Jean Bessand (1886-1918) - CopieParmi les jeunes officiers de réserve du 43e RAC dont René Verney a croisé le parcours, figure Jean Paul Léon Emile Alloend Bessand (1886 - 1918) [1], tué à l’ennemi à Saint-Rémy-Blanzy (Aisne), le 20/07/1918.

L’abondante correspondance entretenue avec ses intimes durant tout le conflit et éditée par les soins de son père Paul Denis Alloend Bessand en 1919, constitue un témoignage d’une qualité exceptionnelle bien qu’ignoré des principales historiographies de la Grande guerre.

Portrait de Jean Paul Léon Emile Alloend Bessand (1886 - 1918) tiré de l'ouvrage  : Morts pour la France, André Bessand caporal au 119e régiment d’infanterie 1889-1916, Jean Bessand sous-lieutenant au 43e régiment d’artillerie 1886-1918. [Lettres], Préface de Gabriel Bonvalot. Paris, impr. G. de Malherbe et Cie s.d. [1919].

 

 

Associée à celle de son frère André, mort pour la France en 1916 [2], il s'agit d'un témoignage « en souvenir de ceux qui ne sont plus » pour reprendre les mots de la dédicace de la main de leur père datée du 24 juillet 1919 et figurant sur la page de garde de l’exemplaire dédié à M. et Mme Paul Louchet. Le destinataire de cette dédicade est Paul François Louchet (1854-1936), fondeur, artiste peintre et maire d’Herblay (Val-d’Oise) entre 1887 et 1890 où Paul Denis Alloend Bessand possédait une propriété quai de la Seine. Le cimetière communal abrite la sépulture familiale avec aux côtés du père, les corps rapatriés de ses deux fils, celui de sa fille Jeanne (1881-1966) qu’accompagne son époux Paul Emile Maurice Fournier (1879 - 1949), respectivement les « Jane » et « Maurice » de la correspondance.

 

Il convient également de signaler la récente publication consacrée à la correspondance de leurs cousins d’Elbeuf Henri [3] et Jean [4] Alloend Bessand, également tués à l’ennemi : "En mémoire de Jean et Henri Alloend-Bessand – Elbeuviens – Lettres de soldats". Bulletin de la Société de l’Histoire d’Elbeuf, n° 50, novembre 2008.

Parallèlement s’y associe le recueil de poèmes de l’oncle de ces derniers Paul Henri Alloend Bessand (1876 - 1955) [5] : H. Bessand -Poèmes de guerre et non poèmes guerriers. Paris, Georges Crès, 1918.

 

La correspondance de Jean Paul Léon Emile Alloend Bessand s’associe à  un parcours qui le mène du front occidental au front d’orient en tant que sous-officier aux 18e et 13e régiments de chasseurs à cheval, puis de nouveau sur le font occidental en tant qu’élève officier et aspirant aux 32e et 43e RAC [1].

L’un de ses caractères les plus marquants est la manière dont la narration d’un même évènement est adaptée au lien que leur auteur entretient avec le destinataire, révélant parallèlement une personnalité très attachante par sa droiture morale. Ainsi sa promotion au grade d’aspirant, liée à son entrée à l’Ecole de Fontainebleau en 1917, s’inscrit dans une ascension « au mérite » qui correspond à ses aspirations intimes, bien qu’elle soit naturellement favorisée par une éducation en rapport avec son origine sociale, cette dernière étant indissociable de la direction du grand magasin de confection parisien la « Belle jardinière ».

Morts pour la France collExemplaire de l’ouvrage,  dédicacé par Paul Alloend Bessand à M. et Mme Paul Louchet - 1919.

coll. Verney-grandeguerre (Cliché Babel Librairie)

 

Replacée dans un cadre familial élargi, la mise en perspective de cette correspondance, permet parallèlement de mettre en lumière l’une des conséquences directes de la Grande guerre encore trop peu explorée : la disparition au champ d’honneur de toute une génération qui prive le monde de l’entreprise de ses forces vives.

En 1914, la famille Alloend Bessand est en effet à la tête de la chaîne de magasins de confection la « Belle Jardinière » fondée à Paris sur le quai aux fleurs en 1824 par Pierre Jean François Parissot (v. 1790 – 1860) avec la collaboration de son frère Denis (1804-1862). Société familiale par commandite en action depuis 1856, à la génération suivante on trouve associés à sa gestion pas moins de quatre cousins : Adolphe, Victor, Guillaume et Léon Parissot ainsi que le beau-frère de ce dernier : Charles Honoré Alloend Bessand (1829-1915).

