONT, étudiant originaire du Calvados de la classe 1913 ajourné pour faiblesse, mais classé service armé en 1914. Les deux autres sont quant à eux de la classe 1915 : Henri Robert GOMARD, employé de bureau originaire de l’Eure et Henri Léon Désiré INGER, étudiant à l’Ecole des Arts et Métiers originaire du Calvados. Dupont est promu brigadier au sein 43e RA en octobre 1915 et y reste affecté, avant d’entamer un parcours d’officier à compter du mois de juin 1917 au sein du 8e régiment de génie. Gomard, quitte le 43e RA soldat de 2e classe dès juin 1915, passant au 11e RA pour la formation de la 101e batterie de 58 mm. Inger, est promu brigadier au sein du 43e RA en septembre 1915 et reste au sein de l’unité, mais affaibli par une longue maladie gastrique ayant nécessité son hospitalisation fin mars 1916, il décède à l’Hôpital auxiliaire n°26 de Paris en 1917.

Les trois plus jeunes, Jean Primice Catulle MENDES (dit Primice CATULLE-MEDES), Jean-Baptiste Auguste Marie Joseph HONORE et enfin Robert Marie Henri BLAZY, sont des étudiants parisiens de la classe 1916 qui ont devancé l’appel par un engagement pour la durée de la guerre au titre du 43e RA, respectivement les 16/12/1914, 30/12/1914 et 09/01/1915. A l’issue de leur instruction, ils sont nommés brigadier en juillet 1915. Seul Honoré poursuit quelques mois son parcours au sein du 43e RA, passant en tant qu’aspirant au 41e RA en janvier 1916, affectation avec laquelle il gagne le front le 27/03/1916. Mendes et Blazy sont quant à eux affectés début octobre 1915 au 103e régiment d’artillerie lourde, dont le 7e groupe est en cours de constitution à Vernon (JMO 103e RAL 7e groupe).

Bien que l’album s’associe pleinement à la période de formation de ces jeunes soldats, rien n’indique qu’il ait appartenu à l’un d’entre eux. Aucun des parcours individuels jusqu’à présent documentés ne peut en effet être associé à l’ensemble formé des vingt-six clichés qui complètent l’album à partir du 8e feuillet qui est titré : 20 vues prises à l’Hôpital auxiliaire n°114. Malgré l'absence de toute légende complémentaire, on peut aisément identifirer l'établissement abrité au sein du Lycée Hoche à Versailles, et dont la gestion est confié à l’Union des femmes de France.

Album recrues en formation au 43e RAC 1915 feuillet n°8v

8e feuillet de l’album (verso) titré en haut 20 vues prises à l'hôpital auxiliaire 114.

(coll. verney-grandeguerre)

 

LES CLICHES

A l’évidence les clichés sont classés de manière globalement chronologique en respectant l’homogénéité des différents types et formats de tirages allant du 6,5 x 4,5 au 5,8 x 4. Dans sa première partie, ils permettent ainsi d’illustrer tout d’abord le mouvement du corps de troupe de Versailles vers Caen marqué par une courte période de casernement à Saint-Cloud en février 1915 (voir Le 43e RAC 1914-1918 et plus particulièrement les notices consacrées aux 61e, 62e et 63e batteries de dépôt et au 2e escadron territorial d’étapes). Malgré quelques incertitudes mineures, l'identification des prises de vues réalisées à Caen a été rendue possible grâce aux caractéristiques propres au quartier Claude Decaen, dépôt du 43e RAC (voir : Le 43e RAC de Rouen à Caen 1911-1940).

Quarante-neuf clichés permettent ainsi d’appréhender la période des six à huit mois de formation des jeunes recrues au dépôt en vue d’être « mobilisables » et aptes à entrer en campagne.  Dans cette présentation, tout en respectant le caractère chronologique du classement général, les clichés, recalibrés en contraste et luminosité, sont regroupés par thématiques afin de mieux comprendre le déroulé de l'instruction.

Le règlement provisoire de manœuvre de l’artillerie en campagne de 1910 nous éclaire sur l’intense formation qui se décompose en deux périodes : la première consacrée à l’instruction individuelle de l’homme de troupe, la seconde à l’instruction de la batterie et du groupe.

