Caen - 43e régiment d'artillerie, bâtiment central et cour d'honneur (carte postale coll. Verney-grandeguerre)

 

 

 

 

 

 

 Caen, quartier d'artillerie Claude Decaen, caserne du 43e RAC le 2 août 1914 (coll. verney-grandeguerre)

 

 

Cette page est consacrée à l'organisation du 43e Régiment d'artillerie de campagne, unité au sein de laquelle René Verney est affecté en tant que médecin aide-major du 1er août 1914 au 14 mars 1918. On y trouve des informations générales ainsi que des éléments sur l'évolution de son état-major. La page suivante est consacrée à l'organisation de son service médical (voir : L'équipe médicale du 3/43 RAC) .

Le 43e RAC est une unité d'artillerie créée dans le cadre de la loi du 24 juillet 1909, tout d'abord stationnée à Rouen, caserne Jeanne d'Arc et Versailles, camp de Satory. Une répartition géographique qui répond à l'organisation complexe de toute unité d'artillerie.

Dès avril 1914, le régiment d'artillerie de campagne proprement-dit formant l'artillerie divisionnaire de la 5e division d'infanterie (AD5), dont l'effectif en tant de guerre est porté à près de 1 650 hommes, est rassemblé à Caen pour occuper un tout nouveau cantonnement : le quartier d'artillerie Claude Decaen où se déroule sa mobilisation le 2 août 1914  (voir : 43e RAC de Rouen à Caen 1911-1940).

A la même période, le dépôt de Versailles concentre parallèlement plus de 1 800 hommes également mobilisés sous l'uniforme du 43e RAC, répartis entre un groupe de renforcement, un escadron territorial d'étapes et un ensemble de sections d'approvisionnement en munitions (cantonnements au Camp de Satory, rue Neuve, rue d'Angivillers, rue Sainte-Sophie et rue Sainte-Victoire). Ces unités qui constituent alors la réserve régimentaire tant en hommes qu'en chevaux et qu'en matériel, prennent rapidement part aux combats dans des secteurs du front et des missions qui leur sont propres.

Il convient ainsi de souligner que l'ouvrage bien connu Historique du 43e régiment d'artillerie de campagne, campagne 1914-1919, ne rend compte que de l'action de l'AD5 durant le conflit, mais que le recensement qu'il effectue des pertes régimentaires s'étend à l'ensemble des unités du 43e RAC (voir : Base Mémoire des hommes : le 43e RAC Indexé !). Aussi pour offrir un panorama le plus complet possible du parcours des hommes ayant combattu sous son uniforme, ses différentes composantes sont successivement présentées dans les lignes suivantes.

Capture

Historique du 43e RAC consultable sur Gallica

 

AD5 - Batteries n°1 à 9 (1er, 2e et 3e groupes du 43e RAC)

Le 43e RAC constitue le régiment d’artillerie divisionnaire de la 5e division d’infanterie (AD5) qui a pour affectation organique aux côtés de la 6eDI, le 3e corps d’armée (subordonné à la 5e Armée en août 1914).

 Le 43e RAC en tant qu’artillerie divisionnaire, a pour mission d’assurer le soutien des régiments d’infanterie de la 5e DI en termes de préparation et d’accompagnement des actions et de protection.

La 5e DI est commandée par le général Mollard jusqu’au 31 août 1914. A cette date elle est placée sous le commandement du général Mangin devenant "La division Mangin". Le général Roig-Bourdeville lui succède à compter du 4 juin 1916  et ce, jusqu’au 1er juin 1920.

Pages héroïques de la 5e Division d'infanterie001    Pages héroïques de la 5e Division d'infanterie002

LECOC Louis, Pages héroïques de la 5e Division d'infanterie, Paris S.T.D.I.S, 1918

(coll. Verney-grandeguerre)

La 5e DI est composée en août 1914 de régiments mobilisés dans la circonscription de la 3e Région Militaire (Rouen) :

-9e brigade : 39e RI (Rouen) et 74e RI (Rouen)

-10e brigade : 36e RI (Caen) et 129e RI (Le Havre)

-Eléments divisionnaires : 7e régiment de chasseurs à cheval (un escadron – Evreux) et 43e RAC (Caen)

Seuls les 74e RI et 43e RAC resteront attachés à la 5e DI de la mobilisation à l’armistice. En juillet 1915 le 39e RI est affecté à la 130e DI, le 274e RI (régiment de réserve du 74e - casernement Caen) intègre alors la 5e DI.

En mai 1917, suite aux mutineries des régiments, le  36e RI est incorporé au sein de la 121e DI et le 129e RI au sein de la 69e (voir Chemin des Dames et mutineries à la 5e DI). Le 5e RI (casernement à Paris - dépôt à Falaise) intègre alors la 5e DI, suivi pour un temps du 114e bataillon de chasseurs alpins (de juin à novembre 1917).

Enfin, en novembre 1917 le 224e RI (régiment de réserve du 24e - casernement à Caen) intègre à la 5e DI peu de temps avant la dissolution du 274e (décembre 1917).

Album R. Verney p.198 droite bas

Souain (Marne), camp de Darolles, mars-mai 1918

Groupe des grenadiers d’élite du 74e RI 2e bataillon, au centre le sous-lieutenant Gaugry

(Album R. Verney p. 198)

Pour appréhender dans le détail l'organisation interne d'un régiment d'artillerie de campagne tel que l'AD5 (composition, instruction, service au combat), nous renvoyons au Règlement provisoire de manoeuvre de l'artillerie de campagne approuvé par le ministre de la guerre, le 8 septembre 1910 (Titres I à VII). Celui-ci, constitue en effet une source essentielle permettant de faciliter l'interprétation des clichés de l'album de R. Verney et leur contextualisation à partir des Journaux des marches et opérations (JMO) régimentaires. Nous nous sommes appuyé sur son édition de 1910, pour effectuer la présentation propre au 43e RAC que nous développons ci-dessous.

Règlement provisoire de manoeuvre de l'artillerie de campagne 1910 Titres I à VII

Règlement provisoire de manoeuvre de l'artillerie de campagne

approuvé par le ministre de la guerre, le 8 septembre 1910 (Titres I à VII).

Edition en 4 volumes, Paris, Henri Charles-Lavauzelle ed. 1910 (coll. verney-grandeguerre)

 

Le régiment est placé sous les ordres d’un état major dont un lieutenant-colonel ou colonel assure le commandement assisté de six officiers qui encadrent un effectif de 1 620 hommes assurant le service de 36 pièces de 75 mm modèle 1897 dont la répartition s'organise très précisément.

Canon de 75 côté gauche, roue enlevée     Canon de 75 côté droit

                       Canon de 75 côté gauche roue enlevée                                    Canon de 75 côté droit

Planches extraites du Règlement provisoire de manoeuvre de l'artillerie de campagne (Titre IV, fig. 1 et 2)

Le régiment se décompose en trois groupes de trois batteries de quatre canons de 75, les 9 batteries régimentaires numérotées de manière continue de 1 à 9 et se répartissant ainsi :

-1er groupe : batteries n°1,2,3 ;

-2eme groupe : batteries n°4,5,6 ;

-3eme groupe : batteries n°7,8,9

 

Chaque groupe disposant de 12 pièces d'artillerie, est placé sous les ordres d'un commandant chef d'escadron assisté de 6 à 7 officiers (officier observateur, commandant de groupe d'échelons, officier ou sous-officier d'approvisionnement, officier de liaison, médecin, vétérinaire). Une quinzaine d'hommes s'adjoignent à l'état-major : ordonnances, médecin auxiliaire, brigadiers infirmier ou brancardier, boucher et conducteurs de 4 voitures hippomobiles (voiture médicale, fourgons à bagages, voiture à viande).