 

Cent ans après 1824-1924 La vie d'une grande industrie moderne dans un vieux quartier de ParisExtraits du fascicule : Cent ans après (1824-1924) La vie d'une grande industrie dans un vieux quartier de Paris.

Paris, G. de Malherbe & Cie, imprimeurs, s.d. [La Belle Jardinière ed. 1930] - coll. Verney-grandeguerre

 

Charles Bessand 1902Les Parissot s'étant retirés des affaires à partir de 1862, c'est à ce denier que revient la gérance. Il assure ainsi en 1867, l’installation de l’enseigne au n°2 rue du Pont-neuf dans l’immeuble construit quai de la Mégisserie par l’architecte Henri Blondel (1821-1897), édifice qui en reste l’emblème jusqu’en 1972. Assurant la vente directe "à prix fixe" des produits de leur industrie d’habillement confectionné, les Parissot-Bessand ont le contrôle de l'ensemble de la chaîne de production. Ainsi le frère de Charles, Louis Marie Alloend Bessand (1833-1895), essayeur de commerce, puis son neveu Gustave Honoré Alloend Bessand (1856-1936) organisent-ils le négoce en textile à Elbeuf tout en participant à sa production (Société Alloend-Bessand frères, filatures de laine à Caudebec-lès-Elbeufs et Louviers).

Portrait de Charles Honoré Alloend Bessand. Médaille commémorative en bronze de ses quarante années bienveillante direction 1902. Jules Clément Chaplain (1839-1909) sculpt. - coll. Verney-grandeguerre

CPA 2 rue du Pont-neuf

La "Belle Jardinière", immeuble construit par Henri Blondel en 1867 quai de la Mégisserie à Paris

Carte postale vers 1900

 

De 1866 à 1930 la société a connu successivement diverses raisons sociales mais avec toujours en tête celui des Bessand  : Ch. Bessand et Cie ; Bessand, Blanchard, Rochard ; Ch. Bessand, Rochard et Cie ; Bessand, Stasse et Cie ; Bessand père et fils, Stasse et Cie ; Bessand, Bigorne et Cie.

Ainsi en 1906  il revient au fils de Charles, Paul Denis Alloend Bessand (1856 – 195.), le père de Jean et d'André, de prendre en main la direction de la société.

Belle jardinière factures 1893-1918"Belle jardinière" factures à en-tête des différentes raisons sociales de la société

qui se sont succédées de 1893 à 1918 - coll. Verney-grandeguerre

 

La « Belle Jardinière »  se fait notamment spécialité des uniformes masculins (livrées, collèges, administrations, ecclésiastiques...). La maison principale et ses succursales de Lyon, Marseille, Bordeaux, Nantes, Nancy et Angers, proposent ainsi durant tout le conflit et à grand renfort de publicité, un important rayon d’uniformes et équipements militaires dont ils assument jusqu’à la livraison directement aux hommes sur le front.

Publicité La Belle Jardinière, L'illustration 8 mai 1915 - Copie

 La « Belle jardinière », publicité extraite de l’Illustration du 8 mai  1915 - coll. Verney-grandeguerre

Publicité La Belle Jardinière, L'illustration 15 janvier 1916  Publicité La Belle Jardinière, L'illustration 29 avril 1916 Publicité La Belle Jardinière, L'illustration 21 octobre 1916

 La « Belle jardinière », publicités extraites de l’Illustration 1916 - coll. Verney-grandeguerre

Publicité La Belle Jardinière, L'illustration 12 janvier 1918

 La « Belle jardinière », publicité extraite de l’Illustration du 12 janvier 1918 - coll. Verney-grandeguerre

Néanmoins la "Belle jardinière" est touchée de plein fouet par la guerre dès les premiers mois du conflit, lors de la bataille pour le bassin minier du Nord. Au cours des bombardements de Lille du 10 au 12 octobre 1914, qui précèdent la prise de la ville par l'ennemi pour quatre ans d'occupation, sa surcursale située au 177 boulevard de la Liberté est entièrement anéantie.

Lille, Boulevard de la Liberté, Magasin de la Belle jardinière (destruction des 10-12 octobre 1914) carte postale coll

Lille, Boulevard de la Liberté, magasin de la Belle jardinière incendié lors des bombardements des 10-12 octobre 1914

Carte postale - coll. Verney-grandeguerre

 

Mais la guerre a pour la « Belle jardinière » et la famille Alloend Bessand une toute autre conséquence : la disparition de tous les hommes naturellement appelés à participer à sa direction aux côtés de leurs pères.

