A. Verney

 

 Introduction à la restitution du journal de marche de René Verney

I

Mobilisation et Campagne de Belgique (1er-24 août 1914),

retraite (25 août - 5 septembre 1914) et Bataille de la Marne (6-12 septembre 1914)

 

 

L’album de la guerre européenne de R. Verney ne renferme aucun cliché correspondant à cette période. Elle n’est illustrée (p. 20) que par une simple carte postale vierge du château de Gerpinnes (Belgique).


L’itinéraire de R. Verney se confond dès la mobilisation avec celui du 3e groupe du 43e RAC. Arrivé au corps le 2 août 1914, il se transporte avec l’état-major et les batteries le 7 août en gare de Caen et débarque le 8 en gare de Poix-Terron (Ardennes). Le groupe passe la frontière belge le 17, se rend près de Charleroi à Chamborgneaux où il est engagé entre le 21 et le 23 août dans les combats destinés à stopper l’avance allemande sur la Sambre qui s’achèvent par un repli sur Hanzinelle. Le 24 août les batteries y sont réduites au silence par l’artillerie ennemie avec de très lourdes pertes en hommes et en matériel. On dénombre pendant ces premiers engagements 7 tués, 36 blessés (dont un décède le 26 de ses blessures), 6 disparus et 64 chevaux tués ou disparus. Le service médical du groupe compte 4 blessés parmi lesquels le médecin-auxiliaire André Neyreneuf.

Débute alors la retraite qui ne permet de contenir la progression des troupes allemandes qui franchissent l’Oise le 29 août et poursuivent leur avancée malgré les tentatives de contreattaques à Landifray-et-Bertaignemont (Aisne) les 29 et 30 août (bataille de Guise). Talonnés par l’ennemi, la marche se poursuit vers la Marne, franchie le 3 septembre à Mareuil-le-Port, et s’achève le 5 septembre à Bouchy-Saint-Genest (Marne). Durant sa retraite du 25 août au 5 septembre, le 3e groupe du 43e RAC ne subit aucune perte en homme (1 seul blessé léger signalé) mais tout au long de ces 12 jours, au cours desquels il parcourt près de 300km, il perd 85 chevaux.

La période de contre-offensive (bataille de la Marne) débute le 6 septembre. Le 43e RAC qui accompagne la progression de la 5e DI, combat à Escadres (7 hommes blessés le 6, dont trois décédés le 8 septembre), Courgivaux, Montmirail et Corrobert (Marne). En huit jours est ainsi parcourue la centaine de kilomètres qui sépare Bouchy-Saint-Genest (au sud du GrandMorin) de Reims. La progression est arrêtée après le passage de la Vesle le 12 septembre, le 3e groupe cantonnant le soir à Gueux à quelques kilomètres au sud-est de Reims (Marne). Débute alors la période de stabilisation du front sur les rives de l’Aisne.

Au cours de cette campagne les JMO du service de santé divisionnaire ne rendent que de manière très lacunaire des conditions dans lesquelles René Verney exerce ses missions. Les recensements des pertes sont elles-mêmes très imparfaitement renseignées.

 

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Le Journal de marche