Le 3e groupe comprend ainsi précisément en août 1914, 541 hommes dont 16 officiers et 525 sous-officiers et canonniers (source JMO régimentaires), alors qu'en mars 1917 il compte 600 hommes (source JMO service de santé divisionnaire).

Chaque batterie est placée sous les ordres d'un capitaine et de 2 officiers (lieutenant ou sous-lieutenant) disposant d'environ 170 hommes, sous-officiers et hommes du rang canonniers conducteurs ou canonniers servants.

Suivant le Règlement provisoire de manoeuvre de l'artillerie de campagne approuvé par le ministre de la guerre le 8 septembre 1910, le personnel de la batterie montée de 75 sur pied de guerre, est réparti en 9 pelotons de pièce (chaque pièce comprenant plusieurs voitures hippomobiles).

Chacune des quatre premières pièces attelle deux avant-trains l'un doté d'un canon, l'autre d'un caisson à munitions (a), la 5e pièce attelle 2 voitures-caissons, l'ensemble constituant la batterie de tir placée sur la ligne de feu.

Voiture-caisson de 75 modèle 1897 vue avant Voiture-caisson de 75 modèle 1897 vue arrière

                (a) Voiture-caisson modèle 1897 (vue avant)             Voiture-caisson modèle 1897 (vue arrière)

Planches extraites du Règlement provisoire de manoeuvre de l'artillerie de campagne (Titre IV, fig. 9 et 10)

    1915 Artois p

Brévillers (Somme), juin 1915, 3e groupe du 43e RAC,

attelage à avant-train de six chevaux d'une pièce de 75

(Album R. Verney p. 58)

Caisson en batterie     Album R. Verney p.030 gauche bas

               Caisson en batterie, planche extraite du                            Bois de Gernicourt (Aisne),  février 1915

 Règlement provisoire de manoeuvre de l'artillerie de campagne        canon de 75 et son caisson en batterie

                                   (Titre IV, fig. 11)                                                                (Album R. Verney p. 30)

Les 6e et 7e pièces attèlent 3 caissons à munitions chacune (a), la 8e pièce attelant la forge (b), le chariot de batterie (c) et un caisson pour armes portatives.

Forge modèle 1876    Chariot de batterie pour matériel de 75 modèle 1833

                        (b) Forge modèle 1876                     (c) Chariot de batterie pour matériel de 75 modèle 1833

Planches extraites du Règlement provisoire de manoeuvre de l'artillerie de campagne (Titre IV, fig. 15 et 14)

Une 9e pièce attèle le train régimentaire qui comprend un charriot fourragère (d) et 3 fourgons à vivres (e).

Charroit fourragère modèle 1900     Fourgon modèle 1887

                         (d) Charriot fourragère modèle 1900                               (e) Fourgon modèle 1887

Planches extraites du Règlement provisoire de manoeuvre de l'artillerie de campagne (Titre IV, fig. 19 et 18)

Album R. Verney p.010 bas droite

Wanquetin (Pas-de-Calais), 16-17 juin 1915 (Album R. Verney p.10)

Officiers du 3e groupe du 43e RAC à proximité d'un fourgon modèle 1887 du train régimentaire

L'ensemble (formé des 6e-9e pièces) constitue le groupe des échelons de combat, placé avec les avant-trains des pièces d'artillerie et caissons en position à 500m environ en arrière de la ligne de feu. C'est de ce point généralement simplement dénommé "Les échelons" placé sous les ordres d'un lieutenant ou sous-lieutenant, que s'effectue avec les six caissons des 6e et 7e pièces, l'alimentation de la batterie en munitions, ces échelons régimentaires étant eux-mêmes alimentés par les sections de munitions de parc du corps d'armée, elles mêmes approvisionnées par le grand parc d'armée (voir infa : Unités d'approvisionnement).

Album R. Verney p.047 droite haut

Echelons du 3e groupe du 43e RAC

Ferme de Longvoisin à Ventelay (Marne), janvier-mai 1915

(Album R. Verney p. 47)

Près de 80 hommes, canonniers conducteurs ou "cc", pourvoient à la manoeuvre et à l'entretien des voitures hippomobiles attelées composant chaque batterie, ainsi qu'au soin des 132 chevaux de trait qui y sont attachés (soit un total de 67 voitures et 396 chevaux par groupe).

Album R. Verney p.061 haut gauche           

Les chevaux du 3e groupe du 43e RAC

Abrevoirs à Lucheux (Somme),15 juin 1915 (Album R. Verney p. 61)

Album R. Verney p.068 bas droite

Les chevaux du 3e groupe du 43e RAC

Wanquetin (Pas-de-Calais), grande halte, 16-17 juin 1915 (Album R. Verney p.68)

43e RAC Campagne 1914-1915 Harnachement

Harnachement 43e Régiment d'artillerie, Campagne 1914-1915 (lieu non dentifié).

(Carte-photo - coll. verney-grandeguerre)

Chaque batterie dispose de 44 canonniers servants "cs" répartis au sein de deux sections qui assurent individuellement la mise en batterie de deux pièces de 75. Chaque pièce est placée sous les ordres d'un sous-officier (adjudant, maréchal des logis chef ou maréchal des logis) accompagné d'un ou deux brigadiers, et servie par 5 hommes du rang : pointeur ou maître-pointeur, chargeur et tireur (servants de pièce), pourvoyeur et déboucheur (servants de caisson).

Album R. Verney p.032 gauche haut              Album R. Verney p.033 gauche bas

Bois de Gernicourt (Aisne), décembre 1914 - mars 1915

                        2e section de la 9e batterie                                      75 en action, les servants chargent la pièce

                          (Album R. Verney p. 32)                                      à l'extrême droite maréchal des logis Estard

                                                                                                (Album R. Verney p. 33)

 

 

21e, 22e et 23e batteries - Groupe de renforcement du 43e RAC : AD53 et 243e RAC

Le 43 RAC possède un groupe de renforcement (21e, 22e et 23e batteries, chacune dotée de 4 pièces de 75), principalement composé de réservistes encadrés par des éléments d'active (soit environ 550 hommes). Ce groupe connait durant tout le conflit, un parcours totalement indépendant du reste du régiment et s'associe à celui de la 53e division d'infanterie (voir JMO 43e RAC 1er groupe de renforcement).

Mobilisé à Versailles (Ecole maternelle de la rue Neuve) et placé tout d'abord sous le commandement du chef d’escadron Adrien Moïse Mendès-Bonito, il forme en effet, en août 1914, le 1er groupe du groupement constituant l'artillerie divisionnaire de la 53e division d'infanterie (mobilisée dans la 3e région, la 53e DI fait partie du 4e groupe de divisions de réserve) (voir JMO AD 53 sur mémoire des hommes).

Outre ses éléments issus du 43e RAC, le groupement de l'AD 53, dispose des groupes de renforcement des 22e RAC (24e, 25e et 26e batteries) et 11e RAC (27e, 28e et 29e batteries), qui forment respectivement ses 2e et 3e groupes. A partir du 18 septembre 1915 le 1er groupe est placé sous les ordres du chef d’escadron Louis Clément Joseph Girard (1869-1934) auquel a été confié, dès août 1914, le commandement de la 23e batterie du 43e RAC.

Le 1er avril 1917, le groupement constitue le 243e RAC, unité nouvellement créée et qui conserve jusqu'à la fin du conflit, sous les ordres du lieutenant-colonel Gustave Georges Ernest Victor Crousse (1873-1946), son affectation en tant qu'AD 53. Les 21e, 22e et 23e batteries du 43e RAC, agissant désormais sous l'uniforme de la nouvelle unité, constituent le 1er groupe du 243e RAC (voir JMO) dont le chef d'escadron Girard conserve le commandement. Les 2e et 3e groupes sont parallèlement composés des éléments issus des 22e et 11e RAC (voir JMO 243e RAC).