Paul Denis Alloend Bessand perd ainsi au front ses deux fils, Jean (31 ans, aspirant du 43e RAC) à Saint-Rémy-Blanzy (Aisne) en juillet  1918 [1] et André, son cadet (26 ans, caporal du 119e RI) à Vilosne-Hororon (Meuse) en juillet 1916 [2], mais aussi trois de ses quatre neveux, les fils de son frère Gustave Honoré Henri Louis (23 ans, lieutenant du 13e régiment de tirailleurs Algériens) qui décède de ses blessures à Ogon (Oise) en juillet 1918 [3] et Jean François Louis (20 ans, soldat de 1ère classe du 104e régiment d’infanterie) fait prisonnier et exécuté à Ethe (Belgique) en août 1914 [4] ; enfin Olivier,  (27 ans, lieutenant au 64e RAC), fils de son frère Charles Léon Alloend Bessand, décédé au centre de chirurgie osseuse de Cannes en septembre 1918 [6].

Privé de descendance masculine, Paul Denis Alloend Bessand ne se retire qu’à 84 ans en 1940, la direction de la société (qui a pris le statut de Société anonyme en 1930) étant alors confiée à Albert Bouclier (1867-1944), époux de Marie Marguerite Lescot, arrière petite-fille de Jean Baptiste Nicolas Parissot (frère du fondateur de la « Belle jardinière »). Elle passe ensuite en 1947 à son neveu Jean Marie Serge Deloison (1896-1961), fils de Louise Félicité Jeanne Lescot, et dont le frère aîné, Marie Ernest Roger Deloison (22 ans, sergent au 36e RI) est lui-même mort pour la France à Souchez (Pas-de-Calais) en juin 1915 [7].

Arbre généalogique simplifié Parissot - Alloend Bessand

Généalogie simplifiée de la famille Parissot – Alloend Bessand. © Verney-grandeguerre

En violet les directeurs successifs de la « Belle Jardinière »

En rouge les membres de la famille « Morts pour la France » au cours de la Grande guerre

avec renvoi aux notes biographiques [1 à 7] ci-dessous.

 

Pour en savoir plus sur la "Belle jardidière" voir notemment : FARAUT François Histoire de la Belle jardinière. Paris, Belin, coll. « Modernités 19e et 20e s. », 1987. 

 

 

 

Eléments biographiques

 

-[1] Jean Paul Léon Emile Alloend Bessand (Paris 1886 - Saint-Rémy-Blanzy 1918) - Mort pour la France.

Fils de Paul Denis Alloend Bessand (1856 - 195.) directeur de la « Belle jardinière » (1906-1940) et de Emilie Sophie Rose Martini (1851 - 19..). Ancien élève de l’Ecole Alsacienne (Paris), puis de l’Ecole des Roches (Verneuil-sur-Avre), étudiant à l’incorporation.

Registre de matricule, bureau de recrutement de Versailles, classe 1906 n°148

Incorporé le 01/10/1907 au 2e régiment de hussards, nommé brigadier le 02/04/1908, brigadier fourrier le 25/11/1908, maréchal des logis le 24/03/1908. Envoyé dans la disponibilité le 25/09/1909. Adresses connues Marseille, 7 rue Senac (1910) ; Paris, 2, rue du Pont-neuf (1912).

Rappel dans l’activité à la mobilisation arrivé au corps le 10 août 1914 au 18e régiment de chasseurs à cheval (garnison à Vitry-le-François). Passé au 13e régiment de chasseurs le 01/01/1915. Passé le 15/06/1917 au 4e régiment de chasseurs d’Afrique puis  le 27/07/1917 au 17e chasseurs. Affecté le 13/12/1917 au 32e RAC, nommé aspirant J.O. du 21/02/1918, affecté au 43e RAC le 14/02/1918.  Tué à l’ennemi à Saint-Rémy-Blanzy (Aisne) le 20/07/1918 (cf. JMO 43e RAC, 1er groupe, 2e batterie).

Nommé à titre posthume sous-lieutenant T.T. à compter du 15/07/1918 (décision ministérielle du 30/07/1918) – Deux blessures : balle de fusil au front le 24/09/1916 ; plaie pénétrante à l'avant-bras gauche par etit éclat d'obus à Monastir le 24/02/1907. Légion d'honneur, Croix de guerre avec palme et étoile d'argent, citation à l’ordre de l’armée d’orient en date du 01/11/1916 pour son action du 24/09/1916, citation à l’ordre de la 5e DI en date du 07/08/1918 ; Ordre Serbe pour la Bravoure : médaille d'argent.