Au sein de l’album, les cinq premiers clichés soulignent par leur légendes la diversité de la formation reçue dès la première période à Saint-Cloud : instruction à pied (Règlement provisoire Titre I), instruction à cheval (Règlement provisoire Titre II) et instruction d’artillerie (Règlement provisoire Titre III), les deux dernières étant amenées à être approfondies lors de la seconde phase (celle-ci se déroule à Caen), en fonction de l'orientation rapide des recrues vers les postes de canonniers conducteurs ou de canonniers servants.

06 Peloton I, Saint-Cloud, Manœuvre à Pied, février 1915

1 - Peloton I, Saint-Cloud, Manœuvre à Pied, février 1915

Fleury, Fol, Legrand

01 Au cours d’une manœuvre à cheval au bois de Boulogne au Peloton I, février 1915    02 En manœuvre à cheval au Bois de Boulogne, février 1915, Peloton I

         2 - Au cours d’une manœuvre à cheval au               3 - En manœuvre à cheval au Bois de Boulogne,

         Bois de Boulogne au Peloton I, février 1915.                              février 1915, Peloton I.

                      Mendès, Leblond, Fol.                                         Gomard, Mendes Leblond, Fleury.

03 Au peloton I    04 Manœuvre d’artillerie au peloton I à Saint-Cloud

       4 - Au peloton I. Manœuvre d’artillerie, Saint-Cloud    5 - Manœuvre d’artillerie au peloton I à Saint-Cloud.

                                         février 1915.                                                                 février 1915

    Lefebvre, Leblond, M.d.l. Ferment, Fleury, Mendes, Lemaître, Dupont, Inger                                         

 

Le transfert de Saint-Cloud vers Caen qui s'effectue par voie terrestre probablement en mars, est l'occasion pour les recrues de mettre en partique leurs premières connaissances en matière d'instruction collective (déplacement des batteries en formation de convoi hyppomobiles, organisation de bivouacs...).

07    08

6 - Vernon                                                                  7 - Vue non légendée

 

Quartier Claude Decaen le PolygôneOn doit noter l’importance, particulièrement à Caen où se déroule la seconde période d’instruction, de la place accordée au service des pièces de 75 au détriment des conduites d’attelage, qui constitue une part essentielle de la formation des canonniers conducteurs (CC). Cette particularité témoigne peut-être d’un parcours de formation plus spécifiquement associé à celui de canonniers servants (CS), dont les exercices d'entrainement au tir se déroulent en dehors du quartier Decaen, sur le "polygône", champ de manoeuvre de  27 ha situé au Sud du casernement. Le règlement provisoire souligne néanmoins que ces derniers ne sont pas exemptés des corvées et des soins aux chevaux comme le pansage aux écuries, ici illustrés par quelques clichés pris au sein du quartier d'artillerie.

 

(doc. verney-grandeguerre d'après photo aérienne IGN)

14 Blazy, Primice, Verdun    15

8 -   Blazy  ; Primice ; Verdun                                      9 - Vue non légendée

[Caen, polygône du 43e RAC, Ecole de la pièce : au premier plan le chef de pièce et les trois servants

du canon, chargeur à gauche (Blazy), pointeur au centre (Mendès), et tireur à droite (Verdun).

A second plan à gauche les trois servant du caisson, 1er et 2e pourvoyeurs et déboucheur]

19   17

10Vue non légendée                                      11 - Vue non légendée       

[Caen polygône du 43e RAC, Ecole de pièce]         [Caen polygône du 43e RAC brigadier utilisant

                                                                                                  un matériel micro-téléphonique de campagne modèle 1908]

18    20

12 Vue non légendée                                      13 - Vue non légendée

          [Caen polygône du 43e RAC brigadier utilisant             [Caen polygône du 43e RAC, instruction de tir

 un matériel micro-téléphonique de campagne modèle 1908]                      au mousqueton]

C050    C051

 14Vue non légendée                                      15 - Vue non légendée

 [Caen polygône du 43e RAC, exercice de batterie]

 

Plan Quartier Claude Decaen quartiersLa vie de quartier, Quartier Claude Decaen, dépôt du 43e RAC

 

Organisation du quartier Claude Decaen, dépôt du 43e RAC à Caen

voir : Le 43e RAC de Rouen à Caen 1911-1940

(doc. verney-grandeguerre d'après photo aérienne IGN)

 

 

 

30    09 Seidel et moi, départ de corvée (caen)

 16Vue non légendée                                17 - Seidel et moi, départ de corvée

[Caen, quartier Claude Decaen exercie d'attelage]                      [Caen, quartier Claude Decaen]         