Lors de la dissolution du 243e RAC, le 25 janvier 1919, le 1er groupe est reversé 43e RAC, rejoignant le dépôt de Caen le 5 février 1919 (voir historique régimentaire du 243e RAC).

Sur le front occidental avec la 53e division d'infanterie, Louis Clément Joseph Girard, 243e RAC

Sur le front occidental avec la 53e division d'infanterie

journal de Louis Clément Joseph GIRARD, témoin du 1er groupe de renforcement du 43e RAC

(coll. verney-grandeguerre)

On doit à l'ancien chef d'escadron du groupe de renforcement du 43e RAC, le commandant Louis Girard, une restitution détaillée du parcours de l'unité au travers de ses mémoires, publiées dans un ouvrage en quatre volumes ayant pour titre : Sur le front occidental avec la 53e division d'infanterie. (I, Paris, Berger-Levrault, 1932 ; II, Besançon, Sequana et III, Paris, Brodart et Taupin eds., s.d. (éditions posthumes) ; IV, Compiègne, Imprimerie du progrès de l'Oise [1938], ce dernier volume n'étant pas directement de la main de l'auteur, mais mis en forme in mémoriam par un groupe d'anciens officiers du 243e RAC).

Témoignage capital sur le parcours du groupement de renforcement du 43e RAC, la qualité et la précision du récit trouve sa source même dans la démarche de son auteur (cf. volume IV, p. 369) :

"Je me suis appliqué à noter scrupuleusement, au jour le jour, et parfois heure par heure, les événements, les on-dit, les récits et causeries des poilus, des camarades et des chefs, leurs réflexions, leur état moral du moment. Ces notes, écrites sur des carnets de poche (12) et à peu près indéchiffrables pour tout autre que moi-même, ont été simplement mises au net. Des suppressions ont été faites. Rien n'y a été ajouté. Il faut trouver dans ces pages le récit sans prétention de ce que fut la guerre pour un groupement d'artillerie ayant su garder jusqu'à l'armistice, malgré les pertes et les mutilations, malgré les apports successif d'un sang plus jeune, l'esprit qui l'avait animé à la mobilisation."

En complément, signalons que les archives départementales du Calvados conservent un lot documentaire inédit (cote 1J/42/9) issus d'un officier du 1er groupe de renforcement du 43e RAC : la correspondance adressée à ses parents entre le 30 juillet 1914 et le 22 mars 1915 par le sous-lieutenant de réserve Maurice Alliot (1889-1990) centralien, affecté la 21e batterie d'août 1914 à l'automne 1916.

 

Capitaine du 243e RAC boyau des téléphonistes

Un capitaine du 243e RAC (1917-1918), boyau des téléphonistes, PC d'artillerie n°1

(tirage photographique original coll. Verney-grandeguerre)

Hommes du 243e RAC, Haut-Rhin, août 1918

Hommes du 243e RAC, Haut-Rhin (correspondance datée du 11/08/1918).

(Carte photo - coll. Verney-Grandeguerre)

 

 

 

 

43e batterie de 90 du 43e RAC - 270e RAC

De la même manière, par décision ministérielle n°2978 3/3 du 6 mars 1915, une batterie du 43e RAC (43e batterie, dépôt de Versailles, 170 hommes environ), forme avec deux autres batteries, l’une du 22e RAC et l’autre du 11e RAC un groupe équipé de canons de 90mm. Rattaché au 43e RAC et placé sous le commandement du chef d'escadron Delalleau, ce groupe a un lui aussi un parcours bien distinct du reste du régiment durant tout le conflit (voir 43e RAC, JMO 43e batterie de 90).

Destiné, après un entrainement au camp de Mailly, à former le 2e groupe de l’AD 151, il rejoint le Détachement d'Armée de Belgique puis le 36e Corps d'armée, intégrant tout d'abord l'ADT 87 accompagné d'un groupe issu du 10e RAC, puis à compter du 4 mai 1915 et successivement, l’AD 45, l’AD 153, l’AD 152 enfin l’AD 45.

Le 1er septembre 1915 les deux groupes renforcés d'un groupe du 29e RAC forment l’ADT 81 et prennent tout d'abord position en Artois dans le secteur de Bully-Grenay.

Le 1er avril 1917 lors de la création du 270e RAC (AD 81), les 1er et 2e groupes constituent le 1er et  le 2e groupes du nouveau régiment (respectivement 41e, 42e, 43e batteries et 44, 45, 46e batteries), associés à un troisième groupe issu du 58e d’artillerie (47e, 48e et 49e batteries). Ils sont désormais équipés de pièces de 75 : voir historique régimentaire du 270e RAC.

Louis-Ernest-Prosper-Alexandre Girard 43e RAC, 43e batterie de 90   Louis-Ernest-Prosper-Alexandre Girard 43e RAC, 43e batterie de 90 image pieuse

In memoriam Louis Ernest Prosper Alexandre Girard (cf. reg. matric.),

2e canonnier conducteur, 43e RAC, 43e batterie de 90, mort pour la France à Brielen (Belgique).

Mortellement blessé alors que son unité (groupe Delalleau) est engagée

depuis le 26 mai au sein de l'AD45  au nord-ouest d'Ypres (voir situation de la position).

 (carte mortuaire Imp. Chenel, J. Demare successeur, Caen - coll verney-grandeguerre)

 

51e, 52e, 53e et 54e batteries de 155 Long de Bange - 1er RAP et 103e RAL

Nous manquons d'information sur la présence réelle d'hommes du 43e RAC au sein des 4 batteries de 155 Long de Bange appartenant au régiment à compter du 15 juillet 1915 : 51e et 52e batteries (6e groupe), 53e et 54e batteries (7e groupe). Comme en témoignent le JMO de la 52e batterie et le JMO de la 53e batterie ces deux dernières (chacune constituée d'environ 250 hommes et de 4 pièces de 155L) sont en effet respectivement formées à partir des batteries n°4bis et 23 du 1er régiment d'artillerie à Pied. Le 31 octobre 1915 alors qu'elles sont toujours positionnées en Artois, les quatres batterie de 155L du 43e RAC sont dissoutes et rejoignent le 103e régiment d'artillerie lourde constitué le lendemain, et dont elles forment dès lors respectivement ses 7e, 8e, 27e et 28e batteries (voir JMO du 103e RAL et JMO de son 6e groupe)

 

Paul Depoorter 43e RAC 53e batterie 7e groupe correspondance  Paul Depoorter 43e RAC 53e batterie 7e groupe

Canonniers du 1er régiment d'artillerie à pied (Artois, juillet-octobre 1915 ?),

parmi ces hommes figure Paul Depoorter, 1er RAP, 23e batterie,

alors affecté au 43e RAC, 53e batterie, 7e groupe.

(Carte-photo - coll. verney-grandeguerre)

 

61e, 62e et 63e batteries de dépôt

La connaissance de la composition et du parcours de ces trois unités (mobilisant un total d'environ 550 hommes) reste incomplète. Batteries de réserve, d'instruction et de passage, elles sont affectées au dépôt régimentaire, à Versailles au début du conflit, puis à Caen (quartier Claude Decaen) à partir de 1915.

Correspondance, Versailles 15   Cachet 43e RAC 63e batterie de dépôt Versailles 21

Correspondance depuis Versailles 15/08/1914      Correspondance depuis Versailles 21/08/1914

adressée par Arthur Marcel Bruneaux                            adressée par Louis-Aimable Panchout

43e RAC, 62e batterie (classe 1904 reg. matric.)         43e RAC, 63e batterie (classe 1901 reg. matric.)