 

-[2] André Georges Maurice Alloend Bessand (Paris 1889 - Vilosnes 1916) Mort pour la France.

Fils de Paul Denis Alloend Bessand (1856 - 195.) directeur de la « Belle jardinière » (1906-1940) et d’Emilie Sophie Rose Martini (1851 - 19..).  Ancien élève de l’Ecole Alsacienne (Paris), puis de l’Ecole des Roches à Verneuil-sur-Avre.Résidant à Lausane, les Fleurettes (Suisse) en 1910, sursitaire 1910-1913 en tant qu’étudiant au  Polytechnicum de Zurich.

Registre de matricule, bureau de recrutement de Versailles, classe 1909 n°1632

Incorporé le 11/08/1914 au 119e régiment d’infanterie (Lisieux) en tant que soldat 2e classe, nommé soldat 1ère classe le 21/02/1915, caporal 01/12/1915, sergent 20/12/1915. Cassé de son grade et remis caporal le 26/02/1916 pour inobservation des ordres donnés et insuffisance d’autorité sur les subordonnés. Disparu le 03/06/1916 à Fleury-devant-Douaumont, fait prisonnier, mort en captivité noyé dans la Meuse à Vilosnes le 30/07/1916 en essayant de sauver un de ses camarades - Avis de décès transmis par la Croix-Rouge le 09/10/1916.

 

 

-[3] Henri Louis Alloend Bessand (Elbeuf 1895 - Ognon 1918) - Mort pour la France.

Fils de Gustave Honoré Alloend Bessand (1866-1936) industiel textile à Elbeuf, président de l'union des syndicats textiles de France (1912), vice-président de la chambre de commerce d'Elbeuf (à partir de 1910) et de Juliette Thézard (1868-1956). Ancien élève du Lycée Pierre Corneille de Rouen.

Registre de matricule, bureau de recrutement de Rouen sud, classe 1915 n°1270

Engagé pour trois ans le 02/10/1913 à la mairie de Rouen. Arrivé au corps du 74e RI le dit jour, soldat de 2e classe. Caporal le 14/02/1914, sergent le 03/08/1914. Blessé par balle à la jambe droite le 22/08/1914 à Roselies (Belgique). Sous-lieutenant à titre temporaire le 18/06/1915. Asphiyxie à Neuville-Saint-Vaast (Pas-de-Calais) le 20/09/1915. Passé au 220e RI le 30/09/1916.  Nommé lieutenant à titre définitif le 31/12/1916. Passé au 2e régiment mixte de zouaves et de tirailleurs le 01/12/1917 (dissolution du 220e RI) J.O. du 30/12/1917 pour prendre rang le 08/07/1917. Passé au 13e régiment de marche de tirailleurs - 13e RTA - (4e bataillon du 9e tirailleurs à la dissolution du 2e régiment mixte de zouaves et de tirailleurs) le 17/07/1918. Blessé mortellement le 18/08/1918 et décédé à l'hôpital complémentaire d'armée n°47 des suites de ses blessures à Ognon (Oise) le 20/07/1918.

Croix de guerre, 2 citation à l'ordre du 220e RI (1915) et de la 67e division (1917).

La correspondance de guerre d'Henri Alloend Bessand (135 lettres datées du 29/08/1914 au 17/07/1918) a donné lieu à la publication d'un recueil : In Memoriam Jean & Henri Alloend Bessand 1914-1918. Elbeuf, Paul Duval imprimeur, 1931.

Voir : DELCROIX Jean-Claude "En mémoire de Jean et Henri Alloend-Bessand – Lettres de soldats". Bulletin de la Société d’histoire d’Elbeuf, n° 50, novembre 2008, pp. 29-45.

 

 

-[4] Jean François Louis Alloend Bessand (Elbeuf 1894 – Ethe 1914) - Mort pour la France.

Fils de Gustave Honoré Alloend Bessand (1866-1936) industiel textile à Elbeuf, président de l'union des syndicats textiles de France (1912), vice-président de la chambre de commerce d'Elbeuf (à partir de 1910) et de Juliette Thézard (1868-1956). Ancien élève du Lycée Pierre Corneille de Rouen.