31    32

18Vue non légendée                                      19 - Vue non légendée

[Caen, quartier Claude Decaen aux écuries]

C049          33    

  20Vue non légendée                                    21 - Vue non légendée                 

                              [Caen, quartier Claude Decaen aux écuries]                  

Comme dans tout album, l’esprit de groupe y tient une place importante avec son lot de portraits individuels et collectifs. Quelques incertitudes demeurent quant à la localisation précise d'un petit nombre de clichés, alors qu'une part importante est réalisée à Caen, principalement dans les chambrées du quartier Claude Decaen, témoignage exceptionnel sur les conditions de vie au sein de la caserne caennaise.

12 M        27         28

                       22 - M. Seidel en bleu               23 -  Vue non légendée            24 - Vue non légendée

                          (un mois de service)

 [Caen, quartier d'artillerie Claude Decaen, dépôt du 43e RAC ?]

10 M         11 M        B001

                           25 - M. Bréhy                            26 - M. Honoré                  27 - Vue non légendée  

 [Caen, quartier d'artillerie Claude Decaen, dépôt du 43e RAC]

21    05

 28Vue non légendée                                      29 - Vue non légendée

 [Caen, quartier d'artillerie Claude Decaen, dépôt du 43e RAC]

C046      C047      C048

                           30 - Vue non légendée        31 - Vue non légendée        32 - Vue non légendée 

 [Caen, quartier d'artillerie Claude Decaen, dépôt du 43e RAC]

25  26

33Vue non légendée                                 34 - Vue non légendée

 [Caen, quartier d'artillerie Claude Decaen, dépôt du 43e RAC]

29    23 Blazy

 35Vue non légendée                                      36 - Vue non légendée

 [Caen, quartier d'artillerie Claude Decaen, dépôt du 43e RAC]

48   39

37Vue non légendée                                      38 - Vue non légendée

 [Caen, quartier d'artillerie Claude Decaen, dépôt du 43e RAC]

 

Enfin, une dernière série de clichés rend clairement perceptible la nécessité de former une part des recrues au maniement de pièces de plus gros calibre, en vue de leur passage au sein d’unités d’artillerie lourde. C’est ainsi que certains jeunes canonniers s’initient, au sein même du quartier du 43e RAC à Caen, au mouvement d’un canon de 155 mm long de Bange sur affût de siège et place modèle 1877.

Il s’agit à l’évidence d’une étape complémentaire au parcours d’instruction ordinaire des canonniers d’un régiment d’artillerie de campagne. En ont peut-être bénéficié Mendes et Honoré avant leur passage au 103e régiment d’artillerie lourde hippomobile le 01 et 04/10/1915, afin d’accompagner la mise sur pied de son 7e groupe, unité qui a nécessité, à compter du 23/10/1915, la mobilisation de 14 officiers et 558 hommes dont 58 sous-officiers.

Ces deux jeunes brigadiers tout juste âgés de 19 ans, quittent Caen pour Vernon pour participer jusqu’en décembre 1915 à l’organisation de la nouvelle unité et compléter leur instruction au maniement des mortiers de 155 mm court modèle 1890 dont elle est équipée. Versés à sa 10e batterie, ils partent en campagne le 10/12/1915 et trouveront la mort au front, au sud-est de Reims, lors du bombardement de leur batterie le 23/04/1917, alors qu’elle est en position au nord-est de Prosnes (Marne) dans le bois noir, à 600 m au nord ferme de Moscou  (JMO 103e RAL 7e groupe).

 

42    41

39Vue non légendée                                      40 - Vue non légendée

[Caen, quartier Clude Decaen, dépôt du 43e RAC, exercices de terrrassement]

44    43

41Vue non légendée                                      42 - Vue non légendée

[Caen, quartier Claude Decaen, dépôt du 43e RAC, canonniers à l'exercice

autour d'un canon de 155 mm long de Bange sur affût de siège et place modèle 1877]

45    46

43Vue non légendée                                      44 - Vue non légendée

[Caen, quartier Claude Decaen, dépôt du 43e RAC, canonniers à l'exercice

autour d'un canon de 155 mm long de Bange sur affût de siège et place modèle 1877]

 

Pour clore cette présentation, nous ne pouvons omettre d'y faire figurer les rares clichés réalisés en dehors du quartier d'artillerie qui, associant les recrues en uniforme et leurs proches dans des activités de détente, sont probablement pris lors de sorties ou courtes periodes de permission contemporaines de cette phase d'instruction.