(cartes postales - coll. verney-grandeguerre)

Cachet 43e RAC 62e batterie de dépôt Versailles 03

Correspondance depuis Versailles datée du 03/11/1914

avec cachet 43e RAC 62e batterie

(carte postale - coll. verney-grandeguerre)

Victor Segur 43e RAC 62e Batterie septembre 1919

Correspondance de Victor Segur (Classe 1908 reg. matric.), 43e RAC, 62e batterie, 3e pièce,

adressée à sa  famille depuis le dépôt du 43e RAC à Caen (oblitération du 05 septembre 1917)

(carte postale - coll. verney-grandeguerre)

 

2e escadron territorial d'étapes et 72e batterie de dépôt

Le 2e escadron territorial d'étapes du 43e RAC, parfois dénommé "Groupe territorial du 43e RAC" dans les registres de matricules, est une unité composée d'hommes mobilisés âgés de 35 à 45 ans. Constitué le 22/12/1914, il est placé sous les ordres de 2 officiers (Capitaine Pujol, Lieutenant Ducange) et dispose de 205 hommes de troupe provenant des 11e, 22e et 43e RAC tout d'abord cantonnés au camp de Satory à Versailles et mis en subsistance à la 62e batterie du 43e RAC.

L'escadron est ensuite cantonné à Saint-Cloud du 17/01/1915 au 23/02/1915, puis intégré au Détachement d'Armée de Belgique (8e Armée, puis 36e corps d'armée) stationnant du 25/02 au 31/08/1915 à Rexpoëde (Nord) touché en avril par une épidémie de typhoïde (voir : Base Mémoire des hommes : le 43e RAC Indexé !).

A sa dissolution à Caen, le 01/09/1915, ses effectifs provenant du 43e RAC sont versés à la 72e batterie du régiment (voir JMO de décembre 1914 à août 1915).

43e RAC 2e escadron d'étapes Saint-Cloud - Eugène Pellerin   43e RAC 2e escadron d'étapes Saint-Cloud - Eugène Pellerin verso

Cuisiniers du 43e RAC affectés au 2e escadron territorial d'étapes - Saint-Cloud (Hauts-de-Seine), janvier-février 1915.

Deux de ces hommes, bouchers de profession dans le civil, sont Eugène Louis Pellerin (classe 1895 cf. reg. matric.), rédacteur du message écrit au verso, accompagné d'Albert Henri Rendu (classe 1897 cf. reg. matric.)

(Carte-photo, coll. Verney-grandeguerre)

Correspondance, Saint-Cloud 22   Correspondance, Caen 13

Correspondance depuis Saint-Cloud le 22/02/1915         Correspondance depuis Caen le 13/03/1915

par Adrien Honorat Albert Lecoq, groupe territorial du 43e RAC (classe 1899 cf. reg. matric.)

Blessé le 08/10/1915 à Bully-Grenay (Bully-les-Mines, Pas-de-Calais),

il semble à cette date affecté à la 43e batterie de 90 du 43 RAC intégrée à l'ADT81.

(cartes postales - coll.verney-grandeguerre)

 

La 72e batterie est une "batterie de dépôt" constituant tout au long du conflit une unité de réserve, d'instruction et de passage. Ainsi quelques mois après son incorporation le 15 avril 1917, le jeune Paul Jean André Thomman (Argenteuil 1898 - Argenteuil 1977) est affecté à la 72e batterie, 15e pièce, en tant que 2eme canonnier servant. Probablement en raison de sa réussite au concours d'entrée à l'Ecole centrale des Arts et manufactures, il sera le 25/12/1917, nommé aspirant à titre temporaire et alors affecté dans ce grade au 121e régiment d'artillerie (cf. registre de matricule).

A l'occasion d'une correspondance adressée le 17 juillet 1917 à ses parents, il évoque ses activités au dépôt de Caen qu'il vient de rejoindre huit jours auparavant : "garde assurée à la gare de Caen. Nous n'avons absolument rien fait, sauf de dormir dans un superbe Wagon de 1ère garé sur une voie près de la gare." ; "nous faisons le matin des batteries attelées à 6 chevaux et quand on est sur les caissons on a les boyaux secoués d'une jolie façon."

43e RAC, 72e batterie, 15e pièce, Paul Thomann, carte de correspondance militaire, 19 juillet 1917    43e RAC, 72e batterie, 15e pièce, Paul Thomann, correspondance militaire, 19 juillet 1917

Correspondance de Paul Thomann (43e RAC, 72e batterie, 15e pièce) (classe 1918 cf. reg. matric.)

adressée le 19 juillet 1917 à ses parents depuis le dépôt du 43e RAC à Caen.

(carte de correspondance militaire - coll verney-grandeguerre)

 

110e batterie de 240mm de tranchée - 177e RAT

Le 23 juillet 1915 est créée à Bourges la 110e batterie de 240mm de tranchée du 43e RAC, mais les hommes la composant proviennent alors de diverses unités. Parmi les 3 officiers, 12 sous-officiers et 184 hommes du rang, on trouve ainsi des hommes issus des 43e, 14e, 22e, 52e et 58e RAC, mais aussi de l'artillerie coloniale (voir JMO de la 110e batterie de 240 T du 43e régiment d'artillerie). Partie de Bourges le 31 août 1915, elle est armée le 22 septembre et en position près d'Arras (Pas-de-Calais) dès le 24 septembre aux ordres de la Xe armée. Elle passe à la VIe armée le 27 novembre et rejoint Boves où elle est mise à la disposition de la 5e DI le 12 décembre et prend position dans le secteur de Frise (Somme). Passé au 1er CA colonial, 3e D.I.C. en février 1916, elle reste en position dans l'Amiénois avec diverses affectations jusqu'en mars 1917 poursuivant ainsi un parcours indépendant de son corps d'affectation d'origine, l'unité intégrant enfin le 177e régiment d'artillerie de tranchée en avril 1918.

 

 

Sections d'approvisionnement en munitions : Parc et Grand parc d'artillerie

L'organisation des unités approvisionnements en place en août 1914, répond au schéma du Règlement provisoire de manoeuvre de l'artillerie de campagne, - titre VII - Chapitre V, pp. 117 et suiv.) mais celle-ci subit très rapidement face aux contraintes imposées par la guerre de position de multiples adaptations. Elle sera tout au long du conflit en constante évolution rendant difficile toute synthèse comme en témoigne les éléments recueillis et ci-dessous présentés.

Le règlement structure l'approvisionnement au niveau du corps d'armée dont le parc d'artillerie (PA) ravitaille les échelons régimentaires. Le parc dispose à cette fin, de 4 sections de munitions d'infanterie (SMI) et 10 sections de munitions d'artillerie (SMA) regroupées en deux échelons. Leur alimentation est assurée par les groupes du grand parc d'artillerie (GPA) agissant au niveau de l'armée. L'ensemble de ces unités sont constituées d'hommes recrutés au sein des régiments d'artillerie divisionnaire et d'artillerie de corps d'armée.

Les 43e RAC (AD5) et le 22e RAC (AD6) pourvoient ainsi en hommes tout au long du conflit, plusieurs unités de soutien (échelon de parc, sections de munitions, colonnes de ravitaillement), agissant sous l'uniforme régimentaire mais relevant du Parc d'artillerie du 3e corps d'armée (PA3) ou du Grand parc d'artillerie de la 5e armée (GPA5).

En août 1914, le 43e RAC mobilise à cet effet plus de 1 100 hommes et 1 400 chevaux.