Registre de matricule, bureau de recrutement de Rouen sud,  classe 1914 n°1474. Etudiant à l'incorporation à l'institut industriel de Lille, engagé volontaire pour trois ans le 13/04/1913 à la mairie de Rouen. Arrive au corps du 104e régiment d’infanterie le 18/04/1913 soldat de 2e classe. Soldat de 1ère classe le 4 mars 1914, 9e compagnie, 2e section. Fait prisonnier le 22/08/1914 à Ethe (Belgique) lors du premer engagement de son régiment, il est fusillé par l'ennemi le même jour à Belmont avec neuf soldats du 103e RI et un un groupe d'une dizaine d'hommes pour la plupart du 104e RI et inhumé à Ethe-Belmont. Au cours de l'exécution il sauve la vie du lieutenant Dagan (104e RI) en le faisant tomber sur le sol.

Voir : DELCROIX Jean-Claude "En mémoire de Jean et Henri Alloend-Bessand – Lettres de soldats". Bulletin de la Société d’histoire d’Elbeuf, n° 50, novembre 2008, pp. 29-45.

 

 

-[5] Paul Henri Alloend Bessand (Elbeuf 1876 – 1955)

Fils de Louis Marie Alloend Bessand et de Berthe Fouin ; époux de Berthe Desplanques (1880-1963) et oncle de Jean François Louis et Henri Louis Alloend Bessand

Registre de matricule, bureau de Rouen sud, classe 1895, n°340, étudiant à l’incorporation.

Engagé volontaire à la mairie de Caen le 12/10/1896, arrivé au corps du 36e régiment d’infanterie, soldat de 2e classe le 12/10/1896. Caporal le 14/04/1897, sergent le 05/11/1897, sergent fourrier le 06/01/1897. Envoyé dans la disponibilité le 20/09/1899. Accomplit deux périodes d’exercice au 36e RI du 25/08 au 21/09/1902 et du au 17/07 au 13/08/1909. Passé dans l’armée territoriale le 01/10/1909. Effectue une période d’exercices du 5 au 13/10/1910 au 22e régiment territorial d’infanterie.

Mobilisé arrivé au corps du 22e RIT le 04/08/1914 au grade d’adjudant, nommé au grade de sous-lieutenant à titre temporaire pour la durée de la guerre le 10/10/1914. Blessé le 01/10/1914 (plaie contuse par éclat d’obus, cuisse droite partie postérieure tiers moyen). Passé au 18e RIT le 14/05/1915. Passé au 219e régiment d’infanterie J.O. du 14/05/1917. Mis hors cadres le 27/03/1919. Proposé maintien hors cadres et pour pension temporaire 15% pour rétrécissement mitral inférieur droit commissions de réforme de Rouen 23/12/1920, 02/03/1922 et 11/01/1923.

Adresses connues Louviers, Usine de Folleville (1904 )résidence ;  Elbeuf, rue Guérot (1906) domicile ; Caudebec , rue Félix Faure ( 1908) résidence ; Thiais, 18 avenue de Villeneuve-le-Roi (1912) résidence. Elbeuf, 12bis rue de la Bassière (s.d.)

Président du cercle photographique d'Elbeuf (1924) et membre de la Société française de photographie, il est l’auteur e plusieurs recueils de poésies dont : Poèmes de guerre et non poèmes guerriers. Paris, Georges Crès, 1918. (Voir la Revue du Vrai et du Beau, 10/12/1927).

 

 

-[6] Olivier Alloend Bessand (Paris 1891 - Cannes 1918) - Mort pour la France

Fils de Charles Léon Alloend Bessand (1849-1953) négociant (Société Bessand, Bigorne et Cie, propriétaire des magasins de la Belle Jardinière à Paris) et de juliette Massenet (1868-1935), fille du musicien Jules Massenet (1842-1912). Élève ingénieur des Arts et Manufactures, École Centrale de Paris, promotion 1912.

Registre de matricule, 6e bureau de recrutement de la Seine, classe 1911 n°4

Lieutenant 64e RAC. Mort de maladie au Centre de chirurgie osseuse de Cannes (hôpital complémentaire n°75)

 

 

-[7] Marie Ernest Roger Deloison (Paris 1892 – Souchez 1915) - Mort pour la France

Fils de Louise Félicité Jeanne Lescot (1868-1930) arrière petite-fille de Jean Baptiste Nicolas Parissot (frère du fondateur de la « Belle jardinière ») et d’Adrien Ernest Deloison (1859-1927), maire de Neuilly-sur-Seine (1919-1927). Frère Jean Marie Serge Deloison (1896-1961) qui devient Directeur de la « Belle jardinière » en 1947.

Sergent au 36e RI. Tué à l’ennemi à Souchez (Pas-de-Calais) le 22/06/1915.

Voir : Archives de Neuilly-sur-Seine sous-série 4 H 24 : Compte-rendu relatif au sergent Deloison (1915).