34   35

              45Vue non légendée                                      46 - Vue non légendée

38 (médaille commémorative du Maroc)                 36

47 Vue non légendée                   48 - Vue non légendée

47 Vernon

49 - Vernon

 

 

INDEX DES NOMS CITES DANS LES LEGENDES DES CLICHES

 

 

BLAZY Robert Marie Henri (Yerres 1896 – Saint-Hilaire du Temple 1917)

BLAZY Robert Marie Henri

Cliché 8 [Caen, polygône du Quartier Decaen, dépôt du 43e RAC]

Etudiant à l’incorporation, domicilié chez ses parents, 53 Boulevard Malesherbes, Paris 16e. Ancien élève du Lycée Charlemagne.

Registre de matricule, 6e bureau de la Seine, classe 1916, matricule n°38

Engagé volontaire pour la durée de la guerre à Paris 8e au titre du 43e régiment d’artillerie de campagne le 09/01/1915. Arrivé au corps le 05/01/1915. Nommé brigadier le 14/07/1915. Passé au 103e régiment d’artillerie lourde le 04/10/1915. Nommé maréchal des logis le 27/06/1916, 10e batterie. Blessé par éclat d’obus et évacué le 23/04/1917. Mort des suites de ses blessures le 24/04/1917 à l’hôpital de Saint-Hilaire du Temple (Marne).

Nécropole nationale de Suippes-ville, sépulture n°2233

Médaille de la victoire ; Médaille commémorative française de la Grande guerre.

 

BREHY

X BREHY

Cliché 25 [Caen, quartier Claude Decaaen, dépôt du 43e RAC]

 

 

DUPONT Maurice Henri Louis (Rouen 1893 – Villers-sur-Mer 1979)

DUPONT Sylvestre Georges

Cliché 4 « Au peloton I. Manœuvre d’artillerie, Saint-Cloud, février 1915 »

Etudiant, domicilié à Crèvecoeur à l’incorporation

Registre de matricule, 1er bureau de Lisieux, classe 1913, matricule n°351

Ajourné d’un an pour faiblesse, est classé bon service armé en 1914.

Incorporé à compter du 18/12/1914 au 74e régiment d’infanterie, arrive au corps soldat de 2e classe ledit jour. Passé au 43e régiment d’artillerie le 25/01/1915, 2e canonnier ledit jour. Conducteur le 30/01/1915. Brigadier le 05/10/1915. Maréchal des logis le 24/08/1916.

Dirigé sur le centre radio-aérien du Plessis-Belleville le 21/03/1917. Promu sous-lieutenant de réserve du génie à titre temporaire, affecté au 8e régiment de génie à compter du 19/06/1917. Atteint par obus de brûlures au 2e degré de la face (front, joues, oreilles, lèvres) à l’exclusion des globes oculaires ; et de la face dorsale des deux mains le 17/08/1917 au Ravin de Helly (Meuse) alors qu’en charge de l’organisation du service radio de la division, il effectue des reconnaissances techniques sous le feu. Promu sous-lieutenant de réserve à titre définitif à compter du 26/12/1918 (J.O. du 25/02/1919)., rang du 22/06/1917 (J.O. du 23/04/1919). Promu sous-lieutenant d’active à titre définitif  le 23/10/1919 rang du 26/06/1917 (J.O. du 25/10/1919). Promu lieutenant à titre définitif le 15/11/1919 rang du 26/06/1919 (J.O. du 19/11/1919) affecté au 8e régiment de génie à Tours (service).

Troupes françaises du Levant le 10/04/1920. En congé de 3 ans sans solde interrupteur de l’ancienneté à la date du 20/03/1922. Démissionnaire (d.P. du 09/02/1925). Nommé dans la réserve au grade de lieutenant le 15/08/1925- à compter du 09.02.1925, maintenu au 8e régiment de génie. Affecté au CM du génie n°8 le 28/11/1927. Affecté au CM du génie n°38 à Tours par 6/02/1929. Promu au grade de capitaine le 09/12/31 rang du 26/12/31. Effectue du période au 8e de génie du 18 au 27/07/1937. Affecté au CM du génie n°38 à Montargis le 22/12/1937. Affecté au CM du génie n°68 le 22/09/1938. Effectue une période à l’Ecole de liaison et transmissions du 10 au 20/10/1938. Affecté au CM du génie n°8 le 10/01/1939.