 

Sections du Parc d'artillerie du 3e corps d'armée (PA3)

Le 1er échelon du parc du 3e corps d'armée placé en août 1914 sous les ordres du capitaine Maurice Marie Febvrel, est ainsi constitué état-major compris, de 1 024 hommes et 1 288 chevaux appartenant au 43e RAC. Ceux-ci sont répartis entre les 1ère et 2eme sections de munitions d'infanterie (SMI) et 5e, 6e, 7e, 8e et 9e sections de munitions d'artillerie (SMA). Le 2e échelon du parc formé des 3e et 4e SMI et des 10e, 11e, 12e, 13e et 14e SMA, étant quant à lui composé d'hommes du 22e RAC.

Les JMO du Parc d'artillerie du 3e corps d'armée témoignent néanmoins des importantes évolutions qu'a connu l'organisation de l'approvisionnement en munitions, et ce dès septembre 1914 en raison des besoins en renforts des unités en ligne, des difficultés d'approvisionnement en munitions (notable dès le 26 septembre) et de l'adaptation aux besoins liés à la stabilisation du front.

Ainsi dès le 14 septembre est disloquée la 9e SMA. Les chevaux sont donnés aux batteries, le personnel et le matériel étant passés aux échelons régimentaires. Le 28 septembre 1914 l'action du 1er échelon du Parc d'artillerie est réduit à deux SMI et une SMA, les autres sections étant regroupées vides à l'arrière. Envisagée dès le 2 octobre 1914, sa réduction définitive à une section de munitions d'infanterie (2e SMI) et trois sections de munitions d'artillerie (5e, 7e et 8e SMA), est en place le 08 novembre, l'effectif étant ramené à 683 hommes et 854 chevaux. Les hommes des autres sections, sont affectés à d'autres unités mais toujours sous l'uniforme du 43e RAC. Ainsi voit-on par exemple le capitaine Jobit et le lieutenant Zierrer (6e SMI) affectés respectivement aux 3e et 2e groupes du 43e (7e et 6e batteries ; voir index des noms de personnes).

-Des 2 sections de munitions d'infanterie, composées chacune de 3 officiers, 150 hommes de troupe et 220 chevaux, seule la seconde est maintenue (voir JMO SMI n°2), le JMO de la SMI n°1 renvoyée pour dislocation sur Versailles le 6 novembre 1914 avec ses officiers mais seulement 103 hommes et 15 chevaux n'étant pas conservé.

-Les 5 sections de munitions d'artillerie (SMA) numérotées de 5 à 9 et composées chacune de 3 officiers,140 hommes et 170 chevaux auront des parcours bien différents. Si la 5e SMA est maintenue (voir JMO SMA n°5),  la 6e SMA est renvoyée sur Versailles le 6/11/1914 avec ses officiers, 71 hommes et 22 chevaux et dissoute (voir JMO SMA n°6), la 7e SMA est quant à elle rattachée le 13/03/1916 à la 130e DI, et finalement dissoute en juin 1918 (voir JMO SMA n°7), alors que la 8e SMA est dissoute dès juillet 1917 (voir JMO SMA n°8 ). Le JMO de la 9e SMA, dissoute dès le 14/09/1914, n'étant pas conservé).

 

43e RAC 9e SMA Versailes 1914 Capitaine Georges Henri Barbulée dit Bulot (Caen 1856-Caen 1934)  43e RAC 9e SMA Versailles 1914 Capitaine Georges Henri Barbulée dit Bulot (Caen 1856-Caen 1934) corresp

Groupe du 43e RAC appartenant à la 9e SMA

avec assis au centre portant la Légion d'honneur, l'officier commandant la section,

le capitaine Georges Henri Barbulée dit Bulot (Caen 1856 - Caen 1934)

correspondance adressée à sa soeur depuis Versailles, datée d'octobre 1914

(Carte-photo coll.verney-grandeguerre)

 

-Sans que l'on puisse en cerner la date et les conditions de création bien qu'elle soit déjà en place en novembre 1915 (cf. CP ci-dessous), on note qu'une 31e SMI du 43e RAC est, le 1er avril 1917, renommée 31eme SMI du 19e RAC (voir JMO régimentaire disponible pour la période du 28/09/1916 au 31 mars  1917).

Suippes, Parc du château de Nantines, hommes du 31e SMI, 43e RAC novembre 1915    CPA de Suippes, Parc du château de Nantines, hommes du 31e SMI, 43e RAC

Suippes (Marne), parc du château de Nantines. Hommes du 43e RAC, appartenant à la 31e S.M.I.

Correspondance rédigée à Suippes (Marne) datée du 18/11/1915

L'un de ces deux hommes est Victor Clément Achille Savey-Gerraz, 63e batterie du 43e RAC (classe 1901 cf. reg. matric.)

(carte-photo - coll. verney-grandeguerre)

 

Enfin, lors de leur mise sur pied, en février 1918, les effectifs des 3 colonnes de ravitaillement composées 3 officiers, d'une centaine d'hommes et de 120 chevaux chacune, sont prélevés respectivement sur chaque groupe du 43e RAC (voir : JMO 1ère colonne ; JMO 2e colonne).

 

Section du Grand parc d'artillerie de la 5e armée (GPA5)

-Les hommes du 43e RAC (3 officiers, 110 sous-officiers et hommes du rang, 177 chevaux), composant la 2e section de parc du groupe n°3 du grand parc d'artillerie de la 5e Armée, ou GPA5, connaissent un parcours indépendant de leur régiment d'origine à partir d'avril 1915 (voir JMO de l'unité). Alors que le 43e RAC se dirige avec l'ensemble du 3e corps vers l'Artois, l'unité reste en effet en position dans la Marne jusqu'à la veille de sa dissolution à Caen, le 19 mai 1916.

Crugny (Marne), Hommes du du 43e RAC appartenant à la 2e section de parc du goupe 3 du GPA5

Hommes du 43e RAC appartenant à la 2e section de parc du groupe n°3 du grand parc d'artillerie n°5.

Cantonnement de Crugny (Marne) février 1915 (carte-photo coll. verney-grandeguerre)

CPA Crugny (Marne), Hommes du du 43e RAC appartenant à la 2e section de parc du goupe 3 du GPA5

Correspondance au dos de la carte précédente rédigée à Crugny (Marne) et datée du 9 février 1915.

 

11e et 16e sections de munitions de 155 long du 43e RAC

A l'opposé, des formations issues d'autres unités régimentaires intègrent temporairement le 43e RAC. Ainsi cours de l'été 1915, alors qu'il agit dans le secteur de Neuville-Saint-Vaast (Pas-de-Calais), le régiment se voit renforcé de batteries de 155L de Bange (cf. supra). Sont alors parallèlement formées les 11e et 16e sections de munitions de 155 long du 43e Rac. Cette dernière (voir JMO régimentaire), en fait constituée à partir d'éléments du 1er régiment d'artillerie à pied, est créée 21 juillet 1915 et dissoute le 31 octobre suivant, passant alors à la 5e section du 103e régiment d'artillerie lourde.

CPA - Emile Crépeau 43e RAC 11e SMA 155L 25    CPA - Emile Crépeau 43e RAC 11e SMA 155L 25

 Correspondance d'Emile Crépeau datée du 23/091915, oblitérée du cachet

du Service postal du "43e régiment d'artillerie, 11e section de munitions de 155L"

L'unité composée d'éléments du 1er régiment d'artillerie à pied, est alors en position

dans le secteur de Neuville-Saint-Vaast (Pas-de-Calais)

(carte postale - coll. verneygrandeguerre)

 

Autres unités associées au parcours du 43e RAC durant le conflit

Parmi les régiments d'artillerie ayant combattu aux côtés du 43e RAC, ont peut noter, au sein du 3e corps d'armée le 22e RAC (artillerie de la 6e DI ; voir historique régimentaire), le 11e RAC (artillerie de corps ; voir historique régimentaire) et, comme en témoignent plusieurs clichés de l'album, la présence de 5 groupes d’artillerie lourde (éléments organiques d'armée) : 1er RAL (régiment d’artillerie lourde) 1er et 2e groupes, équipés de 155 CTR (canons à tir rapide) ; 3e et 4e groupes, équipés de 120 courts ; et 1 groupe du 4e RAL équipé de 120 longs (Voir la page : Artillerie lourde ).

Album R. Verney p.029 gauche haut

Bois de Gernicourt (Aisne), janvier 1915. Canon de 155 CTR Rimailho du 1er RAL (Album R. Verney p. 29)

Par ailleurs, parmi les éléments rattachés au 3e corps d’armée dès la fin de 1914 doit être signalée l'escadrille C4, unité aéronautique d’observation équipée de Caudron à partir de mars 1915 (Voir : page consacrée à l'Escadrille C4, été 1915). Certains officiers du 43e RAC sont détachés dans cette escadrille en tant qu'observateurs tel le lieutenant Raymond Oblin, du 5 mai 1915 au 1er avril 1916 (voir portraits p. 17 et biographie dans l'index des noms de personnes).

Album R. Verney p.018 haut gauche

   Berles-Monchel (Pas-de-Calais), été 1915. Officiers de l’escadrille C4 devant un Caudron.

Au centre le capitaine Rochette chef d'escadrille, à sa gauche le lieutenant Oblin observateur du 43e RAC,

à l'extrême gauche le lieutenant Communeau observateur du 11e RAC (Album R. Verney p. 18).

Parmi les officiers du 43e RAC détachés au sein de l'escadrille C4, on peut également citer le sous-lieutenant Perrin (en cours de détachement à l'escadrille C4 au 1er juillet 1916 cf. JMO régimentaire) ou le lieutenant Jean-Louis Emile Blanchard mort pour la France, tué au cours d’un combat aérien le 31 juillet 1918.

 

Voir la suite : L'équipe médicale du 3e groupe du 43e RAC

 

 

Evolution de l'état-major du 43e RAC - AD5 (août 1914 - mars 1918)

 

Chefs de corps

-Du 2 août au 3 septembre 1914 : colonel Moïse Menhanem Fernand VALABREGUE (Carpentras 1857 - Paris 16e 1926)

-Du 3 au 6 septembre 1914 : lieutenant-colonel Amable Albert DROUAULT (Paris (18) 1861 - 19..)

-Du 6 septembre 1914 au 15 novembre 1915 : lieutenant-colonel Marie Eugène Stanislas ROUGIER (Paris 1863 - Paris 1937)

-Du 15 novembre 1915 au 16 janvier 1917 : lieutenant-colonel Henri Auguste DUMESNIL (Versailles 1864 - 1942)

-Du 16 janvier au 11 novembre 1918 : lieutenant-colonel Louis Marie Maurice EYMARD (Bedouin 1867 - 1941)

 

En août 1914 le 43e RAC (source : JMO 26 N 980/1) est composé de :

Etat-major : Commandant le régiment : colonel VALABREGUE  (remplacé le 4 septembre 1914 par le lieutenant-colonel DROUAULT puis  le 6 septembre par le lieutenant-colonel ROUGIER). Adjoint : lieutenant-colonel DROUAULT, capitaine CLERE, lieutenant de réserve DEBRE, lieutenant de réserve BEAUFILS, lieutenant de réserve OSMONT

1° groupe : chef d’escadron commandant DE MIRIBEL. Adjoints : lieutenant de réserve BROSSE-DUPHEM, lieutenant de réserve CANET, lieutenant de réserve PAVILLON , lieutenant STOUFF, lieutenant de réserve LAURENT ; Médecin : RAVET, vétérinaire : CAULLE

1° bie : capitaine DE SCHACKEN, lieutenant de réserve THIBERGE, sous-lieutenant PIERRET

2° bie : lieutenant NEYRENEUF, lieutenant BOBILLIER, sous-lieutenant de réserve HALLMAYER

3° bie : capitaine LEULLIER, lieutenant BELIARD, lieutenant de réserve HALPHEN

2° groupe : chef d’escadron commandant MARIN. Adjoints : lieutenant de réserve COFFRE, lieutenant de réserve PREVOST, lieutenant de réserve DEVAUX, lieutenant de réserve COURTHALIER ; Médecin : aide-major BIOCHE, vétérinaire : aide-major LEFEBVRE DES RAUX

4° bie : capitaine MOLLIARD, lieutenant PRESTAT, lieutenant de réserve DE MENIBUS

5° bie : lieutenant LEBRETON, lieutenant MARINIER, lieutenant de réserve JANVIER

6° bie : capitaine MALRAISON, lieutenant BAILLON, sous-lieutenant DAUVERGNE
 
3° groupe : chef d’escadron commandant BRAUN. Adjoints : lieutenant de réserve SOPHER, lieutenant de réserve PETIT, lieutenant de réserve LAVOISIER, lieutenant de réserve LECOQ ; Médecin : aide-major VERNEY, vétérinaire : aide-major DUPONT

7° bie : capitaine BECQUET, lieutenant CHEVILLIARD, lieutenant OBLIN 9e batterie au 01/10/ 1914

8° bie : capitaine GARNUCHOT, lieutenant DELAYGUE, lieutenant JEAN

9° bie : capitaine BERNTZWILLER (Charles), lieutenant BLOT, lieutenant de réserve FEREMBACH

1915 Artois

Brévillers (Somme), mai 1915. Officiers du 3e groupe du 43e RAC.

De g. à d. debout lieutenant Jacquard, Dommanget, Lavoisier, capitaine Berntzwiller, Maguin,

commandant Braun, capitaine Garnuchot, capitaine Jobit, Delaygue, Fakler, Verney

De g. à d. assis Devinoy, Jean, Ferembach, Neyreneuf, Gosselin, Dupont, Lecoq (Album R. Verney p. 59)

 

Le 28 mai 1915 le 43e RAC (source : JMO 26 N 980/2) est composé de :

Etat-major : Commandant le régiment : Lieutenant-colonel ROUGIER évacué le 5 novembre 1915 intérim  commandant BRAUN jusqu’au 11 novembre 1915 puis commandant DE MIRIBEL. Lt Colonel DUMESNIL arrivé le 22 novembre 1915. Adjoints : capitaine CLERE, lieutenant de réserve PREVOST, sous-lieutenant de réserve OSMONT agent de liaison près du général de division, sous-lieutenant de réserve FELLMAN, sous-lieutenant de réserve NOUVIAN, Lieutenant PETIT téléphoniste

1° groupe : chef d’escadron commandant DE MIRIBEL. Adjoints : lieutenant de [brigade ?] HALPHEN orienteur, Lieutenant de réserve THIBERGE Cdt le groupe des échelons, Lieutenant de réserve PAVILLON agent de liaison près du Colonel, Lieutenant de réserve LAURENT  officier d’approvisionnement ; Médecin : aide-major 1ère classe RAVET, vétérinaire : major CAULLE

1° bie : capitaine BLOT, sous-lieutenant de réserve LEDUC

2° bie : capitaine BOHILLIER, sous-lieutenant GARREAU, sous-lieutenant de réserve HALLMAYER Cdt de l’échelon, sous-lieutenant de réserve GARNIER