Rappelé à l’activité le 02/09/1939, arrivé au corps ledit jour affecté au G.A. n°2. Passé au commandement des transmissions du 3e groupe d’armée le 10/02/1940. Démobilisé le 20/08/1940 à Puy-L’Evêque. Se retire à Paris, 11 rue Saint-Père.

Croix de guerre avec étoile en or et étoile de Vermeil ; 2 citations l’une à l’ordre du CA, l’autre de la division (1917).

Marié le 09/07/1924 à Paris 16e avec Alice Marie MEUNIE (Paris 1912 – Paris 1980).

 

 

FOL Jean Gustave Charles (Paris 1892 - )

FOL Jean Gustave Charles 1

Cliché 3 « En manœuvre à cheval au Bois de Boulogne, février 1915, Peloton I. » ; voir également cliché 1 « Peloton I, Saint-Cloud, Manœuvre à Pied, février 1915. »)

Directeur C et industriel, domicilié 2, rue Mignet à Paris XVIe arrondissement. Voyageur de commerce

Registre de matricule 2e bureau de la Seine, classe 1912, matricule 5570

Exempté pour tuberculose pulmonaire. Classé dans le service armé le Conseil de révision. Incorporé au RAC le 43e le 19/11/1914 arrivé au corps soldat de 2e classe le 25/11/1914. Placé en sursis d’appel, détaché au Service de la pharmacie de la Société française de secours aux blessés militaires. Sursis d’appel refusé par décision ministériel en date du 21/02/1915, arrivé au corps du 43e RA le 19/02/1915.

Passé au 14e RA le 10/06/1915, arrivé au corps le 11/06/1915 canonnier 2e classe, brigadier le 11/08/1911. Passé au 116e RAL le 01/11/1915, rayé des C. ledit jour. Maréchal des logis le 08/04/1916. Proposé pour réforme temporaire n°1 avec gratification par la 1ère commission spéciale de réforme de la Seine du 15/10/1917 pour Induration des deux sommets, pas de bacilles de Koch, amaigrissement et état général médiocre, affection aggravée par 21 mois de front. Admis à la gratification de 268 F le 20/02/1918. Rayé des contrôles le 07/03/1918. Se retire à Paris.

Réforme temporaire n°1 renouvelée gratification 8e catégorie par la Haute commission de réforme de la Seine du 02/01/1919 pour anciennes cicatrices infondibuliformes et adhérences de la région sternale latérale gauche 1/3 inférieur. Réformé définitivement proposé pour pension permanente invalidité 10% par la 6e commission de réforme de la Seine du 07/08/1922 pour sclérose des sommets. Pension de 246 F concédée par arrêté du 19/05/1923 avec jouissance du 15/10/1921.

Croix de guerre étoile d’argent. 1 citation à l’ordre de la brigade (1917) en tant que sous-officier observateur.

 

 

GOMARD Henri Robert (Breteuil-sur-Iton 1895 - )

GOMARD Henri Robert

Cliché 3 « En manœuvre à cheval au Bois de Boulogne, février 1915, Peloton I »

Employé de bureau domicilié à Fontaine-la-Soret

Registre de matricule, bureau de Bernay, classe 1915, matricule n°473

Appelé service armé et arrivé au corps du 74e régiment d’infanterie le 18/12/1914. Passé au 43e RA le 25/01/1915 arrivé au corps soldat de 2e classe le 29/01/1915.

Passé au 11e RA pour la formation de la 101e batterie de 58 mm de tranchées (Bombardiers) le 19/06/1915. Arrivé au corps le 23/06/1915. Blessé le 03/02/1916 : perforation traumatique des tympans et plaie dans la région de l’omoplate droite par éclat d’obus à Soissons. Reconnu inapte deux mois (commission spéciale de Rouen du 28/04/1916, reconnu inapte un mois par la commission spéciale de Rouen du 23/06/1916. Reconnu apte par la commission spéciale de Rouen du 28/07/1916. Passé au 58e RA le 01/04/1917. Passé au 269e RA le 01/10/1917. Passé au 177e RA le 01/04/1918. Passé au 222e RA le 26/06/1918. Passé au 271e RAC le 16/07/1918. Classé service auxiliaire par décision de la commission de réforme d’Evreux du 18/06/1919. Envoyé en congé illimité de démobilisation le 30/07/1919 par le 11e RAC à Vernon. Se retire à Fontaine-la-Soret.