3° bie : capitaine STOUFF, sous-lieutenant CHAPEAUX, sous-lieutenant GARÇONNOT  
 
2° groupe : chef d’escadron commandant MALRAISON. Adjoints : lieutenant de réserve COFFRE orienteur, lieutenant BEAUFILS agent de liaison auprès du Colonel, lieutenant DEVAUX officier d’approvisionnement, lieutenant de MENIBUS cdt le groupe des échelons ; Médecin : aide-major1ere classe BIOCHE, vétérinaire Aide-major 2e classe : LEFEBVRE DES RAUX

4° bie : capitaine MOLLIARD, lieutenants PRESTAT, sous-lieutenant DAUVERGNE

5° bie : capitaine LEBRETON, sous-lieutenant MOREAU, lieutenant de Territoriale JANVIER

6° bie : capitaine BAILLON, lieutenant ZIERER, sous-lieutenant de réserve GIRARD,sous-lieutenant de réserve PERRIN

3° groupe : chef d’escadron commandant BRAUN. Adjoints : lieutenant de réserve LAVOISIER orienteur, lieutenant de réserve LECOQ officier d’approvisionnement, lieutenant de réserve FEREMBACH commandant le groupe des échelons, sous-lieutenants de réserve JACQUARD , sous-lieutenant de réserve RAGUET ; Médecin : aide-major 1ere classe VERNEY, vétérinaire : aide-major 2e classe DUPONT

7° bie : capitaine JOBIT, sous-lieutenant de réserve FACKLER

8° bie : capitaine GARNUCHOT, lieutenant DELAYGUE, lieutenant JEAN

9° bie : capitaine BERNTZWILLER, sous-lieutenant GOSSELIN, sous-lieutenant DOMMANGET

Album R. Verney p.009 droite bas

Hailles (Somme) 1er novembre 1915. Officiers du 3e groupe du 43e RAC.

De g. à dr. lieutenant Fakler, lieutenant Raguet, lieutenant Jacquard, vétérinaire Leneveu,

médecin-auxiliaire Neyreneuf, capitaine Delaygue, capitaine Berntzwiller,commandant Braun,

capitaine Garnuchot, lieutenant Jean, lieutenant Lavoisier,lieutenant Ferembach, lieutenant Devinoy (Album R. Verney p. 109)              

 

Le 1er juillet 1916 le 43e RAC (source : JMO 26 N 980/3) est composé de :

Etat-major : Commandant le régiment Colonel DUMESNIL, Chef d’escadron EYMARD, Capitaine BERTZWILLER, sous-lieutenant LEDUC, sous-lieutenant NOUVIAN, sous-lieutenant COLIN-OLIVIER - Escadrille C4 : sous-lieutenant PERRIN

1er groupe : Chef d’escadron GARNUCHOT, lieutenant HEMARD, sous-lieutenant OUTHENIN-CHALANDRE, lieutenant THIBERGE, lieutenant LAURENT

1° bie : Capitaine BLOT, lieutenant PETIT, sous-lieutenant GARNIER

2° bie : Capitaine BOBILLIER , lieutenant HALLMAYR, sous-lieutenant GARREAU

3°bie : Capitaine STOUFF, sous-lieutenant GARÇONNOT, sous-lieutenant FOY

2° groupe : Chef d’escadron MALRAISON, sous-lieutenant GIRARD, lieutenant HELLOUIN de MENIBUS, lieutenant BEAUFILS

4° bie : Capitaine MOLIARD, sous-lieutenant VALLEY

5° bie : Capitaine LEBRETON, lieutenant JANVIER, sous-lieutenant  MOREAU

6°bie : Capitaine ZIERER, lieutenant COFFRE, sous-lieutenant GRIMPEZ

3° groupe : Chef d’escadron BRAUN, sous-lieutenant DEVINOY, sous-lieutenant JACQUARD, lieutenant FEREMBACH, lieutenant LECOQ

7° bie : Capitaine DELAYGUE, sous-lieutenant FAKLER, sous-lieutenant FAGES

8° bie : Capitaine PRESTAT, lieutenant JEAN, sous-lieutenant RAGUET

9° bie : Capitaine LAVOISIER, sous-lieutenant GOSSELIN, sous-lieutenant DOMMANGET

Album R. Verney p.139 gauche

Mouilly (Meuse), bois de l’hôpital Saint-Hyppolite, été 1916. Officiers du 3e groupe du 43e RAC.

De g. à dr. lieutenant Fages, capitine Devinoy, mécecin-auxiliaire Neyreneuf, lieutenant Jean,

commandant Malraison, commandant Braun, lieutenant Fakler, lieutenant Jacquard (Album R. Verney p.139)

 

Le 11 février 1917 le 43e RAC (source : JMO 26N 980/4) est composé de :

Etat-major : Lieutenant-colonel Maurice EYMARD, Capitaine Alfred Charles LEBRETON, Lieutenant Alcide Victor HEMARD, sous-lieutenant Robert COLIN-OLIVIER, sous-lieutenant FAKLER

1er groupe : Chef d’escadron Louis Marie GARNUCHOT, lieutenant Emile Eugène LAURENT, sous-lieutenant Robert Marie FOY, sous-lieutenant Henri Armand TRUMELET

1° bie : Capitaine Maurice Louis BLOT, sous-lieutenant Jean GAUPILLAT, sous-lieutenant Jean Félix PAOLETTI

2° bie : Capitaine Bernard Joseph PETIT, lieutenant Albert Jean HALLMAYR, sous-lieutenant Joseph François GARREAU

3°bie : Capitaine Alfred François Louis STOUFF, sous-lieutenant Edgar Savinien Lucien GARÇONNOT, sous-lieutenant Pierre Marie Henri LAGORCE

2° groupe : Chef d’escadron Marie Gustave MALRAISON,  lieutenant Jean Aimable BEAUFILS, sous-lieutenant Henri Louis GIRARD, sous-lieutenant Louis Pierre d’HUICQUES

4° bie : Capitaine Auguste MOLIARD, sous-lieutenant Joseph VALLEY, sous-lieutenant Auguste Marius TABARD

5° bie : Capitaine Louis Gustave COFFRE, sous-lieutenant Louis Paul MOREAU, sous-lieutenant André Louis LEDOUX

6°bie : Capitaine Daniel Marie ZIERER, lieutenant Robert HELLOUIN de MENIBUS, sous-lieutenant Charles Louis GRIMPEZ

3° groupe : chef d’escadron Charles BERNTZWILLER. Adjoints : lieutenant Marcel FEREMBACH, sous-lieutenant DEVINOY, sous-lieutenant Henri Charles FAGES. Médecin : aide-major 1ère cl. VERNEY, vétérinaire : aide-major 1re cl TASSEL

7° bie : capitaine Adolphe DELAYGUE, lieutenant Henri-Marie LECOQ

8° bie : capitaine Emile Bernard PRESTAT, sous-lieutenant JACQUARD , sous-lieutenant Jean RAGUET

9° bie : capitaine Raymond JEAN, sous-lieutenant Louis DOMMANGET, sous-lieutenant Jean-Pierre GOSSELIN

Album R. Verney p.177 droite

Soupir (Aisne), Bois des Gouttes d’or, juin 1917. Officiers du 3e groupe du 43e RAC.

Debout de g. à dr. lieutenant Devinoy, capitaine Prestat, capitaine Lebreton, commandant Berntzwiller, capitaine Jean, lieutenant

Jacquard, lieutenant Raguet, lieutenant Gosselin, sous-lieutenant Boucher, sous-lieutenant Augustin.

Assis de g. à dr. vétérinaire Tassel, sous-lieutenant Durand, lieutenant Lecoq (Album R. Verney p. 177)

 

Le 1er juillet 1917 le 3e groupe du 43e RAC (source : JMO  26 N 980/24) est composé de :

3° groupe : chef d’escadron BERNTZWILLER. Adjoints : sous-lieutenant DEVINOY, sous-lieutenant DEVINOY, sous-lieutenant RAGUET, sous-lieutenant BOUCHER, sous-lieutenant de PERCIN Médecin : aide-major 1ère cl. VERNEY, vétérinaire : aide-major 1re cl TASSEL ; Echelons : lieutenant FEREMBACH (TR), sous-lieutenant FAGES

7° bie : capitaine DELAYGUE, lieutenant LECOQ, sous-lieutenant DURAND

8° bie : capitaine PRESTAT, sous-lieutenant JACQUARD, sous-lieutenant BOIVIN-CHAMPEAUX

9° bie : capitaine JEAN, sous-lieutenant GOSSELIN, sous-lieutenant AUGUSTIN, sous-lieutenant PADIEU

Album R. Verney p.183 droite bas

Le Quesnel (Somme), le château, cours de tir, 3-9 septembre 1917. Officiers du 3e groupe du 43e RAC.

De g. à dr  de Percin, Didry, Jacquard, Jean, Cdt Berntzwiller, Delaygue, Prestat, Boivin-Chapeaux, Augustin,

Devinoy, Verney, Boucher, Gosselin (Album R. Verney p. 183).

 

Le  1er janvier 1918 le 43e RAC (source : JMO 26 N 980/5) est composé de :

Etat-major : Lieutenant-colonel EYMARD, Capitaine Henri Marie LECOQ, Lieutenant Alcide Victor HEMARD, lieutenant GARÇONNOT, sous-lieutenant Robert COLIN-OLIVIER

1er groupe : Chef d’escadron Louis Marie GARNUCHOT, lieutenant Fernand Louis RIBOURG, lieutenant Pierre Marie Henri LAGORCE, sous-lieutenant Jean Félix PAOLETTI, sous-lieutenant Edouard Fernand BRUNET, sous-lieutenant Henri Marie Michel GUELAUD ; Médecin : aide-major 2e cl. André Pierre Jules NEYRENEUF, sous-aide-major Georges Paul Henri GOURDIN SERVENNIERE, vétérinaire : aide-major 1re cl CAULLE

1° bie : Capitaine Maurice Louis BLOT, sous-lieutenant Jean GAUPILLAT, sous-lieutenant Clément Alfred RIMBERT

2° bie : Capitaine Bernard Joseph PETIT, lieutenant Joseph François GARREAU, sous-lieutenant Auguste COURCELLE

3°bie : Capitaine Alfred François Louis STOUFF, lieutenant Edgar Jacques LEDUC, sous-lieutenant Henri Etienne LATRUFFE

2° groupe : Chef d’escadron Auguste MOLIARD, lieutenant Henri Louis GIRARD, sous-lieutenant Louis Pierre d’HUICQUES, lieutenant Maurice Paul RICARD, sous-lieutenant BOSQUET, sous-lieutenant Auguste GEORGET, sous-lieutenant Charles Louis GRIMPEZ, sous-lieutenant Charles Alexandre BESSON ; Médecin : aide-major 2e cl. Henri Louis Jean FRAPPIER, sous-aide-major Pierre POUGET, vétérinaire : aide-major 1re cl LEFEBVRE-DESRIEUX

4° bie : Capitaine Robert Julien Gaston HELLOUIN de MENIBUS, sous-lieutenant Joseph VALLEY, sous-lieutenant Gustave Alfred HALLIER

5° bie : Capitaine Louis Gustave COFFRE, lieutenant Louis Paul MOREAU, sous-lieutenant André Louis LEDOUX

6°bie : lieutenant Louis FAKLER (Commandant), lieutenant Jean Aimable BEAUFILS, sous-lieutenant Jacques Ernest WOLF

3° groupe : chef d’escadron Charles BERNTZWILLER. Adjoints : lieutenant Louis Emile Jacques MATHAN, sous-lieutenant René Henri Fritz BOUCHER, lieutenant Henri Charles FAGES, lieutenant Jean RAGUET, sous-lieutenant Robert René PETITTEVILLE, sous-lieutenant Marcel Léon Jean-Baptiste DANNAUD ; Médecin : aide-major 1ère cl. René VERNEY, vétérinaire : aide-major 1re cl Henri Jean TASSEL

 7° bie : capitaine Adolphe DELAYGUE, lieutenant Jean NOUVIAN, sous-lieutenant DURAND

8° bie : capitaine Emile Fernand PRESTAT, lieutenant Georges JACQUARD , sous-lieutenant Jacques Alfred Marie BOIVIN-CHAMPEAUX

9° bie : capitaine Raymond JEAN, lieutenant Pierre DEVONOY, sous-lieutenant Jacques GOSSELIN

Album R. Verney p.194 droite bas

Camp de Mailly janvier-février 1918. Officiers du 3e groupe : de g. à dr. sous-lieutenant Fages, capitaine Jean,

commandant Berntzwiller, lieutenant Devinoy, sous-lieutenant Boucher, sous-lieutenant Petitteville, capitaine Delaygue, 

sous-lieutenant Augustin, Docteur Verney, vetérinaire Tassel, sous-lieutenant Durand (Album R. Verney p. 194)

 

Sources documentaires

La source documentaire principale est constituée des Journaux des marches et opérations (JMO) Ministère de la défense, direction de la Mémoire, du Patrimoine et des Archives (DMPA), en partenariat avec le Service historique de la Défense (SHD) consultables sur : memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr :

-5e DI artillerie divisionnaire : 26 N/ 270/1 et 2 (1er janvier 1917 - 31 décembre 1918)

-5e DI Service de santé : 26 N/ 270/11 à 20 (5 août 1914 - 19 juillet 1918)

-43e RAC : 26 N 980/1 à 5 (2 août 1914 - 31 décembre 1916 et 11 février 1917 - 31 décembre 1918)

-3e groupe du43e RAC : 26 N 980/22 à 24 (7 août 1914 - 31 décembre 1917)

-3e groupe du43e RAC 7 e batterie : 26 N 982/8 à 11 (7 août 1914 - 30 septembre 1918)

-3e groupe du43e RAC  8e batterie : 26 N 982/13 à 18 (7 août 1914 - 31 décembre 1918)

- 3e groupe du43e RAC 9e batterie : 26 N 983/1 à 4 (2 août 1914 - 31 décembre 1918)  

 

Consulter également l'historique régimentaire :

Anonyme Historique du 43e régiment d'artillerie de campagne. Campagne 1914-1919. Paris, Henri Charles-Lavauzelle ed. 1920.

 

Voir également les témoins du 43e RAC :

-BESSAND Jean (1886-1918) -Morts pour la France, André Bessand, Jean Bessand. [Lettres], Préface de Gabriel Bonvalot. Paris, impr. G. de Malherbe et Cie s.d. [1919] voir : La "Belle jardinière" en deuil (1914-1918)

 

-BRUNEL de PERARD Jacques (1893-1914) Carnet de route (4 août - 25 septembre 1914). Paris, Georges Crès et Cie éd. 1915 (Prix Montyon de l'Académie française 1915) voir : Jacques Brunel de Pérard un "témoins du 43e RAC"

 

-HELOUIN de MENIBUS Robert (1884-1960) [Extraits de correspondances et journal de route 6 août - 3 décembre 1914 (documents inédits accessibles en ligne)] voir : LAFOSSE Henri -Le livre de la famille, pp. 85-117.

 

A noter :

Henry Malherbe (1886-1958) auteur de la La Flamme au poing. Paris, Albin Michel, 1917 (Prix Goncourt 1917), n'a jamais appartenu au 43e RAC mais aux 59e, 16e et 212e RAC (voir reg. matric.).