Maintenu service auxiliaire et proposé pour pension permanente 20% par décision de la commission de réforme de la Seine du 22/02/1920 …/… chronique suppurée, maintenu service auxiliaire et proposé pour pension permanente 20%. Otite chronique décision de la commission de réforme de la Seine du 06/02/1923. Affecté au 302e régiment d’artillerie portée le 01/01/1924. …/… Passé par changement de domicile le 03/12/1934 dans la subdivision de Versailles. Classé comme contrôleur à la T.C.R.P. dans l’affectation spéciale le 23/04/1940z. Considéré comme démobilisé de fait à compter du 26/06/1940. Réintégré à sa subdivision d’origine ledit jour.

 

HONORE Jean-Baptiste Auguste Marie Joseph (Carvin 1896 - Carvin 1985)

HONORE Jean-Baptise

Cliché 26 [Caen, quartier Claude Decaen, dépôt du 43e RAC]

Etudiant à l’incorporation, domicilié 22 rue Notre-Dame-des-Champ, Paris 6e arrondissement

Registre de matricule, bureau de Béthune, classe 1916, matricule n°4530

Engagé volontaire pour la durée de la guerre le 30/12/1914 à la mairie du 16e arrondissement au titre du 43e RAC. Arrivé au corps le 04/01/1915. Brigadier le 14/07/1915.

Nommé aspirant à titre temporaire au 41e RA pour prendre rang du 01/02/1916 (J.O. du 28/01/1916). Campagne intérieur du 30/12/1914 au 26/03/1916.

Passé au 27e RAC le 27/04/1916. Promu sous-lieutenant à titre temporaire le 18/10/1916 rang du 01/11/1916. Passé au27e RA le 01/04/1917. Promu sous-lieutenant à titre définitif le 04/11/1917 rang du 01/11/1916. Promu lieutenant à titre définitif (choix) le 25/05/1918. Détaché à l’Ecole d’artillerie américaine de Saumur le 20/07/1918. Dirigé le 13/09/1918 sur l’AD 46 (EM) GR de Sotteville. Passé au 15e RAC le 02/05/1919, affecté à l’AD le 01/06/1919. Envoyé en congé illimité de démobilisation le 22/08/1919, centre démobilisateur du 15e RA à Provin. Aux armées du 27.03/1916 au 20/08/1919.

Affecté au 15e RAC le 23/11/1920. A accompli deux périodes volontaires au 15e RAD du 09 au 20/07/1927 et du 18 au 29/08/1927. Passé au CMA I le 01/06/1928. A accompli une période d’instruction au CMA I du 19 au 21/09/1932.

Rappelé à l’activité le 25/08/1939 affecté au dépôt d’artillerie n°1 arrivé au corps le 25/08/1939. Démobilisé le 15/08/1941 Centre de démobilisation de la gendarmerie d’Ameulin.

Croix de guerre. 2 citations au titre de l’AD46 et de la 46e DI (1917) ; Médaille de la Victoire ; Médaille commémorative française de la victoire. Chevalier dans l’ordre de la Légion d’honneur (1934) J.O. du 30/12/1934

Adresse connue :  Rue nationale à Provins

Marié le 15/10/1919 à Provin (Nord) avec Marie-Rose Eudoxie Angélique Cordier (1895-1954), 2 enfants. Remarié le 02/11/1954 à Carvin (Nord) avec Marie Louise Germaine CARON.

 

 

FERMENT

FERMENT Marécal des Logis

Cliché 4 « Au peloton I. Manœuvre d’artillerie, Saint-Cloud »

 

 

FLEURY

X FLEURY 2

Cliché 1 « Peloton I, Saint-Cloud, Manœuvre à Pied, février 1915 »

 

 

INGER Henri Léon Désiré (Tordouet 1895 - Paris 1917)

INGER Henri Léon Désiré

Cliché 4 « Au peloton I. Manœuvre d’artillerie, Saint-Cloud »

Etudiant à l’Ecole des Arts et Métiers à l’incorporation

Registre de matricule, bureau de Lisieux, classe 1915, matricule n°656

Incorporé le 18/12/1914 au 74e régiment d’infanterie. Passé au 43e RA le 29/01/1915. Brigadier le 08/09/1915. Evacué le 31/03/1916 embarras gastrique fébrile. Aux hôpitaux du 21/05/1916 au 03/01/1917. Décédé le 03/01/1917, à l’Hôpital auxiliaire n°26, 33 rue Antoine Chauvin, Paris 14e (mort par cachexie, maladie contractée aux armées). Mort pour la France

 

 

LEBLOND

X LEBLOND 2

Cliché 3 « En manœuvre à cheval au Bois de Boulogne, février 1915, Peloton I » (voir également cliché 2 « Au cours d’une manœuvre à cheval au Bois de Boulogne au Peloton I, février 1915 »                      

 

 

LEFEBVRE

X LEFEBVRE

Cliché 4 « Au peloton I. Manœuvre d’artillerie, Saint-Cloud »

 

 

LEGRAND

X LEGRAND

Cliché 1 « Peloton I, Saint-Cloud, Manœuvre à Pied, février 1915 »

 

 

LEMAITRE

X Lemaître

 

 

 

 

 

 

Cliché 4 « Au peloton I. Manœuvre d’artillerie, Saint-Cloud »

 

 

MENDES Jean Primice Catulle (Paris 1896 - Prosnes 1917) dit Primice CATULLE-MENDES

MENDES Jean Primice 1

Cliché 2  « Au cours d’une manœuvre à cheval au Bois de Boulogne au Peloton I, février 1915 » ; voir également Clichés 3, 4 « Au peloton I. Manœuvre d’artillerie, Saint-Cloud » et cliché  8 [Caen, polygône du Quartier Decaen, dépôt du 43e RAC]

Sur l’ambivalence de son identité voir : Registre d’état-civil, Paris 16e Arrondissement, acte n°800 en date du 13/07/1896 (enfant déclaré de père et de mère inconnus avec les prénoms de Jean, Primice, Catulle ; reconnaissance à la mairie du XVIe arrondissement de Paris par sa mère Primitive Jeanne METTE (1867-1955), par acte en date du 29 juin 1897 et par son père Catulle Abraham MENDES (1841-1909), par acte en date du 3 juin 1897. Ses parents personnalités du Paris littéraire et artistique ne se marient qu’après leurs divorces respectifs, le 8 juillet 1897 à Chatou. Il a pour marraine l’actrice Sarah Bernhardt (1844-1923), comme demi-frère maternel l’industriel Marcel Boussac (1889-1980) et comme beau-frère d’Henri Barbusse (1874-1935), qui épouse en 1898 sa demi-sœur paternelle Hélyonne Mendès.

Chocolat Poulain Primice Mendes recto    Chocolat Poulain Primice Mendes verso

Primice Mendes : "J'aime tant le chocolat Pouain que j'en mange même quand je n'ai pas faim"

(Image publicitaire pour le chocolat Poulain, vers 1905 - coll. verney-grandeguerre)

Etudiant à l’incorporation, domicilié chez sa mère, veuve depuis 1909, 10 boulevard Malesherbes, Paris XVIe. Ancien élève de l’école Monge, des Lycée Carnot, Janson de Sailly et Louis-le-Grand.

Reg. matricule 6e bureau de la Seine, classe 1916, matricule n°288

Engagé volontaire pour la guerre, Paris 8e, le 16/12/1914 au titre du 43e RA. Arrivé au corps du 43e RA le 19/12/1915. Brigadier le 13/07/1915.

Passé au 103e RAL le 01/10/1915. Tué à l’ennemi par éclat d’obus le 23/04/1917 au nord de Prosnes (Marne) à la position de batterie du bois noir, à 600 m nord ferme de Moscou (Moreau) 10e batterie 7e groupe. Transcription du décès Paris 8e 24/07/1917. Mort pour la France.

Sa mère, la poétesse Jane CATULLE-MENDES, infirmière durant la guerre, consacre un livre  à sa disparition et la recherche de sa dépouille inhumée sur le champ de bataille : Prière sur l’enfant mort. Paris A. Lemerre, 1921 (Voir: Audouin Rouzeau 2000). Son corps est inhumé en 1922 dans la sépulture familiale du cimetière Montparnasse.

La prière sur l'enfant mart

 

 

SEIDEL

SEIDEL André Charles en bleu

Cliché 8 « M Seidel en bleu (un mois de service) » (voir également cliché 17 « Seidel et moi, départ de corvée » [Caen, quartier Decaen, dépôt du 43e RAC])

 

 

VERDUN

X VERDUN

Cliché 8 [Caen, polygône du Quartier Decaen, dépôt du 43e RAC]